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BULLE OGIER : J'ai oublié

avec Anne Diatkine
Prix médicis  - Essai 2019

Écrit avec l'aide de la journaliste et amie Anne Diatkine, J'ai oublié  est à l'image de la comédienne, doux et mélancolique. "J'ai oublié pourquoi je suis devenue actrice" . Sur scène, elle a joué sous la direction de Luc Bondy, Claude Régy, Jean-Louis Barrault, Patrice Chéreau... 

Actrice de cinéma et de théâtre, Bulle Ogier, qui a fêté ses 80 ans le 9 août, a choisi un titre presque énigmatique, J'ai oublié, pour relater ses souvenirs et les drames de sa vie. Peut-être un clin d'œil au livre Je me souviens, fameux exercice sur la mémoire des petits riens d'une vie, publié en 1978 par Georges Perec.

Bulle Ogier est née Marie-France Thielland le 9 août 1939 à Boulogne-Billancourt. Ce père absent a refusé "par courrier recommandé avec accusé de réception" que la jeune femme utilise son nom en tant qu'actrice. "J'ai repris le nom de ma mère avec beaucoup de plaisir. Je n'oublierai jamais que l'unique fois où mon père a été salvateur à mon égard, c'est lorsqu'il m'a retiré le droit de porter son nom", assène la comédienne. Quant au prénom Bulle, l'actrice raconte que c'est une idée de son oncle, le frère de sa mère. Quand elle était enceinte, il lui demandait : "Comment va ta bulle ?"... "Si bien que ma mère et à sa suite tous mes amis m'ont toujours appelée ainsi."

Ses films dans lesquels Bulle Ogier a joué un rôle important dans sa carrière : 

Elle a fait ses début dans : Les idoles de Marc' O (1967)



"Je n'ai pas oublié, car les débuts dans la vie sont seuls moments qui restent nets , que c'est à l'America Center que Marc'O avait créé son école que fréquentaient aussi Pierre Clémenti et Jean Pierre Kalfon, Elisabeth Wiener et tant d'autres, et qu'il disposait d'une salle de 11 heures à 17 heures, pour travailler ses propres textes et mises en scène avec sa trentaine d'élèves, mais on n'utilisait pas se terme"

Elle est  devenue célèbre au cinéma avec La Salamandre d'Alain Tanner (1971). Un film qui lui a collé à la peau. 





 L'Amour fou de Jacques Rivette (1969) avec qui elle a tourné dans de plusieurs films. 

Elle a tourné avec Luis Buñuel, Barbet Schroeder (son mari et "homme de sa vie" à qui le livre est dédié) ou encore Marguerite Duras dont elle était très proche et qu'elle a plusieurs fois servie, au théâtre.

Bulle Ogier est une actrice de Cinémathèque. Elle a joué dans des films undergrounds et confidentiels. 


 

. "J'ai oublié que j'ai eu une vie très amusante et joyeuse jusqu'à la disparition de Pascale", dit avec pudeur la comédienne, terrassée par un chagrin impossible à oublier.
" Barbet me disait tout le temps : " Tu ne penses qu'à t'amuser". J'ai d'abord été une adulte très joyeuse après avoir été une enfant mélancolique. Dès que je suis devenue une grande personne, je me suis mise à jouer. C'est à la Coupole que j'ai rencontré Barbet en d1970. A notre table, il y avait Jean-Jacque Schuhl, Jean-Noëm Pïcq et Jean Eustache, qui espionnait Sartre et surveillait sa consommation de vin. " ""Voilà Schroeder qui vient nous piquer les filles", a dit Jean d'une voix traînante."

La vie de Bulle Ogier est digne d'un roman de souvenir, fragment. Dans la rédaction de cet essai c'est le temps présent qui a compté, pas de mélancolie, ni de nostalgie, elle évoque même les Gillets Jaunes. 

Films vus avec Bulle Ogier :

1968 : Les Idoles de Marc'O avec Pierre Clémenti, Valérie Lagrange, Jean-Pierre Kalfon…
1988 : La Bande des quatre de Jacques Rivette : Constance
1994 : Regarde les hommes tomber de Jacques Audiard
1995 : Circuit Carole d'Emmanuelle Cuau : Jeanne
1996 : Irma Vep d'Olivier Assayas : Mireille
1999 : Vénus Beauté (Institut) de Tonie Marshall : Madame Nadine, la patronne


Théâtre :

1992 : Le Temps et la chambre de Patrice Chéreau : l'impatiente
2014 : Les Fausses Confidences de Marivaux, mise en scène Luc Bondy, Théâtre de l'Odéon

ANTON TCHEKHOV : IVANOV

Durant mes vacances de Février je suis allée voir cette pièce " Ivanov" Tchekhov à l'Odéon mis en scène de Luc Bondy. 
1887 : Ivanov 

La distribution de dix-huit comédiens est excellente : 

- Marina Hands : Anna 
- Michal Lescot : Ivanov 
- Victoire Dubois : Sacha
- Marcel Bozonnet : Un excellent Lebedev, j'ai été particulièrement sensible à sa prestation. 
-  Ariel Garcia Valdes :  comte Chabelski
 Marie Vialle, très juste et drôle en Babakina
Christiane Cohendy, pétillante d’humour en Zinaïda Savichna, propriétaire terrienne aussi riche que radine


" Je suis une sorte d'Hamlet, un homme de trop."



C'est la deuxième pièce de Tchekhov après " Platanov" il a 27 ans, c'est la première pièce de lui qui sera monté de son vivant.  Cette pièce est première pièce, créée en 1887. Il la reprend deux ans plus tard. Ivanov est une pièce en quatre actes et se situe en  Russie de la fin du XIXème siècle. 
 Ivanov, 45 ans, est un homme désespéré, brisé, il est couvert de dette. Il est marié à Anna Petrovna , femme malade, elle est atteinte de la tuberculose. Elle est  juive née Sarah Abramson. Ivanov va délaisser sa femme pour allé chez les Lebedev. La jeune Sacha est follement amoureuse d'Ivanov. L'on s'ennuie beaucoup, l'on boit aussi pas mal de vodka. Les Lebedev sont profondément antisémite, ils refusent la venue d'Anna dans leur maison. Après la mort de sa femme, Ivanov va se marier avec Sacha la fille de Zinaïda et Lebedev, mais il n'en peut plus et il met fin à ses jours. 
J'ai beaucoup aimé cette mise en scène, j'ai été sous le charme de cette pièce, je ne me suis ennuyée à aucun moment. J'ai aimé le décor "cosy" signé Richard Peduzzi, j'ai trouvé la scène de la noce très réussie et un moment fort de la pièce. J'ai beaucoup d'admiration pour l'œuvre de Tchekhov voir ici

ROBERT BADINTER : C.3.3

« Voici un écrivain célèbre que la justice de son pays, réputée dans toute l’Europe pour son respect des droits de la défense, a condamné pour homosexualité à deux années d’emprisonnement. (…)
Pareil destin a suscité depuis un siècle de nombreux ouvrages (… ). Comme Oscar Wilde était d’abord homme de théâtre (… ), j’ai choisi de raconter l’histoire de sa chute sous la forme très fibre d’une pièce de théâtre. » R. B.
C.3.3 est le numéro, le matricule d'Oscar Wilde à la prison de Reading. La pièce de Badinter reconstitue les épisodes les plus marquants du procès ­ en fait, (il y en eut trois) et surtout de la vie de Wilde en prison : l'admission, le travail, les transferts, les visites de sa femme ou de quelques amis. Elle insiste aussi sur ce paradoxe: c'est l'écrivain qui enclencha lui-même la machine judiciaire, en portant plainte pour diffamation contre le marquis de Queensberry, le père de son amant, qui l'avait traité de «sodomite». La société victorienne (très hypocrite) après  qui l'avoir adulé,  elle a injustement brisé, parce qu’il l’avait défié.
« chacun de nos procès est le procès de notre vie entière, de même que toutes les sentences sont des sentences de mort. » (Oscar Wilde)


Une pièce de théâtre très agréable à lire, les phrases sont courtes, le style est clair. , C.3.3. est un résumé bien mené du procès de l'écrivain. En lisant cette pièce d'une traite, j'ai eu le sentiment de voir la pièce se jouer, l'écriture de Badinter est vivante à mes yeux.

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Constance Mary Lloyd, 

Elle est anglaise par son père et irlandaise par sa mère.
Elle est née le 2 janvier 1858 à Londres. Elle rencontre Oscar en Irlande en 1881. Leur mariage est un véritable mariage d'amour, la cérémonie a lieu le 29 mai 1884. Ils passent leur voyage de noce à Paris. Ils vont emménager à Chelsea, 16, Tite Street dans une maison victorienne.Oscar et Constance Wilde ont deux enfants : Cyril (1885-1915) et Vyvyan (1886-1967). Oscar est un père heureux et aimant ses enfants. Mais  le corps de sa femme n'est plus aussi gracieux que quand il l'avait connue. Alors, après la naissance de Vyvyan, ils décident de faire chambre à part. Et, Oscar découvre son homosexualité. En 1895, procès pour Oscar Wilde pour des affaires de mœurs . Elle tombe de haut, c'est la désillusion,  en plus elle a accueillit Lord Alfred Douglas. Elle a reçu une éducation victorienne  donc elle décide de ne pas divorcer.

Oscar Wilde est arrêté et mis en prison. Elle décide d'envoyer leurs fils en Suisse. Elle est déshonoré, elle reprend son nom de jeune fille Holland.  Elle rend visite à Wilde en prison, entretient une correspondance avec lui, tentant de préserver au mieux l’intérêt de ses enfants, espérant pouvoir refonder une famille normale après sa libération. 
Mais son vœu ne se réalise pas. Pour une raison inexpliquée, elle n’attend pas Oscar à sa sortie de prison. 
 Le poids de l’exil, les soucis financiers, les problèmes de santé et, peut-être surtout la solitude, auront raison d’eux. Constance décède le 7 avril 1898 des suites d’une opération au dos, sans avoir revu son mari. Oscar se rend sur sa tombe au cimetière de Gênes en1899, puis décède à son tour à Paris quelques mois plus tard, le 30 novembre 1900.

OSCAR WILDE : L'éventail de Lady Windermere

Oscar Wilde a fait la connaissance de Stéphane Mallarmé à Paris. Il a été reçu par lui lors des mardi soir rue de Rome. L'idée de l'éventail personnalisé vient de Mallarmé. En 1891, Mallarmé offrit à sa femme Eventail de Madame Mallarmé écrit à l'encre rouge sur un éventail argenté. 

James Tissot
Traduction d'Albert Savine

" C'est une chose si utile qu'un éventail n'est-ce pas ?"

 La pièce " L'éventail de Lady Windermere" a un brillant succès.  C'est une pièce en quatre actes qui a été jouée pour la première fois le 22 février 1892 au St James Theatre de Londres. Elle a ensuite été publiée en 1893. Oscar Wilde dénonce l’hypocrisie de la société victorienne où les apparences comptent plus que la réalité. 

"A votre aise, il est joli, n'est-ce pas ? On a même mis mon nom dessus. Je ne fais que le recevoir. C'est un cadeau de mon mari pour mon anniversaire."
Giovanni Boldini 

Lady Windermere a 21 ans et  elle est mariée depuis deux ans. Lord Darlington lui fait la court, elle  résiste à son charme. Dans l’après-midi, elle reçoit la visite de la Duchesse de Berwick. Elle lui apprend que son mari,  Lord Windermere a une aventure avec une certaine Mrs Erlynne. Lord Windermere veut absolument invité  à la soirée anniversaire de son épousede Mrs Erlynne.  Mrs Erlynne, une femme de mauvaise réputation. Les rumeurs vont bon train, et Lady Windermere soupçonne son mari d'avoir une liaison avec cette femme. Lady Windermere : "Londres est plein de femmes qui ont confiance en leur mari."
Durant le bal qu'elle donne pour son anniversaire Lord Darlington, un ami de son mari qui lui a déclaré son amour. Mrs Erlynne la poursuit pour l'empêcher de commettre une folie. Alors que les deux femmes discutent, Lord Darlington arrive, accompagné de Lord Windermere et de tous les hommes de la soirée. Les deux femmes se réfugient dans une autre pièce de l'appartement, mais Lady Windermere oublie son éventail sur un canapé, cet oubli suggérant à tous sa présence chez le célibataire.

C’est une pièce très rythmée avec de nombreux rebondissements et qui est marquée par les secrets entretenus entre les personnages. Lord Windermere cache la raison de sa relation avec Mrs Erlynne qui elle-même ment à Lady Windermere. Cette pièce traite de l'identité d'où on vient. Lady Windermere : " Arthur, vous vous imaginez parce que je n'ai ni père ni mère, que je suis seule au monde et que vous pouvez me traiter comme bon vous semble."
Mrs  Erlynne est un personnage magnifique et complexe. Une femme très séduisante mais elle est rejeté. Pièce très cruel à l'égard des femmes, très dur, mais le style est piquant et mordant, tout cela accompagné d'humour, mais sous ces aspects légers il y a dans beaucoup de gravité.  



La pièce d'Oscar Wilde a été adapté au cinéma par Lubitsh. C'est un film muet de 1925, d'une grande beauté.

HENRIK IBSEN : Le Canard Sauvage



Photo: Gravure Nikolaï Astrup



C'est une pièce a été publiée le 11 novembre 1884 que j'ai lu il y a longtemps plus jeune, elle m'avait touché, j'avais été sensible au destin tragique d'Hedvig. Puis il y peu j'ai vu cette pièce au Théâtre national de la Colline dans une mise en scène de Stéphane Braunschweig. Auparavant j'avais vu du même metteur en scène "La Maison de Poupée", et à la Colline j'ai vu l'année dernière " Solness le constructeur". " Le Canard Sauvage" fait partie des grandes pièce d'Ibsen. 
La mise en scène de Stéphane Braunschweig ma beaucoup déçu car je l'ai trouvé froide et pour ma part elle ne sait pas mettre en valeur le texte selon moi. Puis, je n'ai pas du tout apprécié la vidéo du début où est projeté sur un immense écran le personnage du père Werle interprété par Jean-Marie Winling. La scénographie est typiquement nordique. Puis à un moment , le décor s'incline, entraînant dans sa chute les personnages, la symbolique de cette inclinaison est l'effondrement des personnages. La révélation de cette mise en scène est Suzanne Aubert, elle interprète à la perfection Hedvig. 

Gregers Werle, est un homme solitaire, il est issu d'un milieu bourgeois, il s'est exilé pendant quinze ans dans les forêts sauvages du nord du pays. Revenu dans sa ville natale, il découvre lors d'une fête donnée chez son père,Werle un riche négociant d' une entreprise forestière, au nord de la Norvège. Accusé d'avoir abattu illégalement des arbres qui appartenaient à l'Etat, il a été condamné.. Ce moment permet à ces deux amis, qui ne s’étaient pas vus depuis longtemps, de se retrouver et de parler du passé.


Hedvig Ibsen : la sœur de l'auteur 
Là il retrouve son ami d'enfance Hjalmar. C’est ainsi que Gregers apprend toutes ce que son père a fait pour Hjalmar pendant son absence. Hjalmar s’est marié avec Gina, l’ancienne bonne de ses parents. Gina avait démissionné à la mort de sa mère pour épouser Hjalmar. De leur union naitra Hedvig qui a désormais une quinzaine d’année. Hjalmar, sa femme Gina et leur fille Hedvig, le recueille dans leur maison. Tous sont malades; ils vivent dans le mensonge et l'illusion mais sans forcément le savoir. Gregers est un obsédé de la transparence. 
Il joue un rôle destructeur auprès d' Hedvig, elle est amener à se suicider parce que son père, qu'elle aime passionnément et qui l'adulait, la traite comme une étrangère, après avoir appris qu'elle n'est peut-être pas sa fille, mais celle de Werle père… Hedvig est créature frêle et innocente, un personnage bouleversant, selon moi c'est le personnage centrale de la pièce. 

Le grenier des Ekdal parodie la grande forêt. La vengeance de la forêt " Ekdal : La forêt se porte bien là-haut ? Gregers : Elle n'est pas aussi splendide que votre temps . On a beaucoup abattu. Ekdal : Abattu ? C'est dangereux, ça . Ça vous poursuit. Elle se venge la forêt."


TENNESSE WILLIAMS : BABY DOLL



Traduit par Jacques Guicharnaud et Paule de Beaumont
Après la lecture de Lolita, Cécile (Quoi de 9) m'a donné envie de revoir et relire Baby Doll de Tennesse Williams. 
Baby Doll, expression qui appartient depuis au vocabulaire courant (comme une lolita), est une belle jeune fille blonde, naïve et intelligente, une femme enfant d’autant plus sensuelle qu’elle a encore l’innocence de sa vertu. Baby Doll est plus âgée que Lolita aussi et elle est mariée mais le mariage n'est pas consumé car elle n'a pas encore vingt ans. 

Baby Doll est un scénario écrit à la demande d'Elia Kazan. 
Karl Malden : Archie Lee Meighan
Carroll Baker : Baby Doll Meighan
Eli Wallach : Silva Vacarro





Au début des années 1940, dans le sud des États-Unis Archie 
Lee,un aristocrate ruiné, il est un exploitant de coton quadragénaire au bout du rouleau, est marié à Baby Doll Meighan.  Elle est orpheline elle se sent encore une enfant, elle n'a aucune relation physique avec son marie Archie.  C'est une fille paumée, elle est attachée à sa Tante Rose (superbe personnage, plein de poésie, interprété par Mildred Dunnockt) Archie Lee  a promis à son beau-père de ne pas consommer leur relation avant qu'elle n'atteigne ses vingt ans. Il vivote dans une maison qui tombe en ruines et dont les meubles sont en passe d'être saisis. Baby Doll n'en peux plus et  elle désire le quitter. Mais, elle reste malgré tout.  Archie Lee incendie les machines de Silva Vacarro, qui dès le lendemain  celui-ci rend visite à son voisin. Silva Vacarro, un don juan sicilien, est  bien décidé à se servir de Baby Doll pour se venger de lui...

  Il va la séduire assez habilement. Voir la séquence de la balançoire une séquence magistrale. Vacarro va user des charmes de Baby Doll pour la faire parler. Mais aussi dans la maison la séance de cache cache magistral, voir vertigineuse.



Il est question de fantôme, Silva Vacarro fait croire que la maison est hantée. " Est-ce que vous croyez aux fantômes, madame Meighan ? Moi, j'y crois. Je crois à la présence des mauvais esprits. " " Il y a des mauvais esprits qui hantent le cœur humain qui s'emparent de lui, et qui se transmettent de cœur humain en cœur humain comme le feu saute de feuille en feuille, de branche en branche, en branche dans un arbre jusqu'à ce que toute la forêt soit en flamme avec lui ... les oiseaux s'enfuient à tire-d'aile ... Les bêtes sauvages sont étouffées ... tout ce qui est vert et beau est détruit."
Un film d'une grande sensualité où les corps s'affrontent. La mise en scène d'Elia Kazan est magistral, il   joue avec les gros plans de visages, les symboles sexuels pour mieux créer le trouble. 
Le cinéaste Elia Kazan a largement contribué à faire connaître Tennessee Williams en portant certains de ces textes à l’écran, dont Baby Doll (avec Carroll Baker, Karl Malden et Eli Wallach). Les pièce de Tennessee Williams parlent de la décadence du sud des Etat-Unis entièrement consacrée à la culture du coton, du racisme, de l’alcoolisme mais surtout, à la solitude des hommes. 

GABRIEL JOSIPOVICI : Tout Passe

Traduit par Claro

J'ai découvert cet auteur via cette vidéo de la Comédie des livres. Christine Jordis présente à merveille cet auteur méconnu en France, dont l'écriture expérimental(dans la forme et le fond) est proche de celle de B.S Johnson (publié chez Quidam), mais plus particulièrement des écrivains du nouveau roman (Claude Simon, Marguerite Duras). Il écrit pour la radio et le théâtre et cela se ressent à la lecture de son ouvrage "Tout passe" qui ne ressemble pas à un roman mais plutôt à mon goût à un long poème théâtral.   

Les dialogues ont la place principale au sein du texte (bribes de conversations, fragments de vie...). ils permettent à l'écriture d'évoluer avec réalisme. L'écriture est très musicale (profonde et claire), avec des blancs des silences qui font réfléchir le lecteur.  Les phrases sont courtes, fusion entre le passé et le présent. Les personnages ne sont pas définis et cela permet des les reconnaître de s'identifier de la même manière que les lieux. 

 Gabriel Josipovici a une écriture très épurée.  Il fait un portrait de la figure de l'écrivain dans le monde d'aujourd'hui  : " - Les écrivains anglais, dit-il. Ils sont tous pareils. Complaisants. Sentimentaux. Toujours à guetter la bonne occasion."  Via sa plume il parle de la vie, en générale d'un monde contemporain tout est dit dans ces mots " Et une voix dit : Tout passe. Le bien et le mal. La joie et la peine. Oui . Tout passe."c'est d'une grande justesse, c'est assez bluffant, tellementde simplicité.

JOSEPH O'CONNOR : MUSE

Rentrée littéraire 2011

Traduit par Carine Chichereau

Le roman de Joseph O'Connor commence à Londres, en 1952. Molly, une femme pauvre de soixante cinq ans se réveille un matin du 27 octobre 1952, ses souvenirs resurgissent, tout au long de la journée, l'époque où elle était la muse de John Millington Synge. Molly Allgood, dite Maire O’Neill (son nom de scène), a été la Muse du dramaturge irlandais John Millington Synge , il écrivait pour elle. Elle a une sœur Sally O'Neill Voilà comme il est décrit. Elle travaille à l'Abbaye et lors de leur rencontre elle est une apprentie comédienne. C'est Lady Augusta Gregory qui a présenté Molly, dix neuf ans, a Synge, trente sept ans. Lady Gregory et William Butler Yeats en 1899 ont fondé l'Abbey Theatre, le théâtre de Dublin c'est une institution, elle date du 27 décembre 1904. Molly s'était une femme belle, libre, irlandaise catholique et exigeante. John Millington Synge était irlandais protestant, il était le vilain petit canard de sa famille, il est mort jeune à trente huit ans. Il est issu d'une famille aisée.

C'est en 1907, il crée " Le Baladin du monde occidental' au théâtre Abbaye, cette pièce le rend fou. Molly est sa muse et Synge est son Pygmalion. Une histoire d'amour fou va naître entre eux durant les deux dernières années de sa vie. Leur histoire d'amour fut clandestine, très mal vu et surtout par sa mère . "Elle comprend qu'il s'est querellé avec Mère pour des raisons politiques, mais celle-ci à souligné, avec bien sûr une véhémence toute biblique, que les paysans de leurs terres payaient pour sa liberté d'écrire, aussi n'a t-il guère les moyens d'adopter des postures révolutionnaires."
L'on ne sait pratiquement rien concernant les relations entre Molly et John Millington. Joseph O'Connor a du faire appel a son talent de romancier pour imaginer une histoire d'amour. J'ai beaucoup aimé le chapitre où Joseph O'Connor a inventé une mini-scène théâtral quand Molly dîne avec la mère et la grand-mère de Synge. C'est la confrontation de deux univers bourgeois d'un côté et rural de l'autre c'est un passage assez cocasse. Le titre original est "Ghost Light" "Superstition ancienne parmi les gens de théâtre. Quand la salle est déserte, une lampe doit toujours demeurer allumée pour que les fantômes puissent jouer leur propre pièce."Mon avis concernant ce roman est mitigé. J'ai trouvé intéressant d'évoquer cette rencontre véritable entre Molly et Synge, d'évoquer en toile de fond l'histoire de l'Irlande, ses mœurs, la religion la confrontation entre les catholiques et les protestants. Mais le mélange présent et passé ne rend pas la lecture fluide.




J.M. SYNGE : DRAMATURGE IRLANDAIS


John Millington Synge est né en 1871 près de Dublin . En 1887 il rentre à Trinity College. Mélomane, il part en 1893 en Allemagne pour étudier la musique justement. Mais il s'est rendu compte qu'il pourra jamais être un grand musicien donc il abandonne. Il part s'installer à Paris où il rencontre Yeats et sur ses conseils il va partir pour les îles d'Aran en 1898 pour apprendre la gaélique et vivre avec les paysans. Il vit comme un sauvage. Sa langue maternelle est l'anglais et non le gaélique. Il se sent étranger a vivre dans les îles d'Arran, il se sent en exil en quelque sorte lui qui est issu d'un milieu bourgeois protestant. Il se met à écrire pour différent journaux. Il découvre la Bretagne grâce à Anatole Le Braz. "Le théâtre de Synge est né d'une langue, et d'une langue donné pour élément de résistance pure au vide du monde, à son énorme solitude."Françoise Morvan traductrice de Synge chez Actes Sud Tout son théâtre est écrit de l'anglais pensé en gaélique.

Sa pièce la plus célèbre et la plus joué c'est Le Baladin du monde occidental

pièce qui a fait scandale à cause de sa langue qui n'est pas du pur anglais. Cette pièce a été jugée "diaboliquement immorale" à sa création à Dublin en 1907.
(le Beau Parleur des terres de l'Ouest)
Comédie en trois actes
Le titre originale est " The Playboy of the Western World)
J'ai lu cette pièce dans une traduction de Françoise Morvan, où elle explique tous les secrets pour arriver à traduire correctement ce dramaturge. " Traduire Synge, c'est donc traduire cette langue, telle est la première constatation qui s'impose. " "Les personnages de Synge vivent dans un air immense, l'air sans fin ni fond des îles, et il lui résistent par la parole, qui les porte parfois dans un élan jubilatoire, avant de les restituer à l'angoisse du vide. Traduire Synge, c'est d'abord traduire des scansions, des modulations d'air."
La pièce se situe sur la côte sauvage du comté de Mayo, dans un petit village perdu dans les collines d’Irlande. Un jeune homme, Christy Mahon, a tué son père d’un coup de bêche et il prend la fuite. Il est adulé par les jeunes filles du village, et il tombe amoureux de Pegeen, qu’il veut épouser, jusqu’à ce que réapparaisse son père. Mais le père n’est pas mort et il a l'intention de se venger. Nous sommes dans l’Irlande rurale, ténébreuse, violente. L'ambiance qui se dégage de cette pièce est brûlante. L'écriture de Synge est magnifique poétique et non dénudée d'humour et de sarcasme, étonnante par sa langue à la fois lyrique et populaire, riche en images proche de l’univers shakespearien.
Le baladin du monde occidental est une pièce qui sent la terre de l'Irlande : les landes la tourbe, c'est une très belle pièce écrite par l'un des plus grands dramaturge irlandais avec Samuel Beckett.
Une très belle pièce de théâtre vu, il y a quelques temps dans une mise en scène d'André Engel à l'Odéon en 1995.

ANTON TCHEKHOV : Auteur de Théâtre

Depuis très jeune, seize/ dix-sept ans j'ai toujours aimé Tchékhov. Je me vois encore entrain de ses pièces de théâtre, les plus connus en tout cas : La Mouette, la Cerisaie, les Trois sœurs pièces que j'ai vu en suite au théâtre avec un immense bonheur.
(1860/1904) est un auteur dramatique à placer au même rang que William Shakespeare. Ses pièce sont des comédies sur la terrible dérision de l'existence. Les personnages de Tchekhov s'ennuient, il s'est mieux que personne décrire cette mélancolie existentielle. Ils sont des personnages extravagants, les espoirs brisés, les scènes cruelles, les sacrifices inutiles, la noblesse décadente, les familles dévastées, les amours impossibles. La crise d'une civilisation en pleine mutation. Durant toute sa vie, il a été fidèle à son engagement social de jeune médecin . " Je voudrais être un artiste livre, et c'est tout ... Je hais le mensonge et le violence sous toutes les formes." disait il
En 1882 : sa première pièce Platonov il a dix huit ans, cette pièce ne fut jamais joué de son vivant.
1887 : Ivanov : " Je suis une sorte d'Hamlet, un homme de trop."
1888 /1989 : L'Ours, Une demande ne mariage et en 1989 Le Sauvage ou l'Esprit des bois.

1890 : Oncle Vania : à sa création le rôle d'Éléna Andréevna est tenu par Olga Knipper qu'il épouse en 1901
★ J'ai vu cette pièce au théâtre Hébertot dans une mise en scène par Patrice Kerbrat. Oncle Vania était interprété par Gérard Desarthe
★ J'ai vu aussi aussi dans l'adaptation new-yorkaise que Louis Malle en a fait avec Vanya 42ème rue
1891 Duel

★ 1895 l'année de sa célèbre pièce La Mouette : Comédie en trois actes. Présence de Shakespeare et de sa pièce Hamlet
Pièce vu à l'Odéon mise en scène de Konchlovsky en 1988
avec une distribution époustouflante
André Dussolier (Trigorine), Macha Meril (Arkadina), la toute jeune Juliette Binoche dans le rôle de Nina, Treplev : Jean Philippe Ecoffey, Dorn : Jean Bouise
La pièce la plus connu dans une mise en scène absolument magistrale et brillante, j'en garde un excellent souvenir, remplit de raffinement d'élégance. Dans le programme que j'ai gardé Andreï Konchalovsky dit : " Pour moi la Mouette a à faire avec ce sentiment de nostalgie d'un monde qui n'existe plus mais qui, pourtant, résonne encore dans notre mémoire comme une symphonie. Chaque personnage a un rêve qui ne se réalise jamais, mais sans le savoir non plus exactement quelle est la nature de ce rêve. Chacun aspire à quelque chose sans savoir à quoi."Ces propos résument bien la vision que j'ai de la vision du monde que porte Tchekhov sur ses personnages et sur la vie qu'il décrit.

1899 Les Trois Sœurs : J'ai deux représentations de cette pièce
★ Tout d'abord une à la colline en 2007 mise en scène par Stéphane Branschweig. J'avais trouvé cette mise scène très froide qui manquait terriblement de chaleur et de luminosité.
La deuxième fois fut il y a peut c'est à dire au moment de noël 2010 au Français dans une mise en scène d'Alain Françon un metteur en scène spécialiste de Tchékhov.
Là une très belle mise en scène une distribution brillante qui réunit les trois stars du Français chez les hommes surtout : Laurent Stocker, Guillaume Gallienne, Michel Vuillermoz.Là pièce s'ouvre sur le deuil du père, c'est un thème qui traverse toute la pièce c'est être en deuil de sa vie. C'est une pièce sur comment réaliser sa vie, ses choix. Anne-Françoise Benhamou dit dans le programme à propos de cette pièce " Et nous dans la salle qui les regardions les personnages nous appartenons aussi bien au clan des rêveurs en deuil de leur vraie vie ( sinon serions-nous au théâtre ?) qu'à l'autre clan - comme eux nous devront user d'égoïsme d'indifférence, de compromis, pour trouver habitable la vie qui nous est imparti."

Le grand rêve c'est d'aller à Moscou, de faire sa vie là dans cette grande ville, la ville natale pour les Trois Sœurs. Vont-elles pouvoir réaliser ce rêve ? C'est pas ma pièce favorite de Tchékhov, ma préféré va à la Mouette et à la Cerisaie peut-être !

1903 La Cérisaie (la dernière pièce)
★ J'ai vu la très belle adaptation mis en scène par Alain Françon à la Colline avec une très belle distribution. Je cite les comédiens les plus connu :
Le très regretté Jean-Paul Roussillon dans le rôle de Firs, laquais de 87 ans. Didier Sandre : Gaev, Leonid Andreevitch, Dominique Valadié Ranevskaïa, Lioubov Andreevna
Dans cette pièce, il est question de changement, l'apparition d'une nouvelle classe en Russie. La Cerisaie, c'est le nom donné à une propriété. Un immense domaine dans le sud de la Russie. Gaev et sa soeur Lioubov, qui ont laissé les dettes s'accumuler, savent que la Cerisaie risque d'être vendue aux enchères. Mais lorsque Lopakhine, le fils d'un paysan qui s'est considérablement enrichi, leur propose de reprendre le domaine pour y construire des datchas, le projet leur semble aussi absurde que vulgaire. La Cerisaie sera-t-elle détruite ?

Meurt en 1904 lors d'un voyage en Allemagne et il est enterré à Moscou le 9 juillet.
Chez Tchekhov pas de héros, il nous montre la vie telle qu'elle est. Dans chacune de ces pièces, il reconstitue la vie , il y a tous les âges des jeunes des vieux, par contre l'enfant est absent. Pas tout à fait, car ils sont morts, malade abandonnés par leur mère. L'exception se trouve dans les trois sœurs, où l'enfant est heureux. Le monde Tchékhovien est un monde dont les frontières sont floues

"Ces gens peuvent disparaître comme les visages sur une vieille photographie, mais à travers leurs rêves, leurs aspirations, leurs illusions et leurs prétentions, nous retrouvons tous nos propres sentiments. On a la sensation de voir l'image floue d'une photographie dans un album de famille, une image prise avec grand sérieux par un amateur. "

Toutes les mises en scène que j'ai vu de Tcheckhov son traduite d'André Markowicz et Françoise Morvan (une amoureuse de la langue de Tcheckhov. André Markowicz traduit Dostoievski, Gogol, Lermontov, Ostrovski chez Actes Stud. J'attire votre attention sur ce lien fort intéressant où justement André Markowicz parle de la traduction. C'est propos sont très juste car corresponde tout à fait à vision d'un texte traduit : "
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"Toutes les traductions sont des approximations. Plus le texte original est beau, plus la traduction ne peut être qu’approximative. On ne peut en aucun cas prétendre à la vérité absolue. Une traduction, c’est une interprétation. Comme pour un interprète d’une sonate de Beethoven. En plus, l’idée qu’on a d’un auteur peut changer, pas seulement à cause des traductions, mais à cause du mouvement des idées qui sont portées par ces traductions..."


 Constantin Stanislavski


Il a été le maître venerè du théâtre soviétique et partout dans le monde, surtout pour sa pédagogie de la formation de l'acteur. La méthode Stanilavski s'est construite à partir de la dramaturgie de Tchekhov qui occupe une place fondamentale dans la naissance et l'histoire du théâtre russe. L'apprentissage peut durer toute une vie

J 'ai vu durant l'année 2010 une très belle mise en scène 100 % Russe adapté d'une courte pièce de Tchekhov : La Noce, j'en parle ici et cela me permet de répondre ici même aux commentaires de Claudia et de Lou avec beaucoup de retard
@ Claudia : Cette mise en scène était magnifique, très originale car à la fois très moderne et très enlevée.
Une mise en scène très russe car très excessive comme son les russes. Elle n'a rien à voir avec la vision que nous français nous nous faisons de l'esprit Russe qui est plus classique. Le rapprochement avec Bretch est loin d'être faux car oui dans l'esprit c'était assez proche de l'état d'esprit de Bretch. Je pense à l'Opéra de quatre sous vu, il y a un moment.
@ Lou : Oui je me suis régalée, car cela sort des sentiers battus !



ANTON TCHEKHOV : La Noce

photo : . © Vladimir Viatkine

J'ai une grande admiration pour Anton Tchekhov et depuis très longtemps. J'ai eu envie de voir cette pièce que je ne connaissais pas du grand auteur russe. Et dans le cadre de l'année Franco-Russe, j'ai apprécié de voir une mise en scène 100 % russe de Vladimir Pankov, danses, chants, paroles sont au rendez-vous ainsi que la musique, variétés, folklore, Stravinski, tradition, rigolade. Où l'on retrouve l' âme slave, que j'apprécie terriblement.

Dans cette courte pièce de Tchekhov il est question de mariage, moi qui est lu il y a peu le roman de Toltoï .
Il y a comme un écho entre les deux œuvres. " Le mariage est un acte sérieux ! C'est une chose à examiner sous toutes les faces et en détails."

CÉCILE LADJALI : LES SOUFFLEURS


Deux jumeaux passionnés de théâtre, ils ont fondé une troupe leurs parents leurs ont passé le virus. " Nathan et Candice ont grandi dans une famille d'acteurs. Le théâtre a toujours occupé leur existence, plus que la présence de leurs parents d'ailleurs. Le père faisait de la mise en scène la mère était l'égérie de la compagnie ." Ils possèdent chacun une tête, un souffleur qu'ils emportent partout avec eux. "le souffleur est un personnage de théâtre à part entière , peut-être même l'acteur principal dans toutes les créations dans toutes les créations de Nathan."
À Venise les voilà face à face, la troupe de Candice travail Othello de Shakespeare et celle de Nathan travail Britanicus de Racine, le théâtre Élisabéthain contre l'académisme français. Un duel se joue entre les deux pièces. Entre le frère et la sœur les rapports sont incestueux, complices et ambigus parfois.
Un livre très baroque, avec une ambiance fantastique, voilà c'est comme cela que je définirai ce roman.
une grande maîtrise de la langue d'ailleurs j'ai bien aimé tous les jeux de mots expressions autour de la tête.
" perdre la tête", "n'en faire qu'à sa tête""ni queue, ni tête".

J'ai trouvé ce premier roman intéressant mais je trouve dommage que les personnages soient noyé dans cette ambiance sombre et des effets de styles. Ce court roman selon moi manque cruellement de clarté pour être vraiment intéressant et captivant. Voici le troisième livre d'elle que je lis. Mon opinion, la confirmation concernant cette auteure. Elle a une admiration sans borne pour la littérature. En tant qu'amoureuse des grands auteurs, elle se lance dans l'écriture.
Puisqu'elle est professeur de lettres , elle se dit pourquoi pas moi aussi je suis capable d'écrire mais cela ne suffit pas de savoir manier la plume. Il faut savoir maîtriser la structure pour plus de clarté Ordalie était selon moi un livre brouillon et là dans les souffleurs c'est un séduisant brouhaha ! C'est exactement comme cela que je l'ai ressenti.