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lundi 18 septembre 2017

TRUMAN CAPOTE : Les domaines hantés

Traduction M.E Coindreau

Les domaines hantés est son premier roman publié en 1948. Et, il fait référence à sa propre enfance. 

Joël, un petit garçon de douze ans qui n'a jamais connu son père parti pour on ne sait quelles mystérieuses aventures, est un jour rappelé auprès de lui.  " Il était trop joli, trop délicat, la peau trop blanche, tous ses traits nettement dessinés, respiraient la sensibilité, et une tendresse féminine adoucissait ses yeux qui étaient bruns et très grands. Ses cheveux châtains, coupés courts, étaient striés de mèches d'un blond pur." Ce père, qu'il a le plus grand désir de voir enfin, habite maintenant le Landing, une vieille maison perdue au fond d'une contrée lointaine... Joël est un enfant abandonné, livré à lui même. Une fois arrivée à destination, il est accueillit par Miss Amy, le cousin Randolph et la jeune servante noire, mais pas son père, hélas ! Ce cousin Randolph perdu dans ses souvenirs. Joël va se lier d'amitié avec   Ibabel et Florabel, deux soeurs de son âge, l'une est un véritable garçon manqué . 
Le mystère de son père le hante, Joël va enfin le rencontré paralysé au fond d'un lit. 

Une ambiance très mystérieuse plane jusqu'au bout, elle est vue à travers les yeux d'un enfant. Les personnages sont attachants et Capote sait parfaitement rendre compte des sentiments humains.

mardi 5 septembre 2017

HARPER LEE : Va et poste une sentinelle

Traduction Pierre Demarty

Après ma relecture de "Ne tirez pas sur un oiseau moqueur", j'ai eu envie de lire ce roman de Harper Lee. C'est la suite publié en 2015, où l'on retrouve Jean Louise. Elle a grandit et elle a fait sa vie à New-York. L'oiseau moqueur était le roman de l'enfance, celui là c'est le passage de l'adolescence à l'âge adulte. Pour la petite histoire ce roman " Va et poste une sentinelle" a été écrit avant l'oiseau moqueur.

"Tu es daltonienne, Jean Louise, dit-il. Tu n'as jamais su distinguer les couleurs et tu ne les distingueras jamais. Les seules différences que tu remarques, d'un être humain à un autre, concernent l'apparence, l'intelligence, le caractère, des choses comme ça. Personne ne t'a jamais incité à regarder les gens en termes de races, et aujourd'hui encore, alors que c'est devenu la question brûlante du jour, tu demeures incapable de penser en termes de races"

Milieu des années 1950. Jean Louise Finch, dite «Scout», est de retour à Maycomb, sa petite ville natale de l'Alabama, pour rendre visite à son père, Atticus. La nation se déchire autour des questions raciales. Il est intéressant de constater que la petite Scout (comme bien souvent les enfants) voyait son père Atticus, avocat défenseur d'un noir innocent, comme un héros. 
Dans ce roman là, Jean-Louise a un autre regard sur son père, elle le critique, elle découvre un père raciste.
Après avoir trouvé par hasard, parmi les livres de chevet d'Atticus, un fascicule raciste, Jean Louise l'a surpris prenant la ­parole lors d'une réunion d'une association locale de défenseurs de la suprématie blanche. La personnalité d'Atticus est complexe et elle a l'image de celle du pays. Calpurnia est une femme noire, très dévouée, elle a joué un rôle de mère auprès de Jem et Jean Louise. "Jean Louise n'avait jamais connu sa mère, elle n'avait même aucune idée de ce qu'était une mère, mais celui ne lui manquait pour ainsi dire pas. Durant son enfance, jamais elle ne s'était sentie incomprise ou traitée avec maladresse par son père, sauf une fois à onze ans, le jour, où , rentrant de l'école pour déjeuner à la maison , elle sentit du sang couler entre ses jambes."
Un roman, une lecture  passionnant qui décrit une Amérique complexe. 

lundi 4 septembre 2017

ROBERT MULLIGAN : DU SILENCE ET DES OMBRES

Il y a quelques années, j'avais lu  ce roman et j 'avais été un peu déçu, pas conquise. Je lui ai donné une deuxième chance dans le cadre du mois américain voir ici . Il se trouve j'ai eu la possibilité de voir son adaptation : " Du Silence et des ombres" de Robert Mulligan avec Grégory Peck. Le film se déroule en 1932 dans le sud en Alabama. 
 Dill, l’ami de Scout et Jem, est directement inspiré par le petit voisin qu’affectionnait Harper Lee quand elle était petite, Truman Capote.
Ce film décrit à merveille le monde de l'enfance, ses espoirs et ses peurs. L'enfance pour Robert Mulligan est un voyage initiatique. 
On retrouve dans ce film en noir et blanc l’ambiance de La Nuit du chasseur de Charles Laughton.Ensuite, le récit dévie et Du silence… devient un film de procès (les ombres)  Le père des enfants, Atticus (Gregory Peck, qui obtint un oscar au passage), va devoir défendre un ouvrier agricole noir accusé d’avoir violé une jeune fille blanche.
Les trois enfants, lors de ce procès, vont découvrir à la fois la violence dont les hommes et la société peuvent se rendre coupables, et la noblesse morale d’un père qu’ils connaissaient au fond très mal." 
Notre père ne faisait rien. Il n’était pas fermier ni garagiste ni quoi que ce soit susceptible de soulever l’admiration. Il ne faisait pas ce que faisaient les pères de nos camarades : il n’allait jamais à la chasse ni à la pêche, il ne jouait pas au poker, ne buvait pas, ne fumait pas. Il restait à lire au salon. Pour autant, il ne passait pas aussi aperçu que nous le souhaitions : cette année-là, l’école bourdonnait de discussions sur le fait qu’il allait défendre Tom Robinson et ce n’était jamais pour en dire du bien. On se donnait le mot : « Finch est l’ami des nègres ! »



dimanche 3 septembre 2017

HENRY JAMES : Les Bostoniennes

Traduction de Jeanne Collin-Lemercier

"Quand je jette un regard sur le monde et que je vois ce que les hommes en ont fait, je ne peux m'empêcher de me dire : "Si c'était les femmes qui avaient mis le monde dans cet état, je me demande ce que les hommes penseraient."Quand je vois la misère affreuse de l'humanité, quand je pense à la souffrance qui à toute heure, à tout instant étreint le monde, je me dis : "Si c'est là tout ce qu'ils sont capables de faire par eux-même, ils feraient mieux de nous laisser leur montrer ce que nous femmes savons faire."Nous ne réussirions jamais à faire plus mal qu'eux, qu'en pensez-vous ?"
 Ce roman féminisme se déroule entre Boston et New York à la fin du XIX ième siècle. Olive Chancellor est une féministe convaincue.  Olive est sous le charme de la jeune Verena Tarrant, fille d'un guérisseur. Vérena est douée elle pour parler en publique avec beaucoup de charme.  " Je ne suis qu'une simple jeune fille, une petite Américaine de rien du tout, je n'ai pas beaucoup d'expérience, naturellement, et je ne connais pas grand chose de la vie."
Olive va  s'approprie ce talent brut et éduque, forme et instruit Verena pour la mission à laquelle elle la destine: être la porte-parole des féministes. Olive va invité  un lointain cousin , Basil Ransom, sudiste et conservateur à une réunion de suffragette où la jeune Verena est présente .  Pour la première fois, elle se trouve dans l'obligation de faire un discours très éloquent. Son auditoire est émerveillé par cette jeune fille pure et innocente. 
Il est immédiatement  sous le charme de Verena aussi. Il est un jeune et intelligent avocat du Mississippi, il est venu s'établir à New York pour exercer son métier d'avocat. 

C'est un roman sur le combat féministe face au masculin oppressant. C'est une lutte entre Olive, la bostonienne et son cousin le conservateur du sud. Verena est tiraillée entre les sentiments naturels, ceux de l'amour et les sentiments imposés ceux des idées sur le féminisme. Ce gros roman de James est d'une incroyable modernité !




James Ivory a réalisé une adaptation de ce roman d'Henry James, très réussit et fidèle au roman. 
Interprétation : 
Christopher Reeve : Basil Ransome
Vanessa Redgrave : Olive Chancellor
Madeleine Potter : Verena Tarrant




samedi 2 septembre 2017

CARSON McCULLERS : Reflets dans un oeil d'or

Traduction par Pierre Nordon

 "Il y a un fort, dans le Sud, où il y a quelques années un meurtre fut commis. Les acteurs de ce drame étaient deux officiers, un soldat, deux femmes, un Philippin et un cheval.".

Un roman brûlant et sublime ! 

Au début du siècle dernier, dans une garnison isolée du sud des Etats-Unis, le hasard tisse entre deux femmes et trois hommes des relations singulières. ce roman bref et dense dévoile les mécanismes d'un drame imputable moins au hasard des situations qu'à la psychologie des personnages et aux ressorts inconscients qui inspirent souvent notre conduite à tous.

"Reflets dans un œil d'or"
 dévoile les mécanismes d'un drame, au hasard des situations qu'à la psychologie des personnages, c'est un roman  époustouflant. C'est son deuxième roman à Carson McCullers après " Le coeur est un chasseur solitaire. "   Ce roman a sa sortie à beaucoup choqué. " Mon père de rage, a jeté le livre à travers le salon, alors qu'il était en train de lire ."" Un soir à Columbus, où était Carson au moment de la publication de Refet, un membre du Ku Klux Klan a appelé chez ses parents pour lui intimer l'ordre de quitter immédiatement la ville si elle ne voulait pas qu'il lui arrive quelque chose." Josyane Savigneau : Carson McCullers un coeur de jeune fille


"Ce huis clos dans une caserne, en temps de paix  - marqué par l'attirance mortelle du capitaine Penderrron pour le soldat Williams, par la personnalité de la femme du capitaine , excellente cavalière qui subjugue les soldats et pathétique Alison Langdon, épouse du commandant - commence ainsi : "une garnison en temps de paix est un lieu monotone."

Josyane Savigneau : Carson McCullers un coeur de jeune fille 


Reflets dans un oeil d'or, le film de John Huston  se déroule en extérieur, la plus part du temps, mais fidèle au roman est aussi un huis clos étoufant. 

Liz Taylor est Leonora Penderton, l'épouse libérée du capitaine Penderton interprété par Marlon Brando. Elle ne se gêne pas pour tromper son mari   avec le commandant Langdon. La femme de ce dernier interprété par Julie Harris vient de perdre un enfant en bas âge . Elle est dépressive . A son chevet, un serviteur d'origine philippine, veille sur elle jour et nuit. Son prénom, Anacleto. Un jeune home, le soldat Williams va s'introduire dans la vie de Leonora et Penderton, tel un chat.
Le capitaine Penderton se découvre  être aussi un personnage étrange, il a une mystérieuse attirance pour le jeune soldat. S'agit-il d'homosexualité refoulée ? est-ce sa femme qu'il cherche à conquérir par le truchement du corps de celui qu'il soupçonne d'être devenu son amant. 
Un film et le roman sont vertigineux, brillants. 




Le film comme le livre a beaucoup choqué à sa sortie, le film a fait scandale. 

Josyane Savigneau : Carson McCullers un coeur de jeune fille 



"Le 27 septembre, Lantz et Huston se retrouvent, tristement, à une projection de Reflets dans un oeil d'or, qui va sortir le 11 octobre. La salle est brutalement envahie par des prêtres et des membres de la Ligue nationale pour la décence . Le film est magnifique. Du grand Huston. Sans aucun sentimentalisme Tendu. Elliptique. Secrètement violent. Brando à son sommet. "


vendredi 1 septembre 2017

JOYCE CAROL OATES : LES CHUTES


Traduit par Claude Seban

Veuve au matin d'une nuit de noces hallucinante, lorsque son époux, un jeune pasteur, se suicide en se jetant dans les Chutes du Niagara, Ariah Littrell se considère désormais comme vouée au malheur.

Pourtant, au cours de sa semaine de veille au bord de l'abîme, en attendant qu'on retrouve le corps de son mari d'un jour, La Veuve blanche des Chutes (ainsi que la presse l'a surnommée avant d'en faire une légende) attire l'attention de Dirk Burnaby, un brillant avocat au cœur tendre, fasciné par cette jeune femme étrange.

Une passion improbable et néanmoins absolue lie très vite ce couple qui va connaître dix ans d'un bonheur total avant que la malédiction des Chutes s'abatte de nouveau sur la famille.

Une quête qui les obligera à affronter non seulement leur histoire personnelle mais aussi un sombre épisode du passé de l'Amérique: les ravages infligés à toute une région par l'expansion industrielle gigantesque des années 50 et 60, expansion nourrie par la cupidité et la corruption des pouvoirs en place.
 Ce roman je l'ai lu au début de l'été, j'ai aimé cette lecture vertigineuse et incroyable de noirceur. C'est le premier roman de Joyce Carol Oates que je lis et me permet de découvrir son univers.


mercredi 23 août 2017

HENRY JAMES : L'élève

Traduction de Paul Hermann

"C'était un garçon cosmopolite, perspicace, maigre et pâle, qui n'était pas encore épanoui, aimait la gymnastique intellectuelle et avait également remarqué plus de choses, concernant le comportement humain qu'on aurait pu le supposer. Il conservait néanmoins une chambre remplie de superstitions, où il brisait chaque jour un douzaine de jouet."
C'est en 1891 paraît L'Élève. Pemberton.  Un jeune homme intelligent tout droit sortie d'Oxford, est engagé, par la famille Moreen comme précepteur du jeune Morgan.  "Morgan Moreen avait quelque chose de maladif, sans être pour autant ce qu'on appelle un enfant fragile; son air intelligent(mais bien sûr, Pemberton n'aurait pas aimé le voir stupide) faisait craindre qu'il ne fut guère aimable, sa grande bouche et ses grandes oreilles empêchant  qu'on le trouve beau." Ses parents sont  des américains aventuriers installés à Nice . Morgan est le petit dernier de la famille. "Mon cher ami, vous êtes littéralement en guenilles" lui lançait Pemberton sur un ton d'ironique reproche." Ses sœurs sont en quête de maris riches. Morgan ne se sent pas à sa place dans cette  famille fascinée par le paraître.  Il ne peut pas les abandonner car il est malade et sans argentPemberton s'attache  à Morgan mais il n'est pas payés. Cela est un véritable problème. Il ne sait pas comment s'y prendre pour en parler à Mrs Moreen.  Le paraître est très important pour les maître de Pemberton, ils aiment voyager Paris, Venise et aiment être à la mode, c'est bien plus important . Il est question de chantage entre le précepteur et ses maître. Il en était de même avec la nourrice bien aimée de Morgane :  Zénobie.
" Quand il essayait de se représenter cette aube naissante qu'est l'enfance, cherchant comment s'en occuper au mieux, il comprenait qu'elle était toujours changeante, que l'ignorance, au moment où il la pointait du doigt se parait déjà des couleurs du savoir et qu'on ne pouvait rien trouver qu'à un moment donné un enfant intelligent ne connût pas. Il lui semblait en savoir trop pour se représenter la simplicité de Morgan , et pas assez pour le tirer de sa confusion."
Pemberton se prépare à emmener Morgan avec lui. Mais l'adolescent est condamné et pressent sa mort prochaine. Il est frappé par une crise cardiaque avant d'avoir pu connaître le bonheur avec son jeune maître et ami.
Henry James s'intéresse beaucoup à l'enfance  voir dans Ce que savait Maisie, mais aussi dans la Tour d'écrou. Les enfants sont des êtres innocents pervertis par les adultes. Le monde des adultes est d'une très grande cruauté et d'une grande violence.  Dans cet longue nouvelle, Henry James explore la relation ambigüe entre Morgan Moreen et Pemberton.
Dans cette longue nouvelle, le thème de l'argent tient sa place, les Moreen vivent au dessus de leur moyen, qu'est ce que Pemberton va être payé ? 








mercredi 9 août 2017

ALBERTO MANGUEL : KIPLING une brève biographie


Traduit par Christine Le Boeuf

"Pour Kipling, les enfants étaient des héros qui parfois -mais pas toujours -devenaient des adultes acceptables, et c'était dans l'enfance que l'on pouvait trouver les plus grandes qualités - et parfois les pires défauts - d'un individus."

Alberto Manguel dresse  plutôt un portrait de Ruyard Kipling. Il est né à Bombay en 1865,  au moment où le terme Empire britannique est à son apogée. Son père, John Lockwoo était conservateur de musée. Sa mère de Kipling, Alice MacDonald  est la fille de Georges MacDonald, une de ses soeur est mariée à Edward Burne-Jones.  "Au printemps 1871, quand Rudyard avait six ans et Trixie trois, la famille s'embarqua à Bombay pour l'Angleterre et, quelques mois plus tard, le frère et la soeurse retrouvèrent aux mains de deux parfaits inconnus. " Et pendant cinq ans ils ne furent pas leurs parents.
Burne-Jones
Quelle cruauté !  Le jeune Ruyard  est expédié à six ans avec sa soeur qui en a trois vers l’Angleterre. Ils sont  confié à de parfaits inconnus, période traumatisante pour le petit Ruyard. Pour s'évader il inventa des histoire c'est comme cela qu'il commencera à devenir écrivain  à évoquer l’enfant abandonné  que l'on retrouve dans Kim et Mowgli. " Au moment de Noël, Kipling et Trixie étaient invités chez leur tante et leur oncle Burne-Jones et leurs jeunes cousins dans une belle maison de Londres appelée la Grange."Quand il revient en Inde il devient journaliste.
Henry James est un grand admirateur et très proche  de Kipling. "Kipling, écrivit le romancier Henry James, me frappe personnellement par son génie, le plus complet (à distinguer d'une belle intelligence) que je n'ai jamais rencontré."
Caroline Balestier
Il se marie avec une américaine fille d'un agent littéraire Caroline dite Carrie Balestier .  Elle est la mère de ses trois enfants Joséphine, Elsie et John. Il va voyager avec elle aux Etats-Unis, dans le Vermont, Japon.  Il était très proche de Stevenson  Il perdu sa fille aîné et sa préférée Joséphine. Il vécut en Afrique du Sud au début de la guerre des Boers.  A la fin de sa vie il pause ses bagages dans le Sussex .Il  reçu le Nobel en 1907 à l'âge de quarante deux ans. En 1914 Kipling persuada son fils John  de s’engager dans l’armée. Il sera décédé à la  bataille de Loos sur le territoire français.  Il était défenseur de l'impérialisme, il était anti-allemand. Les allemands avaient tué son fils, ils les détestaient.  Il devient un écrivain et un poète reconnu et admiré. Mort en 1936 à Londres.
Cet ouvrage d'Alberto Manguel est très agréable à lire avec de nombreuses anecdotes savoureuses.  Ruyard Kipling est un écrivain assez méconnu dans l'ensemble. L'on ne connait pratiquement de lui que "Histoire comme ça" et le "Livre de la Jungle". Cet ouvrage d'Albert Manguel est un régal.

samedi 29 juillet 2017

VITA SACKVILLE WEST : PEPITA

Traduit par Emmanuel Lossowsky

"Sa beauté, sa générosité , et de façon plus générale, sa réputation faisait le sujet de toutes les conversations."
Lionel Sackville-West
Pepita, est la grand-mère de l'auteur: danseuse espagnole d'origine modeste. Vita a toujours eut beaucoup d'admiration pour cette grand-mère hors norme.  Elle est née en 1830 à Malaga. "Dés qu'elle sut marcher Pepita apprit la danse à l'école de flamenco proche de chez elle." Elle rencontre un danseur expérimenté Juan Antonio Gabriel de la Oliva avec qui elle va se marier. Mais trois mois après son mari est infidèle, il vont se séparer.  " On ne pouvait attendre de quelqu'un comme Pepita qu'elle fût la femme d'une seule passion , j'aurais préféré la dépeindre de façon plus romantique, du début à la fin de sa vie, mais une telle image n'aurait été qu'à moitié vraie. " Elle rencontre à Paris, en 1852, un jeune diplomate anglais, Lionel Sackville-West.   Il reconnut la paternité des cinq enfants illégitimes de Pépita :  trois filles et deux garçons. Victoria (la mère de Vita  ) fut baptisée Victoria Josefa Dolores Catalina.  
Pepita meurt en 1871. Victoria fut envoyée dans un couvent parisien avec ses soeurs, Flora et Amalia. Victoria est mise en pension à l'âge de onze ans et n'en sorti qu'à l'âge de dix-huit ans. Victoria s'en va rejoindre son père à Washington, où il est ministre d'Angleterre, où elle tient sa maison, organise les réceptions.
Wictoria Sackville -West

Victoria épouse son cousin germain, qui s'appelle aussi Lionel Sackville-West et se trouve être l'héritier de Knole (une des plus grande demeure historique d'Angleterre) en 1890. Un homme compta beaucoup dans la vie de Victoria est Sir John Murray Scott alias Seery, il fut son confident jusqu'à sa mort en 1912. Tous les deux parlaient à la fois en français et en anglais. Il avait hérité de Bagatelle.  
Sir John Murray Scott alias Seery
Pepita ayant été mariée une première fois mais pas divorcé officiellement, elle ne pouvait pas avoir épousé le père de ses enfants. 
Nigel Nicolson,  fils de Vita, a raconté ce secret de famille dans Portrait d'un mariage . "Une famille appartenant à la plus haute société édouardienne se querellait publiquement au sujet d'un héritage - celui de l'une des maison et d'une somme d'argent importante - et tout cela parce qu'un jeune diplomate , tombé amoureux d'une danseuse espagnole, soixante ans plus tôt, et en avait fait sa maîtresse. Et pour couronner le tout, la nouvelle Lady Sackville se voyait obligée de réfuter la déposition de son frère et de se déclarer ouvertement, et même avec emphase, une bâtarde , tout comme les autres enfants de son père. "
Knole
Mais Pepita est une reconstitution, et toute la première partie s'appuie sur les témoignages espagnols: on y voit Catalina, la gitane, la mère de Pepita, profiter inconsidérément des succès de sa fille sur les scènes européennes.

Pepita est une véritable saga familiale dans laquelle se mêlent le mode des gitans et celui de l'aristocratie britanique, le besoin de reconnaissance de paternité. L'histoire de Pépita est très ancré dans son époque Victorienne. 

lundi 26 juin 2017

LAETITIA COLOMBANI : La tresse

 Trois femmes très différentes l'une de l'autre. 
Ces trois femmes sont liées sans le savoir par ce qu’elles ont de plus intime et de plus singulier, Smita, Giulia et Sarah refusent le sort qui leur est destiné et décident de se battre.
 Smita est indienne, c'est une Intouchable. Elle rêve de voir sa fille échapper à sa condition misérable et entrer à l’école. 
Giulia est sicilienne, elle travaille dans l’atelier de son père. Lorsqu’il est victime d’un accident, elle découvre que l’entreprise familiale est ruinée. 
Sarah est canadienne, avocate réputée, va être promue à la tête de son cabinet quand elle apprend qu’elle est gravement malade. Un premier roman a la structure originale humaniste. 
C'est un premier roman très agréable à lire. 

vendredi 23 juin 2017

Jérôme Peignot : Portrait en miroir

Dans le cadre du dernier Masse Critique, j'ai été intéressé par cet ouvrage car le nom de Jérôme Peignot me disait quelques choses à mes oreilles. J'avais lu de lui Typoésie (il y a un moment déjà). 
Portraits en miroir est une galerie de portraits. De personnes que Jérôme Peignot  a connu intimement ou simplement rencontré. Ces portraits se reflètent sa mémoire.  Il dresse aussi le portrait d'une époque lointaine. Ces rencontres sont amusantes mais pas passionnantes non plus pour mettre en appétit le lecteur. Cet ouvrage ressemble à une autobiographie à l'ambiance feutrée. 

Jérôme Pégnot est le neveu de Colette Peignot, plus connue sous le nom de « Laure », la compagne de Georges Bataille, il a joué un rôle décisif dans la publication de ses écrits, contre la volonté de son père qui détenait les droits et menaçait de le poursuivre en justice. 

jeudi 18 mai 2017

MARYAM MADJIDI : Max et la poupée


Goncourt du 1er Roman 2017

Gros coup de coeur !!! Un premier roman magnifique. 
À travers les souvenirs de ses premières années, Maryam raconte l’abandon du pays. Ses parents communistes ne peuvent pas continuer à vivre en Iran sous Khomeini. A l'âge de six ans Maryam quitte l'Iran Pour la France. Là, elle va apprendre le français. Sa langue natale, le persan  l’efface progressivement du persan, Elle va tour à tour rejeter cette langue maternelle , puis l' adopter. 

Passage cocasse dans ce roman, les parents cachent des tracts communistes dans les couches de sa fille. 
Ce roman est une fable, les chapitres sont courts, Maryam évoque ses souvenirs, ses propres émotions. La patrie est la langue de Maryam. C'est la réflexion qu'elle s'est faite une fois adulte. Le regard de l'autre définit qui l'on est. 
J'ai aimé les passages où il est question de la langue : la langue du pays d'origine le Persan et la langue du pays d'adoption.  Un roman riche, émouvant, l'écriture est superbe, en un mot une véritable réussite.

samedi 22 avril 2017

SARAH BARUKH : Elle voulait juste marcher tout droit

Voilà enfin un roman dans le cadre de l'opération des 68 première fois qui m'enchante. En même tant quoi de plus normal le personnage principal se nomme Alice comme moi !

Le début en tout cas , j'ai apprécié quand Alice est avec Jeanne, sa nourrice dans les Pyrénées. Son arrivée à Paris, Alice a retrouvé sa mère abîmé par la guerre, son ami Jean-Joseph et le quotidien vu par une enfant qui a grandit trop vite. J'ai trouvé cette partie pleine de mystère. Les pages se tournent rapidement et le lecteur est avec Alice. Qu'est ce qu'elle va devenir ? Qu'elle va être son chemin?

Par contre, je n'ai pas trop adhéré la partie en Amérique à New York, je ne la trouve pas crédible et elle ne tient pas de bout selon moi, trop d' informations, trop dense .

Le point très fort de ce roman est de se passer pas pendant la seconde guerre mondiale mais après, une fois que la guerre est fini. Comment se présente la vie à cette époque ! En conclusion que je trouve ce premier roman ambitieux et plutôt réussit et Alice est une petite fille terriblement attachante. 

lundi 17 avril 2017

DOMINIQUE BONA : Colette et les siennes


J'aime beaucoup la plume biographique-romanesque de Dominique Bona. Et j'ai une immense affection pour Colette et tout son univers.

"Colette les a fait venir chez elle toutes les trois, Musi, Annie et Marguerite. Ses amies, ses presque soeurs. Elles habitent à deux pas de chez elle, toutes dans le XVIième arrondissement, mais elle ont préféré se regrouper."
En août 1914, hommes  sont partis à la guerre. Les femmes s’organisent et elles font face à la vie. Dans une jolie maison, proche du bois de Boulogne, Colette, la romancière, la journaliste célèbre, fait venir ses amies les plus proches. Toutes appartiennent au monde de la littérature et du spectacle. 
 Annie de Pène, la chroniqueuse, Marguerite Moreno, la comédienne, Musidora dite Musi, bientôt la première vamp du cinéma, la plus jeune du groupe… Pour Colette l'amitié et l'amour ne font qu'un. 

Ces quatre femmes libres s’inventent une vie tendre, pleine de rêves et de douceur : les cheveux courts et sans corsets, elles n’oublient pas le ciel de Paris où passent les dirigeables, ni leur travail, ni les hommes. Colette est mariée à Henry  de Jouvenel le père de sa fille Colette de Jouvenel. Sa fille est en Coréze à la déclaration de la guerre. 
" Sur une photographie qui fera dans quelques mois la couverture du magazine Les hommes du jour, elle souris de ses lèvres minces ultra féminine sous sa toison d'astakan."

Annie de Pène  a appris son métier sur le tas. 
Elle a  partagé la vie de Gustave Téry, célèbre directeur de L'Œuvre. célèbre directeur de L'Œuvre. Ils ont eu chacun de leur côté des enfants mais pas ensemble. 
Germaine Beaumont
Annie s'est mariée très jeune à l'âge de seize ans . Elle a eu une fille et un fils de Charles-Auguste Battendier qui s'est occupé de l'éducation des enfants. Sa fille est la future romancière Germaine de Beaumont. Elle disparait à l'âge de quarante sept ans, le 14 octobre 1918. 


Lévy - Dhumer
Marguerite Moreno






"Avec des yeux de jais, ardents et profonds, un grand nez droit qui attire l'attention des cheveux noirs et lisses, coiffés en bandeaux plats, elle a le profil d'une Egyptienne  : Marguerite Morano"
Le premier était un poète Catulle Mendès. De sa liaison avec ce poète, elle a été mère d'un petit garçon qui n'a pas survécut, il est mort d'une méningite.
Le deuxième un écrivain Marcel Schwob. Il a été son grand amour. Elle l'a épousé en septembre 1900.
Le troisième un comédien Jean Darragon. Ils se sont mariés en 1908.

Musidora


"Visage à l'ovale de madone orientale . Yeux noirs en amande, allongés jusqu'aux tempes, que personne n'a jamais vus démaquillés du khôl dont elle surcharge ses paupières. "
Son vrai nom est Jeanne Roques , mais tout le monde l'appelle Musidora : le corps souple et félin. Elle était avec Colette ne Bretagne à Saint Malo au moment de la déclaration de guerre. Le grand succès et sa célébrité, Musidora la doit à son rôle de vampire dessinés par Paul Poiret.  Elle a tourné dans de nombreux films pour la Gaumont sous la direction de Louis Feuillade.
"Dans le film elle se nomme Irma Vep - anagramme de Vampire. Mais très vite elle devient "la" Vampire. Puis comme c'est trop long à dire  : la "vamp". Son nom est trouvé. "Ur Durant la première guerre toutes les productions sont suspendus. Musi et Colette ont été ensemble à l'affiche du Ba-Ta-Clan au printemps 1912. Pierre Louÿs est lié à Musidora " En matière de voluptés, Louÿs est un amateur de sensations sophistiquées : l'attente fait partie du plaisir amoureux."

Dans cette biographie, Dominique Bona nous décrit le temps qui passe ses ravages sans nostalgie.
Cette biographie est un pur délice chatoyant qui s'adresse aux amoureux de Colette et pour tous ceux qui veulent la découvrir. Dominique Bona a signé un magnifique portraits de quatre femmes qui ont compté dans la vie de  Colette.



samedi 15 avril 2017

Jirô Taniguch : Les gardiens du louvre



Traduit du japonais par Ilan NGUYÊN

Une BD/Manga magnifique , envoûtante , onirique et remplit de poèsie !

Au terme d'un voyage collectif en Europe, un dessinateur japonais fait étape en solitaire à Paris, dans l'idée de visiter les musées de la capitale. Mais, cloué au lit de sa chambre d'hôtel par une fièvre insidieuse, il se trouve confronté avant tout à une forme de solitude absolue, celle des souffrants en terre étrangère, privés de tout recours immédiat au coeur de l'inconnu. Alors que le mal lui laisse quelque répit, il met son projet à exécution, et se perd dans les allées bondées du Louvre. Très vite, il va découvrir bien des facettes insoupçonnées de ce musée-monde, à la rencontre d'oeuvres et d'artistes de diverses époques, au cours d'un périple oscillant entre rêve et réalité, qui le mènera pour finir à la croisée des chemins entre tragédie collective et histoire personnelle.

J'ai été happé par la poésie de cette BD, aérienne un beau voyage dans le temps. En tant que lectrice je me suis retrouvée perdue dans l'espace et le temps, un beau voyage aussi autour de la peinture. Au final, cela a été une belle découverte ! 


vendredi 14 avril 2017

Stéphanie Kalfon : Les parapluies d'Erik Satie

Un roman que j'attendais avec impatience ! Car adolescente, j'ai pris un immense plaisir de jouer Satie au piano.


"A Honfleur il n'y a rien à faire, la mer emporte tout. Erik s'est fâché avec l'enfance et toutes les plages de sa vie. Il est heureux dans le bitume loin des clapotis terrestres et de la vulgarité régulière, qui revient cracher dans vos tympan. La vulgarité du mode, c'était cela aussi, sa mélancolie."
En 1901, Erik Satie a trente-quatre ans, il est  sans ressources et sans avenir professionnel. Il délaisse Montmartre et l’auberge du Chat Noir pour une chambre de banlieue sordide Il boit autant, ou plus, qu’il compose. Il condamne l’absence d’originalité de la société musicale de l’époque, et son refus des règles lui vaut l’incompréhension et le rejet de ses professeurs au Conservatoire. 

 " La vie de Satie n'a été qu'un zigzag, un croisement de blues et ragtime , un mélange de spleen, de fête, d'enthousiasmes, de déception, de crises et de défaites, mon Dieu ce qu'il pouvait continuer d'espérer au-delà de toute espérance  ... sa chambre d'Arcueil est cruelle ... sa musique est cruelle ... sa vie fut cruelle ... sa misère fut cruelle..."


Aucun texte alternatif disponible.L 'écriture choisit par Stéphane Kalfon est originale une petite musique mélancolique qui ressort du roman,  à l'image du compositeur.  La couverture résume bien ce roman musical avec l'importance incontournable des parapluies. Ce premier roman est une réussite ! 

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 Jean Cocteau parle de Satie dans "La difficulté d'être" avec beaucoup d'émotion :

" Pendant plusieurs années Erik Satie vient le matin , 10 rue d'Anjou, s'assoir dans ma chambre. Il conservait son manteau(où il n'eût pas toléré la moindre tache) ses gants, son chapeau, incliné jusqu'au binocle, son parapluie à la main. De sa main libre il abritait sa bouche sinueuse quand il parlait ou riait. Il venait d'Arcueil à pied. Il y habitait une petite chambre où après sa mort, sous une montagne de poussière, on retrouva toutes les lettres de ses amis. Il n'en avait ouvert aucune."






dimanche 9 avril 2017

MARIE BARRAUD : Nous, les passeurs

« J’ai voulu raconter l’histoire de mon grand-père et, par ricochet, celle de ses deux fils. J’ai voulu dire ce qui ne l’avait jamais été, en espérant aider les vivants et libérer les morts. J’ai pensé que je devais le faire pour apaiser mon père. Ces mots, c’est moi qu’ils ont libérée. »
Albert Barraud, médecin, il a été  un résistant, et il a été arrêté par les Allemands. Il est envoyé au camp de Neuengamme. Il a eut un destin héroïque. Il a consacré toute sa vie aux autres et délaissant par la même occasion sa famille. Plus de trace de lui, il disparait en mai 1945, sur le paquebot Cap Arcona. Marie va se rendre au camp de Neuengamme avec son frère et elle va chercher à un résoudre le secret de famille. 

Aucun texte alternatif disponible.C'est plus un témoignage  hors du commun, touchant sur une famille qui cherche à savoir, à comprendre ce grand père qui à passé une grande partie de sa vie à sauver des vies. 

mercredi 5 avril 2017

JACKY DURAND : MARGUERITE


En Août 1939, Marguerite est heureuse de son mariage avec Pierre, son amour de jeunesse. La guerre est déclarée, Pierre est mobilisé. La France est occupée. Marguerite affronte la solitude, le quotidien.
 Au contact de Raymonde, la postière libérée des contraintes sociales, d’André, le jeune Gitan qu’elle protège, de sa voisine Germaine, puis arrive Franz l'allemand. Une belle complicité délicate  se dégage entre lui et le jeune André.

C'est un roman qui est long à décoller selon moi. J'ai aimé le passage entre Germaine et Marguerite. Le dernier délicieux repas prit ensemble, avant la mort de Germaine. J'ai ressenti un sentiment pesant  de tristesse chez Marguerite.
"Marguerite" est un roman sombre, dont j'ai aimé l'écriture.

Aucun texte alternatif disponible.

mercredi 29 mars 2017

VANESSA BAMBERGER : Principe de suspension

Un premier roman très actuel, il parle de la France  d'aujourd'hui, de son malaise dans les campagnes. Vanessa Bamberger démontre bien que la fragilité de la vie. Elle ne tient qu'à un fil ! 

"Tu vas quand même pas crever d'une crise d'asthme alors qu'on fabrique des dispositifs antiasthmatique !"
Thomas dirige une petite entreprise Packinterune PME de la filière plastique, dans la campagne Normande à Hayeux.
Un hiver Thomas se retrouve d'un service de réanimation, il est dans le coma, suite à une crise d'asthme. À ses côtés, Olivia, sa femme, attend son réveil. Dans ce temps suspendu, elle revit les craintes des ouvriers, les doutes de Thomas, les trahisons intimes ou professionnelles.


"Thomas méprisait ses anciens camarades. Des minables qui n'essayaient même pas. N'avaient aucun sens du devoir et ne pensaient qu'au fric. Lui était resté et s'était battu pour sa région. "L'expression "le principe de suspension" est le fils rouge de ce roman social. Un premier roman  très juste et très contemporain accompagné d'une très belle écriture. Vanessa Bamberger arrive très bien à traiter du collectif  d'un  problème sociologique  et de la destinée individuelle et de l'intime. 
Aucun texte alternatif disponible.



mercredi 15 mars 2017

CAMPI & ZABUS : MAGRITTE / CECI N'EST PAS UNE BIOGRAPHIE

Un coup de coeur  pour son originalité !

Charles Singullier est un employé ordinaire qui, pour une fois, se permet une petite originalité : il s'achète un chapeau melon au marché aux puces des Marolles à Bruxelles. Une fois le chapeau posé sur la tête, rien ne sera plus pareil.
Avec ce chapeau, Charles rentre dans l'univers de Magritte. 
Une BD qui entraîne Charles dans un jeu de piste qui l'amènera à mieux comprendre Magritte et son univers surréaliste et bien sûr ses tableaux.  

Une Bd que j'ai trouvé renversante et subtile !


lundi 13 mars 2017

CHISTIANA MOREAU : La sonate oubliée




À 17 ans, Lionella, d’origine italienne, ne vit que pour le violoncelle, ce qui la distingue des autres adolescents de Seraing, la ville où elle habite en Belgique. Elle découvre un journal intime, une médaille coupée et... une partition pour violoncelle qui ressemble étrangement à une sonate de Vivaldi. Lionella se trouve plongé alors dans le destin d'Ada,  une jeune orpheline du XVIIIe siècle, pensionnaire de l'Ospedale della Pietà, à Venise, dans lequel  Antonio Vivaldi, enseignait la musique.

Christiana Moreau entremêle les époques le passé et le présent.   Elle évoque le XVIIIe siècle, Vivaldi et Venise c'est une bonne idée romanesque mais je suis perplexe. Je n'adhère pas trop à cette histoire "cousue de fils blanc".
Une déception !

Aucun texte alternatif disponible.Cette sonate sera vite oubliée dommage. Ce roman n'a pas su me captiver, je le regrette.

dimanche 26 février 2017

MARJORIE PHILIBERT : PRESQUE ENSEMBLE

Aucun texte alternatif disponible.

Tout commence le 12 juillet 1998. En pleine finale de la coupe du monde de foot, Victoire et Nicolas se rencontrent dans un bar à Paris
Nicolas et Victoire tombent amoureux. Après l’insouciance des études, vient avec la vie ensemble.  Mais cette vie  ne remplit pas ses promesses. Leur vie est d'une grande platitude, leur vie ronronne. Il ne parviennent pas à donner un sens à leur vie.
L’arrivée de Ptolémée, le chat, leur donne un temps seulement, un sentiment de plénitude.
"Presque ensemble" dresse le portrait d’une époque. Je n'ai pas pris de plaisir à lire ce roman d'une grande froideur. Je ne me suis pas attachée aux personnages sans émotion . J'ai trouvé ce roman plat et il ne m'a pas du tout séduit pour ma part !