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samedi 18 mars 2017

DOMINIQUE COSTERMANS : Outre - Mère

En mai 1969, Lucie a sept ans, elle va faire sa première communion. Elle est appelée dans le bureau de son père pour choisir ses souvenirs de communion. Sa maman lui montre le texte choisi en sortant d'un missel un souvenir d'une certaine Hélène MORGENSTERN.
Mais qui est donc cette Hélène qui porte le même prénom que sa maman ?
Cette histoire est une fiction qui se base sur des faits réels. Nous apprendrons très vite que Charles Morgenstern, le père d'Hélène est juif, bruxellois, un homme peu  recommandable, aux nombreuses maîtresses.

Aucun texte alternatif disponible.C'est  un premier roman, sur la part cachée  d'une famille juive durant la seconde guerre mondiale.  En ce qui me concerne ce roman m'a mise très mal à l'aise, je l'ai trouvé froid et sans émotion.

mercredi 15 mars 2017

CAMPI & ZABUS : MAGRITTE / CECI N'EST PAS UNE BIOGRAPHIE

Un coup de coeur  pour son originalité !

Charles Singullier est un employé ordinaire qui, pour une fois, se permet une petite originalité : il s'achète un chapeau melon au marché aux puces des Marolles à Bruxelles. Une fois le chapeau posé sur la tête, rien ne sera plus pareil.
Avec ce chapeau, Charles rentre dans l'univers de Magritte. 
Une BD qui entraîne Charles dans un jeu de piste qui l'amènera à mieux comprendre Magritte et son univers surréaliste et bien sûr ses tableaux.  

Une Bd que j'ai trouvé renversante et subtile !


lundi 13 mars 2017

CHISTIANA MOREAU : La sonate oubliée




À 17 ans, Lionella, d’origine italienne, ne vit que pour le violoncelle, ce qui la distingue des autres adolescents de Seraing, la ville où elle habite en Belgique. Elle découvre un journal intime, une médaille coupée et... une partition pour violoncelle qui ressemble étrangement à une sonate de Vivaldi. Lionella se trouve plongé alors dans le destin d'Ada,  une jeune orpheline du XVIIIe siècle, pensionnaire de l'Ospedale della Pietà, à Venise, dans lequel  Antonio Vivaldi, enseignait la musique.

Christiana Moreau entremêle les époques le passé et le présent.   Elle évoque le XVIIIe siècle, Vivaldi et Venise c'est une bonne idée romanesque mais je suis perplexe. Je n'adhère pas trop à cette histoire "cousue de fils blanc".
Une déception !

Aucun texte alternatif disponible.Cette sonate sera vite oubliée dommage. Ce roman n'a pas su me captiver, je le regrette.

dimanche 26 février 2017

MARJORIE PHILIBERT : PRESQUE ENSEMBLE

Aucun texte alternatif disponible.

Tout commence le 12 juillet 1998. En pleine finale de la coupe du monde de foot, Victoire et Nicolas se rencontrent dans un bar à Paris
Nicolas et Victoire tombent amoureux. Après l’insouciance des études, vient avec la vie ensemble.  Mais cette vie  ne remplit pas ses promesses. Leur vie est d'une grande platitude, leur vie ronronne. Il ne parviennent pas à donner un sens à leur vie.
L’arrivée de Ptolémée, le chat, leur donne un temps seulement, un sentiment de plénitude.
"Presque ensemble" dresse le portrait d’une époque. Je n'ai pas pris de plaisir à lire ce roman d'une grande froideur. Je ne me suis pas attachée aux personnages sans émotion . J'ai trouvé ce roman plat et il ne m'a pas du tout séduit pour ma part !



dimanche 19 février 2017

RICHARD KENNEDY : J'avais peur de Virginia Woolf


 http://www.mantex.co.uk/wp-content/uploads/2009/09/hogarth_1.jpg


Traduction de Beatrice Veerne et joliment illustré par l'auteur

C'est grâce à Lou de (My Lou Book) que j'ai connu le titre de cet ouvrage. Immédiatement j'ai eu envie de faire connaissance avec ce jeune homme.  Puis le temps est passé, il a fallut que je mette la main dessus, et voilà c'est une chose faite !
"La maison d'édition Hogarth Press, pour laquelle je travaille, se situe au cœur même de ce monde et les auteurs ne cessent de défiler chez nous. Mrs Woolf, la femme du directeur, est un écrivain très célèbre et, à sa façon, elle a plus d'importance que Galsworthy."
Nous sommes en 1926, à Londres, et Richard Kennedy, naïf adolescent de seize ans fait  un stage dans la célèbre maison d'édition la Hogarth Press dirigé par Leonard et Virginia Woolf, grâce à son oncle Georges.
Il se trouve aussi que ce jeune Richard est très  doué pour le dessin. Il sait à merveille faire revivre  l'univers de Bloomsbury.  Les souvenirs de Richard Kennedy sont tout simplement délicieux !
Un récit très agréable à lire, il se dégage plein de fraîcheur à la lecture

 "L'existence de la Hogarth Press et sa politique éditoriale sont, en effet indissociables de sa vocation première : publier les œuvres des Woolf, et surtout celle de Virginia. Dans une lettre à David Garnett datée de Juillet 1927, Virginia Woolf écrit qu'elle trouve par le biais de la Press l'occasion d'inventer "Une forme complètement neuve. Quelle bénédiction de pouvoir faire ce qu'on aime, pas de rédacteur en chef, pas d'éditeur."
Geneviève Brisac et Agnès Desarthe : " La double vie de Virginia Woolf"

En complément voir ici

mardi 14 février 2017

JULIET NICOLSON : mère, filles, sept générations

Juliet Nicolson sur les genoux de sa mère Philippa et son père Nigel Nicolson

Traduction Eric Chédaille

« Si je ne faisais pas la chasse aux fantômes, je passais en revanche beaucoup de temps en compagnie des fées. Elles habitaient une clairière dans le petit bois qui bordait le ruisseau en bas de notre jardin du Hampshire. Dès toute petite, j’ai passé des heures à converser dans le plus grand secret avec cette petite famille de rechange, assise sur la terre humide, face au ruban d’eau miroitante, au milieu de poudroiements de soleil. »
J'ai choisi cet ouvrage dans le cadre de la dernière opération masse critique. La raison est la suivante j'apprécie les histoire de famille sur plusieurs génération et en plus Juliet Nicolson est la descendante de la célèbre femme excentrique Vita Sackville- West (romancière et elle fut l'amie de Virginia Woolf). Elle nous offre un livre de mémoire et de transmission. Elle dresse les portraits de sept femmes aux privilèges parfois lourd à porter.
La première étant Pépita Duran, une danseuse espagnole (1830-1871) sa fille Victoria et Vita la petite fille de Pépita sont des femmes a fort tempérament et elle termine son ouvrage en 2013 avec sa petit fille Imogen. Elle évoque aussi son père Nigel Nicolson, l'auteur de " Portrait d'un mariage". Juliet a été très complice et proche de son père, alors qu'elle a été plus distante avec sa mère Philippa.
 J'ai été moyennement conquise par cet ouvrage au vu de mes attentes voir plus haut. J'y ai trouvé aucune émotion, il ne me reste pas grand chose de cette histoire familiale quelques jours après avoir lu cet ouvrage. Peut-être que je ne l'ai pas lu au bon moment ? Peut-être que je suis passée à côté d'un livre fort intéressant ? Peut -être à relire un jour ?
Il ne me reste plus qu'à lire Orlando de Virginia Woolf, roman dédié à la poétesse Vita Sackville-West

samedi 14 janvier 2017

BILAN de l'année 2016




Cette année 2016 n' a pas été une belle année en ce qui me concerne. Je n'ai pas rencontré beaucoup de belles lectures, mais plutôt pas mal de déceptions rencontrées.  Quoiqu'il en soit j'aime toujours autant parler de mes lectures (mon blog a eut 10 ans). J'ai créé un nouveau blog dédié à la jeunesse. Pour la simple et bonne raison au fil du temps, la littérature jeunesse prend une grande place dans ma vie de lectrice.  D'ailleurs, j'ai lu de très bon documents et roman jeunesse. Durant l'année 2016, j'ai participé à un comité jeunesse  du SLPJ (documentaire/ livre d'art). Durant l'année j'ai lu de très beaux romans jeunesses. J'ai apprécié la justesse de ton de la série signée Marie Aude Murrail: Sauveur et Fil : saison 1 et  saison 2. J'ai découvert un grand classique de la littérature jeunesse le très touchant "Le lys de Brooklyn" de Betty Smith. Une très belle lecture coup de cœur !

Durant le mois de Janvier 2016, j'ai fait une excellente découverte littéraire. J'ai découvert l'écriture d'Octave Mirbeau avec Le journal d'une femme de chambre.

J'ai eu le plaisir de retrouvé une amie au destin tragique : Anne Frank :
- Anne F d'Hafid Aggoune  et la très belle adaptation de son journal en BD d'Antoine Ozanam.


J'ai fait une belle découverte avec le roman de Claire Barré : Phères.

L'essai de Lauren Malka :" Les journalistes se slashent pour mourir" a été pour moi une merveilleuse lecture, passionnante.
 Je  me suis régalée avec la lecture du Houellebecq " La carte et le territoire" Prix Goncourt. J'ai aimé parcourir l'excellent essai de Jean Marc Quaranta dédié à Houellebecq et la cuisine.

J'aime toujours autant lire des auteurs classiques.
Je prends beaucoup de plaisir à lire ou de relire  Maupassant : Bel ami, Pierre et Jean et Une vie



Durant mes vacances d'été je me suis régalée avec l'autobiographie d'Agatha Christie .
 J'ai lu une biographie explosive : Les sœurs Mitford. La biographie romanesque et poignante "Être ici est une splendeur" de Marie Darrieusecq est peut-être bien mon coup de cœur de l'année !

 Durant l'année 2016, j'ai rendu visite à la grande conteuse nordique Karen Blixen.Tout à d'abord, j'ai apprécié l'adaptation de sa vie en BD : La lionne, un portrait de Karen Blixen.  J'ai lu son conte : Les rêveurs.

Dans le cadre de la rentrée littéraire j'ai lu très peu de romans. J'ai beaucoup apprécié le dernier le roman de Catherine Cusset : l'autre que l'on adorait. Il est question justement de Proust. El il se trouve que durant le mois de novembre,
j'ai fait la connaissance du frère de Marcel Proust Robert avec deux ouvrages : Le manteau de Proust et à la recherche de Robert.


Puis Oscar Wilde a été présent à l'automne 2016 avec le très beau document, édition Bartillat Oscar Wilde en Amérique et l'exposition du Petit Palais. Je me suis régalée avec le Mooc de Pascal Alquien sur Oscar Wilde. J'ai aimé me plongé dans l'ouvrage de Patrick Chambon : Fabulleux : une merveille de poésie. Les dessins me font penser à des bulles de champagne .Voir ici, son amie Lou en parle très bien !


Mon autre coup de cœur est un premier roman d'une grande richesse où le destin d'une femme rencontre l'histoire de ses origines arméniennes, un roman a la fois simple, d'une grande richesse. Il s'est imprégné dans ma mémoire après avoir refermé le livre ! Un 24 avril à Paris de Fabienne Liadzé.
Je  me suis plongée dans de très beaux romans graphiques et de BD :
- Coup de cœur pour Joséphine Baker de Catel & Bocquel



lundi 9 janvier 2017

Exposition Oscar Wilde

Le petit Palais est un magnifique musée, très lumineux, quand l'on se dirige vers l'exposition l'on tombe nez à nez devant cette magnifique photo géante d'Oscar Wilde. De la lumière, l'on passe à l'obscurité. Mais, j'ai tout de même aimé la première salle où l'on voit Oscar enfant avec ses parents. Et deux très beaux tableaux qui m'ont touchée celui d'Ellen Terry (pour qui j'ai une immense affection, elle a été aussi l'amie de Lewis Carroll), nommée la Sarah Bernhardt anglaise  et la belle  Lillie Langtry surnommée " Le lys de Jersey". Toutes les deux étaient amies avec Oscar Wilde. J'ai apprécié la salle rouge dédiée à Salomé, la couleur rouge correspond à la sensualité que dégage cette pièce. J'ai été saisie et j'ai apprécié de voir l'Oscar Wilde esthète, amoureux de l'art, c'est l'image qui me reste dans mon cœur !
Maintenant ce qui m'a déplue le manque de lumière, la scénographie de l'exposition est trop sombre manque de recul, elle ressemble à un tombeau. C'est bien dommage, me semble t-il ! J'aurai aimé voir les couleurs suivantes : jaune des tournesols, vert des oeillet, un blanc crème des lys, couleur des fleurs qu'Oscar Wilde affectionnaient. Pour conclure sur une note positive c'est une exposition tout de même intéressante pour découvrir Oscar Wilde, aussi de lui rendre hommage !

lundi 2 janvier 2017

CATHERINE CUSSET : L'Autre qu'on adorait

C'est  Thomas, un homme d’une  grande vitalités, il est  le proche ami de la narratrice Catherine Cusset. Elle s'adresse à lui Thomas la deuxième personne du singulier. 

Elle  interroge et cerne au plus près la sensibilité instable, de son cher ami disparu.Catherine remonte le fil de son parcours sinueux. Elle décrit ses espoirs, ses histoires d"amour passionnées .Thomas est entouré d'amis, ils se multiplient autour de lui,  aussi bien à Paris qu' aux Etats- Unis. Thomas était un homme cultivé qui aimait la vie. Il la vivait à cent à l'heure.

J'ai apprécié le style serré et le rythme rapide pour démontrer la  descente aux enfers de son ami Thomas, même si il y a quelques longueurs tout le même. Catherine Cusset donne un récit bouleversant d'une descente aux enfers de son ami disparu.

mercredi 28 décembre 2016

Marcel Aymé : Le passe-muraille

Marcel Aymé par Jean Marais
C'est une des plus célèbre nouvelle de Marcel Aymé.

" - Monsieur, vous êtes un voyou, un butor et un galopin."
Dutilleul posséde le don singulier de passer à travers les murs sans en être incommodé. Il porte un binocle, une petite barbiche noire, et il est employé de troisième classe au ministère de l'Enregistrement.
Dans un premier temps, il profite d'abord de son don pour rendre fou son chef de service. Dans un deuxième temps, il commet des vols dans les plus grandes banques et bijouteries, signant du nom de « Garou Garou ». " Ce Garou-Garou, disaient-ils, est un homme formidable, un surhomme de génie" Il se fait volontairement arrêter pour démontrer à ses collègues de bureau qu'il est bien Garou Garou et est incarcéré à la prison de la Santé. Quittant plusieurs fois sa cellule (pour emprunter des livres dans la bibliothèque du directeur de la prison ou aller déjeuner au restaurant), il s'évade définitivement. Il pense partir pour l'Égypte mais tombe amoureux d'une femme mal mariée qu'il a croisée dans la rue. Mais une nuit, alors qu'il quitte la chambre de sa conquête, il perd son incroyable don pour se retrouver prisonnier d'un des murs de la maison.

Il y a peu, j'ai vu une adaptation moderne de cette nouvelle dans le Paris d'aujourd'hui   avec Deny Podallydes sur Arte qui m'a enchantée. Dans cette comédie fantastique, le réalisateur Dante Desarthe métamorphose Dutilleul, un homme doux, naïf, et tendre  en super-héros. C'est magnifiquement réussit !!!

lundi 26 décembre 2016

Fabienne Léonian-Liadzé : Un 24 avril à Paris

" C'est un rituel. Chaque année, le 24 avril est un jour sacré."
Gayané, jeune Française d’origine arménienne, adore son métier de  kinésithérapeute. Elle est  célibataire à la recherche d'un futur mari. Et, elle aimerais faire plaisir à ses parents pour qu'il soit d'origine arménienne comme elle. 
Ce 24 Avril 2015,  marque le centenaire du génocide des Arméniens, elle se rend, comme chaque année, aux manifestations du souvenir à Paris. Elle connaît très mal son histoire familiale, ses origine. Alors que  Séta, sa meilleure amie,  connaît très bien l'histoire de ses origines arméniennes :  les massacres, les déportations puis l’arrivée et l'intégration progressive de ces réfugiés en France, plus particulièrement à Marseille et à Issy-les-Moulineaux" Issy-les-Moulineaux, ville multi-industrielle, avait accueilli depuis le début du 19è siècle des ouvriers de nationalités différentes pour faire fonctionner ses usines par manque de main d'œuvre locale".
 L'histoire des origines de Séta est tout simplement passionnante car elle permet de découvrir l'histoire d'un peuple. Et, elle permet à Gayané de s'interroger pour   savoir d'où elle vient et  de donner un sens à sa vie.
C'est un roman qui fait écho avec l'actualité de nos jours. Il est question d'Alep, comment ne pas penser à cette ville meurtrie il y a peu !"Alep était à cette époque sous protectorat français, et au bout d'un an, Iknadios voulut s'enfuir en France. " 
 Il est question de terre accueil, de reconnaissance envers ce pays qui a su les accueillir avec générosité  : "Il termina de raconter son histoire, en disant qu'il avait été content de vivre une vie tranquille en France, ce pays qui l'avait accueilli après avoir vécu des choses terribles." Fabienne Léonian-Liadzé via la voix de Gayané est reconnaissante à la ville d'Issy les Moulineaux à  l'accueil qui a été fait au peuple arménien. Un premier roman attachant, écrit avec beaucoup de générosité  et de cœur. C'est un roman à découvrir ! 

samedi 24 décembre 2016

GUY DE MAUPASSANT : UNE VIE

" Et Jeanne se sentait devenir folle de bonheur. Une joie délirante, un attendrissement infini devant la splendeur des chose noya son cœur qui défaillait. C'était son soleil ; son aurore ; le commencement de sa vie ! le lever de ses espérances ! Elle tendit les bras vers l'espace rayonnant avec une envie d'embrasser le soleil ; elle voulait parler, crier quelque chose de divin comme cette éclosion du jour ; mais elle demeurait paralysée dans un enthousiasme impuissant."Jeanne est une jeune aristocrate de  dix-sept ans. Elle a quitté le couvent pour commencer une vraie « vie ». Elle fait connaissance de celui qui va être son mari  Julien de Lamare.
Il trompe Jeanne avec sa domestique Rosalie qui tombe enceinte, puis avec une voisine du nom de Gilberte de Fourville qui se disait amie de Jeanne. Elle accouche prématurément de son premier enfant, Paul, qui connaît quelques problèmes de santé. " Elle voulait connaître son enfant ! Il n'avait pas de cheveux, pas d'ongles, étant venu trop tôt , mais lorsqu'elle vit remuer cette larve, qu'elle la vit ouvrir la bouche, pousser ses vagissements, qu'elle toucha cet avorton, fripé, grimaçant, vivant, elle fut inondée d'une joie irrésistible, elle comprit qu'elle était sauvée garantie contre tout désespoir, qu'elle tenait là de quoi aimer à ne savoir plus faire autre chose."
M. de Fourville tue Julien, après avoir découvert qu'il était l'amant de sa femme. Paul part en pension à quinze ans au collège du Havre, où il suit des études.
Jeanne se retrouve ainsi seule après la mort du baron, de la baronne et de sa tante Lison. Alors qu'elle est rongée par le chagrin et qu'elle tombe dans une dépression . Par chance, Jeanne retrouve  Rosalie, son ancienne domestique. À cause des dépenses abusives de son fils Paul qui ne cesse de s'endetter, Jeanne se trouve en difficultés financières. Elle vend alors le château qui pourtant lui tient énormément à cœur, et emménage ailleurs avec Rosalie.  Un beau jour, Paul demande à Jeanne de s'occuper de son enfant. Grâce à l'arrivée de ce bébé, Jeanne retrouve le goût de la vie.
La vie de Jeanne est dure, violente son mari est un homme ignoble. Elle s'est trouvé de nombreuses fois dans un état de dépression.  Il la trompe à de nombreuse reprises. Il a épousé Jeanne pour son argent. L'intérêt de ce roman se trouve surtout dans les nombreuses thématiques abordées : l'argent, l'adultère, l'enfance, la religion, la famille
Une vie est le premier roman de Maupassant, mais auparavant il avait écrit ses célèbres nouvelles comme Boule de Suif et la Maison Tellier. C'est un livre assez triste pour ma part, pas facile à lire à mon goût, j'ai préféré Bel ami (découvert cette année) ou Pierre et Jean. Guy de Maupassant était un grand admirateur de Flaubert, auteur normand aussi. Jeanne et proche d'Emma (Madame Bovary).

lundi 12 décembre 2016

LAURA KASISCHKE : Esprit d'hiver

Traduction Aurélie Tronchet

« Quelque chose les avait suivi depuis la Russie jusque chez eux »
 Le jour de Noël, Holly reçoit ses beaux-parents, deux amies . Eric, son mari part en catastrophe chercher ses parents à l’aéroport.
Eric et Holly ont adopté une petite fille Tatiana, elle est d'origine russe. Ils sont allés chercher dans un orphelinat en Sibérie. Tatiana est une véritable adolescente.  Peu à peu, les souvenirs remontent et Holly qui se culpabilise de ne pas être une bonne mère.
" Toutes les mères connaissaient l'insatisfaction . Toutes les mères éprouvaient ces regrets. Holly aimait sa fille. Sa fille était l'unique chose en ce monde que Holly était née pour aimer. Sans Tatiana, il n'y avait rien, il n'y avait jamais, jamais rien eu sans Tatiana. "

Ce roman est un conte de Noël assez noir, un huis clos étouffant sous la neige. L'ambiance est inquiétante, Holly une mère qui veut tout contrôler. L'univers est glaçant. Une lecture en demi teinte malgré tout, j'ai trouvé ce roman trop long, un peu trop répétitif aussi.

jeudi 8 décembre 2016

IAN McEWAN : L'enfant volé

 Traduction Joséd Strawson
Le prix Femina étranger en 1993

" Pour les enfants, l'enfance n'a pas de limites temporelles. C'est toujours le présent. Tout est au présent. Il va de soi qu'ils ont des souvenirs. Il va de soi que, pour eux, le temps n'est pas absolument immobile et que Noël finit toujours par revenir. " 
Stephen écrit  des livres pour enfants. Il est marié à  Julie  avec qui il a une fille Kate. Sa vie prend un tournant épouvantable  le jour où Kate est enlevée dans un supermarché, par un moment d'inattention. Le cauchemar s'installe.Le quotidien, la vie repend son droit malgré ce vide qui se déroule sans sa fille Kate. Surtout comment se reconstruire ! Le chagrin le plonge dans un état dépressif Le seul ami qu'il continue à fréquenter, Charles ancien éditeur, un homme brillant promis à un grand avenir politique, a lui aussi décidé de se retirer de la vie agitée de Londres. Stephen  est membre membre d'une commission qui planche sur les problèmes de l'enfance et l'apprentissage scolaire subventionnée par le gouvernement. À aucun moment dans le roman l'auteur nous donne des nouvelles de Kate où est t-elle ? Est ce qu'elle est en vie ou non ? L'on est plutôt dans la psychologie des personnages, dans leurs souvenirs à chacun. 
" Le temps présent et le temps passé
Sont peut-être tous deux présents dans le temps futur, 
Et le temps futur contenu dans le temps passé."
Un très beau passage est le suivant  Sephen se souvient d'un moment où sur une plage de sable, Julie et lui avaient retrouvé leur âme d'enfants pour jouer au château de sable avec Kate. 
 Ce roman d'Ian McEwan évoque le temps qui passe, faire le deuil de notre enfance. Mais cela ne m'a pas empêché de sentir des longue C'est une réflexion sur le temps qui passe donc c'est un roman qui questionne le lecteur sur la notion du temps.



samedi 26 novembre 2016

Fabien Grolleau & Jérémie Royer : Sur les ailes du monde, Audubon

Une Bd superbe, une découverte je connaissais pratiquement rien sur qui est Audubon.
C'est une histoire vraie d'une vie tumultueuse,
du premier scientifique américain . Audubon est d'origine française et par la suite il est naturalisé américain.
En 1810, John James Audubon s'embarque sur le Mississipi pour son premier voyage d'exploration et découvrir et peindre tous les oiseaux du continent.
J.J. Audubon est un excellent peintre, mais aussi un vrai aventurier, car il veut voir les animaux dans leur environnement pour mieux représenter la vie.
C'est le monde sauvage de l'Amérique du début du XIXe siècle qu'il affronte dans un vrai western naturaliste, magnifiquement dépeint par les auteurs.

Une bouffée d'air frais, une vie extraordinaire, merveilleuse !Une très belle découverte de grande qualité. Site de Fabien Grolleau et en complément voir ici pour avoir une petite idée de l'univers d'Audubon.

mercredi 23 novembre 2016

LORENZA FOSCHINI : Le manteau de Proust - DIANE DE MARGERIE : À la recherche de Robert Proust.

 
Histoire d'une obsession littéraire

Traduction de Danièle Valin

"Comme c'est étrange ! Je viens d'acquérir, il y a quelques minutes à peine, des brouillons et des épreuves corrigées, ainsi que des lettres de Marcel Proust."

Un livre passionnant, Lorenza Foschini enquête sur l'histoire de ce manteau usé, mais aussi sur la rencontre avec un grand admirateur de Proust Jacques Guérin. Un jour, lors d'une visite chez le médecin, il aperçoit les manuscrits de Marcel Proust. Il ne comprend absolument pas le peu d'intérêt que semble avoir le frère Robert pour l'œuvre du grand frère Marcel.
Marthe Proust, la belle soeur qui ne souhaite qu'une chose c'est protéger l'honneur de la famille et pour cela n'hésite pas à brûler lettres et papiers qui pourraient rappeler les penchants de Marcel, ceux que la famille a toujours refusé de voir. "Ne m'en parlez pas, cher monsieur ! Nous sommes envahis de papiers en tout genre. Mais mon mari et moi sommes en train de mettre un peu d'ordre dans ce fatras de lettres , de cahiers, de billets ... Nous brûlons ... nous brûlons tout ! "
L'enquête de la journaliste se lit comme un roman policier ou presque. C'est un ouvrage passionnant car tout est malheureusement vrais,   j'ai trouvé ce livre très  émouvant.

Dans le cadre de la rentrée sept 2016 vient de sortir un essai de
Diane de Margerie À la recherche de Robert Proust.  
Samuel Pozzi par Sargent
Robert Proust est le plus jeune frère de Marcel. Il est complètement absent de la recherche. " Si Marcel étudie la solitude et la maladie (Léonie), la fourberie (Odette ), la dissimulation et le mensonge (Albertine), le vice et le sadomasochisme ( Charlus)- Robert lui étudie la sexualité féminine, gynécologie, l'hermaphrodisme e les maux de la prostate. "Il a choisit la même voir que son père.  Il est éléve du célèbre Docteur Pozzi (voir le tblx ci joint)
Tous les deux s'intéressent à la dégradation : du corps chez Robert et la  des sentiments pour Marcel .Pour écrire la Recherche, Marcel s'inspirent du monde et du vocabulaire de la médecine.
 Diane de Margerie comme Lorenza Foschini nous décrit l'ambiance complexe de cette famille. Le père Adrien Proust, grand médecin avait une maîtresse Mme Dubois-Amiot. Il a absolument voulu que son fils Robert se marie avec la fille sa maîtresse Marthe. Par ailleurs, Robert lui aussi avait une maîtresse Mme Fournier. À la mort de Robert, sa veuve Marthe brûle une grande partie des lettres de Marcel. " Le mariage de Robert m'a à la lettre tué" : je reprend cette formule de Marcel qui me paraît un rappel de la primitive douleur : l'existence même de Robert ; l'inévitable rivalité camouflée, mêlée d'amour, puis, peu à peu après l'adolescence, le léger éloignement du petit frère ; puis le choix paternel qu'il fit en devenant médecin et, enfin, le "choix" imposé de son épouse, fille de la maîtresse du père. Marthe est l'élément qui ressuscitera chez Marcel le thème de la trahison : rien d'étonnant si leur relation furent la plus grande ambivalence."

Cet essai est riche passionnant, fouillé intéressant. J'ai une préférence pour "le manteau de Proust". Il faut dire que je ne suis pas une familière de l'œuvre de Marcel Proust. Je n'ai lu que le début de la recherche "Du côté de chez Swann". 

jeudi 10 novembre 2016

CATEL & BOCQUEL : Joséphine BAKER



Il y a quelques temps j'avais lu de ce magnifique duo " Kiki de Montparnasse". 
Entre glamour et humanisme, la vie tumultueuse de la première star mondiale noire.
Joséphie Baker a 20 ans quand elle débarque à Paris en 1925. En une seule nuit, la petite danseuse américaine devient l'idole des Années Folles, fascinant Picasso, Cocteau, Le Corbusier ou Simenon. Dans le parfum de liberté des années 1930, Joséphine s'impose comme la première star noire à l'échelle mondiale, de Buenos Aires à Vienne, d'Alexandrie à Londres.

Après la guerre et son engagement dans le camp de la résistance française, Joséphine décide de se vouer à la lutte contre la ségrégation raciale. La preuve par l'exemple : au cours des années 1950, dans son château des Milandes, elle adopte douze orphelins d'origines différentes, la tribu arc-en-ciel.
Elle chantera l'amour et la liberté jusqu'à son dernier souffle. Joséphine Baker était une femme d'une grande générosité et d'humanité.  J'ai apprécié de faire connaissance avec cette îcone du music -hall que je ne connaissais pratiquement pas. Un roman graphique pétillant et magnifique travail de documentation. Superbe !

En complément voir ici.

lundi 7 novembre 2016

Pénélope Bagieu : Culottées 1

Des femmes qui n'en font qu'à leur tête. Pénélope Bagieu rend hommage à quinze femmes hors norme. Ces femmes sont pour la plus part assez méconnus. Elles se battent malgré l’injustice, la maladie, la censure sociale, elles n’en ont fait qu’à leur tête et ont pris en main les rênes de leur destin ! C'est le portrait de femmes courageuses. Qu’elles aient contribué à la libération du corps de la femme avec le premier maillot de bain ou défié un régime dictatorial au prix de leur vie, elles ont chacune été des héroïnes à leur manière et à leur échelle.

Voilà une BD haute en couleur ! une belle réussite et originale en plus ! La couverture est sublime. Le ton est enlevé et l'univers très coloré, c'est une lecture pétillante, dynamique .  
 Chouette !!! Le tome 2 est pour bientôt. Un aperçut ici

samedi 5 novembre 2016

JO BAKER : Une saison à Longbourn

Traduit par Sophia Hanna

Sur le domaine de Longbourne vit la famille Bennet et leurs cinq filles à marier,  ainsi que leurs domestique : Mr et Mrs Hills  et les jeunes Sarah  et Polly, ainsi que le mystérieux James, le valet que cache t-il ?
Ce roman de Jo Baker fait écho à Orgueil et Préjugés de Jane Austen. Mais c'est  l'envers du décor : une atmosphère de Downtown Abbey  c'est indéniable.

L'écriture manque de rythme, les personnages des domestiques sont plutôt bien campés et attachants, il est certain mais sans plus. Une lecture agréable mais sans plus pour ma part. J'ai passé un bon moment de lecture. Mais voilà quelques jours sont passés il en reste pas grand chose de ce roman.

dimanche 30 octobre 2016

P.D. JAMES : La mort s'invite à Pemberley

Traduction par Odile Demange

PD James est d'une grande admiratrice de Jane Austen. Et elle a voulu prendre la liberté d'écrire une suite en quelques sorte "d'Orgueils et Préjugés. "Donc dans ce roman "policier"  elle fait revivre pour notre plus grand plaisir de lecteur Elisabeth et Darcy. 

Pemberley est  le domaine ancestral de la famille Darcy, dans le Derbyshire. Elizabeth et Darcy sont mariés et heureux. Elizabeth est maman de deux charmants enfants. Sa soeur , Jane, et son mari, Bingley, habitent à moins de trente kilomètres de là; et son père adulé, Mr Bennet, vient régulièrement en visite, attiré par l'imposante bibliothèque du château. Alors qu'ils préparent leur bal annuel de Lady Anne, Lydia, la jeune soeur d'Elizabeth, frappe à la porte de Pemberley. Depuis qu'elle a épousé Wickham, jeune officier qui avait tenté de séduire la soeur de Darcy, Lydia n'est pas vraiment la bienvenue dans la demeure des Darcy. Leurs frasques passées ont rendu indésirables à Pemberley. 

 Et de fait, Darcy et son cousin Fitzwilliam trouvent un cadavre dans les bois de Pemberley. Wickham est-il coupable ? Si oui, de quoi faut-il l'accuser ?

Amusant de retrouver l'ambiance à la sauce Jane Austen, mais sans le goût et le style. C'est le premier livre de P.D James que je lis, donc c'est un auteur que je découvre. 

J'ai aimé ma lecture mais sans plus tout le même, je me suis un peu ennuyé voir beaucoup aussi !


Par la même occasion, j'ai vu l'adaptation de la BBC : 

Death comes to Pemberley réalisé par Daniel Percival. 
Elle est assez fidèle au roman. J'ai trouvé l'adaptation plus agréable, plus réussite, que le roman de J.D James. Il faut reconnaître les lieux, les costumes, la campagne anglaise, tout cela  est très séduisant.  
  •  Anna Maxwell Martin (Elizabeth), 
  • Matthew Rhys (Darcy) 
  •  Matthew Goode (Wickham)

vendredi 28 octobre 2016

Vénus Khoury-Ghata : Les derniers jours de Mandelstam

Coup de cœur !
Je connaissais de nom ce poète russe grâce à ce petit recueil offert  lors d'un salon du livre.


On n'entend que le montagnard du kremlin 
L'assassin et le mangeur d'hommes ... 

Le grand poète russe Ossip Mandelstam est né à Varsovie en 1891, il est issu d'une famille bourgeoise juive. Iles décède à l'âge de quarante sept  ans en 1938 dans un camp de déportation de Vladivostok. Il Il a connu la faim, le froid, la misère, l'exil pendant vingt-sept ans, le refus d'écrire et aussi de travailler.  Staline est  « le montagnard du Caucase, l’assassin, le mangeur d’hommes ». Il  l’a réduit au silence, puisqu’il est interdit de publication depuis longtemps et contraint à l’exil dans son propre pays. Il est devenu avec sa femme un mendiant professionnel.  Il a su résister grâce à la poésie qui coule dans ses veines et  au soutient de sa femme qui est à ses côté. "Il a fallu un changement politique, l'arrivé de Khrouchtchev, pour que Nadejda puisse publier les poèmes de son mari qui ne voulait pas quitter la vie sans témoigner de ce qui s'était passé sous ses yeux."Sa femme Nadeja était une femme courageuse, héroïque plus jeune que lui. Elle a tout fait pour que l'on puisse lire Mandelstam et elle a même écrit une biographie de son mari.  Pasternak ne le laisse pas tomber, mais Zina la femme de Pasternak ainsi que Gorki le méprise avec violence. 
Vénus Khoury-Ghata évoque la mémoire  aussi de Akhmatova, Tsvetaïeva,"Mandelstam, Akhmatova, Tsvetaïeeva et tant d'autres poètes muselés, isolés de leurs jeunes lecteurs, déportés."victime de la barbarie sous Staline.
Vénus Khoury- Ghata avec ce roman nous prouve  que la littérature est l’un des moyens les plus sûrs de lutter contre la barbarie, c'est toute la force de la poésie. Un magnifique court roman, poignant, très attachant! 

dimanche 23 octobre 2016

LAURENT SAGALOVITSCH : VERA KAPLAN

J'ai acheté ce roman en voyant uniquement la couverture qui m'a interpellée. Je ne savais rien de l'histoire.

" Qu'il m'est douloureux de me souvenir de ces heures-là, de replonger ainsi dans le cœur des ténèbres, au plus profond de ma nuit, là où gît le catafalque de ma mémoire meurtrie, et pourtant je le dois, je me le dois, je te le dois et je le dois au monde. Et aux générations futures."
Le narrateur est juriste, un jour il reçoit une enveloppe  volumineuse qui vient d'Allemagne. Dans cette enveloppe se trouve un carnet, et a ce moment là il découvre qui a été sa grand mère Véra Kaplan. 

A l’hôpital juif de Berlin, où sa mère a été admise, elle rencontre celui qui, pour sauver ses parents de la déportation (soit disant). Il  va la convaincre de collaborer à la dénonciation de Juifs . Car, elle voulait vivre et non mourir. ""Si vous ne voulez pas que vos parents vous accompagnent à Auschwitz pour le prochain convoi, vous devez travailler pour nous .- Travaillez comment ? -En nous aidant à trouver les juifs qui vivent encore à Berlin.""Laurent Sagalovitsch s’est inspiré de la véritable histoire de Stella Golschlag pour écrire Vera Kaplan.

J'ai beaucoup aimé, apprécié la construction de ce roman. Je l'ai trouvé originale, c'est un roman haletant que l'on lit d'une traite, une fois commencé impossible de le lâché.  Un magnifique roman qui m'a permis de découvrir la plume d'un auteur que je ne connaissais pas du tout. 







samedi 22 octobre 2016

Emilie Guillaumin : Féminine


Premier Roman de la Rentrée littéraire 2016


"La féminine devrais-je plutôt dire. Car à l'armée, nous ne sommes pas des femmes, mais des féminines. "
Emma, est une grande lectrice, et c'est l'amour pour les livres qui lui a donné envie de s'engager dans l'armée française. Elle découvre la routine, la hiérarchie, l'inconfort, les exercices absurdes et répétés, mais aussi le frisson des chants patriotiques et du lever des couleurs, l'ivresse des marches forcées nocturnes.
C'est un roman m'a mis mal à l'aise d'ailleurs le style est militaire. Comment souvent les premiers romans c'est en partie autobiographique et quelques longueurs aussi. Il ne se passe pas grand chose au bout d'un moment, j'ai hélas décroché !
 Une déception !

Livre que j'ai pu découvrir dans le cadre d'une opération masse critique. 
tous les livres sur Babelio.com

dimanche 16 octobre 2016

BETTY SMITH : Le lys de Brooklyn

Traduit par Maurice Beerblock

 Coup de cœur

"À partir de ce jour, le monde lui appartint, grâce à la lecture. Plus jamais elle ne serait seule : plus jamais elle ne sentirait le grand besoin d'une amie intime. Les livres devinrent ses amis. Il y en avait pour toutes les humeurs : les poèmes étaient de doux camarades ; l'aventure venait  à point quand on était lasse de silence. "
Francie Nolan grandit dans le quartier de Williamsburg, Brooklyn, entre 1912 et 1920L'existence est bien rude pour la famille Nolan! Sa mère fée du quotidien"Maman avait vingt-neuf ans, des cheveux noirs, de beaux yeux bruns, le geste prompt. Belle et bien faite. Elle travaillait comme concierge et entretenait seule trois maisons de rapport. À qui eût-on jamais pu faire croire que Maman lavait des planchers pour faire vivre quatre personnes, elle , si jolie, si mince, si vive, si courageuse, si pleine de gaieté ?" Son père d'origine irlandaise, pourtant si bon, a bien du mal à faire vivre les siens avec son maigre salaire. "Johnny Nolan était un beau garçon, aimable, très supérieur à n'importe quel homme du voisinage. Malheureusement, il buvait."Et son jeune frère Neeley, que deviendra-t-il plus tard ? Ses tantes Evy et Sissy jouent un rôle important dans la vie de Francie. Pourtant, Francie goûte une sorte de bonheur même si l'argent vient à manquer "L'argent ? Est ce que l'argent leur ferait une vie meilleur ? Plus aisée, sans doute, voilà tout ! ""Quand l'argent manquait, que les vivres étaient presque épuisés, Katie et les enfants jouaient à faire semblant d'être des explorateurs qui découvraient le pôle Nord et se trouvaient bloqués dans une caverne par une tourmente de neige, avec très peu de nourriture." L'importance de l'instruction est très importante pour la maman de Francie : la Bible et Shakespeare en font partie.  Dans ce roman Betty Smith nous décrit, nous fait vivre le quotidien de la famille Nolan. 
Une lecture chaleureuse, douillette, délicieuse, ce roman est un petit bijou de simplicité en ce mois d'octobre. Le lys de Brooklyn est roman d'apprentissage pleine de fraîcheur, touchant et très attachant. C'est un grand classique de la littérature américaine à découvrir  ! 


samedi 1 octobre 2016

MARIE DARRIEUSSECQ : Être ici est une splendeur


Vie de Paula M.Becker 

Cet été j'ai vu la très belle exposition qui lui a été consacré au Musée d'Art Moderne. J'ai été très touché par ces tableaux plein de sensibilité, de douceur, de modernité aussi. Hélas sa peinture n'a pas été reconnue en France, alors qu'en Autriche si. 
Sa courte vie de femme  peintre est courte et intense. 
« Je sens en moi une trame douce, vibrante, un battement d'ailes tremblant au repos, retenant son souffle. Quand je serai vraiment capable de peindre, je peindrai ça."Paula Modersohn-Becker voulait peindre et c'est tout. C'est une  femme à l'esprit libre qui vivait comme bon lui semblait et qui faisait fi des convenances.
Elle était amie avec Rilke. "Paula, vue par Rilke dans son atelier : " Toute beauté et minceur, fleurissait le nouveau lys (...) Il a fallu un long chemin , dont nul ne pouvait voir le bout pour que nous arrivions à cet instant d'éternité. Nous nous sommes regardés, avec un frisson de stupeur, comme deux êtres qui trouveraient soudain devant une porte derrière laquelle il y aurait Dieu, déjà ... Je me suis sauvé  en courant dans la lande."
 
Clara Westhoff 

Et sa meilleur amie la sculptrice Clara Westhoff  (elle a été l'élève de Rodin) a épousé Rilke, ils auront un enfant ensemble nommé Ruth. " Rencontrer une femme, c'est pour Rilke un voyage dans l'étrange . Il décolle , comme un aéroplane." Elle n'aimait pas tellement être mariée. Elle a été influencé par  Gauguin, Cézanne, le Douanier Rousseau. 
Elle est arrivé à Paris en janvier 1900. Elle a beaucoup peint la maternité mais son désir d'avoir un enfant était très ambigu. " Pourtant c'était l'enfance, la toute première qui était cet artiste, d'où venait ce savoir sur l'allaitement ? Car je voyais là, pour la première fois, cette position si confortable, non enseignée alors dans les maternités et jamais vue non plus dans les Vierges à l'enfant : allongé de côté l'enfant contre soi. La somnolence laiteuse, la bulle de lait et la chaleur à deux."



Elle est  morte à 31 ans, dix-huit jours après avoir donné naissance à sa fille, Mathilde. 


C'est un très joli portrait d'une artiste peintre allemande du début du XXe siècle.La plume de Marie Darrieussecq est belle et élégante. Elle signe le joli portrait d'une peintre de grand talent.   Dans cette biographie se dessine une biographie autour du poète Rilke.
C'est un véritable coup de cœur, cette biographie est un véritable bijoux !

samedi 24 septembre 2016

OSCAR WILDE : En Amérique

Traducteur : François Dupuigrenet Desroussilles

Cet ouvrage " Oscar Wilde en Amérique est à lire avant d'aller voir l'exposition qui lui est consacré à Paris au Petit Palais. 
" Je suis charmé par la beauté des Américaines. Elle possèdent une certaine délicatesse de galbe qui surpasse celui des anglais. Et puis il y a un charme particulier dans cette courbe-ci."
En 1882 un jeune poète fait sensation en Amérique : il s’appelle Oscar Wilde et n’a encore publié aucun de ses grands livres. Il débarque telle une star, il se fait remarquer en disant à la douane : "Je n'ai rien à déclarer, si ce n'est mon génie." Avant lui, Charles Dickens avait lui aussi donné des conférences aux Etats Unis.  Pourtant, de New York à Atlanta et de San Francisco à Montréal, il reçoit un accueil de rock star d’aujourd’hui, ovationné par des foules de disciples qui agitent des fleurs de lys et de tournesol en signe d’allégeance à la « renaissance des arts » qu’il prône en héraut de l’esthétisme, à la fois philosophie de la modernité et programme pratique pour le renouveau du design."- Eh bien répliqua M.Wilde , l'esthétisme est la recherche des signes du beau. C'est la science par laquelle les hommes vont en quête de la correspondance qui existe dans les arts. Il s'agit, pour être plus exact, de la recherche du secret de la vie.
Il compare l'art en Angleterre et en Amérique. Il a une préférence pour l'ouest des Etats-Unis : la Californie, San Francisco que pour l'est. 
 Dans ce livre est regroupé quatre-vingt-dix-huit  entretiens et article qu’Oscar Wilde a donné  à des journaux américains, constituent un témoignage exceptionnel sur le grand mouvement intellectuel que fut l’esthétisme. L'intitulé de ce livre aurait pu être "Le lys et le tournesol". Il est très souvent allusion à ces deux fleurs si cher au grand écrivain. 
Oscar Wilde était doué pour les bons mots, j'aime beaucoup quand il dit : 

" Les deux plus belles choses au monde sont le sourire d'une femme  et le mouvement de l'eau." ainsi que " Aimer la vie, c'est aimer la beauté"