Affichage des articles dont le libellé est Shoah. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Shoah. Afficher tous les articles

MARCELINE LORIDAN-IVENS : Et tu n'es pas revenu

 Un récit écrit avec Judith Perrignon

« J’ai vécu puisque tu voulais que je vive. Mais vécu comme je l’ai appris là-bas, en prenant les jours les uns après les autres. Il y en eut de beaux tout de même. T’écrire m’a fait du bien. En te parlant, je ne me console pas. Je détends juste ce qui m’enserre le cœur. Je voudrais fuir l’histoire du monde, du siècle, revenir à la mienne, celle de Shloïme et sa chère petite fille. »

" Et tu n'es pas revenu" est un témoignage de Marceline sur les camps de concentration de la seconde guerre mondiale. Elle s'adresse à  son père déporté lui aussi et il  n'est pas revenu. C'est bouleversant, elle  transmet un combat et elle évoque  la survie quotidienne  dans le camp d'Auschwitz-Birkenau. Et elle évoque le retour difficile, douloureux, il était très difficile après la guerre de s'exprimer  de témoigner. La guerre et ses horreurs sont des blessures qui ne s'oublient pas. Un récit poignant ! 

COLOMBE SCHNECK : LA RÉPARATION

Rentrée littéraire 2012
"Je n'arrive pas à pleurer, je ne veux aucune poupée. Je n'arrive pas  à faire plaisir à ma grand-mère, choisir la plus belle poupée, payée par les Allemands, avec l'argent de la réparation"."
Tout le roman tourne autour de"la réparation"justement, de la dette des allemands envers les juifs. Ils veulent réparer le mal qui a été fait auprès des vivants en s'adressant aux descendants. " Je reçois donc 15000 euros de réparation et je peux espérer me voir rembourser le passage de la ligne de démarcation que je n'ai pas franchie." Elle raconte aussi pourquoi cette réparation est si importante mêmes des années après.  J'aime quand Colombe  Schneck évoque la période lumineuse, heureuse d' avant guerre en Lituanie. Son roman est centré sur la vie de Salomé Bernstein sa petite cousine , gazée à Auschwitz en 1943, il ne reste rien. Colombe Schneck a enquêté sur le ghetto de Kovno, sur le sort tragique des Juifs d'Europe de l'Est, elle s'est rendue en Israël et aux Etats-Unis pour rencontrer les derniers survivants de cette époque. Tout au long d'un roman-vrai grave et beau, on suit le cheminement et les interrogations de l'auteur sur sa propre histoire familiale. " La cousine de ma mère, Salomé, ses oncles et ses tantes, ses cousin, ses grands-parents vivaient en Lituanie avant la guerre. Une communauté dont il ne reste rien."


Colombe Schneck nous transmet son histoire familiale. Son écriture n'a rien d'originale, elle est celle du témoignage raconté d'une manière touchante et sincère. Voilà, les raisons pour lesquelles j'ai aimé ce roman. Par contre, j'ai trouvé des longueurs, beaucoup de répétition. 
En tout cas un roman qui a su me toucher car il est bouleversant et touchant,  contrairement à son précédent sur Denise Glaser : Une femme célèbre
En complément voir ici critique sur la Cause Littéraire. Tout au long de ma lecture j'ai pensé à ce roman jeunesse "La valise d'Hanna" de LEVINE, Karine et puis aussi à ce très beau témoignage bouleversant Paroles d'étoiles

IMRE KERTÉSZ : KADDISH POUR L'ENFANT QUI NE NAÎTRA PAS

Prix Nobel de littérature en 2002.
à Budapest en 1929, dans une famille juive modeste. Il se sent de trop. Il a une enfance malheureuse en Hongrie. La judéité il la considère comme une faute même des années après la Shoah. Il est déporté à Auschwitz en 1944 à l'âge de quatorze ans et demi, cette expérience douloureuse le marque profondément et nourrit toute son œuvre.Il est rescapé d’Auschwitz. À la libération en 1945 , il travaille comme journaliste à Budapest jusqu'en 1951. Il va s'engager dans l'armé pendant deux ans, il se consacre à l'écriture tout en étant traducteur de l'allemand comme Canetti, Roth, Schnitzler, Nietzche, Freud, Wittegenstein.
Il écrira des comédie musicale cela peut étonné car son univers en tant romancier n'est pas forcément très gaie. En plus il trouve notre existence sur terre intolérable. Il faut dire qu'il a eut une vie difficile après les camps il a connu la dictature de son pays, il a beaucoup souffert.
« Pour une œuvre qui dresse l'expérience fragile de l'individu contre l'arbitraire barbare de l'histoire ».

KADDISH POUR L'ENFANT QUI NE NAÎTRA PAS
Traduit par Natalia Zarembe-Huzsvai et Charles Zaremba

Ce long monologue s'ouvre sur un cri « Non ! » qui revient tout au long du récit, comme une litanie, pour ouvrir chaque nouveau paragraphe, pour rythmer le livre par l’exclamation et le refus d’avoir un enfant.
Le Kaddish est une prière juive, non des morts, comme la tradition juive le voudrait, mais de celui qui n’a pas été.
Il se trouve confronté à la génération des juifs qui n'ont pas vécu la Shoah, dont l'identité juive leur pèse, elle est un fardeau.
Il rencontre une femme juive, sa future épouse
Imre Kertész s'adresse à l'enfant qui n'a pas eu. Il analyse son enfance les raisons d'un refus de paternité. Mais, cet enfant il le devine, l'imagine, il est dans son imaginaire.
" Auschwitz ne s'explique pas " répété plusieurs fois
Le choix de ne pas avoir un enfant et écrire c'est pas compatible, l'écriture est plus important pour lui. Il a été très marqué par Austchwitz. Sa femme juive, son enfance et son adolescence, est née après Auschwitz. " Ses parents avaient été à Auschwitz, je connaissais même son père, un homme grand, chauve qui gardait un visage prudemment aigre en présence d'étrangers mais donnait libre cours à son amertume avec ses proches amis ou sa famille, quand à sa mère, elle l'avait perdue très jeune."Les parents d'Irme Kertész ont divorcé, c'est le père qui avait la garde de son fils. Il a mis dans un internat.
" Les matins de pluie, les lundis matin pluvieux, lorsque mon père me ramenait à l'internat pour la semaine." Ce texte pose la question Qu'est ce être père ? surtout pour le jeune Imre qui n'a pas reçu d'affection de la part de son père.
C'est un long monologue intérieur concernant la complexité de la vie. C'est écrit d'un bloc, les phrases sont longues, peu de respiration. Un livre pas facile à lire et assez complexe, c'est une plongée en apnée dans une vision de la vie assez lourde et sombre marqué par l'horreur d'Auschwitz, sous un aspect très complexe.
Je ne sais si j'ai tout compris de ce texte admirable et puissant, en tout cas j'ai eu le sentiment d'avoir reçu une claque littéraire tout simplement.

AHARON APPELFELD : Histoire d'une vie



Traduit par Valérie Zenatti

Durant l'année 2008 j'ai lu un autre livre de cet auteur Tsili
Ce livre est un grand livre, il a reçu le prix Médicis étranger en 2004

Ce prix est largement mérité pour ce très grand écrivain, c'est un livre chargé en émotions et en retenu comme le très beau et bouleversant livre d'Amos Oz (histoire d'amour et de ténèbres)
Histoire d'une vie est un roman poignant. " Nous n'avons pas vu Dieu dans les camps mais nous y avons vu des juste. La vieille légende juive qui dit que le monde repose sur une poignée de juste était vraie alors, comme elle l'est aujourd'hui."
Lors du dernier Salon du Livre à Paris, j'ai assisté à un colloque émouvant autour de la Shoah et Aharon Appelfeld était là. Quelle émotion inoubliable !Et le plus émouvant c'est quand Aharon parle avec une simplicité de son enfance dans le ghetto et dans la forêt. Il passera trois années de sa vie parmi des prostituées et des marginaux. La façon dont il parle de la forêt ukrainienne dans " Histoire d'une vie " à la manière d'un conte (les pommes rouges, le cheval blanc). " Je ne parlerai pas du camp, mais de la fuite, qui eut lieu à l'automne 1942, alors que j'avais dix ans. De mon entrée dans la forêt je ne me souviens pas, mais je me rappelle l'instant où je me suis retrouvé là-bas, devant un arbre couvert de pomme rouge. J'étais si stupéfait que je fis quelques pas en arrière. Mon corps se souvient mieux que moi de ces pas en arrières. Chaque fois que je fais un faux mouvement du dos ou que je recule, je vois l'arbre et les pommes rouges." p61" Parfois je restais immobile pendant des heures à attendre mes parents. Au fil des jours, je m'étais inventé des signes présageant leur retour : si le vent était fort, si je voyais un cheval blanc, si le coucher du soleil n'était pas incandescent." p73
Il est plus à l'aise avec les animaux qu'avec les humains des pervers souvent abus sexuel sur les enfants
Il a sept ans quand la guerre éclate, c'est un choc pour lui d'une grande violence. Il est fils unique , issu de la bourgeoisie. Il passe sa petite enfance heureuse avec ses parents et ses grands parents, vacances dans la montagne des Carpates. Il parle allemand avec sa mère, yiddish avec ses grands parents maternels, le ruthène avec sa bonne et le roumain. Il apprendra à la dur l'apprentissage des lettres hébraïques avec difficulté. Lui qui n'a pas reçu d'éducation religieuse de la part de ses parents voudra prier et connaître la Bible. Sa mère est assassinée au début de la guerre, à chaque fois qu'il soit triste ou joyeux son visage apparaît.
C'est un récit sur la mémoire, l'importance des langues, des mots, la communication. Parler est très important la transmission de la souffrance. " Chez les enfants ce n'étaient pas les noms qui étaient gravés dans la mémoire mais quelque chose de radicalement différent. Chez eux la mémoire est un réservoir qui ne se vide jamais. Il se renouvelle avec les années et s'éclaircit."Il évoque aussi comme Amos Oz, le grand Agnon , ses premier pas en littérature ses premiers écrits. Aharon Appelfeld est un immense écrivain, il faut le lire, le découvrir son écriture est merveilleuse, limpide . C'est un auteur dont j'ai envie si c'est possible bien sûr de lire toute l'œuvre tellement son écriture est poignante. Comme pour Amos Oz, j'ai beaucoup de respect pour Aharon Appelfeld.


Boubélé

de Valérie Zenatti et illustrations d'Audrey Poussier
collection Mouche : école des loisirs
Avec ce petit ouvrage Valérie Zenatti a voulu rendre un hommage justifié à Aharon Appelfeld dont elle est la traductrice.
Boubélé veut dire en hébreu la petite poupée. Un très joli petit livre que les enfants qui aiment lire tout seuls. Un livre doudou, un livre pour apaiser les cauchemars

AHARON APPELFELD : TSILI


Il est né en Bucovine en 1932, déporté à l’âge de 8 ans dans un camp dont il s’échappa en se cachant dans les forêts ukrainiennes avant de débarquer en Palestine en 1946. J'ai assisté à un colloques durant le Salon du livre : " La shoah dans la littérature contemporaine israélienne" . Très émouvant avec la présence du grand Aharon Appelfed, a l'âge de huit ans il se trouve dans un camp de la mort. Ce qui ma touchée et ébranlée c'est la façon dont il en parle c'est à dire que son visage s'éclaircit, comme pour s'excuser en disant qu'il n'était qu'un enfant et que tout cela fut très enfantin. Aharon Appelfed est connu pour être le romancier sur la Shoah et pour être un immense écrivain !
Traduction d'Arlette Pierrot
C'est le premier livre que je lis de cet auteur mais sûrement pas le dernier.

Le livre s'ouvre sur la petite Tsili Krauss douze ans et sa famille en 1942, ils vivent dans un petit village d'Europe centrale. Elle se retrouve seule a garder la maison. Elle s'enfuit dans la forêt, elle se réfugie chez une femme paumée Catherine, puis chez d'autres paysans . Puis, la haine anti-juive Tsili est complètement perdu et quand on lui pose la question :
- Qui est tu ? son seul repère c'est sa mère - La fille de Maria ! répondit Tsili. Le fait qu'elle soit la fille de Maria est un sésame de reconnaissance. Cela revient plusieurs fois dans le roman.
Elle se nourrit de fruits sauvages, elle mendie puis elle rencontre Marek un homme marié qui s'est évadé d'un camp. Et une complicité va naître entre eux, un soutient énorme.
Dans sa forme, dans la lecture je trouve que le début ce lit très bien, la lecture est rapide car beaucoup de dialogue. Puis plus on arrive vers la fin, l'émotion devient très grande et la lecture devient moins rapide car c'est plus douloureuse , intense surtout qu'elle est abandonnée par Marek et elle se trouve nez à nez avec des prisonniers qui se sont évadées. Ils ont du mal à comprendre d'où vient Tsili, si elle ne vient pas du camp " Tsili craignait le secret de leurs visages plus que les ténèbres de la nuit."Ses repères sont complètement perdus.
-Où étais-tu pendant la guerre ? demanda Tsili.
- Pourquoi cette question ? Avec tout le monde bien entendu. Tu ne vois pas ? dit-il en tendant le bras. (Son matricule , bleu sombre, était tatou sur la peau).L'espoir s'est partir en Palestine, c'est la seule solution, pour la création d'un état qui sera Israël une terre où les juifs seront accueillis. Puisque l'Europe ne veut plus d'eux, beaucoup ont pris la fuite en Amérique comme l'aurait rêvé Marek : -Si j'avais fait ma médecine, je ne serais pas ici, mais en Amérique !Un livre très attachant bouleversant pas très facile d'en parler ou de bien en parler.


CYNTHIA OZICK : Le Châle

Elle naît à New-York en 1928. Elle est poète, romancière, nouvelliste, essayiste et traductrice de texte yiddish, américaine d'origine russe, fille d'émigrés juifs.

Au Musée d'Histoire et d'Art du Judaïsme à Paris, dans le cadre de Lire en Fête, j'ai assisté à un bout de ce colloque. Agnès Desarthe faisait un portrait de Cynthia Ozick avec beaucoup d'enthousiasme ce fut à la fois brouillon et plein de vie (d'ailleurs elle a traduit le dernier Les Papiers de Puttermesser (livre qui n'avait jamais été traduit en Français) sorti dans l'indifférence au printemps 2007 (je ne l'ai pas lu)). Dans cet exposé elle parlait d'une de ses nouvelles (elle a écrit beaucoup de nouvelles) "Le traducteur introuvable ou le Yiddish en Amérique", dans cette nouvelle, Cynthia Ozick se moque des écrivains Juifs américains (Issac B Singer en tête prix Nobel, mais des autres aussi ...)
Quand je suis sortie du MHAJ je n'avais qu'une envie c'est de me ruer sur la lecture de cette auteure.
J'ai lu le châle bouleversant, et elle a écrit un très beau livre que j'ai beaucoup aimé "Le monde vacillant"
J'ai lu aussi la Galaxie Cannibale, un livre assez complexe sur l'éducation. Enfin, grâce à cet exposé d'Agnès Desarthe j'ai fait une très belle rencontre littéraire. C'est grâce à elle que j'ai fait connaissance de Grace Paley. Les livres de Cynthia Ozick sont des livres qui demande du temps qui demande à être décortiquer tellement il y a de profondeur dans ces textes. C'est un auteur à lire, à découvrir et à relire.



Le premier livre de Cynthia Ozick que j'ai lu et comme je viens de me l'offrir en poche. Je viens de le relire pour mon blog. Donc, voici mon billet : Le thème de la Shoah est présent dans le "Châle" un court roman d'une grande intensité dans l'émotion concernant les camps de concentration.
Bouleversant !!! Texte sublime de sincérité d'authenticité.
Rosa Lubin est la mère de Magda. Ce bébé est enveloppé dans un châle. Vêtement doux, chaud qui rassure Magda. Avec Stella sa nièce elles sont toutes les trois dans un camp de concentration, l'horreur est là au rendez-vous ainsi que la faim , la peur et le froid. Rosa a beaucoup de mal à nourrir son enfant. Stella souffre, elle a froid "le cœur de Stella était froid" et elle prendra le châle ... "C'était un châle magique, capable de nourrir un enfançon trois jours et trois nuits. Madga ne mourut pas, elle resta en vie, encore que très silencieuse. Une odeur spéciale, de cannelle et d'amandes, montait de sa bouche."
La deuxième partie, Rosa a cinquante-neuf ans. Cette deuxième partie est très riche car il nous renseigne sur qui est Rosa. Comment survivre quand on a connu l'horreur et la perte de son enfant. Car, elle est emporté d'une folie. Grâce, à Stella elle vit à Miami mais pauvrement. Elle fait la connaissance d'un juif de soixante et onze ans, Persky, polonais comme elle, à la laverie. Et revient en leitmotiv " Votre varsovie n'est pas ma varsovie". Nostalgie de la Varsovie de son enfance, comme on peut le remarquer cette nostalgie est très présente dans la littérature juive américaine. Évocation des exilés polonais de Varsovie et la langue juive le yiddish. Rosa a beaucoup de haine envers Stella "l'Ange de la Mort" revient souvent dans le récit.
Stella bien des années après lui renvoi le châle. Elle est d'une grande cruauté envers sa tante.
Rosa retrouvera ce châle vêtement précieux, ce lien maternel qui la liait à Magda. Son enfant renaît vit en elle grâce à ce simple vêtement.
"Rosa savait ce qu'il y avait dans ce paquet. Elle avait demandé à Stella de l'envoyer ; Stella ne faisait pas facilement ce que Rosa demandait."

Petit livre court mais très grand pour sa qualité. Un coup de cœur un chef-d'œuvre un livre magnifique !!! et à lire car remplit d'humanité !!!!

lu par Nath, Sylvie, DDA dans le Biblioblog et Bellsahi

YITSKHOK KATZENELSON -Le Chant du peuple juif assassiné

peuple
C'est un livre original puisque c'est un long poème- récit, il se lit assez vite mais on est obligé de se replonger dedans pour essayer de comprendre cette sombre page de l'histoire dans le ghetto de Varsovie. C'est un petit livre à lire pour ne pas oublier, et une pure merveille!!!
En 1943,
l'auteur a écrit son poème en yiddish (la langue des juifs de l'est),dans le camp de Vittel. C'est l'histoire du peuple juif du ghetto de Varsovie, un témoignage sur une sombre page de l'histoire . À la lecture, je repense au très beau film de Polanski : Le pianiste, mais aussi au très belles photos de Roman Vishniac (médecin juif d'origine russe est parti sur les routes d'Europe orientale photographier les habitants des ghettos pour témoignage), les trois ensemble sont chargés d'émotion.
"Il est une rue à Varsovie, la rue Mila ... Ô arrrachez-vous le cœur de la poitrine,
Et à la place du cœur mettez une pierre, arrachez vos yeux mouillés de pleurs
Et posez sur vos orbits des tessons de verre, comme si vous n'aviez rien vu ni rien su,
Bouchez vos oreilles, faites-vous sourds - je vais vous conter la rue Mila !"
En lisant ce livre j'ai ressenti la même émotion que en lisant le livre de Cynthia Ozick : Le Châle.