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RICHARD FORD : ENTRE EUX

 Je me souviens de mes parents

Traduction Josée Kamoun

En deux textes qui se répondent, Richard Ford retrace la vie de ses parents : celle de son père, représentant de commerce sur les routes une bonne partie du temps jusqu’à sa mort prématurée ; et celle de sa mère, qui, après une enfance sans histoires en Arkansas, son mariage et la naissance de son enfant, souffre des années de solitude, puis d’un cancer.
L’auteur, qui se trouve « entre eux » décrit ces deux existences dans ce qu’elles ont de plus quotidien et de moins extraordinaire, et pose la question : que reste-t-il d’une vie vécue ?
ce livre sensible est l’hommage bouleversant d’un grand écrivain à ses parents.  Un émouvant portrait de ses parents l'intime rejoint l'universel. 

Un roman familial très agréable à lire. Il questionne le lecteur sur la vie de nos parents avant notre naissance. Un grand livre très touchant.
Publié par Malice à 13:38 Aucun commentaire:
Libellés : Amérique, Famille

TRUMAN CAPOTE : Les domaines hantés

Traduction M.E Coindreau

Les domaines hantés est son premier roman publié en 1948. Et, il fait référence à sa propre enfance. 

Joël, un petit garçon de douze ans qui n'a jamais connu son père parti pour on ne sait quelles mystérieuses aventures, est un jour rappelé auprès de lui.  " Il était trop joli, trop délicat, la peau trop blanche, tous ses traits nettement dessinés, respiraient la sensibilité, et une tendresse féminine adoucissait ses yeux qui étaient bruns et très grands. Ses cheveux châtains, coupés courts, étaient striés de mèches d'un blond pur." Ce père, qu'il a le plus grand désir de voir enfin, habite maintenant le Landing, une vieille maison perdue au fond d'une contrée lointaine... Joël est un enfant abandonné, livré à lui même. Une fois arrivée à destination, il est accueillit par Miss Amy, le cousin Randolph et la jeune servante noire, mais pas son père, hélas ! Ce cousin Randolph perdu dans ses souvenirs. Joël va se lier d'amitié avec   Ibabel et Florabel, deux soeurs de son âge, l'une est un véritable garçon manqué . 
Le mystère de son père le hante, Joël va enfin le rencontré paralysé au fond d'un lit. 

Une ambiance très mystérieuse plane jusqu'au bout, elle est vue à travers les yeux d'un enfant. Les personnages sont attachants et Capote sait parfaitement rendre compte des sentiments humains.
Publié par Malice à 09:43 2 commentaires:
Libellés : Amérique, ENFANCE, Relation Père/Fils

ROBERT MULLIGAN : DU SILENCE ET DES OMBRES

Il y a quelques années, j'avais lu  ce roman et j 'avais été un peu déçu, pas conquise. Je lui ai donné une deuxième chance dans le cadre du mois américain voir ici . Il se trouve j'ai eu la possibilité de voir son adaptation : " Du Silence et des ombres" de Robert Mulligan avec Grégory Peck. Le film se déroule en 1932 dans le sud en Alabama. 
 Dill, l’ami de Scout et Jem, est directement inspiré par le petit voisin qu’affectionnait Harper Lee quand elle était petite, Truman Capote.
Ce film décrit à merveille le monde de l'enfance, ses espoirs et ses peurs. L'enfance pour Robert Mulligan est un voyage initiatique. 
On retrouve dans ce film en noir et blanc l’ambiance de La Nuit du chasseur de Charles Laughton.Ensuite, le récit dévie et Du silence… devient un film de procès (les ombres)  Le père des enfants, Atticus (Gregory Peck, qui obtint un oscar au passage), va devoir défendre un ouvrier agricole noir accusé d’avoir violé une jeune fille blanche.
Les trois enfants, lors de ce procès, vont découvrir à la fois la violence dont les hommes et la société peuvent se rendre coupables, et la noblesse morale d’un père qu’ils connaissaient au fond très mal." 
Notre père ne faisait rien. Il n’était pas fermier ni garagiste ni quoi que ce soit susceptible de soulever l’admiration. Il ne faisait pas ce que faisaient les pères de nos camarades : il n’allait jamais à la chasse ni à la pêche, il ne jouait pas au poker, ne buvait pas, ne fumait pas. Il restait à lire au salon. Pour autant, il ne passait pas aussi aperçu que nous le souhaitions : cette année-là, l’école bourdonnait de discussions sur le fait qu’il allait défendre Tom Robinson et ce n’était jamais pour en dire du bien. On se donnait le mot : « Finch est l’ami des nègres ! »



Publié par Malice à 09:13 1 commentaire:
Libellés : Amérique, CINÉMA, ENFANCE

HENRY JAMES : Les Bostoniennes

Traduction de Jeanne Collin-Lemercier

"Quand je jette un regard sur le monde et que je vois ce que les hommes en ont fait, je ne peux m'empêcher de me dire : "Si c'était les femmes qui avaient mis le monde dans cet état, je me demande ce que les hommes penseraient."Quand je vois la misère affreuse de l'humanité, quand je pense à la souffrance qui à toute heure, à tout instant étreint le monde, je me dis : "Si c'est là tout ce qu'ils sont capables de faire par eux-même, ils feraient mieux de nous laisser leur montrer ce que nous femmes savons faire."Nous ne réussirions jamais à faire plus mal qu'eux, qu'en pensez-vous ?"
 Ce roman féminisme se déroule entre Boston et New York à la fin du XIX ième siècle. Olive Chancellor est une féministe convaincue.  Olive est sous le charme de la jeune Verena Tarrant, fille d'un guérisseur. Vérena est douée elle pour parler en publique avec beaucoup de charme.  " Je ne suis qu'une simple jeune fille, une petite Américaine de rien du tout, je n'ai pas beaucoup d'expérience, naturellement, et je ne connais pas grand chose de la vie."
Olive va  s'approprie ce talent brut et éduque, forme et instruit Verena pour la mission à laquelle elle la destine: être la porte-parole des féministes. Olive va invité  un lointain cousin , Basil Ransom, sudiste et conservateur à une réunion de suffragette où la jeune Verena est présente .  Pour la première fois, elle se trouve dans l'obligation de faire un discours très éloquent. Son auditoire est émerveillé par cette jeune fille pure et innocente. 
Il est immédiatement  sous le charme de Verena aussi. Il est un jeune et intelligent avocat du Mississippi, il est venu s'établir à New York pour exercer son métier d'avocat. 

C'est un roman sur le combat féministe face au masculin oppressant. C'est une lutte entre Olive, la bostonienne et son cousin le conservateur du sud. Verena est tiraillée entre les sentiments naturels, ceux de l'amour et les sentiments imposés ceux des idées sur le féminisme. Ce gros roman de James est d'une incroyable modernité !




James Ivory a réalisé une adaptation de ce roman d'Henry James, très réussit et fidèle au roman. 
Interprétation : 
Christopher Reeve : Basil Ransome
Vanessa Redgrave : Olive Chancellor
Madeleine Potter : Verena Tarrant




Publié par Malice à 09:11 3 commentaires:
Libellés : Amérique, CINÉMA, JAMES HENRY, Portrait de femme

CARSON McCULLERS : Reflets dans un oeil d'or

Traduction par Pierre Nordon

 "Il y a un fort, dans le Sud, où il y a quelques années un meurtre fut commis. Les acteurs de ce drame étaient deux officiers, un soldat, deux femmes, un Philippin et un cheval.".

Un roman brûlant et sublime ! 

Au début du siècle dernier, dans une garnison isolée du sud des Etats-Unis, le hasard tisse entre deux femmes et trois hommes des relations singulières. ce roman bref et dense dévoile les mécanismes d'un drame imputable moins au hasard des situations qu'à la psychologie des personnages et aux ressorts inconscients qui inspirent souvent notre conduite à tous.

"Reflets dans un œil d'or"
 dévoile les mécanismes d'un drame, au hasard des situations qu'à la psychologie des personnages, c'est un roman  époustouflant. C'est son deuxième roman à Carson McCullers après " Le coeur est un chasseur solitaire. "   Ce roman a sa sortie à beaucoup choqué. " Mon père de rage, a jeté le livre à travers le salon, alors qu'il était en train de lire ."" Un soir à Columbus, où était Carson au moment de la publication de Refet, un membre du Ku Klux Klan a appelé chez ses parents pour lui intimer l'ordre de quitter immédiatement la ville si elle ne voulait pas qu'il lui arrive quelque chose." Josyane Savigneau : Carson McCullers un coeur de jeune fille


"Ce huis clos dans une caserne, en temps de paix  - marqué par l'attirance mortelle du capitaine Penderrron pour le soldat Williams, par la personnalité de la femme du capitaine , excellente cavalière qui subjugue les soldats et pathétique Alison Langdon, épouse du commandant - commence ainsi : "une garnison en temps de paix est un lieu monotone."

Josyane Savigneau : Carson McCullers un coeur de jeune fille 


Reflets dans un oeil d'or, le film de John Huston  se déroule en extérieur, la plus part du temps, mais fidèle au roman est aussi un huis clos étoufant. 

Liz Taylor est Leonora Penderton, l'épouse libérée du capitaine Penderton interprété par Marlon Brando. Elle ne se gêne pas pour tromper son mari   avec le commandant Langdon. La femme de ce dernier interprété par Julie Harris vient de perdre un enfant en bas âge . Elle est dépressive . A son chevet, un serviteur d'origine philippine, veille sur elle jour et nuit. Son prénom, Anacleto. Un jeune home, le soldat Williams va s'introduire dans la vie de Leonora et Penderton, tel un chat.
Le capitaine Penderton se découvre  être aussi un personnage étrange, il a une mystérieuse attirance pour le jeune soldat. S'agit-il d'homosexualité refoulée ? est-ce sa femme qu'il cherche à conquérir par le truchement du corps de celui qu'il soupçonne d'être devenu son amant. 
Un film et le roman sont vertigineux, brillants. 




Le film comme le livre a beaucoup choqué à sa sortie, le film a fait scandale. 

Josyane Savigneau : Carson McCullers un coeur de jeune fille 



"Le 27 septembre, Lantz et Huston se retrouvent, tristement, à une projection de Reflets dans un oeil d'or, qui va sortir le 11 octobre. La salle est brutalement envahie par des prêtres et des membres de la Ligue nationale pour la décence . Le film est magnifique. Du grand Huston. Sans aucun sentimentalisme Tendu. Elliptique. Secrètement violent. Brando à son sommet. "


Publié par Malice à 09:27 2 commentaires:
Libellés : Amérique, CINÉMA, Géorgie

JOYCE CAROL OATES : LES CHUTES


Traduit par Claude Seban

Veuve au matin d'une nuit de noces hallucinante, lorsque son époux, un jeune pasteur, se suicide en se jetant dans les Chutes du Niagara, Ariah Littrell se considère désormais comme vouée au malheur.

Pourtant, au cours de sa semaine de veille au bord de l'abîme, en attendant qu'on retrouve le corps de son mari d'un jour, La Veuve blanche des Chutes (ainsi que la presse l'a surnommée avant d'en faire une légende) attire l'attention de Dirk Burnaby, un brillant avocat au cœur tendre, fasciné par cette jeune femme étrange.

Une passion improbable et néanmoins absolue lie très vite ce couple qui va connaître dix ans d'un bonheur total avant que la malédiction des Chutes s'abatte de nouveau sur la famille.

Une quête qui les obligera à affronter non seulement leur histoire personnelle mais aussi un sombre épisode du passé de l'Amérique: les ravages infligés à toute une région par l'expansion industrielle gigantesque des années 50 et 60, expansion nourrie par la cupidité et la corruption des pouvoirs en place.
 Ce roman je l'ai lu au début de l'été, j'ai aimé cette lecture vertigineuse et incroyable de noirceur. C'est le premier roman de Joyce Carol Oates que je lis et me permet de découvrir son univers.


Publié par Malice à 09:28 3 commentaires:
Libellés : Amérique, Famille, MARIAGE, New York

LAURA KASISCHKE : Esprit d'hiver

Traduction Aurélie Tronchet

« Quelque chose les avait suivi depuis la Russie jusque chez eux »
 Le jour de Noël, Holly reçoit ses beaux-parents, deux amies . Eric, son mari part en catastrophe chercher ses parents à l’aéroport.
Eric et Holly ont adopté une petite fille Tatiana, elle est d'origine russe. Ils sont allés chercher dans un orphelinat en Sibérie. Tatiana est une véritable adolescente.  Peu à peu, les souvenirs remontent et Holly qui se culpabilise de ne pas être une bonne mère.
" Toutes les mères connaissaient l'insatisfaction . Toutes les mères éprouvaient ces regrets. Holly aimait sa fille. Sa fille était l'unique chose en ce monde que Holly était née pour aimer. Sans Tatiana, il n'y avait rien, il n'y avait jamais, jamais rien eu sans Tatiana. "

Ce roman est un conte de Noël assez noir, un huis clos étouffant sous la neige. L'ambiance est inquiétante, Holly une mère qui veut tout contrôler. L'univers est glaçant. Une lecture en demi teinte malgré tout, j'ai trouvé ce roman trop long, un peu trop répétitif aussi.
Publié par Malice à 09:46 2 commentaires:
Libellés : Amérique, Relation Mère/Fille

OSCAR WILDE : En Amérique

Traducteur : François Dupuigrenet Desroussilles

Cet ouvrage " Oscar Wilde en Amérique est à lire avant d'aller voir l'exposition qui lui est consacré à Paris au Petit Palais. 
" Je suis charmé par la beauté des Américaines. Elle possèdent une certaine délicatesse de galbe qui surpasse celui des anglais. Et puis il y a un charme particulier dans cette courbe-ci."
En 1882 un jeune poète fait sensation en Amérique : il s’appelle Oscar Wilde et n’a encore publié aucun de ses grands livres. Il débarque telle une star, il se fait remarquer en disant à la douane : "Je n'ai rien à déclarer, si ce n'est mon génie." Avant lui, Charles Dickens avait lui aussi donné des conférences aux Etats Unis.  Pourtant, de New York à Atlanta et de San Francisco à Montréal, il reçoit un accueil de rock star d’aujourd’hui, ovationné par des foules de disciples qui agitent des fleurs de lys et de tournesol en signe d’allégeance à la « renaissance des arts » qu’il prône en héraut de l’esthétisme, à la fois philosophie de la modernité et programme pratique pour le renouveau du design."- Eh bien répliqua M.Wilde , l'esthétisme est la recherche des signes du beau. C'est la science par laquelle les hommes vont en quête de la correspondance qui existe dans les arts. Il s'agit, pour être plus exact, de la recherche du secret de la vie.
Il compare l'art en Angleterre et en Amérique. Il a une préférence pour l'ouest des Etats-Unis : la Californie, San Francisco que pour l'est. 

 Dans ce livre est regroupé quatre-vingt-dix-huit  entretiens et article qu’Oscar Wilde a donné  à des journaux américains, constituent un témoignage exceptionnel sur le grand mouvement intellectuel que fut l’esthétisme. L'intitulé de ce livre aurait pu être "Le lys et le tournesol". Il est très souvent allusion à ces deux fleurs si cher au grand écrivain. 
Oscar Wilde était doué pour les bons mots, j'aime beaucoup quand il dit : 

" Les deux plus belles choses au monde sont le sourire d'une femme  et le mouvement de l'eau." ainsi que " Aimer la vie, c'est aimer la beauté"


Publié par Malice à 20:43 Aucun commentaire:
Libellés : Amérique, époque Victorienne, WILDE OSCAR

JULIE OTSUKA : Quand l'empereur était un dieu

Traduction Bruno Boudard

C'est le premier roman de Julie Otsuka. Elle s'est fait connaître en France grâce à son roman " Certaines n'avaient jamais vu la mer. "



"Pendant les quatre jours qui avait suivi son arrestation, ils n'avaient pas eu la moindre idée de l'endroit où il pouvait se trouver"
Au printemps 1942, une femme et ses deux enfants se préparent à quitter leur maison. Ils ne savent ni où ils vont, ni ce qui les attend. Ces hommes et ses femmes sont japonais.  Ils découvrent : un camp  dans le désert. Ils retrouvent leurs habitats  transfigurer après tant d’années perdues loin de chez eux.
À travers ce roman , Julie Otsuka rend hommage à ses propres grands-parents, déportés par le F.B.I. au lendemain de l’attaque de Pearl Harbor. C'est un roman à l'écriture épurée, les personnages sont des fantômes l'on ne connait absolument pas leur identité. Un livre qui nous trotte dans la tête une fois fini ! 
Publié par Malice à 17:55 3 commentaires:
Libellés : Amérique, Famille, Quête d'identité, Seconde Guerre Mondiale

TIM GAUTREAUX : Nos Disparus

Rentrée littéraire de 2014 
Traduction Marc Amfreville

Coup de Cœur

Au mois de septembre 2014, j'avais rencontré Tim Gautraux au Festival America de Vincenne. Lors d'une rencontre autour de son livre "Nos disparus", j'en garde un excellent souvenir. 
" En quoi la vengeance aurait-elle pu apporter quelque chose à un bébé si heureux d'avoir été tiré du poêle pour se retrouver entre les bras de son oncle ? Il lui vint à l'esprit cependant que depuis il aurait pu comprendre, à un moment ou à un autre, si la vengeance était importante. Mais à quoi pouvait-elle bien servir ? À régler les comptes du passé ? À rendre la monnaie de sa pièce à un salaud ? On ne lui avait pas appris à penser de cette façon. Son oncle lui avait dit et répété que la vengeance ne menait nulle part et qu'un salaud se punissait tout seul en étant un. "
 En 1918. Sam Simoneaux est un cajun , dont la famille a été massacrée quand il avait six mois, débarque en France le jour de l’Armistice. 
En 1921., il rentre traumatisé à La Nouvelle-Orléans où il est devenu responsable d’étage aux grands magasins Krine, Sam ne peut empêcher l’enlèvement, quasiment sous ses yeux, de Lily Weller, trois ans et demi. 
Licencié, sommé par les parents Weller de retrouver leur enfant, il embarque comme troisième lieutenant à bord de l’Ambassador, bateau à aubes qui organise des excursions sur le Mississippi. 
Le roman longe le fleuve sur fond de musique de jazz – orchestre noir, orchestre blanc et alcool à volonté. Au gré des escales et des bagarres, Sam, toujours en quête de Lily, met au jour un fructueux commerce d’enfants animé par quelques spécimens peu reluisants de la pègre des bayous. La disparition de Lily rappel à Sam son enfance.
" La vie d'un petit enfant est une sorte de réduction d'une existence entière, et un mois y dure autant qu'un an pour un adulte. Il tenta de se remémorer un moment sa propre enfance, et le souvenir lui revint d'un jour à huit ans où,  après la saison du broyage des cannes à sucre, l'oncle Claude l'avait emmené pour la première fois chasser le lapin."


Nos disparus est une vaste fresque musicale dans l'Amérique de l'après guerre.
Un roman dense et complexe, qui allie l’enquête au roman à atmosphère. J'ai passé un très bon moment avec Sam , une très belle lecture !




Publié par Malice à 10:35 1 commentaire:
Libellés : Amérique, Famille, La Nouvelle-Orléans, Musique

MARTIN EDEN d'après le roman de Jack London




Signé Aude Samama  (pour les illustrations: Denis Lapière (pour l'adaptation)

Les éditions Futuropolis signent toujours des romans graphiques et BD remarquables, de grandes qualités. 
Ici, il est question d'une adaptation du grand roman de Jack London : Martin Eden. J'avais, il y a de cela pas mal d'années, lu le roman et quand j'ai vu cet adaptation à ma médiathèque je n'ai pas hésité un seul instant.

Martin Eden est une  autobiographique de Jack London Il est un jeune marin, il vit dans les bas-fonds d’Oakland. Un soir, il défend un jeune homme. Celui-ci est le fils d’une famille aisée, il  l’invite chez lui à dîner pour le remercier. À cette occasion, Martin rencontre sa soeur, Ruth Morse, jeune fille délicate, dont il tombe éperdument amoureux rapidement. Il décide de s’instruire pour la conquérir. Petit à petit,  il devient un homme cultivé et s’efforce à écrire jour et nuit jusqu'à l'épuisement. Mais,  tous ses manuscrits sont refusés. Puis, le succès arrive enfin. Cela ne l'empêche pas de partir
 pour s’établir sur une île du Pacifique.  

J'ai beaucoup apprécié de me plonger dans cette histoire, très romantique, les illustrations sont magnifiques, un très beau travail tout en subtilité. 
Publié par Malice à 16:42 Aucun commentaire:
Libellés : Amérique, AUTOBIOGRAPHIE, BD

WILLA CATHER : Mon Àntonia

Traduction de Robert Ruard

"Pour Antonia et pour moi , cette route avait été celle du destin, nous avait conduits aux premières vicisitudes du sort qui avaient prédéterminé tout ce que nous allions nous réunir. Quoi que nous eussions manqué, nous avions en commun le passé, précieux incommunicable."
Je découvre l'écriture de Willa Cather. J'en avais eu un petit aperçut en lisant son petit ouvrage intitulé : La nièce de Flaubert.
A la fin du siècle dernier, sur les plaines du Nebraska recouvertes à l'infini des mêmes herbes rouges, s'implantent de nombreuses familles d'immigrés européens. Russes, Tchèques, Norvégiens se regroupent en communautés sur des terres qui restent à défricher
Jim Burden a dix ans, il  grandi dans le Nebraska, il est élevé par ses grands parents. Il va faire la connaissance de ses futurs voisins, une famille tchèque et plus particulièrement une jeune fille Antonia avec qui il se lie d'amitié ainsi qu'avec Lena. Leur parcours de vie sera différent pour chacun d'eux.

C'est un roman qui sent bon les grands espaces et l'Amérique au temps des pionniers. Les grands thèmes du roman son la nostalgie de l'enfance, de l'époque des champs de maïs et des bals, de l'amitié. C'est un joli roman 
de facture classique   qui permet de s'aérer les idées.  Une lecture parfaite pour commencer les vacances ! 




Publié par Malice à 13:45 2 commentaires:
Libellés : Amérique, Amitié, Nebraska

TRACY CHEVALIER : La dernière fugitive

Traduit par Anouk Neuhoff

" Honor faisait la grimace, regrettant de ne pas être capable comme Grace de voir ce voyage comme une merveilleuse aventure. "

Le dernier opus de Tracy Chevalier est un portrait intime d'une jeune femme,ancré dans l'Amérique profonde du XIXe siècle.

En 1850 Honor Bright est une jeune femme quaker, anglaise traverse l'océan pour se rendre en Amérique. Après la mort de sa sœur Grace, elle se retrouve en Amérique dans l'Ohio. Honor est talentueuse pour fabriquer des quilts et des chapeaux. 
Elle va se marier avec un un éleveur Jack Haymaker.  Elle va découvrir le sort des esclaves en fuite. Honor se sent étrangère dans la communauté quaker américaine."- Honor, tu sais que nous réprouvons l'esclavage. Cette pratique va à l'encontre de nos croyances, qui veulent que nous soyons tous égaux aux yeux de Dieu." Tracy Chevalier décrit une Amérique encore sauvage et soumise aux lois esclavagistes, contre lesquelles les quakers s'insurgent. Tracy Chevalier dresse un magnifique portrait de femme attachante. Un roman qui donne même envie de se mettre au patchwork ! En un mot une très belle lecture ! 


Publié par Malice à 17:17 3 commentaires:
Libellés : Amérique, Ohio

JEFFREY EUGENIDES : Virgin Suicides



Traduit par Marc Cholodenko

A sa sortie, j'ai vu le film de Sophia Coppola en 1999 qui m'avait beaucoup touchée et émue.


"Vierge suicidée
Qu'est-ce qu'elle criait ? 
Pas de raison de rester
Dans le train du malheur
Elle m'a donné sa fleur
C'est ma vierge suicidée" 

Tout débute dans une petite ville du Michigan dans les années 70, un quartier  tranquille. 
Pourtant un malaise plane, sourd et insidieux brutalement forme quand
" Cécilia, la plus jeune , treize ans seulement, avait été la première. Elle s'était ouvert les poignets dans son bain comme un stoïcien, et quand ils la trouvèrent flottant dans sa mare rose, les yeux jaunes comme une possédée et son petit corps exhalant l'odeur d'une femme mûre, les infirmiers furent tellement effrayés par sa tranquillité qu'ils restèrent hypnotisés."
Les garçons du quartier, tous adolescents et  sont tous passionnément amoureux des troublantes filles Lisbon, si blondes, si belles, si insaisissables et si désespérées.
Les adolescents tentent de comprendre pourquoi ils étaient si amoureux des cinq filles Lisbon. Une fois adulte,  ils se replongent dans leurs souvenirs et font revivre pour nous les fantômes de Thérèse, Bonnie, Lux, Mary et Cécilia. 
Les garçons emmènent les filles au bal, c'est une première pour les filles, l'excitation est à son rendez-vous

Un très très beau roman, à l'écriture débordante d'audace et de pudeur. Virgin suicide est un magnifique roman sur l'adolescence et la magie mystérieuse des premiers amours.
Le tout sur un fond musical pop rock des années 70 (Ten CC, Todd Rundgren, Heart, ... sans compter la bande son du film de Sophia Coppola signée par  Air).
L'interaction entre le film et le livre est telle que lorsque je parcours la lecture de ce roman, cette musique trotte, en même temps, dans ma tête, et vient se glisser entre les lignes de chaque paragraphe.
Un roman aussi bouleversant que l'adaptation signée Sophia Coppola.




James Woods : Ronald Lisbon, le père des filles Lisbon
Kathleen Turner  : Sara Lisbon, la mère des filles Lisbon
Kirsten Dunst : Lux Lisbon
Andrea Joy Cook  : Mary Lisbon
Josh Hartnett : rip Fontaine
Leslie Hayman : Therese Lisbon
Michael Paré : Trip Fontaine adulte
Scott Glenn : le père Moody
Danny DeVito: Dr Horniker
Hanna R. Hall : Cecilia Lisbon
Chelse Swain  : Bonnie Lisbon



Film envoutant à l'image du roman de Jeffrey Eugenies.
L'on retrouve dans ce film l'ambiance du film de Peter Weir : Pinic at Hanging Rock. 
Publié par Malice à 10:03 1 commentaire:
Libellés : Adolescence, Amérique, Auteur du XXième siècle, CINÉMA, Michigan

HILLEL HALKIN : Melisande ! Que sont les rêves ?

Traduction de l'américain par Michèle Hechter revue par l'auteur

« Mélisande ! Que sont les rêves ?
Qu’est la mort ? Chimère.
La vérité appartient à l’amour seul,
Et, beauté éternelle, je t’aime ».

Voilà une magnifique histoire d'amour, d'un triangle amoureux.
 A New York, durant les années 50, Ricky,  Howard et Mélisande se sont rencontrés au club du journal du lycée "helicon".  Ricky songe à une autre vie, solitaire et sans attache matérielle. Il prend l’habitude de disparaître plusieurs semaines à sillonner les états d’Amérique, puis prend la décision de faire un voyage initiatique en Inde. 
Entre temps, son amitié avec Mellie s’est transformée en histoire d’amour. Elle fait une thèse sur Keats.Ricky passe des heures à prier et se purifier, à la recherche de la paix intérieure.  "Il est obsédé par ses histoire de tantras. L'appartement est bourré de statues et mandalas devant lesquels il reste assis pendant des heures." " Il médite. Il psalmodie joue des instruments tibétains bizarres. C'est flippant." Mellie est enceinte de Ricky, mais elle ne désire pas  garder l'enfant. Mellie et Hoo deviennent amants, se marient, terminent leur études, ils ont des projets. Au fil des années, le désir d’enfant pour la Mellie est très important. Or, son ventre reste stérile, c'est une femme complexe qui a peur d'avoir un enfant et encore plus d'en adopter un. "Melisande était une comtesse mariée à un croisé, un seigneur. Geoffroy était un troubadour français qui a été tellement frappé par les description de sa beauté qu'il a quitté la France pour la voir de ses yeux. Il est tombé malade à bord du navire qui le transportait, et il est arrivé à Tripoli au seuil de la mort. Melisande a appris qu'un poète mourant murmurait son nom et s'est hâtée de se rendre à son chevet. Elle a immédiatement eu le coup de foudre, et il est mort dans ses bras" Ce prénom vient d'un poème de Heine " Geoffroy Rudel und Melisande von Tripoli"Geoffroy et Melisande sont des personnages d'une tapisserie. Mellie va apprendre et aura un métier à tisser. 
Ce livre est un très beau roman d’amour, construit comme une confession magnifique, romanesque. Durant ma lecture,  j'ai pensé à l'amour courtois, j'ai apprécié les  référence aux contes.  A la lecture de ce roman, j'ai fait un rapprochement avec le roman de Jeffrey Eugenides lu l'année dernière " Le roman du mariage". Une très belle découverte ce roman, une jolie surprise. 


Publié par Malice à 19:02 Aucun commentaire:
Libellés : Amérique, Amour, New York

RAYMOND CARVER : Tais-toi je t'en prie




C'est grâce au film de Robert Altman " Short Cuts" vu a sa sortie  que j'ai découvert l'univers de Raymond Carver 

Traduit par François Lasquin

« Les mots, c’est finalement tout ce que nous avons, alors il vaut mieux que ce soit ceux qu’il faut et que la ponctuation soit là où il faut pour qu’ils puissent dire le mieux possible ce qu’on veut leur faire dire. »  
Des personnages qui nous sont familiers car ils n'ont rien d'exceptionnels. Ils sont serveurs, facteurs, ouvriers, représentants, chômeurs, maris et femmes, maîtresses ou amants…Ce sont tous des êtres ordinaires, issus de la middle-class américaine, insignifiants, modestes .Les nouvelles de Carver disent le désespoir, la souffrance, la solitude, la lâcheté, la peur, le doute que l'on a en chacun de nous.

Les nouvelles de Carver sentent le vécu. Absence de chute,
un style minimaliste et redoutablement efficace. Ses nouvelles ne comportent pas de morale et pas nécessairement de chute en fin de texte. Raymond Carver fut un nouvelliste hors pair, brillant, son univers est proche de John Fante .


En me replongeant dans les nouvelles de Carver j'ai eu envie et bien justement de revoir

" Short Cuts" de Robert Altman 





Julianne Moore, Matthew Modine, Tim Robbins, Robert Downey Jr., Lily Tomlin, Andie MacDowell, Fred Ward, Jack Lemmon en guest star superbe !
Le film s'ouvre sur un générique de début grandiose, la ville de nuit, les hélicoptères, la musique jazzy, magnifique et nous fait à merveille entrer dans l'univers déjanté de Raymond Carver.
Un ballet d'hélicoptères dans le ciel de Los Angeles. Un accident de voiture, un boulanger irascible, un enfant qui meurt sur un lit d'hôpital, un père ressurgi d'un lointain passé. Robert Altman, avec Short Cuts raconte des fragments de vie de neuf couples. Le casting est superbe ainsi que la mise en scène brillante. Un très grand film !
Publié par Malice à 09:41 2 commentaires:
Libellés : Amérique, CINÉMA, Nouvelles

FRANCIS SCOTT FITZGERALD : Gatsby le Magnifique

Lu dans la traduction de Julie Wolkenstein chez P.O.L

 
Roman lu il y a très longtemps dans une vieille version en édition de poche et j'ai eu envie de le relire dans cette nouvelle traduction.  « The great Gatsby », paru en 1925, décrit l’ascension et la chute d’un homme et d’un monde, celui du rêve américain de l’entre-deux-guerres. Ce grand roman sur la jeunesse insouciante. 
Nick Carraway,  c'est le narrateur/spectateur, un jeune homme américain du Middle West atteignant la trentaine est voisin de Gatsby, jeune millionnaire charmant au passé trouble qui vit luxueusement dans une villa toujours pleine d'invités. Dans le quartier d' East Egg, habite Daisy, sa cousine germaine et Tom Buchanan, son mari beau et riche .  Tom, lui présente sa maîtresse, Myrtle Wilson, la femme d'un garagiste sur la route qui relie New York à Long Island. Nick est  témoin de la rupture entre Daisy et Tom. Nick va faire connaissance de Jordan Baker,  joueuse de golf professionnelle et amie de Daisy.  Je crois que le premier soir où je me suis rendu chez Gatsby, je faisais partie des rares personnes à avoir reçu une invitation en bonne et due forme."
Mais qui est Jay Gatsby ? D'où vient-il ? Que fait-il ? Les rumeurs les plus folles circulent sur son passé et sa fortune, même au sein de sa propre maison. C'est ce que Nick brûle de découvrir lorsqu'un jour il reçoit une invitation pour passer la soirée chez Gatsby. Une incroyable histoire va lier Nick, Tom, Gatsby, Jordan, Myrtle et Daisy pendant cet été 1922…
Ma première lecture de Gatsby
dans cette édition de poche

" Il regarda autour de lui d'un air farouche, comme si le passé était tapi dans l'ombre de sa maison, juste hors de portée de sa main. "Je ferai tout pour que les choses redeviennent comme avant. Exactement  comme avant, dit-il, hochant la tête avec détermination." Il parla beaucoup du passé et j'en conclus qu'ils voulait retrouver quelque chose, une certaine idée de lui même peut-être, qu'avait engloutit son amour pour Daisy." Gatsby est le parfais héros romantique. Ce roman évoque un amour passé entre Daisy et Gatsby.  Gatsby s'est Fitzgerald (un jeune pauvre du Middle West) et Daisy s'est Zelda (une jeune femme fortunée). 
Gatsby est un merveilleux roman, assez enchanteur magnifiquement maîtrisé par son auteur Francis Scott Fizgeral. Une histoire d'amour, beaucoup de nostalgie, les années folles, sur la jeunesse, l'insouciance. Un roman  magique qui est devenu culte, mais c'est aussi un roman très cruel, magnifique écriture, un gros coup de cœur. 

Cette publicité les yeux du Docteur T.J Eckleburg joue un rôle tout le long du roman. Ces yeux qui voient tout. 

Par la même occasion j'ai revu l'adaptation au cinéma par  Jack Clayton (1974) sur un scénario de Francis Scott Coppola avec Robert Redford dans le rôle de Gatsby et Mia Farrow dans celui de Daisy. 

Gatsby le Magnifique dépeint le tableau de la haute aristocratie américaine en mal de vivre. Après la Première Guerre mondiale, dans les années 1920, les « années folles », l'élégant et mystérieux Jay Gatsby (Robert Redford), millionnaire à la fortune douteuse, est obsédé par la belle Daisy Buchanan (Mia Farrow), un amour de jeunesse qu'il tente de reconquérir. Une superbe et tragique histoire d'amour naît.

Mia Farrow est dans ce film de toute beauté elle fait penser à un elfe. C'est je trouve une très belle adaptation du roman de Fitzgerald. Elle est aussi poignante que le roman. Une adaptation réussie selon moi.  En complément voir chez Titine

Publié par Malice à 12:45 2 commentaires:
Libellés : Amérique, Les Années Folles

PATRICIA REZNIKOV : La Transcendante

Rentrée littéraire 2013


Pauline vient de vivre un drame, l'incendie de son appartement dont elle est sortie avec de graves blessures. Seul un livre a survécu de cet incendie, La lettre écarlate de Nathaniel Hawthorne. Elle décide alors d'aller sur les traces de l'écrivain à Boston où elle fait la rencontre d'une vieille originale, Georgia qui la prend en main et lui fait visiter sa ville, tous les lieux où a vécu Hawthorne, dont Salem sa ville natale. " Je souris et me mis à faire le tour de la boutique. Il y avait des choses hideuses et drôles, gadgets pour Halloween, dents de vampire, ongles crochus, lunettes à globes oculaires veinés de rouge. De la fausse toile d'araigéne en sachets. Des costumes complets de sorciers et de mages, des livres et autres manuels sur les cristaux, la radiesthésie, la magie noire, les tarots, les auras."

Ce roman est une belle surprise en ce qui me concerne, en cette rentrée littéraire 2013. Un beau roman touchant et sensible. J'aime son petit côté surréaliste à la Lewis Carroll,  à propos des rencontres que fait Pauline(un libraire-cyclope, un homme oiseau, un professeur fantasque). Aussi, Patricia Reznikov fait un bel hommage à la littérature américaine romantique avec  le Transcendalisme et plus particulièrement à Nathaniel Hawthorne. Elle donne envie de découvrir les classiques de la littérature américaine. 
Publié par Malice à 10:27 5 commentaires:
Libellés : Amérique

HERMAN MELVILLE : Bartleby le scribe

Traduit par Pierre Leyris

L'histoire se passe à New York, le narrateur est un homme loi, d'un certain âge,  à Wall Street. Il a trois employés dans son étude : Lagrinche, Dindon, et le jeune Gingembre. 
Mais ses activités croissent, il doit donc engager quelqu’un et décide de passer une annonce.
 Bartleby y répond et est engagé comme scribe. Il recopie et collationne des textes toute la journée. Il est très obéissant et travailleur mais petit à petit il refuse de travailler et répond à son employeur :  
« je ne préfèrerais pas »
: « I would prefer not to »

 Son employeur décide donc de le renvoyer et lui laisse six jours mais quand arrive le dernier, il est encore là. Curieux personnage que ce Bartleby, un homme solitaire qui ne veut absolument pas travailler et qui refuse poliment  tout ce que lui propose le narrateur. Cette nouvelle possède une 'ambiance étrange et très surannée, beaucoup de mélancolie. En un mot un livre assez étonnant !!!
Publié par Malice à 20:11 5 commentaires:
Libellés : Amérique, New York

JEFFREY EUGENIDES : Le roman du mariage

Traduit Olivier Deparis

Dans les années 80, à l'Université de Brown, Madeleine Hanna fait une thèse sur « la question du mariage dans le roman anglais» et elle a une passion en particulier pour Jane Austen et le roman victorien. Une femme, deux hommes, nous (lecteur) retrouvons en plein trio amoureux.   Leonard est un homme séduisant, étudiant en biologie mais  maniaco-dépressifs. Mitchel, lui, est un étudiant, d'origine grecque .  Mitchell est attiré par les études théologiques et va partir en Inde et en Europe avec un ami, Larry. Il ira même en Grèce pays de ses origine.  Madeleine tombe sous le charme de Leonard, Mitchell tombe sous le charme de Madeleine aussi. Madeleine est un personnage romantique,  une fille de bonne famille. Elle découvre  avec exaltation " Fragment d'un discours amoureux" de Roland Barthes. "Se baissant, il plongea la main dans le sac de Madeleine et, de la poche où il était toujours rangé, sortit Fragment d'un discours amoureux." La lecture de ce livre aura une influence sur sa vie
Madeleine va former un couple très soudé avec Leonard, même si le couple est un peu chaotique à cause de sa maladie, sa psychose. 

Le bonheur n'est pas présent dans ce roman, il n'existe pas en littérature. Le roman a besoin de tragédie, les beaux romans doivent être complexes et cruels. "Le roman du mariage" est un roman initiatique. Mon avis est mitigé j'ai été sous le charme du roman au début puis par la suite je me suis ennuyée. Ennui dû a des longueurs surtout la partie concernant la maladie mental de Leonard bien trop longue. Je dois dire que Leonard est un personnage qui n'a pas su me séduire, par contre j'ai bien aimé Mitchell, personnage attachant et profond. Madeleine pour ma part est une jeune fille qui m'a paru assez fade, c'est un personnage pour moi sans relief. Au final cela reste un livre sur la jeunesse américaine d'une époque celle des années 8O. C'est le premier roman de Jeffrey Eugenides que je lis. 




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Publié par Malice à 08:52 6 commentaires:
Libellés : Amérique, MARIAGE
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