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JEAN JACQUES SCHUHL : Entrée des fantômes

Dans Sherlock Junior, Buster Keaton, projectionniste et s'endort dans la cabine et rêve : il descend dans la salle et comme Alice à travers le miroir, il passe de l'autre côté de l'écran et entre dans le film, noir et blanc, muet, le monde des fantômes : mauvais garçons, beautés dangereuses, armes à feu ...
Un très grand livre comme l'était Ingrid Caven (Goncourt de l'année 2000).  Une petite pépite d'une grande rareté dans la littérature française contemporaine. le personnage romanesque s'est lui Jean Jacques Schuhl. C'est un ouvrage collage, comme il le définit lui même, dans la ligné des surréalistes, un livre miroir, un hommage aux disparus, à la littérature, au cinéma en un mot à l'art accompagné d'une plume très élégante. Une première partie intitulé Manequin, là il y a un début de roman futuriste à la David Lynch, un voyage mental, une jeune mannequin nommé Marge file en limousine vers une mystérieuse soirée. Marge est le sosie de Kate Moss, l'Alice de Lewis Carroll . le stylo magique de la première partie sert à écrire la deuxième partie, il y a un lien évident entre les deux parties mais l'on s'en aperçoit qu'après avoir terminé le livre.Jean-Jacques Schuhl a une passion, une admiration pour le journaliste, il évoque l'interview qu'il avait faite avec Jim Jarmusch pour le journal Libération.

Car je voyais maintenant apparaître une démarche chaloupée, mains dans les poches d'un vieux Burberry un peu trop grand, zyeux bleus plissés, gauloise bleue au coin des lèvres. Je ne l'avais pas reconnu tout de suite ... Son apparition n'était pas tout à fait une surprise : depuis le coup de revolver dans le cœur, ça faisait maintenant près d'un quart de siècle, il avait toujours été un peu présent."" Jean sa blondeur cheveux de blé le bleu de France Douce France un p'tit clocher dans le lointain Fleur Bleu Jean de France ... l'accent chantant de Narbonne ponctué par des "t'sais.

LEWIS CARROLL : Isa visite oxford ( Isa Bowman)



Phoebe Carlo
Lewis Carroll un passionné de théâtre, il va contribuer à l'adaptation d'Alice au Pays des merveilles et à De l'autre côté du miroir pour  scène. Le  dramaturge est Savile Clarke, il adapte ces deux contes. Alice in Wonderland, pièce en deux actes, mise en musique par Walter Slaughter, est joué pour la première fois le 23 décembre 1886 au théâtre « Prince of Wales » de Londres. Lewis Carroll assiste à de nombreuses reprises aux représentations dont les costumes sont directement inspirés par les illustrations de Tenniel. L’actrice, Phoebe Carlo, « amie-enfant » de Carroll, incarne Alice avec succès.
 Avant qu'Isa Bowman interprète Alice à la scène il l'invite à Oxford l'été 1888. La pièce sera montée à nouveau, en 1888, au Globe Theatre,  le 26 décembre avec Isa Bowman, autre « amie-enfant » de Lewis Carroll, dans le rôle d’Alice.
Un rôle assez lourd pour une enfant elle n'a pas moins de
Isa Bowman
275 répliques. En plus elle chante, se fut son point faible alors Lewis Carroll lui paye des leçons de chant avec Victoria de Bunsen (par la même occasion c'est grâce à elle qu'il rencontra la comédienne Ellen Terry). Après Alice Lidell, Isa Bowman est proche de Lewis Carroll. Un an après sa mort, elle a fait paraître un livre intitulé " Lewis Carroll as I knew him" 1899. La première fois qu'elle rencontra Lewis Carroll s'est en 1887, elle a douze ans. c'est déjà une actrice.  C'est le début d'une longue amitié, Isa l'appellera Oncle Charles, elle est restée proche de lui jusqu'à sa mort tout comme Gertrude Chatawy (la dédicataire de La Chasse au Snark). Isa Bowman ainsi que ses sœur  sont des acteurs enfants ( Nellie, Maggie, Emmie) et son petit frère Charlie. Nellie connaîtra le plus grand succès en jouant au théâtre Peter Pan en 1906 (source note d'Alexandre Révérend dans Isa visite à Oxford)

* Dans son journal (Lewis Carroll édition Bouquin)
" Isa fait une Alice délicieuse, et Emmie est merveilleuse en loir et en deuxième fantôme quand elle chante une poésie et danse le hornpipe des marins."


" Lewis Carroll aimait la compagnie des petites filles. Les petites filles aimaient sa compagnie. Elles ont raconté et publié leurs souvenirs. Si l'on n'y trouve aucun témoignage"embarrassé", ces réminiscences évoquent, en revanche, le souvenir d'une des plus belles périodes de leur enfance."

Traduit par Alexandre Révérend
Illustration Catherine Dubreuil

C'est un texte que je possède depuis fort longtemps que j'ai lu aussi il y au certain temps, il date de 1988. Mais, j'ai eu envie de le relire.
Durant l'été 1888, Isa (Isa Bowman) se rend à Oxford chez "un vieux vieux vieux monsieur, et qu'il l'a invitée, pense-t-elle, pour aller avec lui, quelque part ou ailleurs, elle ne sait plus où." Avant, elle va voir avec ce vieux vieux vieux monsieur  ( V.V.M ) le Petit Lord Fauntleroy avec Vera Beringer ( elle fut pressentie pour le rôle d'Alice au théâtre.). Son séjour à Oxford dure quatre jours, elle visite musées  et les collèges universitaires, promenades dans les parcs, thé chez des amis. Charles Dodgson (Lewis Carroll) est professeur de mathématiques à Christ Church. La complicité qu'il entretient avec ces jeunes filles est très mal vu de ses collègues professeurs. Alors, si par malheur il rencontre l'un d'eux, il perd tous ses moyens, il se sent intimidé et bégaie.
Ce petit texte est délicieux, c'est un témoignage des amitiés enfantines de Lewis Carroll.  C'est un petit texte charmant, féerique, plein de fraîcheur et les illustrations sont d'une grande finesse et subtil. Il est suivit par du manuscrit original de Lewis Carroll.

" Ensuite, ils se sont rendus en tram' dans un autre quartier d'Oxford, chez une certaine Mme Jeanne et sa très jeune petite-fille, "Noëlle", baptisée ainsi car elle est né le jour de Noël. ("Noël " est le mot français pour "Christmas".) Ils y ont bu tant de thé que, à la fin Isa s'était presque changée ne théière."

Lu dans le cadre du mois anglais :  Lou, Titine et Cryssilda



LEWIS CARROLL : Lettres à Alice

et quelques autres enfants, de jeunes femmes ou d'actrices, sont des min-pays des merveilles, de poésie, de rêverie ... de fantaisie comme Lewis Carroll en a l'habitude.

Alice a quatre ans et elle va devenir la muse de Lewis Carroll (Charles Lutwidge Dodgson) et elle lui inspirer ses chefs d’œuvre. C'est grâce à son oncle, l'avocat Skeffington Lutwidge qu'il découvre la photographie. Il a une passion pour la photographie cette passion fut pour lui une opportunité pour s'exprimer. Et la plupart des bonnes familles faisaient appel à lui pour photographier leurs enfants. Et ce fut le cas pour les enfants Liddell Harry (1847), Lorina (1849), Alice (1852) et Edith (1854). La famille Liddell est issu de la petite noblesse soucieux des convenances. Charles devient l'ami des enfants qui le nomme " Oncle Dodgson". C’est en juillet 1862 que l’histoire d’Alice est inventée et narrée oralement par Lewis Carroll au cours d’une promenade en barque avec les trois sœur Liddell.
(extrait de la : Dédicace De l'autre côté du miroir et ce qu'Alice y trouvera 1871 )
" Dehors, c'est le givre et la neige aveuglante, La tempête hurlant sa folie. Dedans, où le feu couve ses flammes apaisantes, La joie de l'enfance a son nid. Si tu viens te blottir dans la magie des mots, Te ne sentiras plus le froid et ses sursauts."



La brouille entre la famille Liddell et Lewis Carroll a lieu en 1863, elle vola en éclat entre le 27 et 29 septembre comme le jeux de cartes dans son célèbre conte Alice au pays des merveilles sorti le 4 juillet 1865. Le 1er mars 1885, Lewis Carroll reprend contact avec Alice qui s'est mariée est s'appelle maintenant Alice Hargreaves.


"Après tant d'années de silence, ceci vous parviendra, je l'imagine, presque comme une voix d'entre les morts, et pourtant, ces années n'ont fait aucune différence perceptible dans la clarté des souvenirs que j'ai de l'époque où nous avons bel et bien entretenu une correspondance."





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© Lewis Carroll :Kathleen Tidy
Kathleen Tidy (1851-1926) , elle est la fille de Thomas et Catherine Tidy. Son père était le doyen du chapitre de la cathédrale de Ripon et à hébergé Dodgson lors de son séjour dans cette ville. Celui-ci lui offrit la photographie de sa fille qu'il put réaliser le 29 mars 1858.
Il lui écrit pour ses douze ans. Il lui offrit un petit canif.

Lewis Carroll (Charles Lutwidge Dodgson) a entamé une correspondance avec Mary MacDonald ainsi que sa sœur Lily et sa famille. Car il était souvent l'ami des familles qu'il photographiait. C'est une des filles de l'écrivain dont il était très proche George Mac Donald.
" Je pense venir pour quelques jours en ville avant Noël, je passerai te voir cinq minutes à peu près, un après-midi. Est ce que ton papa et ta maman connaissent Melle Jean Ingelow ? J'apprends qu'elle habite à Kensington."

Agnès Hughes ( 1861/1948) et sa sœur Amy (1857/1915) sont les filles du peintre préraphaélite Arthur Hughes.
Puis il entretient une correspondance avec Béatrice Hatch (1866/1947), et ses sœurs Ethel (1869/1975) et Evelyn (1871/1951) et elles sont les enfants modèles les plus fidèles.

Aussi il y a Xie (le modèle enfant que j'adore) Alexandra Kitchin (1864/1925) était la fille d'un ami et de Lewis Carroll à Christ Church.


Traduit par Maxime Rovere. Ce billet est la suite de celui là.
Livre lu dans le cadre du mois anglais Lou, Titine et Cryssilda



À TRAVERS LE JABBERWOCKY de LEWIS CARROLL



Onze mots-valises dans huit traductions commentés
par Bernard Cerquiglini voir en Folio à la suite de la chasse au Snark ou alors chez le Castor Astral.

C'est dans le chapitre 1 d' À travers le miroir que l'on rencontre ce célèbre poème truffé de mots-valises. Et pour traduire un tel poème c'est tout un art !
Où une glace est nécessaire à Alice pour parvenir à le lire, car il est imprimé à l'envers :
’Twas brillig, and the slithy toves
Did gyre and gimble in the wabe ;
All mimsy were the borogoves,
And the mome raths outgrabe.
Et bien des poètes comme Roussel, Artaud, Leiris, puis Queneau et les oulipiens s'en donneront à cœur joie de ce poème hors-norme, qui est un vrais casse tête. Ce poème est un véritable bestiaire fantastique comme l'est le Snark d'ailleurs.
Exemple les toves sont une sorte de blaireau-lézard, un borogove est un oiseau maigre, un rath est une espèce de cochon vert.

Une analyse fascinante que cet ouvrage de Bernard Cerquiglini. Et, à mon avis il est destiné avant tout pour les amoureux de Lewis Carroll et les passionnés de jeux de mots.
Voir ici le texte original ainsi quelques traductions. Mais aussi ici un très jolie blog : La culture fèerique

La chasse au Snark de Lewis Carroll


Collection bilingue illustré et traduction de Jacques Roubaud (poète et membre de l'Oulipo, professeur de mathématique comme Charles Lutwidge Dodgson). En 1929, traduit par Aragon
en Folio - les illustrations sont d'Henry Holiday
La chasse au Snark paraît en 1876, onze ans après Alice au pays des merveilles et cinq après À travers le miroir.
L'univers de cette chasse au Snark est maritime, des matelot, un homme à la cloche, un cireur de souliers, un fabricant de bonnet, un boulanger, un avocat, et un castor tous ils partent à la chasse d'un animal fantastique un Snark (moitié requin, moitié escargot).
Extraits bilingues :
" For the Snark's a peculiar creature, Le Snark est une étrange créature
A thing, as the Bellman remarked, That frequently happens in tropical climes, When a vessel is, so to speak "snarked."
Chose qui comme l'Homme à la Cloche le fit remarquer

Arrive fréquemment dans un climat tropical

Quand le navire est pour ainsi dire "ensnarké"

Je trouve que la traduction est subtile de Jacques Roubaud :

« Toutefois, voyez-vous, les mots ne signifient pas seulement ce que nous avons l’intention d’exprimer quand nous les employons… Ainsi, toute signification satisfaisante que l’on peut trouver dans mon livre, je l’accepte avec joie comme étant la signification de celui-ci. La meilleure que l’on m’ait donnée est due à une dame … qui affirme que le poème est une allégorie représentant la recherche du bonheur. Je pense que cela tient admirablement à bien des égards – en particulier pour ce qui concerne les cabines de bains : quand les gens sont las de la vie et ne peuvent trouver le bonheur ni dans les villes ni dans les livres, alors ils se ruent vers les plages, afin de voir ce que les cabines de bains pourront faire pour eux ». Voilà, ce que dit Lewis Carroll à un ami américain à propos de la chasse au Snark

Ce long poème est remplit de nonsense et de mot-valise. C'est loufoque, c'est remplit de fantaisie j'adore
.


La Chasse au Snark
Un long poème, j'en possède deux versions :
* Une édité au édition Mille et une nuit traduit par Bernard Hœpffner- illustration d'Henry Holiday

*Une autre pour le théâtre adaptation par l'acteur Fabrice Ebehard. Il a joué dans ce poème mis en scène par Jean Daniel Laval, en 1997 à Paris. Et malheureusement je ne l'ai pas vu. Les illustrations sont de Gregory Lhomme.

Esprit de ce poème c'est le non sense, les mots valises la marque de fabrique de Lewis Carroll, teinté d'une touche d'humour. C'est tous ses jeux de mots qui amuseront les surréalistes et le mouvement de l'Oulipo
Qu’est-ce que le Snark? Il paraît que c’est un animal, mais on ne l’a jamais vu. Cette créature est un peu serpent (snake), un peu escargot (snail), un peu requin (shark), «le Snark est une singulière créature qui ne peut être attrapée d’une façon singulière» écrit Lewis Carroll

"La fin de mon discour (dit-il à ses marins) Viendra un jour, je ne l'ai qu'ébauché. Mais le Snark n'est pas loin, et il faut je le crains Sans plus attendre partir le chercher !"

Dans un article publié en 1887, Lewis Carroll raconte comment il a composé ce poème :
" Je me promenais sur une colline, seul par une belle
journée d'été (le 18 juillet 1874) quand tout à coup un vers me vint à l'esprit - un seul ver- " le Snark était un Boujum, voyez-vous"
C'est à Sandown sur l'île de Wight, qu'il rencontra Gertrude Chataway qui avait alors huit ans pendant l'été 1875. C'est à elle qui dédie se poème.

De l'autre côté d'Alice


Photo jointe : La célèbre photo d'Alice Liddell en mendiante, robe en haillons daté de 1859 environ.

Pour Charles Lutwidgd Dodgson ou Lewis Carroll derrière le miroir, l'envers du décor figé pour l'éternité une personne tout cela explique sa passion dévorante pour la photographie.
Personnage à double facette le mathématicien et l' écrivain :
" Un de mes amis, qui se nomme Mr Lewis Carroll, me dit avoir l'invention de vous envoyer un live. C'est un de mes amis les plus chers. Je l'ai connu toute ma vie (nous avons le même âge) et je ne l'ai jamais quitté. Il était avec moi aux jardins, à moins d'un mètre de moi , tandis que je dessinais pour vous ces puzzles.
Je me demande si vous l'avez vu ?
Votre ami de quinze minutes,
Charles Lutwidge Dodgson
Et, il se trouve qu'à l'époque victorienne, on raffole de photographies d'enfants. Lewis Carroll découvre la photographie en 1855 grâce à l'un de ses oncles. Il commence comme photographe mondain. Cette passion pour la photographie s'arrête en 1880. Entre ces deux dates, 2 669 environ est le nombre de photos connues de Lewis Carroll, c'est assez vertigineux ! Il ira en Écosse pour photographier le poète Tennyson. Mais c'est surtout les enfants, et en particulier les jeunes filles qu'il photographie. Il a eut des vingtaines d'amies-enfants comme il aime les appeler." Je pense que mon âge idéal est douze ans : les enfants sont si minces entre sept et douze ans" dit il. Lewis Carroll n'était rien d'autre mais il dit aussi :" J'aime les enfants sauf les garçons". Lewis Carroll n'était en rien un satire mais uniquement un oncle gâteau tout simplement qui se trouvait bien dans le monde de l'enfance. Chez lui, les jeunes filles aimaient trouver des ours mécaniques, des poupées dansantes, des jouets et des jeux. Alice Liddell a dix ans quand elle rencontre Lewis Carroll qui lui en a trente, elle est la fille du doyen du collège où il enseigne. Après la parution du conte Alice au pays des merveilles la mère d'Alice lui interdit toute relation avec sa fille. Alors il se tourne alors vers d'autres fillettes.
Alice, quand elle était une femme de soixante dix ans dit la chose suivante : "Nous allions dans son appartement sous la conduite de notre gouvernante. Il racontait des contes de fées, et il aimait dessiner". Les jeunes filles sont souvent photographiées de trois quart, mais surtout pas de gros plan, il photographie ses personnages en pied. On ressent beaucoup d'innocence dans ses photographies. L'innocence prend tout son sens dans cette photo d'une autre Alice, Alice Constance Westmacott.

Un très grand photographe admirait Lewis Carroll c'est Brassaï, il dit : " Lewis Carroll a vingt-quatre ans, la photographie en a dix-sept. Le procédé au collodion n'a que cinq ans à peine." Pour Brassaï la photographie joue un rôle de soupape de sa vie sexuelle. Il le voit comme "un Barbe-Bleue des lolitas ?"

Il était surement pas un pédophile, car il a reçu une éducation très puritaine, il était bègue et gaucher. D'une façon extraordinaire son bégaiement disparaissait dès qu'il racontait des histoires aux enfants.
La correspondance est un système de séduction entre 1872 et 1881 :2315 lettres. Il leurs écrit beaucoup des lettres enjouées, câlines, pleines de jeux de mots, de plaisanteries et surtout de baisers. Mais selon moi cela reste très pudique et remplit d'innocence, et en rien de malsain. Il faut mieux voir une petite provocation de la part de Brassaï qui est un immense photographe.


Là aussi une autre Alice : " Alice Jane Donkin, "La Fuite"
Photo complètement surréaliste, tellement original pour l'époque car ce n'est pas une photo de studio.
Voir d'autre photo de Lewis Carroll ici, voir aussi ici encore un billet intéressant autour de la photo.

PS : En faite grâce au commentaire de Lou je me rend compte que j'aurai du citer mes sources cela serait mieux tout de même.
Le point de départ c'est :
* Lewis Carroll Folioplus Les Aventures d'Alice au pays des merveilles lectures d'image par Alain Jaubert.
*" De l'autre côté d'Alice" d'après les lettres aux petites fille de Lewis Carroll - Adaptation théâtrale Dominique Borg (actes Sud - Papiers)
Voilà, il y a de cela de nombreuses années, je lisais beaucoup de pièces de théâtre, et j'avais acheté ce petit livre date de 1988, je ne sais si l'on le trouve encore. Il est question de la passion pour la photographie que des nombreuses lettres qu'il envoyait aux petites filles.
* Puis l'émission Radio, Une vie une œuvre sur France Culture avec Jean-Jacques Lecercle (diffusion été 2008)

LEWIS CARROLL alias Charles Lutwidge Dogson


Charles Lutwidge Dogson est né le 27 janvier 1832 dans le Cheshire. Il est le fils d'un pasteur anglican. Il est issu d'une famille nombreuse sept filles et quatre garçons . Il est brillant pour les mathématiques, il a fait ses études à Chris Church dans le plus grand collège d'Oxford. Il enseignera les mathématiques. Il est bègue , timide, peu doué pour les mondanités, Carroll ne s'épanouit qu'en présence des petites filles. Il découvre une passion pour la photo.
C'est Edmund Yates le directeur de la publication d'un petit hebdomadaire londonien qui lui suggère de prend un pseudonyme. Et voilà, le premier anagrammes de son propre prénom et le nom de sa mère. Lutwidge deviendra Lewis et Charles : Carroll. Il écrira dans la revue de Charles Dickens All the Year Round. En 1856, il acheta son premier appareil photographique et mais sa vocation et sa passion fut le portrait. Il fut durant l'époque victorienne le premier photographe d'enfants.
Alice Lidell est son modèle préféré, il lui dédira son conte Alice au Pays des Merveille. Lewis Carroll la photographia jusqu'à son adolescence. Jusqu'à sa mort, Lewis Carroll n'aura eu qu'un rêve fou : pouvoir empêcher les petites filles de grandir. Humpty Dumpty l'ordonne à Alice : "Arrêtez-vous à sept ans !". En quelque sorte, il y arriva grâce à la photographie qui lui permit de les rendre "prisonnières" de leur âge.J'ai toujours autant que je me souvienne été une grand fan de Lewis Carroll. J'aime la sensibilité qui se dégage dans ces photos, de la douceur, une bienveillance. Je me souviens d'avoir vu une très belle exposition de ses photos au Musée d'Orsay voilà il y a quelques années de cela ! J'aime moi aussi prendre en photo des enfants et en particulier le portrait. Comme lui aussi j'aime la compagnie des enfants, je me sens à l'aise avec eux. Concernant son œuvre, j'aime les jeux de mots le non sens qui me bluffe.