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RUDYARD KIPLING : Mes petits chéris




Ce recueil de lettres d'un père à ses enfants et un délice !  Une belle entrée pour découvrir ce papa anglais hors norme !

PIERRE ASSOULINE : TU SERAS UN HOMME, MON FILS



À la veille de la Première Guerre mondiale, Louis Lambert, jeune professeur de Lettres à Janson Sailly, rencontre dans le sud de la France son auteur favori : Rudyard Kipling, le romancier adulé du Livre de la Jungle. Il lui propose une nouvelle traduction à ses élèves du poème « If » qui avait changé le cours de sa vie. poème qui est connu par André Maurois sous titre « Tu seras un homme, mon fils ». Il a la chance à plusieurs reprises de rencontrer  l’auteur du Livre de la Jungle et de nouer avec lui des liens amicaux. Kipling est alors le plus célèbre écrivain de l'empire britannique, prix Nobel de littérature, mais surtout l'auteur du fameux poème « If... », que les Français connaîtront bientôt sous le titre « Tu seras un homme, mon fils ». " Je m'intéresse de près à l'un de vos poèmes : "If...".
 J'aimerais connaître mieux ce qui se cache derrière chacun de ses mots, vous poser quelques questions à ce sujet. Je souhaiterais le traduire en français mais je ne voudrais surtout pas déformer vos intentions. "
Louis Lambert est invité dans la propriété du Sussex de l'écrivain pour donner des cours de français à son fils John, dix-sept ans.  Kipling est un grand francophile, il aime passionnément la France.  Mais, il est un grand conservateur, haine des allemands, anti-sémite, hystérique. "Il tonnait moins qu'il ne maugréait contre les Juifs allemands étant les pires à ses yeux, je suppose. "
Louis Lambert a l'opportunité de  découvrir la personnalité puissante et écrasante de Kipling. 
Son fils John part à la guerre sur les conseils de son père.  En septembre 1915, à la bataille de Loos, il est tué d’une balle dans la tête, en sortant de sa tranchée.  Son fils est porté disparut et Kipling pour la deuxième fois perd un enfant, et pour lui cette mort est insupportable. 
"Kipling a perdu son fils, celui-ci a été réformé car myope, son père le pistonne, il se retrouve au front et meurt dès le premier assaut de la guerre 14/18. Il est disparu, 'missing'. Kipling le pense vivant et le recherchera durant deux ans. Il a aussi perdu une de ses filles, durant un voyage en paquebot vers l’Amérique, d’une pneumonie."
Apès la guerre, Louis Lambert reverra Kipling à Paris. "J'étais là, à côté de lui devant la porte à tambour du café de la Paix et je me demandais ce que j'allais faire de tout ça durant tout un déjeuner dans un décor Napoléon III. "
 Lorsqu'en 1941, Le  propre fils de Louis Lambert s'apprête à s'engager dans les Forces Française Libres à Londres, soudain, les souvenirs affluent. Jusqu'où un père est-il responsable du destin de son fils ? Un poème peut-il être la clé de toute une vie ? 
Louis Lambert qui a eut Stéphane Mallarmé comme professeur de français est un perfectionniste et il mettra trente ans à traduire If. Et pour lui un poème est une partition musicale.

Très bonne idée de Pierre Assouline de nous faire découvrir Kipling au français. 

ALBERTO MANGUEL : KIPLING une brève biographie


Traduit par Christine Le Boeuf

"Pour Kipling, les enfants étaient des héros qui parfois -mais pas toujours -devenaient des adultes acceptables, et c'était dans l'enfance que l'on pouvait trouver les plus grandes qualités - et parfois les pires défauts - d'un individus."


Alberto Manguel dresse plutôt un portrait de Ruyard Kipling. Il est né à Bombay en 1865, au moment où le terme Empire britannique est à son apogée. Son père, John Lockwoo était conservateur de musée. Sa mère de Kipling, Alice MacDonald est la fille de Georges MacDonald, une de ses soeur est mariée à Edward Burne-Jones. "Au printemps 1871, quand Rudyard avait six ans et Trixie trois, la famille s'embarqua à Bombay pour l'Angleterre et, quelques mois plus tard, le frère et la soeurse retrouvèrent aux mains de deux parfaits inconnus. " 
Et pendant cinq ans ils ne furent pas leurs parents.
Quelle cruauté ! Le jeune Ruyard est expédié à six ans avec sa soeur qui en a trois vers l’Angleterre. Ils sont confié à de parfaits inconnus, période traumatisante pour le petit Ruyard. Pour s'évader il inventa des histoire c'est comme cela qu'il commencera à devenir écrivain à évoquer l’enfant abandonné que l'on retrouve dans Kim et Mowgli. " Au moment de Noël, Kipling et Trixie étaient invités chez leur tante et leur oncle Burne-Jones et leurs jeunes cousins dans une belle maison de Londres appelée la Grange." Quand il revient en Inde il devient journaliste.
Henry James est un grand admirateur et très proche de Kipling. "Kipling, écrivit le romancier Henry James, me frappe personnellement par son génie, le plus complet (à distinguer d'une belle intelligence) que je n'ai jamais rencontré."
Il se marie avec une américaine fille d'un agent littéraire Caroline dite Carrie Balestier . Elle est la mère de ses trois enfants Joséphine, Elsie et John. Il va voyager avec elle aux Etats-Unis, dans le Vermont, Japon. Il était très proche de Stevenson Il perdu sa fille aîné et sa préférée Joséphine. 
Carrie et ses trois enfants

Il vécut en Afrique du Sud au début de la guerre des Boers. A la fin de sa vie il pause ses bagages dans le Sussex. Il reçu le Nobel en 1907 à l'âge de quarante deux ans. En 1914 Kipling persuada son fils John de s’engager dans l’armée. Il sera décédé à la bataille de Loos sur le territoire français. Il était défenseur de l'impérialisme, il était anti-allemand. Les allemands avaient tué son fils, ils les détestaient. Il devient un écrivain et un poète reconnu et admiré. Mort en 1936 à Londres.

Cet ouvrage d'Alberto Manguel est très agréable à lire avec de nombreuses anecdotes savoureuses. Ruyard Kipling est un écrivain assez méconnu dans l'ensemble. L'on ne connait pratiquement de lui que "Histoire comme ça" et le "Livre de la Jungle". Cet ouvrage d'Albert Manguel est un régal.

RICHARD KENNEDY : J'avais peur de Virginia Woolf


 http://www.mantex.co.uk/wp-content/uploads/2009/09/hogarth_1.jpg


Traduction de Beatrice Veerne et joliment illustré par l'auteur

C'est grâce à Lou de (My Lou Book) que j'ai connu le titre de cet ouvrage. Immédiatement j'ai eu envie de faire connaissance avec ce jeune homme.  Puis le temps est passé, il a fallut que je mette la main dessus, et voilà c'est une chose faite !
"La maison d'édition Hogarth Press, pour laquelle je travaille, se situe au cœur même de ce monde et les auteurs ne cessent de défiler chez nous. Mrs Woolf, la femme du directeur, est un écrivain très célèbre et, à sa façon, elle a plus d'importance que Galsworthy."
Nous sommes en 1926, à Londres, et Richard Kennedy, naïf adolescent de seize ans fait  un stage dans la célèbre maison d'édition la Hogarth Press dirigé par Leonard et Virginia Woolf, grâce à son oncle Georges.
Il se trouve aussi que ce jeune Richard est très  doué pour le dessin. Il sait à merveille faire revivre  l'univers de Bloomsbury.  Les souvenirs de Richard Kennedy sont tout simplement délicieux !
Un récit très agréable à lire, il se dégage plein de fraîcheur à la lecture

 "L'existence de la Hogarth Press et sa politique éditoriale sont, en effet indissociables de sa vocation première : publier les œuvres des Woolf, et surtout celle de Virginia. Dans une lettre à David Garnett datée de Juillet 1927, Virginia Woolf écrit qu'elle trouve par le biais de la Press l'occasion d'inventer "Une forme complètement neuve. Quelle bénédiction de pouvoir faire ce qu'on aime, pas de rédacteur en chef, pas d'éditeur."
Geneviève Brisac et Agnès Desarthe : " La double vie de Virginia Woolf"

En complément voir ici

DAVID GARNETT : La Femme changée en renard

Voir ici d'autres linogravure
Traduit par Jane-Simone Bussy et André Maurois

Ce livre est dédié à  Duncan Grant, il épousera plus tard la fille de ce dernier, Angelica Garnett.
La Femme changée en renard est un texte extrêmement surprenant avec une pointe de fantastique.
"Une femme faite est changée d'un seul coups en renard"
L'histoire se déroule dans la campagne anglaise, dans l'Oxfordshire, Mrs Tebrick (Silvia Fox)  se transforme en un renard d'un rouge très vif, lors d'une promenade dans les bois en compagnie de son époux.
" Il est certain que le nom de jeune fille de Mrs Tebrick était Fox, et il est fort possible que la famille ait reçu ce nom en sobriquet parce qu'un miracle du m^me ordre s'y était produit auparavant."



Mr Tebrick, amoureux  est désemparé mais veut la garder à tout prix à ses côtés, il est éperdument amoureux de sa femme. Il renvoie les domestiques, il tue ses deux chiens .
Il  va tout faire pour rester avec elle malgré cette métamorphose.

 J'apprécie l'écriture de David Garnett fluide et très agréable à lire. Ce roman est à mi chemin entre une fable et un conte. Pour ma part ce roman est une très belle lecture assez étonnante


.  






E.M FORSTER : MONTERIANO

Traduit par Charles Mauron de 1954, il était ami avec Forster
 Le  premier roman de Forster a été  publié en 1905.

 " Aimez les Italiens, comprenez-les  : car les gens, là-bas, sont plus merveilleux que leur terre."
Le roman s'ouvre sur un départ en train  à la gare à Charing Cross de Lilia, une jeune veuve mère d'une petite fille Irma. Elle  est heureuse de partie et de découvrir un pays nouveau. Elle désire reprendre goût à la vie. Elle part en compagnie  de Miss Caroline Abbot pour conquérir l'Italie.  Puis, un jour, arrive une lettre de Monteriano disant que Lilia  avait l'intention de se marier avec un italien Gino, fils d'un dentiste. Philippe son beau-frère part pour Monteriano ramener à la raison Lilia, jeune femme de trente trois ans insouciante. Elle se trouve bien mariée à ce bel italien. les événements font que la vie à Monteriano avec Gino n'est pas simple. Et le ton devient plus sombre. Lilia va donner un fils à Gino, mais hélas la mort viendra la chercher. La belle famille de Lilia les Herriton voudront récupérer le bébé pour lui donner une éducation anglaise. Là, nous avons droit à une scène très cocasse et enlevée à l'opéra où l'on joue Lucia di Lammermoor de Donizetti. En tant que lectrice, j'ai pensé que Lilia était l'héroïne du roman et bien non. Caroline Abbot et Philippe sont très attachés à la beauté de Monteriano. Dans ce roman, deux cultures s'affrontent, la société anglaise étriquée face à la société italienne plus bruyante, plus ensoleillée. Mais c'est roman où tout tourne autour des enfants d'abord, il y a Irma, la pauvre orpheline et puis il y a ce bébé mi-anglais et mi-italien dont le destin ne s'annonce pas glorieux, voir dramatique.  J'ai été sensible à cette écriture romanesque et par le climat tragique qui se dégage de ce roman.
Endymion tableau de Girodet
 Cette lecture m'a enthousiasmée, ce roman de Forster est poignant, en un mot superbe. Ce premier roman de Forster annonce la suite.

Complément voir sur Babelio.


VITA SACKVILLE-WEST : Au temps du Roi Édouard


Traduit par Alice Turpin

En 1905, sous le règne d’Édouard VII, Sébastien a dix-neuf ans, il est le cinquième duc de Chevron, l’héritier d’un domaine à Chevron.  " Toute la population féminine de Chevron songeait perpétuellement au mariage de Sébastien et de ses conséquences." Il fait la connaissance de Leonard Anquetil,  un aventurier.  Il y vient avec un regard critique, il observe cette société qui lui est méconnu. 
Sébastien  va devenir l'amant de Sylvia, Lady Roehampton, une amie de sa mère. 
Sargent
" Il aimait beaucoup lady Roehampton, et sa présence lui causait toujours un étrange malaise. Avec son grand chapeau de paille d'Italie orné de rose et de rubans de velours bleu, son fichu en mousseline Marie-Antoinette, elle ressemblait tout à fait au portrait que Sargent avait fait d'elle (le clou du Salon, cette année-là), et on comprenait sans mal qu'elle ait acquis la réputation de "beauté professionnelle". 
 Cette liaison sera  interrompue par le mari de Lady Roehampton. Il la ramène à la raison de son rang. 
Vita Sackville-West décrit un monde entre deux, celui d'une aristocratie anglaise qui ne voit pas l'évolution de la société et des mœurs. J'ai découvert ce roman grâce à Lou, j'a bien aimé cette lecture mais sans plus. Une lecture en demi teinte pour moi puis aucun personnage  est attachant. Je trouve cette famille d'aristocrate assez désagréable, voir antipathique. 
Entre autre au moment de Noël : " - Mais les enfants de Chevron ! Chaque année à Noël, nous leur faisons un arbre. C'est pourquoi nous ne pouvons jamais dîner dans le hall la veille de Noël, et j'ai toujours eu tellement peur que Sébastien et Viola n'attrapent quelque maladie ! A vrai dire, je trouve que nous ne devrions pas gâter ainsi ces malheureux enfants ; cela ne fait que leur donner le goût des choses qu'ils ne peuvent pas avoir ; mais c'est bien difficile de supprimer une coutume qui dure depuis toujours." 

Mais il est certain comme le souligne entre autre Titine un rapprochement avec la série si populaire " Downton Abbey". 

DOWNTOWN ABBEY : Saison 3 et 4

Saison 3




Pendant les fêtes de fin d'année, j'ai pu voir la saison 1 et la saison 2. J'ai trouvé la saison un agréable et charme alors que la saison 2 m'a déçu trop mélodramatique. Alors je me suis dis et bien c'est sa la fameuse série populaire tant appréciée aussi bien par les français que par les anglais... et les américain. Et, puis tout de même par curiosité, je me suis dis voyant la saison 3. Je ne fus pas déçu car elle est à mes yeux plus relevée, plus piquante aussi. Dans les premiers épisodes pour le mariage de Marie et Matthew, arrive de New York la sœur de Cora interprétée par la pétulante et très enlevée Shirley Maclaine. L'humour très british et très fin est au rendez vous Maggie Smith en Grand maman est prodigieuse.
Le mariage de Marie est un très beau moment et heureux, contrairement à celui de sa sœur Edith, pour qui c'est un coup dur.
Edith est un personnage dans la série que j'aime beaucoup, elle représente la femme moderne qui sait prendre sa vie en main, elle désir devenir journaliste et elle doit se rendre souvent à Londres. Et elle ne se laisse pas abattre. Durant cette série Sybil se marie avec son chauffeur Tom. Donc des moments heureux avec des naissances mais aussi avec des décès.
Sybil accouche difficilement d'une petite fille, son enfant va connaître la vie et pas sa mère. Marie donne naissance à petit garçon, le père fou de joie en rentrant à Downtown Abbey, il décède dans un accident de voiture, pas de chance.
Du côté des domestique, Bates est  libéré de prison  enfin et il retrouve son poste. Il retrouve sa tendre Anna, et  tout rendre dans l'ordre entre eux , c'est attendrissant. Dans les dernier épisode de la série  arrive la jeune pétulante  Rose, la nièce de Violet, là aussi la venue de la jeune fille apporte un coup de jeune, de fraîcheur à la série la scène de cabaret à Londres est assez cocasse, tout comme le séjour en Ecosse. 
Au final j'ai vraiment pris beaucoup de plaisir à regarder cette saison, j'ai étéenthousiaste, il y a plein de jolis moment agréable à regarder la partie de match de cricket ou la fête foraine. Nombreux sont les personnages attachants, j'aime la générosité d' Isobel envers la jeune servante Ethel. Mrs Huggues est un beau personnage, l'amitié et l'entraide est au rendez vous, de nobles sentiments que l'on retrouve dans la saison suivante. 



La Saison 4




Mary est en deuil elle doit faire face à la situation en ce qui concerne la gestion de Downtown Abbey. Elle doit s'intéresser aux affaire du domaine à tout pris. Grâce au succès de Downton Abbey , une loi se met en place  concernant le droit de succession des filles aînées d'hériter du titre de noblesse familial. Cette Loi passionne les médias outre-Manche(source dans le Elle du 10 janvier). Et Une très belle amitié se noue entre Mary et Tom. Ce dernier est un personnage touchant car il ne renie pas ses origines et désir de s'élever dans la société même si il a dû mal et doute par moment, c'est tout de même un personnage intéressant. 


Mary et Tom et leurs enfants respectifs Georges et Sybill
Edith est de plus en plus une femme libérée et séduisante

Côté des employés de maison : une nounou a été engagé pour s'occuper des jeunes enfants. Cora la surprend entrain d'être désagréable avec la petite Sybill. Alors, elle la renvoie immédiatement. La dame de chambre de Cora, O'Brien est partie, il a fallu la remplacer. Le choix a été porté (curieusement) sur Edna. Cette dernière a été engagé à Downtown Abbey durant la Première Guerre Mondiale comme servante, où elle flirtait plus ou moins avec Lord Grantham curieusement.  Là donc, la voici à nouveau engagée comme femme de chambre. Voici, qu'elle noue une relation avec Tom avec qui elle a flirté avant de revenir. C'est une femme manipulatrice, elle part d'elle même. 
Les  Crawley décide d'inviter de vielles connaissances à Downton pour un week-end de fête et de détente. Lord Grantham a même engagé une célèbre cantatrice australienne, la célèbre Nelly Melbapour pour l'occasion.
épisode 3 Tom est mal-à-l'aise en compagnie  d'aristocrate.
 Violet tente alors de l'aider un peu, mais le jeune homme réalise que, malgré ses efforts, il n'appartiendra jamais à ce monde.
MrGreen, domestique de Gillingham, s'intéresse dès son arrivée à Anna, qui accepte volontiers son amitié, ce qui énerve MrBates,. La fin de l'épisode 3 prend une tournure dramatique, voir choquante selon moi, assez scandaleuse. Anna est alors une femme brisée et meurtrie.  La violence de la scène qui reste suggérée contraste avec la tranquillité et l’amusement du concert qui se joue à l’étage pendant lequel Bates apparaît détendu et serein.  C'est d'autant plus scandaleux que les Bates sont des personnages profondément humains, exemplaires et attachants, "Plus de 9 millions d'anglais d’entre eux ont suivi cet épisode et selon BBC news, la chaîne ITV aurait reçu 60 plaintes de spectateurs choqués  et mal à l'aise par cette scène. Sur Twitter de nombreux fans de la série se sont dit « choqués » et mal à l’aise. " 
C'est assez étonnant, à chaque fois ou presque que Lord Grantham reçoit il y a un scandale.  ces anglais aristocrates anglais invités qui ne savent pas se tenir.  C'était déjà le cas durant le premier saison avec la venue du riche Evelyn Napier (que l'on retrouve dans le quatrième saison accompagné d'un diplomate turc, Kemal Pamuk. Ce dernier tombe sous le charme de Mary  soudain victime d'une crise cardiaque dans le lit. 

Note jazzy dans la saison 4, Rose a été sous le charme d'un chanteur noir lors d'une sortie dans un cabaret à Londres. Ils vont se revoir à Downtown Abbey pour une surprise. Rose rêve d'une grande aventure avec son chanteur noir. Mais comment cela peut-être perçu par sa famille ? Quand à Edith, elle  s’est vue demander en mariage par son rédacteur en chef qui pourrait possiblement divorcer s’il s’expatriait en Allemagne. Mais, la pauvre, depuis son départ plus de nouvelle de lui. En plus il se trouve qu'elle attend un enfant. Et la question qui la trotte dans la tête est ce qu'elle doit le garder ou non ? Est ce qu'elle doit en parler à ses parents, à sa famille ? Est ce que Michael reviendra ? Nombreuses sont les questions qui lui trottent dans sa tête. 
Cette quatrième saison est à mon goût plutôt réussit (sauf la fin du fameux épisode 3), je dirais qu'elle est tout de même pimpante. La séquence de la Kermesse est un joli moment très anglais !

Personnellement, je trouve cette série agréable pour ce qu'elle est, d'une grande qualité, non  je ne tirai pas cela, attachante, plaisante oui ! Certains passages sont amusant, d'autres moins voir ennuyeux.  Il est très agréable de voir comment les personnages évolues.





DOWNTOWN ABBEY : Saison 1 et 2

Durant les fêtes de fin d'année j'ai découvert cette série. Voilà, tout le monde en parle et moi je n'avais encore rien vu, enfin plutôt pas eux l'occasion de la voir pour me faire une idée. Donc, j'ai pu voir les 2 saisons d'une traite.   

La première saison commence en 1912, l'année du naufrage du Titanic et se termine sur la déclaration de la guerre de 14 contre  l'Allemagne.  Lord Grantham, il est le maître du domaine de Downtown Abbey, se voit obligé de chercher le nouvel héritier direct du domaine. Il pense à  Matthew Crawley,  un lointain cousin. Il est le père de trois filles Mary, Edith et Sybil  Elle ne peuvent prétendre ni au titre ni à l'héritage.  Mary est l'aînée, elle est une ravissante brune,  distante, mais passionnée et sensuelle. Elle doit absolument se marier pour sauver le domaine de Downton. Elle est courtisée par de nombreux hommes, elle est fantasque avec ses soupirants et souvent cruelle avec sa jeune sœur, Edith, moins séduisante. Edith est la fille du milieu entre Mary et Sybil. Elle n'a pas une place facile au sein de la famille, elle est  intelligente, mais un peu gauche . 
Sybil Crawley est la plus jeune des sœurs.  Elle est enthousiaste,  désir de liberté et son militantisme pour le droit de vote des femmes. Elle  encourage notamment Gwen Dawson, sa jeune et ambitieuse femme de chambre, à changer de situation et à monter dans l'échelle sociale. La mère de Lord Grantham, Violet incarne l'aristocratie victorienne, avec ses idées préconçues, soutient son fils Robert, le comte de Grantham, et ses petites-filles. Elle a des relations  conflictuelles avec sa belle-fille, Cora, roturière américaine dont la fortune a pourtant sauvé Downton. 


 Lord Grantham,  s'intéresse au bien-être de ses domestiques.Carson est le majordome général de Downton Abbey, pétri des traditions de la vieille Angleterre, malgré un passé secret d'acteur de music-hall, petite anecdote amusante.
John Bates est le  nouveau valet de Lord Grantham, il a participé avec lui à la Guerre des Boers et 'est un homme affable, réservé, dont le passé est mystérieux. Affligé d'une blessure de guerre, il boîte, sa canne et ses douleurs laissent planer de sérieux doutes quant à sa capacité à assumer ce poste convoité de valet de chambre personnel du maître de Downton. Sa fonction lui attire la jalousie de certains domestiques, mais Anna et Mrs Hughes le soutiennent.  C'est j'ai trouvé un personnage très attachant et j'ai été sensible au couple qu'il forme avec la douce Anna la première femme de chambre, attachée au service de Mary, qui l'apprécie beaucoup et a grande confiance en elle, c'est une jeune femme romantique, courageuse et droite, qui partage sa chambre avec Gwen. 

Cette série est  inspirée de Gosford Park de Robert Atman.  Elle met en scène la vie de la famille Crawley et de leurs domestiques à Downton Abbey, une demeure anglaise



J'ai été séduite par cette première saison, je me suis glissée avec beaucoup intérêt dans cette demeure. Les acteurs sont excellents. En voyant cette série j'ai pensé évidement à James Ivory et l'univers des romans de Forster. Mais c'est aussi une série sur un monde qui s'en va et l'ouverture vers la modernité. Cette première saison (7 épisodes) possède beaucoup de charmes ce regarde avec plaisir. 

La deuxième saison, la guerre est bien là, elle commence en novembre 1916. La vie des Crawley à Downton va être chamboulée, le rapport entre maîtres et domestiques va changé aussi. Le domaine se mobilise en organisant un gala de charité au profit de l’hôpital.
Matthew décide de revenir à Downton Abbey le temps d’une permission, il présente sa nouvelle fiancée Miss Lavinia Swire, la jeune femme très différente de Mary,  elle est très impressionnée à l’idée de devenir un jour maîtresse de Downton. Branson, chauffeur d’origine irlandaise, révèle ses sentiments à  Sybil. Celle ci  cherche à devenir infirmière, et elle veut se rendre utile en période de guerre. Downton Abbey durant la  guerre va se transformer en maison de convalescence pour les officiers. 
Cora, secondée non sans heurts par Isobel. Cette dernière veut en prendre la direction mais cela lui sera refusée. 
 Edith  apprend à conduire, donne un coup de main à la ferme puis elle s'investit pleinement auprès des soldats convalescents résidant à Downton, elle est comme sa sœur elle se rendre utile.  Dans cette saison, c'est Mary qui a le mauvais rôle. Elle n'est plus promise à Matthew, même si ils restent en très bon terme, Mary pense qu'elle va se marier à Sir Richard Carlisle, un magnat de la presse londonienne. 

Anna et Bates sont très amoureux l'un de l'autre et ils envisagent de vivre ensemble. Mais John Bates fut marié avec une odieuse femme nommée Vera. Leur histoire d'amour tourne hélas au mélodrame. Mais il faut bien le reconnaître, à mon sens que cette saison est très mélo et envoyé les violons !!! Madame Patmore la cuisinière oblige à Daisy d' accepter de se fiancer avec William, le valet de chambre,  qui s’est engagé comme soldat. Daisy est une jeune fille naïve et fraîche.
Cette saison deux est addictive (tout comme la première) elle se regarde assez agréablement mais tout de même quelques passages mon terriblement agacés et aussi certains personnages. 
Tout d'abord, Mary que je trouve odieuse concernant son mariage, elle a un côté tête à claque. Ses éternelles hésitations concernant ses sentiments pour Matthew, je trouve cela assez rasoir. Les deux sœurs Edith et Sybil sont deux jeunes femmes très intéressantes elles désirent prendre leur destin en main. La grande maman, Violet est une femme délicieuse avec beaucoup d'humour. Dans les invraisemblances ridicules, il y a celle  d'une nouvelle servante, elle va faire un bref passage, mai elle va s'entretenir à plusieurs reprise avec Lord Grantham. Ce dernier va perdre le contrôle de sa personne et il va l'embrasser sur la bouche. Puis lors de la guerre complètement défiguré l'ancien héritier en titre, Patrick, qui était censé avoir péri dans le naufrage du Titanic, revient complètement défiguré. C'est assez grotesque pour être crédible. 
Autant j'ai beaucoup apprécié la 1er saison, même si il y a un côté déjà vu, elle se regarde avec beaucoup de plaisir et de charme. Par contre, j'ai trouvé la suite, la deuxième saison assez décevante, voir par certain côté "nunuche" et ridicule. Oui, car l'on voit les grosses ficelles pour tenir en haleine le spectateur, il faut des rebondissements à tout prix. 
Cela est que mon point de vue et ces deux saisons m'ont permis de me faire une opinion sur cette série très populaire , je comprends que cette série plaise et soit appréciée,  puisqu'il existe à ce jour 4 saisons !
Complément voir chez Lou  : les saisons 1 et 2

VIRGINIA WOOLF : Elles

Traduction et présentation de Maxime Rovere

Ces portraits de femmes sont tirés des lectures que faisait Virginia Woolf. Elle était une très grande lectrice. Après chaque lecture, elle prenait des notes et elle composait un texte qui était publié dans des journaux.
Dorothy Wordsworth et Geraldine et Jane sont tiré de son recueil The Common Reader  : Second Series. 
Elles sont grandes dames ou simples bourgeoises, débutantes ou femmes du monde.

Elles vivent à la Renaissance, en pleine Révolution française, au début ou à la fin du XIXe siècle. Elles fréquentent qui les rois, qui les anarchistes, qui les philosophes. Le plus souvent, elles sont éclipsées par leur père, par leur frère, par leur mari, voire par leur créature. Mais leur point commun n'est pas leur sexe ; c'est le courage avec lequel elles s'élancent dans le vide - celui de la page blanche - pour découvrir en vol des espaces inconnus.  


Le premier portrait est celui de Dorothy Osborne, femme de la Renaissance, femme de lettre. 


Mary Wollstonecraft
Mary Wollstonecraft est une femme de combat et elle est l'égale des hommes comme Barlow, Holcroft ou Godwin, nous dit Virginia Woolf. C'était une grande féministe bien évidement.  Mary Wollstonecraft, pendant la Révolution, elle va s'installer à Paris. " Elle avait été en révolte toute sa vie - contre la tyrannie, contre la loi, contre la convention. L'amour de l'humanité propre aux réformateurs, qui comporte autant de haine que d'amour, avait fermenté en son sein." Son premier mari était le peintre (du célèbre cauchemar) Henry Fuseli. Puis ensuite elle a eut une liaison avec Gilbert Imlay avec qui elle a eut une fille Fanny. Pour finir elle épouse William Godwin un philosophe, ils ont eut une filles nommée Mary Wollstonecraft Godwin, plus connue sous le nom de Mary Shelley, l'auteur de Frankenstein.  Mary Wollstonecraft décède à l'âge de trente-huit ans dix jours après la naissance de son enfant. 

Dorothy Wordsworth
Dorothy Wordsworth est une femme de lettre poétesse. Son frère est le poète William Wordsworth.  Dorothy était une femme d'une grande timidité. Elle fut très proche de son frère. " C'était un amour étrange, profond, presque muet, comme si le frère et la sœur avaient grandi ensemble sans échanger de mots, mais seulement des états  d'âme, de sorte  que c'est à peine s'ils s'avait lequel des deux percevait, lequel parlait, lequel voyait les jonquilles ou la ville endormie ; seule Dorothy accumulait ses états d'âme en prose, et c'est plus tard que William, qui avait baigné dedans, en fit de la poésie."

Géraldine Jewsbury

Voici comme elle décrit " Elle était très petite et très garçonne, très laide et pourtant attirante. Elle s'habillait très bien, portait ses cheveux roux dans un filet, et des boucles d'oreilles en forme de perroquets miniatures se balançaient à ses oreilles tandis qu'elle parlait." Elle est originaire de Manchester et elle est née en 1812. Femme de lettre, elle était aussi une grande lectrice nous dit Virginia Woolf, lectrice de Carlyle. En 1841, elle rencontre sa femme Jane  à Cheyne Row, avec qui elle devient amie, cette amitié devient envahissante et houleuse. En 1845, elle publie un roman intitulé Zoé. Il fait scandale.
© Sara Coleridge
Sara Coleridge est la fille de William Coleridge, le grand poète. 
" Elle fut une belle enfant, délicate, aux grands yeux, rêveuse mais active, très calme mais toujours en mouvement, comme l'un des poèmes de son père"
 Sara Coleridge a été mariée à son cousin, Henry Coleridge. " Des enfants naquirent et des enfants moururent. Sa santé s'effondra ; elle avait hérité de son père des nerfs à fleur de peau, et, comme son père, avait besoin d'opium". 

 Le dernier portrait est celui de la Marquise de Sévigné. La célèbre épistolière française, Virginia Woolf croque son portrait. 


Cet ouvrage est assez semblable à  La Maison de Carlyle, où il est question aussi de  portrait de femmes aussi. Ces portraits sont croqués à la manière d'un peintre.  Virginia les décrit suivant sa sensibilité, ses portraits sont le miroir intime de la personnalité de Virginia Woolf, me semble t-il ! . Cet essai est une curiosité, il est certain à part la marquise de Sévigné ces femmes sont méconnus des français, elles font surtout partie du paysage de la littérature anglaise. Cela dit le portrait de Mary Wollstonecraft est celui qui m'a le plus touché. Il est certain aussi que c'est un essai qui ne se lit pas en une fois, encore moins comme un roman. C'est un essai qui se lit par petites touches et qui demande une certaine concentration de mon point de vue. 


Lecture dans le cadre du mois anglais organisé par Titine et Lou et le challenge Virginia WoolfComplément voir le billet de Lou

L'HONNEUR DES WINSLOW de David MAMET




L’Honneur des Winslow est une adaptation d’une pièce de Terence Rattigan.
 Ce film raconte comment l’Angleterre de 1912 se prit de passion pour une affaire. Un jeune garçon est renvoyé d’une école navale pour avoir censément volé cinq shillings dans la caisse. Son père, marqué au fer rouge par cette accusation  et convaincu de l’innocence de son fils, compte laver l’honneur de sa famille devant la chambre des Lords. C’est un procès coûteux dans lequel le patriarche Arthur Winslow embarque sa famille au risque d’y perdre sa fortune, un procès fou au cours duquel il doit attaquer devant la justice l’Amirauté et la couronne d’Angleterre, un procès qui trouve toute sa beauté dans le côté désuet des enjeux de l’affaire. Toute la famille lutte pour la justice : la vérité. 
 Arthur Winslow (Nigel Hawthorne) tout comme sa fille Catherine (Rebecca Pidgeon) est  une suffragette prête à tout pour l'honneur de sa sa famille. Ce récit est tiré d'une histoire vrais.
C'est un film très agréable, j'ai pris beaucoup de plaisir à le regarder. Un film très anglais, vu dans le cadre du mois anglais, organisé par Titine et Lou
Get dressed

VIRGINIA WOOLF : La Maison de Carlyle

Voir ici plusieurs photos de la maison  Carlyle
Traduit par Agnès Desarthe
Préface de Geneviève Brisac
Introduction et les nombreux commentaires sont de David Bradshaw



Virginia Woolf évoque la maison "Musée" de Thomas  (1795- 1881) et Jane Carlyle 
( 1801- 1866) à Cheyne Row. Maison qu'elle connait très bien elle est allée deux fois une première fois avec son père et la deuxième avec sa sœur et Hester Ritchie. La troisième visite se situe après la demande en mariage de Lytton Strachey. " Elle déclara qu'elle n'était pas amoureuse de moi et je répondis que finalement je ne l'épouserais pas. Les choses sont donc  simplement revenues à la normale", confia Strachey à son vieil ami Leonard Woolf."  Le père de Virginia Woolf, Leslie Stephen  avait été le président du comité des fonds destinés à l'achat de la maison entre 1894 et 1895. Carlyle était proche de la famille Stephen plus particulièrement avec Sir James fitzjames Stephen (1829-1894).
 Jane Carlyle
 Voilà comment elle décrit la maison : " La maison est claire et aérée ; mais c'est un endroit silencieux et qui exige un effort d'imagination pour être ramené à la vie  - on doit se concentrer sur toutes ses brillantes petites "ingéniosités " et se représenter, d'une manière ou d'une autre, la haute silhouette efflanquée de monsieur penché ou s'adossant, pipe en main ; il faut entendre des éclats de voix, tous timbrés d'accent écossais , et le gros rire de gorge". Jane et Thomas Carlyle sont comme ses fantômes, elle est habité par eux. 

Autres esquisses  dans ce recueil édité au Mercure de France

Amber Reeves
Miss Reeves
C'est Amber Reeves, elle fut la maitresse de H.G Wells avec qui elle eut un enfant. Comment son amant elle faisait partie de la société du parti socialiste fabien, elle était une grande militante. Voilà comment Virginia Woolf la décrit : 
" Je l'ai rencontrée hier soir au dîner. Elle a des cheveux foncés, un visage ovale, pourvu d'une bouche
extraordinairement petit : un trait de crayon orne sa lèvre supérieure."
Elle était né en Nouvel-Zélande à ChristChurch. Ses parents eux aussi faisaient partie de la société fabienne. Elle fit ses études à Cambridge en 1905. La dirigeante fabienne Beatrice Webb dit d'elle : " La remarquable Amber Reeves, major d'une double licence, une personne étonnamment vive et, je suppose, très intelligente, mais une épouvantable petite païenne - vaniteuse, égoïste, et peu soucieuse du bonheur des autres ... un genre d'amitié dangereuse est en train de naître entre elle et H.G Wells .. si Amber était ma fille, je serais inquiète."  Cité dans Ruth Fry Maud and Amber. 
Voir le livre de David Lodge : Un homme de tempérament
George Darwin
Cambridge 
Elle évoque là une autre maison celle des Darwin,  plus particulièrement celle de Sir George Darwin (deuxième fils de Charles Darwin) professeur d'astronomie et de philosophie. Ce dernier était un ami de son père Sir Leslie Stephen. Elle leur rendait visite quand elle allait voir son frère Thoby. " La première chose que je vis en entrant, les pieds couverts de neige, fut une vaste salle où brûlait un feu de bois. La maison est très confortable et accueillante."
Sir George Darwin épousa Maud Dupuy, ils eurent deux fils Charles et William et deux filles Gwen (peintre, graveuse et écrivain) Margaret. 



 Hampstead

est un quartier de Londres assez chic. C'est à Hampstead que vivait les demoiselles Case. Là aussi Virginia Woolf décrit leur maison, l'intérieur. Jane Case fut son professeur de grec. Et Miss Margaret Davis était souvent invité chez les demoiselle Case à Hampstead, des vieilles filles célibataires. 
Elle fait une description de Margaret : "Miss Davies est taillée dans un bois plus dur. Ses traits sont plus acérés, ses yeux brillent davantage ; elle a dû autrefois posséder quelque chose de la beauté d'un délicat buste grec."
Margaret Llewelyn Davies était la sœur d'Arthur.


Lady Ottoline Morrell
 Un salon moderne
Virginia Woolf évoque le salon de son amie Lady Ottoline Morel. Les écrivains, les peintres tous les artistes se pressaient le jeudi soir pour se rendre chez Lady Ottoline au 44 Bedford Square
" Ses réceptions ont toujours un genre de charme romantique et une certaine distinction liée à la incongruité. Mais une fois que l'on fait état de son amour pour l'art et les artistes, on est en peine de définir ses talents plus avant. "

Les Juifs
Elle fait un portrait de Mrs Loeb une femme juive. 
Le tribunal des divorces
Un texte basé sur une célèbre affaire de "séparation judiciaire". L'importance du mariage à cet époque, il faisait parti de ses préoccupations. 

Voilà ce que Virginia Woolf dit à son amie  Madge Vaughan, voici sa définition de l'esquisse " J'écris les choses comme je les voix. Ne crois pas un instant que ma façon de voir  couvre une totalité, il me semble préférable  d'écrire ce que je sens."  Elle sait à merveille disséquer  l'âme d'une personne comme le ferait un chirurgien. Les sept textes de Virginia Woolf qui composent ce petit livre datent de 1909 et étaient restés inédits. Quand elle rédige ses " esquisses ", Virginia Woolf n'a encore rien publié - à part des articles -, elle n'est pas mariée, et ce qu'elle appelle " les démons noirs et velus " de la dépression l'assaillent déjà. Mais elle est déterminée, comme elle le dit dans son journal, " à écrire non seulement avec l'œil, mais avec l'esprit, à découvrir la vérité sous le voile des apparences ". Et on retrouvera dans ces croquis de la vie londonienne d'alors, comme le dit si bien Geneviève Brisac dans son éclairante préface, " tout son art magistral et subtil. Ce sont des pages magnifiques, où se lisent, cachés comme dans le dessin du tapis, ses angoisses, ses deuils, son amour de l'humanité, son sens de la dérision et du mystère. Ses phrases intenses et musicales. Son génie ". (quatrième de couverture). 
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C'est un ouvrage magnifique, très agréable à lire surtout si l'on a une passion pour Virginia Woolf et l'époque édouardienne. 

Lu dans le cadre du challenge Virginia Woolf de Lou