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DICKENS CHARLES : LE CARILLON


Conte de gobelins sur certaines cloches qui sonnèrent le départ d'une année passée et l'arrivée d'une année nouvelle
Traduction Francis Ledoux

Ce conte se déroule à Londres, où un pauvre vieil homme, Tobie Veck, père d'une douce et aimable jeune fille, Margot. Elle est fiancée à  Richard un forgeron, elle souhaite se marier avec lui le Jour de l'An. La venue de deux fonctionnaires et leur façon de considérer les pauvres gens, sèment le doute dans l'esprit de Tobie. Il  finit par se sentir mauvais . 
" La voix du temps, dit le fantôme, crie à l'homme "Avance!". Le Temps est destiné à son avancement, à son progrès ; il doit servir à accroître sa valeur, à acquérir plus de bonheur, une vie meilleure ; il est fait pour la marche en avant de l'homme vers de ce but dont il a connaissance, qu'il a en vue, et fut étalé dès le commencement du Temps et de l'homme."
Mais l'esprit du carillon saura lui montrer l'avenir sordide qu'il se prépare s'il persiste à se sentir comme un bon à rien et lui redonnera une dignité humaine par le respect et l'estime de soi-même. Ou comment l'estime de soi permet de surmonter les difficultés de la vie. Pour Dickens les pauvres ont  le droit à la vie et à la dignité. Un très beau passage très touchant, celui de la rencontre entre Toby Veck et Will Fern, autour de l'entraide et de la bonté. 
Dans " Le carillon",  le  froid et l'humidité  sont présent dans ce Londres victorien.
"Le Carillon" est un appel à la charité. Ce n'est pas véritablement un conte de Noël mais plutôt du nouvel an. Un très beau conte, très attachant. Ce conte contient des passages  d'invention poétique, où la fantasmagorie des ténèbres londoniennes est présente. 
Le Carillon est un très beau conte de Charles Dickens. 

Merci Lou de me l'avoir offert !!!!!



    CHARLES DICKENS : OLIVER TWIST


    Traduit par Sylvère Monod

    Dès sa naissance, Oliver est orphelin. Il est immédiatement élevé dans un orphelinat de l'Angleterre victorienne. Ensuite,  il est placé chez Mr Sowerberry, fabricant de cercueils et croque-mort de son état. Là encore, il ne connaît que privations et mauvais traitements. Oliver endure tout, jusqu'au jour où une provocation d'un apprenti le pousse à se battre puis à s'enfuir vers Londres. Et à partir de là, l'aventure commence pour le jeune Oliver dans les bas fond londonien. Il est recueilli par une bande de jeunes voleurs qui travaillent pour le vieux Fagin, un vieux juif. Voilà,  Oliver découvre un monde cruel où seules comptent la ruse et la force.  Notre pauvre Oliver se fait arrêter pour un vol qui n'a pas commis, c'est comme cela qui fait la connaissance de Mr Brownlow. 
    C'est un gentilhomme il va se prendre d'affection pour Oliver et l'emmener chez lui pour le soigner et s'occuper de son éducation. " Ce furent des jours heureux que ceux de la convalescence d'Oliver . Tout était si tranquille, si propre, si ordonné ; tout le monde était bon et doux ; si bien qu'après le bruit et l'agitation dans lesquels il avait toujours vécu, cela lui fit l'effet d'un véritable paradis."(C'est un passage que j'aime beaucoup, il est très bien rendu dans les deux adaptations cinématographique que j'ai vu. )
    Rose Maylie et Oliver
     Malheureusement, Oliver a son désespoir va être repris par Fagin et toute la clique des enfants des bas fond de Londres. Personnage mystérieux et opaque selon moi  c'est Monks, mais c'est un personnage important dans le roman. Les rebondissements sont nombreux, un vrais roman d'aventure. Un très beau personnage que croise Oliver, Rose une jeune fille innocente et orpheline aussi. Nancy , la prostituée est un personnage très touchant qui a une grande tendresse pour Oliver, l'enfant pur et innocent. Le meurtre de Nancy est un grand moment que Charles Dickens lit chaque fois en publique avec beaucoup d'émotion ce passage. 
    *****
    Pour le personnage de Rose, Dickens est inspiré de sa belle sœur Mary Hoggart (la sœur cadette de sa femme Catherine). Elle a beaucoup compté dans sa vie, elle a pris une grande place. 
    Elle est aussi présente dans d'autres de ses romans. 

    Ce roman d'aventures est tout simplement époustouflant, il décrit avec précision la situation des enfants orphelins dans l'Angleterre Victorienne. Il met en avant les différences entre les classes sociales et l'injustice qui en découle. Magnifique roman  de Charles Dickens autour de l'enfance.  Oliver est un enfant charmant, naïf et attendrissant, tout au long de ma lecture j'ai tremblé pour lui. Pour moi je rapprocherai Oliver Twist  à la petite Maisie d'Henry James tous les deux sont des enfants innocents et pures et maltraité par les adultes. Dickens décrit admirablement Londres, avec leurs taudis insalubres, où se côtoient la misère, la criminalité et le vice, et qui offrent un contraste frappant avec les beaux quartiers.  Toutes une galerie de personnages secondaires sont très intéressant sont intéressants et haut en couleur. 

     Ces enfants voleurs de montres m'a fait penser à un roman jeunesse de Leon Garfield   : La montre en or. J'ai été enchanté par ma lecture d'Oliver Twist j'ai  trouvé des longueurs, même si les chapitre sont courts, le rythme du roman est soutenu. Et peut-être qu'il y a trop de personnages dans ce roman qui fut au départ publié sous forme de feuilleton. 

    Ce film, parmi les premiers de David Lean comme réalisateur, illustre sa seconde rencontre avec l'univers de Charles Dickens, après Les Grandes Espérances(Great Expectations1946) .
    Oliver Twist bénéficie d'une photographie très soignée — donnant à certains passages une allure de cinéma expressionniste. Il a bien reconstitué les bas fond de Londres. 
    Je trouve ce film plus proche de Dickens que celui de Polanski. Puis, le petit garçon qui joue le rôle d'Oliver Twist est à croquer.Et en même temps très différent David Lean n'a pas le même regard sur le roman très dense de Charles Dickens que Roman Polanski. 

    Alec Guinness : Fagin
    Robert Newton : Bill Sikes
    Kay Walsh  : Nancy
    John Howard Davies : Oliver Twist
    Henry Stephenson : Mr. Brownlow

    Dans le film de David Lean, l'identité d'Oliver Twist  nous est révélée. Tout d'abord, le film s'ouvre sur la naissance d'Oliver (occulté dans le film de Polanski). 



    Alec Guinness : Fagin
    Fagin Chez David Lean il est interprété par un très grand acteur Alec Guiness. Le Fagin de Davide Lean est proche de celui que George Cruikshank a crée pour Dickens. C'est lui qui a eut l'idée du nez crochu. Et chez Polanski, il est interprété par Ben Kingsley. Il est avec la dernière scène, parait plus humain. Il en fait un personnage énigmatique. 
    C'est un personnage très étrange. 
    Il est le chef d'un groupe d'enfants auxquels il apprend à se livrer au vol à la tire et à d'autres activités répréhensibles.
    C'est un personnage que je rapprocherai selon moi   de Miss Havisham (Grande Espérance). Car il est tout simplement un personnage tout aussi fascinant. Personnage aussi complexe que celui de Svengali de George du Maurier dans Trilby. 

    " C'est par une nuit froide, humide et venteuse que le Juif, enveloppant son corps ratatiné dans un manteau étroitement boutonné, et relevant son col jusqu'aux oreilles au point de dissimuler complètement la partie inférieure de son visage, sortit de sa tanière. "



    J'ai vu l'adaptation cinématographique de Polanski. Adaptation plaisante à regarder mais très en dessous de celle de David Lean. Elle est très fidèle à l'atmosphère et de l'époque,  à la complexité des personnages et à la conscience sociale du roman. 
    Ben Kingsley  : Fagin.
    Barney Clark  : Oliver Twist
    Leanne Rowe  : Nancy

    Polanski en fait un film d'aventure et d'action avec le cambriolage, il ne se consacre pas du tout à l'origine d'Oliver Twist. Il film aussi la séquence où Fagin est en prison, passage très émouvant car Fagin se repent . 



    Fagin le juif de Will Eisner

     Will Eisner  part sur les traces de la véritable histoire de Fagin, le Juif d'Oliver Twist. Il imagine la jeunesse de Moses Fagin : il fit de lui un de ces immigrés d'Europe de l'Est. Ces juifs ne furent pas bien accueillit par les anglais et ces juifs n'avait pas le choix, il durent se rabattre sur la marginalité des bas-fonds pour survivre. 
      Retour à Londres et aux bonnes vieilles habitudes d'escroc et autres attrape-nigauds. Plus âgé, moins naïf, Fagin s'associe avec une crapule, Sikes. Il acquiert, au fil des années, une réputation de spécialiste des arts de la rue, achetant et vendant tout ce qui lui tombait sous la main. Surtout, des gamins des rues viennent se réfugier chez Fagin. C'est à cette période que sa vie croise celle du petit Oliver Twist, né et élevé dans un hospice où la tendresse n'est pas la règle. Plutôt qu'une vie de misère, il s'enfuie pour Londres où il  rencontre Fagin. 

    Avec "Fagin le Juif", Will Eisner décide de refaire le parcours de vie d'un personnage central d'Oliver Twist. Personnellement je ne sais pourquoi Fagin dans le roman de Dickens mais pas forcément antipathique.  Dans la BD de Will Eisner, il réhabilite le personnage mal aimé dans le roman de Dickens.   C'est très intéressant de connaître Fagin avant sa rencontre avec Oliver Twist cela le rend humain, il est certain que dans sa situation il fallait bien faire sa place dans la société. Dans le roman de Dickens je n'aime pas du tout Bill Sikes (brute) je trouve que c'est une véritable ordure surtout avec la pauvre Nancy (personnage véritablement touchant). Il est l'associé de Fagin accompagné d'un chien terrifiant.  

    CHARLES DICKENS : Le Mystère d'Edwin Drood

    Traduit par Paul Kinnet
    tEn 1956, Paul Kinnet (auteur de romans policiers) a apporté une conclusion à ce roman mystérieux de Dickens. 

    Voici un autre roman que j'ai lu durant mes vacances. Le Mystère d'Edwin Drood est le dernier roman de Charles Dickens, mort en 1870 avant d'avoir pu l'achever. La narration est centrée sur la disparition inexpliquée du jeune Edwin Drood. 
    Son oncle John Jasper est maître de choeur à la cathédrale de Cloisterham. " Mr Jasper était un homme au teint sombre, âgé d' environ vingt-six ans, avec des cheveux et des favoris noirs et épais."Il a une double vie : il est aussi opiomane, il se rend très fréquemment dans l'est de Londres. Edwin Drood est très lié à son oncle Jasper.Jasper est secrètement amoureux de Rosa qu'il nomme Poussy.  " L'élève préférée du couvent des Nonnes était Miss Rosa Bud, que tout le monde appelait évidemment Rosebud. Elle était merveilleusement jolie, merveilleusement puérile, merveilleusement fantaisiste". Edwin Drood et Rosa sont tous les deux orphelins.  Ils ont été fiancés par leurs parents depuis l'enfance et, lorsqu'ils découvrent qu'une certaine obligation a remplacé l'affection, ils décident de rompre leur engagement. Et présent aussi à Cloisterham deux orphelins venu des Indes Neville et Helena Landless.  Peu après, au milieu d'une tempête un soir de Noël, Edwin disparaît, ne laissant rien sauf quelques effets personnels, une forte suspicion à l'égard de Neville Landless, un jeune homme avec qui il s'était querellé ainsi qu'une soif de vengeance incroyable chez son oncle, John Jasper (personnage terrifiant au passage.)  Est ce lui l'assassin ? Est ce qu'il a été tué ? Est il parti en Egypte pour réaliser son rêve ? 
      Une lecture charmante, un roman terriblement attachant j'ai beaucoup apprécié l'écriture de Dickens, les jeux de mots,  la fantaisie. Le faite que ce roman soit inachevé ne m'a pas gêné durant ma lecture.  Pour la simple et bonne raison ce n'est pas le mystère en lui même qui m'a intéressée mais plus tôt les rapports entre les personnages et l'ambiance très victorienne du roman. En même temps ce roman est curieux car l'on ne s'attache pas véritablement à un personnage en particulier, c'est l'ensemble des personnages que nous décrient Dickens qui fait le charme du roman. Peut-être une exception pour Rosa, plus particulièrement pour ce passage où il m'a semblé voir un clin d'œil à  Alice au pays des merveilles. " Ceci plongea la petite Rosebud dans une certaine confusion, ce qui explique qu'elle ne sut pas très bien comment avec son aide, elle atteignit le jardin suspendu et sembla pénétrer dans une contrée merveilleuse qui s'épanouit tout à coup comme le Pays des Merveilles au haut de la perche magique. " C'est un roman captivant avec une intrigue qui tient le lecteur en haleine.

    Complément le billet de Titine


    ************
    Le 28 Février 2014 :  J'ai vu l'adaptation de la BBC sur Arte en deux partie. 

    Le jeune Edwin Drood disparaît par une nuit de tempête. A-t-il été assassiné ? L'adaptation du dernier roman – inachevé – de Dickens, qui connaît un dénouement surprenant. Une atmosphère troublante, aux frontières du surnaturel. Autant j'ai aimé la première partie fidèle à ma lecture de ce roman de Dickens. Autant la deuxième m'a semblé étrange, curieuse et j'ai trouvé qu'elle tournait un peu en rond. Jasper dans cette adaptation fait vraiment peur dans son personnage et l'on tremble pour Rosa. En effet, elle a de nombreuse raison de la repousser, tellement il fait froid dans le dos. Dans l'ensemble c'est une adaptation agréable à voir. 

    CHARLES DICKENS : L'Embranchement de Mugby


    Traduit par Sylvère Monod

    L’embranchement de Mugby est conte paru en 1866, soit quatre ans avant le décès de l’auteur. Pour Charles Dickens  écrire ce conte  a peut-être été pour lui une manière de faire le point sur sa vie.

    " Il restait planté sur le quai sinistre, sans que quiconque lui prêtât attention, sauf la pluie et le vent." Un homme (l'homme au billet de Nulle Part comme l'appel Mr Lalampe) arrive à Mugby, il découvre une  gare fantôme un peu étrange. Il descend là sur sur un coup de tête du train à 3 heures du matin. Il  fait la connaissance de M. Lalampe. Il compose des chansonnettes comiques. Il est préposé à la signalisation. Il vit avec sa douce  fille Phébé ( un visage, avec deux mains qui jouent d'un instrument de musique sans faire de musique !). Elle fait la classe aux enfants tout en étant cloué au lit à cause d'une maladie étrange. " Je voyage pour fuir mon anniversaire reprit-il, parce que ce jour a toujours été lugubre pour moi. Comme mon premier anniversaire d'homme libre arrivera d'ici cinq ou six semaine, je voyage afin d'en laisser derrière moi les prédécesseurs et d'essayer d'anéantir ce jour... ou tout au moins de le faire disparaître à mes regards ... en le recouvrant d'une accumulation d'objets nouveaux." Il s'arrête quelques jours dans cette petite ville pour faire le point sur sa vie et décider d'un nouveau chemin qui le rendra enfin heureux.   Un passage amusant voir comique est celui de la rencontre avec une petite fille  Polly. Elle est perdu, elle cherche son chemin . Il cherche à donner un sens à sa vie. Alors que l'on (le lecteur) croit que le conte est terminé, s'ajoute par la suite deux chapitres en plus, un dans une veine surréaliste comique et dans l'autre rencontre avec un fantôme et l'ambiance est plus noire et mystérieuse.  Puis, "L'Embranchement de Mugby" a des références autobiographiques entre autre Dickens, en 1860,  a connu un accident de train. 
    J'ai trouvé que ce conte de Dickens a des accents barrien (je pense à Adieu, Miss Julie Logan). Car comme chez Barrie, il se déroule quelques jours avant Noël et il est question d'un spectre qui vient le rencontrer.  J'aime beaucoup l'écriture de Dickens, elle est agréable à lire mais cela n'empêche j'ai eu un mal fou à rentrer dans cette histoire, puis les deux chapitres en plus sont déconcertants.  Une curiosité a lire tout de même. 
    Ce conte  rentre dans le  Challenge victorien d'Arieste

    CHARLES DICKENS : Chant de Noël

    Illustration Arthur Rackham

    Au cours de la nuit précédant Noël, un vieillard égoïste et nommé « Ebenezer Scrooge », il n'est pas aimable, voir détestable . Il est connu comme étant un homme riche et des plus avares, genre Picsou. Ce vieillard solitaire et insensible vit dans l'obsession de ses livres de comptes. Il n'apprécie pas Noël alors que son neveu pour lui c'est "un jour de bienveillance, de pardon, de charité, de plaisir, le seul, dans le long calendrier de l'année," Son neveu est charitable il désire que son oncle ne soit pas seul pour Noël. Une fois rentré chez lui, il reçoit la visite de son associé Jacob Marley . Ce dernier est décédé c'est son fantôme qui lui rend visite " Scrooge n'effaça jamais le nom du vieux Marley. Il était encore inscrit, plusieurs années après, au-dessus de la porte du magasin : Scrooge et Marley".
    De tous les jours de l'année, celui que Scrooge déteste le plus est Noël. Marley qui lui annonce les trois visites. "- Vous allez être hanté par trois esprits." ajouta le spectre." incarnant les Noëls passé, présent, et futur.
    Le premier fantôme lui fait revivre son enfance, passée à l'orphelinat. Le deuxième esprit, c'est le présent avec Tiny Tim, le fils malade de son employé. Le dernier fantôme l'emmène au jour de son enterrement, auquel personne n'assiste. Tout cela lui fait prendre conscience qu'il ne trouvera la paix qu'en se consacrant aux autres.

    La visite de ces trois esprits lui permette de changer de point de vue concernant Noël.
    C'est un livre qui fait réfléchir sur "Qu'est ce Noël ?" C'est comme cela que je l'ai perçu. Dickens reproche que l'on mette trop en avant les plats de Noël, l'abondance . Pour lui comme pour moi l'esprit de Noël est avant tout une fête de paix de partage, de générosité. " - Il y a répondit l'esprit, sur cette terre où vous habitez, des hommes qui ont la prétention de nous connaître, et qui, sous notre nom, ne font que servir leurs passions coupables, l'orgueil, la méchanceté, la haine, l'envie, la bigoterie et l'égoïsme ; mais ils sont étrangers à nous et à toute notre famille que s'ils n'avaient jamais vu le jour."
    Ce chant de Noël est remplit de fantômes, il est teinté d'un léger humour . La construction de ce conte est très originale, je trouve : Passé, présent et le futur. Les spectres qui rendent visite à Scrooge lui ouvre les yeux sur le monde qu'il entoure. Il est un personnage d'une grande froideur, alors que Noël est une fête qui soit d'être joyeuse et chaleureuse envers autrui. C'est un conte que je ne connaissais pas du tout pour ma part. Il est typiquement anglais, l'ambiance est cosy au coin du feu, le pudding est bien présent (mais que serait un Noël sans pudding pour les anglais !). " Oh ! quel merveilleux pudding ! "

    J'ai apprécié la lecture de ce conte mais il m'a demandé beaucoup de concentration, et je ne serai dire pourquoi ? Malgré tout ce fut une très belle lecture car je ne connaissais pas du tout ! Et la morale, enfin il n'y en a pas tellement cela dit est toujours d'actualité.

    CHARLES DICKENS : Les Grandes Espérances

    Traduit par Charles Bernard-Derosne

    Ce livre je ne sais pas si je l'ai lu étant enfant . Car il était dans ma bibliothèque en bibliothèque verte. Je crois que c'est je ne sais pas pourquoi c'est les premières lignes qui m'avaient empêchées ma lecture. Peut-être le côté sombre !
    Bref , donc à l'âge adulte j'ai acheté ce magnifique roman en édition Folio. Car c'est marqué sur la couverture édition de Sylvère Monod qui est parait-il la spécialiste de Dickens. Très bonne édition pour la préface et le dossier.
    Et bien ! j'ai préféré lire ce roman de Dickens dans la version bibliothèque verte de mon enfance accompagnée de très belles illustrations à la plume datant de 1975 . La raison la suivante j'ai trouvé la traduction plus fluide et plus digeste aussi, cela est peut-être une impression mais bon.
    Voilà l'introduction, maintenant ce roman et bien c'est un très Grand Roman, c'est réellement un chef d'œuvre. Un livre coup de cœur, je ne regrette absolument pas ma lecture.
    " Je commençai à croire qu'il avait encore de plus grandes espérances que les miennes".
    Pip, un jeune orphelin élevé par sa soeur à la dur. Il sera forgeron comme Jo, le mari de sa soeur. Pip tient uen grande complicité avec Jo. Son avenir va être transformé par deux rencontres : celle d'un forçat évadé qui le menace, Pip donnera ce qu'il lui a demandé, et celle de Miss Havisham, personnage incontournable des Grandes Espérance. "J'avais entendu parler de Miss Havisham. Qui n'avait pas entendu parler de Miss Havisham à plusieurs milles à la ronde comme une dame immensément riche et morose, habitant une vaste maison, à l'aspect terrible, fortifiée contre les voleurs, et qui vivait d'une manière fort retirée ?"
    Pip est amoureux d'Estelle " Cette fille est dure, hautaine et capricieuse au dernier point ; elle a été élevée par Miss Havisham pour exercer sa vengeance sur tout le sexe masculin" .Le temps passe et le voilà à la tête d'une immense fortune, grâce à un bienfaiteur. Et c'est le départ pour Londres pour parfaire son éducation et vivre une vie de gentilhomme
    Beaucoup de précision dans les descriptions, à la lecture des Grandes Espérances nous pensons à l'univers de Victor Hugo. Les personnages sont inoubliables. En particulier Miss Havisham, une grande excentrique, à la fois mi-fée et mi-sorcière. C'est une vieille fille sans âge, elle vit en robe de mariée, dans l'obscurité et elle poursuit avec obstination sa vengeance par personne interposée contre l'espèce masculine qui la trahi au début de sa vie d'adulte. Dans ce roman, elle fait partie des personnages que je préfère avec l'attachant Pip que l'on suit de l'enfance jusqu'à l'âge adulte. Dans les personnages masculin, le força Abel Magwitch joue un rôle essentiel dans la construction du roman. Un des passages clés du roman est celui du fameux dîner de Noël chez Gargery durant l'enfance de Pip , l'arrivée des soldats en quête de forçats évadés.
    C'est l'avant dernière œuvre achevée de Dickens, lire ce roman c'est lire l'histoire d'une éducation. Mais je suis entièrement d'accord avec Lilly (concernant un billet qui n'est pas à la hauteur du livre), livre tellement riche et dense qu'il est à relire et je pense être passé à côté de certaines subtilités, mais c'est en général la marque de tous les grands classiques me semble-il ?