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lundi 10 décembre 2012

CHARLES DICKENS : L'Embranchement de Mugby


Traduit par Sylvère Monod

L’embranchement de Mugby est conte paru en 1866, soit quatre ans avant le décès de l’auteur. Pour Charles Dickens  écrire ce conte  a peut-être été pour lui une manière de faire le point sur sa vie.

" Il restait planté sur le quai sinistre, sans que quiconque lui prêtât attention, sauf la pluie et le vent." Un homme (l'homme au billet de Nulle Part comme l'appel Mr Lalampe) arrive à Mugby, il découvre une  gare fantôme un peu étrange. Il descend là sur sur un coup de tête du train à 3 heures du matin. Il  fait la connaissance de M. Lalampe. Il compose des chansonnettes comiques. Il est préposé à la signalisation. Il vit avec sa douce  fille Phébé ( un visage, avec deux mains qui jouent d'un instrument de musique sans faire de musique !). Elle fait la classe aux enfants tout en étant cloué au lit à cause d'une maladie étrange. " Je voyage pour fuir mon anniversaire reprit-il, parce que ce jour a toujours été lugubre pour moi. Comme mon premier anniversaire d'homme libre arrivera d'ici cinq ou six semaine, je voyage afin d'en laisser derrière moi les prédécesseurs et d'essayer d'anéantir ce jour... ou tout au moins de le faire disparaître à mes regards ... en le recouvrant d'une accumulation d'objets nouveaux." Il s'arrête quelques jours dans cette petite ville pour faire le point sur sa vie et décider d'un nouveau chemin qui le rendra enfin heureux.   Un passage amusant voir comique est celui de la rencontre avec une petite fille  Polly. Elle est perdu, elle cherche son chemin . Il cherche à donner un sens à sa vie. Alors que l'on (le lecteur) croit que le conte est terminé, s'ajoute par la suite deux chapitres en plus, un dans une veine surréaliste comique et dans l'autre rencontre avec un fantôme et l'ambiance est plus noire et mystérieuse.  Puis, "L'Embranchement de Mugby" a des références autobiographiques entre autre Dickens, en 1860,  a connu un accident de train. 
J'ai trouvé que ce conte de Dickens a des accents barrien (je pense à Adieu, Miss Julie Logan). Car comme chez Barrie, il se déroule quelques jours avant Noël et il est question d'un spectre qui vient le rencontrer.  J'aime beaucoup l'écriture de Dickens, elle est agréable à lire mais cela n'empêche j'ai eu un mal fou à rentrer dans cette histoire, puis les deux chapitres en plus sont déconcertants.  Une curiosité a lire tout de même. 
Ce conte  rentre dans le  Challenge victorien d'Arieste

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