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ELENA FERRANTE : L'AMIE PRODIGIEUSE


Traduit par Elisa Damien

 La saga comporte quatre volumes :
L’Amie prodigieuse, I (Prologue ; enfance et adolescence) ;
Le Nouveau Nom, II (Jeunesse) ;
Celle qui fuit et celle qui reste, III (Âge adulte) ;
L'Enfant perdue, IV (Maturité ; épilogue).

Une saga passionnante (lue en quinze jours)  et une histoire foisonnante, intense des années 50 à 2005. Une amitié intense dès la l'enfance dans un quartier populaire de Naples,  jusqu'à l'âge adulte sur plusieurs années. Lena, Elena  Grco est la narratrice et Lila est l'amie prodigieuse.
« Je ne suis pas nostalgique de notre enfance: elle était pleine de violence. C'était la vie, un point c'est tout: et nous grandissions avec l'obligation de la rendre difficile aux autres avant que les autres ne nous la rendent difficile.»

Lena et Lila sont toutes  les deux douées pour les études.  Mais seule Elena continue ses études jusqu'à l'université, elle est une élève brillante.  Malheureusement, Lila n'aura pas cette chance et son destin sera tout autre.  Lena, la blonde  est une personne douce, lente, lunaire. Lila est brune, solaire, elle possède une énergie destructrice, c'est un personnage complexe et d'un grand mystère. Lila, travaille avec son père et son frère dans leur échoppe de cordonnier. Avec la complicité de son frère Nino, ils créent des chaussures.



Durant cette période, les deux jeunes filles se transforment physiquement et psychologiquement, s'entraident ou s'en prennent l'une à l'autre. Leurs chemins parfois se croisent et d'autres fois s'écartent, avec pour toile de fond une Naples en ébullition, violente et dure. Des chemins qui les conduiront, non sans ruptures ni souffrances, à l'aube de l'âge adulte.
Les liens que Lena entretien avec sa mère depuis son enfance son passionnel et violente voir même terrifiant de cruauté. Un très beau passage quand Lena va connaître un moment de complicité avec son père en allant découvrir son collège, il va l'emmené dans un Naple lumineux où l'on voit la mer, c'est un contraste avec la banlieue grise où elle réside .
Elena Ferrante décrit bien aussi les différences de classe sociale : la bourgeoisie, le prolétariat mais aussi de la politique.


Naples, années soixante. Le soir de son mariage, Lila comprend que son mari Stefano Carracci l’a trahie en s’associant aux frères Solara, les camorristes qui règnent sur le quartier et qu’elle déteste depuis son plus jeune âge. Lila Cerullo est née pauvre et elle est devenue riche en épousant Stefano, elle déteste son époux. Leur rapport est d'une grande violence. Elle travaille désormais dans la nouvelle épicerie de sa belle-famille, tandis que Stefano inaugure un magasin de chaussures de la marque Cerullo en partenariat avec les Solara.
Lila et Lena font un séjour à Ischia avec la belle soeur et la mère de Lila. L’air de la mer doit l’aider à prendre des forces afin de donner un fils à Stefano. La famille Sarratore est également en vacances à Ischia et bientôt Lila et Elena revoient Nino. Lena va retrouver Nino Sarratore qu'elle connait depuis l'enfance et qui fait aussi de brillante études universitaires.
Lila va prendre Nino à Lena. Scandale car Lila est mariée mais elle s'est mariée trop jeune et avec son mari, les rapports sont tendus . Elle quitte son mari pour Nino, grâce à son amour pour Nino elle connaîtra une période enchantée mais qui sera de courte durée car elle va connaître une descente aux enfers. Après avoir connue l' opulence avec son mari Stefano voilà qu'elle connait la misère en travaillant dans une usine. Elle aura un enfant, elle pense qu'il est de Nino. Elle va pouvoir remonter la pente grâce à un ami d'enfance Enzo.


Parallèlement Elena suit ses études à Pise, elle est une élève brillante, douée. Elle publiera un roman qui aura du succès. "Nous vivons une époque décisive, tout est en train d'exploser. Participe, impose ta présence ! "
Nous sommes à la fin des années soixante,  les événements de 1968 s’annoncent ainsi que les mouvements féministes.  Même si les choix de  vie de Lila et Elena sont radicalement différents, les deux jeunes femmes sont toujours aussi proches, une relation faite d’amour et de haine. Elle se met en couple avec Pietro qui sera le père de ses filles Dede et Elsa. Elle va vivre à Florence, elle est toujours en contact avec Lila et elle l'aidera a s'en sortir.
Le mariage entre Pietro et Lena bat de l'aile et Lena voudra à tout pris faire sa vie avec Nino. Il est père de nombreux enfants de femmes différente, c'est un homme superficiel mais Lena est très attachée à lui et elle aura un enfant de leur union Tina.

Lila monte son entreprise d’informatique avec Enzo, amie d'enfance.  Elena  se sépare de son mari quitte  à mettre en danger sa carrière d’écrivain. Pour vivre une histoire passionnelle avec Nino qui devient son amant.
Elena , devenue auteure reconnue, vit au gré de ses escapades avec Nino entre Milan, Florence et Naples. Elle revient au quartier populaire  de son enfance et elle retrouve Lila puisqu'elles sont voisine. Elles se retrouvent enceinte toutes les deux.

Cette saga est intense, brûlante, violente, époustouflante au s'accent shakespearin. Il se dégage une force hallucinante. J'ai été comme happé par cette histoire que l'on ne lâche pas. Il se dégage beaucoup de sensualité à la lecture de cette saga. Elle nous fait réfléchir sur les choix de vie.
De l'auteur l'on ne sait rien est ce homme, une femme, les deux : un couple, deux femmes c'est le mystère total.
En tout cas, c'est troublant car Lena est un écrivain renommé et dans le Tome 4 elle écrit un roman intitulé : L'amitié et ce roman n'est qu'autre que : l'amie prodigieuse le tome 1.




Pendant ma lecture, je me suis sentie très proche des deux jeunes filles tellement elles sont attachantes. Mais aussi j'ai été effrayé par la violence furieuse qui se dégage de ce quartier pauvre de Naple. Cette violence est due à la misère, la mafia est présente. Les frères Solara représente le pouvoir.
Pour grandir, pour s'échapper de la violence du quartier, Lenu aura recours à l'éducation, la lecture et pour Lila c'est le mariage. Dans le tome 4, Naple s'est Lila, elle s'occupe de tout le monde. Elle représente l'image d'une fée. La fée bleue, l'histoire qu'elle a écrit enfant pour son institutrice Mme Oliviero. Lila n'a pas connu la chance de Lena d'étudier mais elle a appris par elle même le latin, le grec, elle a beaucoup lu de livres grâce à la bibliothèque près de chez elle. Mais contrairement à Lena, elle sortira pratiquement jamais de son quartier de Naple. Un très beau passage dans le tome 4 concernant le tremblement de terre de Naple.


J'ai vu les deux saisons de la série : L'amie prodigieuse que je trouve assez fidèle de la saga d'Elena Ferrante, c'est un régal.


Publié par Malice à 20:58 1 commentaire:
Libellés : Adolescence, Amitié, ENFANCE, La Condition de la Femme, MARIAGE

WILLA CATHER : Mon Àntonia

Traduction de Robert Ruard

"Pour Antonia et pour moi , cette route avait été celle du destin, nous avait conduits aux premières vicisitudes du sort qui avaient prédéterminé tout ce que nous allions nous réunir. Quoi que nous eussions manqué, nous avions en commun le passé, précieux incommunicable."
Je découvre l'écriture de Willa Cather. J'en avais eu un petit aperçut en lisant son petit ouvrage intitulé : La nièce de Flaubert.
A la fin du siècle dernier, sur les plaines du Nebraska recouvertes à l'infini des mêmes herbes rouges, s'implantent de nombreuses familles d'immigrés européens. Russes, Tchèques, Norvégiens se regroupent en communautés sur des terres qui restent à défricher
Jim Burden a dix ans, il  grandi dans le Nebraska, il est élevé par ses grands parents. Il va faire la connaissance de ses futurs voisins, une famille tchèque et plus particulièrement une jeune fille Antonia avec qui il se lie d'amitié ainsi qu'avec Lena. Leur parcours de vie sera différent pour chacun d'eux.

C'est un roman qui sent bon les grands espaces et l'Amérique au temps des pionniers. Les grands thèmes du roman son la nostalgie de l'enfance, de l'époque des champs de maïs et des bals, de l'amitié. C'est un joli roman 
de facture classique   qui permet de s'aérer les idées.  Une lecture parfaite pour commencer les vacances ! 




Publié par Malice à 13:45 2 commentaires:
Libellés : Amérique, Amitié, Nebraska

BRIGITTE KERNEL: Agatha Christie le chapitre disparu



Dans le cadre de la rentrée littéraire de cette nouvelle année. Ce roman de Brigitte Kernel est un véritable petit bijoux de malice.

"
Voilà, le livre est fini. J'ai posé le point final. Le titre : Une autobiographie. Je ne me sens pas très à l'aise. Mon éditeur va s'en rendre compte...Des pages manquent : ma disparition à l'hiver 1926. Pourtant j'ai bien écrit ce chapitre. Des pages et des pages, presque un livre entier. Mon secret. Ma vie privée. Une semaine et demie qui n'appartient qu'à moi."

C'est une histoire vraie. Un mystère jamais totalement élucidé. Une zone d'ombre qui demeure dans la vie d'Agatha Christie. Pourquoi et comment la reine du crime s'est-elle volatilisée dans la nature durant l'hiver 1926 ? Qu'a-t-elle fait pendant ces onze journées ? Pourquoi toute la presse a-t-elle cru qu'elle avait été kidnappée ?

Brigitte Kernel se glisse à merveille dans la peau d'Agatha Christie pour reconstituer cette étrange disparition. Ce roman est délicieux, les portes qui claquent faire la fin j'ai eu l'impression d'être dans un Feydeau. L'écriture est d'une grande légèreté et très anglaise. 

En un mot une réussite, un excellent moment de lecture,très agréable. 

PS : Complément le 1 Février sur Babelio
Publié par Malice à 10:22 7 commentaires:
Libellés : Amitié, Christie Agatha

CATHERINE CUSSET : Indigo


" Le club des Cinq, comme disait Roland. Elle avait dévoré cette série quand elle était petite. Ils étaient liés les uns aux autres par ces huit jours en Inde et surtout par leur aventures de la veille. L'intrépidité de Roland et de Raphaël face aux chiens l'avait bluffé"

Dans le cadre d'un festival culturel, quatre Français partent en Inde participer à une rencontre autour du cinéma et de la littérature organisée par l'Alliance Français de Trivandrum. Le roman suit Charlotte cinéaste française installée à New York, Roland un sexagénaire romancier, Géraldine  de l'Alliance Française mariée à un Indien et converti à l'islam et Raphaël, romancier et  philosophe et essayiste très médiatisé. Catherine Cusset  suit ce petit monde pendant un petite semaine.

J'ai apprécié la construction de ce roman, l'entrelacement de plusieurs voix. Les chapitres alternent la voix de Géraldine, Charlotte et de Roland. La seule que l'on entend pas est celle de Raphaël Eleuthère. L'écriture de Catherine Cusset est très agréable à lire, comme toujours dans ses romans, il se dégage un souffle romanesque. En lisant ce roman, j'ai pensé à l'univers de David Lodge. 
En un mot, j'ai trouvé ce roman très agréable à lire ! Un beau moment de lecture auquel je ne m'attendais pas car au moment de sa sortie j'avais lu pas mal de critique mitigée. Pour moi, Catherine Cusset est véritablement une romancière française que j'apprécie de lire. 


Publié par Malice à 09:07 Aucun commentaire:
Libellés : Amitié, COMEDIE

JEAN-MICHEL GUENASSIA: Le club des incorrigibles optimistes


Prix : Goncourt des Lycéen 2009


Durant mes vacances je me suis plongée dans ce pavé ! 

Michel Marini a douze ans en 1959. C'était l'époque du rock'n'roll et de la guerre d'Algérie. Lui, il était photographe amateur, lecteur compulsif et joueur de baby-foot au Balto de Denfert-Rochereau. Dans l'arrière-salle du bistrot, il a rencontré Tibor, Léonid, Sasha, Imré et les autres. Ces hommes avaient tous passé le Rideau de fer pour sauver leur vie. Ils avaient abandonné leurs amours, leur famille, leurs idéaux et tout ce qu'ils étaient. Ils s'étaient tous retrouvés à Paris dans ce club d'échecs d'arrière-salle que fréquentaient aussi Kessel et Sartre. Cette rencontre bouleversa définitivement la vie de Michel. Parce qu'ils étaient tous d'incorrigibles optimistes.

"Longtemps, j’ai vécu dans l’ignorance la plus totale de l’histoire de ma famille. Tout était parfait ou presque dans le meilleur des mondes. On ne raconte pas aux enfants ce qui s’est passé avant eux ? D’abord ils sont trop petits pour comprendre, ensuite ils sont trop grands pour écouter, puis ils n’ont plus le temps, après c’est trop tard. C’est le propre de la vie de famille. On vit côte à côte comme si on se connaissait mais on ignore tous des uns et des autres. On espère des miracles de notre consanguinité : des harmonies impossibles, des confidences absolues, des fusions viscérales. On se contente des mensonges rassurants de notre parenté."

Roman de génération, reconstitution minutieuse d'une époque, celle des année 60. 
C'est un roman passionnant concernant  sa dimension historique. C'est un roman dense, un regard sur une époque. Michel est un amoureux des livres et de la photographie aussi, c'est un personnage très attachant. 

Une analyse de ce roman très original voir chez Litterama
Publié par Malice à 08:16 3 commentaires:
Libellés : Amitié

JULIAN BARNES : Une fille, qui danse

Le Man Booker Prize en 2011

Traduit par Jean Pierre Aoustin

"Vous pourriez dire  : "Mais n'étaient-ce pas les fameuses Année soixante ?" Oui, mais seulement dans  certaines parties du pays. "
Le roman s'ouvre sur les années soixante, Julian Barnes nous présente une bande de jeunes adolescents : Tony, Adrian, Colin et Alex. Dans la première partie,  Tony évoque son adolescence. Il a autrefois beaucoup fréquenté Véronica, mais ils se sont éloignés l’un de l’autre. Apprenant un peu plus tard qu’elle sortait avec Adrian. "Margaret avait coutume de dire qu'il y deux sortes de femmes : celles qui sont "transparentes", et celles qui évoquent un certain mystère." Dans la deuxième partie, nous retrouvons Tony. Il a la soixantaine, il fait le point sur sa jeunesse. Un roman sur le temps qui passe. "A vingt ans, on peut se rappeler sa courte vie dans sa totalité. Plus tard, la mémoire devient quelque chose de bien plus décousu."
Est ce que j'ai apprécié ce roman ? Je ne serais le dire ! L'écriture de Julians Barnes est magnifique de profondeur. Il est certain voir normal qu'à un moment de notre vie nous faisons le point sur notre passé. J'ai trouvé que ce roman est un formidable exercice de style, brillant. L'histoire de Tony et Véronica, je l'ai trouvé confuse et elle ne m'a pas séduite plus que cela, je l'ai même trouvé assez ennuyeuse. Puis, Tony passe son temps à s'apitoyer sur son sort et sur sa jeunesse. Donc, j'ai été déçu de ma lecture, voir doublement car j'aime beaucoup Julian Barnes.


Publié par Malice à 08:51 1 commentaire:
Libellés : Amitié

NICOLAS KURTOVITCH : Good night friend



J'ai découvert cet auteur avec ce titre Autour d'Uluru, le récit se situait en Australie. Good night friend se passe en Nouvelle Calédonie."- Tu vois, le soir, à Port-Vila, tu marches dans la ville, tu croises des gens, des Blancs ou des Kanaks. Ils disent tous : Good night. Ils te disent  : Good night friend. Des mecs qui croisent un inconnu, qu'ils ne connaissent pas, qui n'est pas comme eux et qui lui disent  : Good night friend ! C'est pas rien." Le titre Good night friend est une parole bienveillante.  La construction de ce roman fait penser à une tragédie antique, proche d'un roman policier pour l'ambiance. Le père de Léa a tué, il se trouve en prison. Sa fille cherche son nom, sa propre identité.  " Camille sait que le nom dans la société kanake est la terre, il est Une terre. Sans un nom véritable le lien est rompu. Avoir le nom, être le nom, c'est comme être la terre." Père cherche a rétablir le lien avec la famille. Léa se lance à la recherchede Moueaou dans les squats et dans les brousses où pullulent une faune dangereuse et où elle vivra une aventure douloureuse. Manuel il est à sa recherche aussi. L'importance de la fraternité, ils sont tous frères et sœurs. "La famille, le clan est lourd parfois." L'amitié est forte entre eux tout comme  la rencontre de l'autre avec soi-même aussi. Moueaou est le prénom, le nom et la terre, lui il a trouvé sa terre il a trouvé sa place dans le monde. " - Je suis de cette vallée, précisément et uniquement de cette vallée. Je voulais que tu saches où je vis et quelle terre j'appartiens désormais. Et tu peux le voir, elle n'est pas bien grande. Mon clan et mon lieu ne sont que cette vallée."
 Les narrateurs sont multiples, c'est assez déconcertant d'ailleurs pour le lecteur. 
Impression un roman déstabilisant hypnotisant au final très intéressant pour son ouverture culturelle. 
Publié par Malice à 11:02 4 commentaires:
Libellés : Amitié

KENNETH GRAHAME : Le Vent dans les saules

Traduit par Gérard Joulié - Préface d'Alberto Manguel

"- Derrière la Forêt sauvage, il y a le Vaste Monde, dit Mr Rat. Nous n'avons rien à y faire, ni vous ni moi. Je n'y suis jamais allé et je n'irais jamais et si vous avez deux sous de cervelle, vous ferez comme moi. Je vous prie de ne plus jamais m'en reparler."
Les aventures de quatre amis Mousquetaires pantouflards Mr Taupe, Mr Rat, Mr Blaireau et le Mr Crapaud. Ce célèbre roman anglais s'ouvre sur Mr Taupe, il  est casanier, il fait son ménage de printemps. Il rencontre Mr Rat, il se lie d'amitié. Ils partent en barque, ils  rendent visite à Mr Crapaud, ils découvrent sur la grande route une automobile.  Mr Crapaud est  un  prétentieux,  il est emprisonné pour vol, conduite dangereuse et impertinence envers la police rurale. Il va se retrouver en prison, il  s'en évade en se déguisant en blanchisseuse. Mr Taupe en compagnie de Mr Rat vont faire connaissance de Mr Blaireau dans les bois. Mr Blaireau est un solitaire, il vit en ermite. Un passage très poétique que j'apprécie beaucoup est le suivant. Par un jour d'hiver, Taupe se rend dans le Bois Sauvage, espérant ainsi rencontrer Blaireau. Mais il se perd dans le bois, il est  paniqué. Rat part alors à la recherche de Taupe, et finit par le retrouver, mais il commence alors à neiger et Rat ne se rappelle plus le chemin de retour. Ils arrivent à la maison de Blaireau. Ils est accueille avec chaleur et générosité chez lui dans son domicile spacieux et confortable. Il leurs offre un repas et des vêtements secs. J'aime pardessus tout le passage où chez Mr Taupe, des mulots viennent chanter des chants de Noël traditionnel ." Au mont où la porte  s'ouvrit, l'un des plus âgés, qui portait la lanterne, disait à ses camarades : " Attention, un, deux, trois !". Aussitôt ils entonnèrent, de leurs petites voix aiguës, un de ces chants que leurs ancêtres avaient composés par un de ces hivers où les champs étaient en friche et à moitié gelés et que la neige les retenait près du feu de cheminée." Un passage tout simplement adorable !
Mr Rat rend visite à son vieil ami Mr Loutre, son fils  Portly a disparu. Mr Rat et Mr Taupe partent à sa recherche. Le joueur de pipeau, le dieu Pan va les aider à trouver l'enfant disparu. " Portly s'éveilla avec un cri joyeux, gigotant de plaisir à la vue des amis de son père qui avaient été si souvent ses compagnons de jeu." Pan à l'époque de Kenneth Grahame était un personnage populaire dans la littérature britannique. Il était le protecteur des petit animaux.

C'est un roman sur l'amitié, sur les classes sociales. Kenneth Grahame nous décrit un paradis perdu celui de l'innocence, un hymne à la nature avant l'ère industriel. L'écriture est délicieuse et  raffinée.

L'ambiance est très anglo-saxone, ce charmant conte de malice "enfantine" me fait penser à d'autres albums anglais, un lien aussi avec l'univers douillet d'Arnold Lobel. Mais Alberto Manguel fait le rapprochement avec : Le bestiaire d'Ésope, de la Fontaine, d'Attar ou de Vercors, de Günter Grass ou de Colette, d'Orwell ou e Kipling.
Alberto Manguel nous dit que Kenneth Grahame a écrit :"Le vent dans les saules" pour son fils Mousse. Il fut décédé accidentellement. " Le ton, tendrement familier à l'oreille, évoque un passé jadis perdu, toujours vivant dans le mémoire (et sans cesse ravivé par la lecture), voué à l'éternelle jeunesse puisque la mort l'aura empêché de vieillir."

Voir le billet de Titine


Publié par Malice à 15:42 2 commentaires:
Libellés : Amitié, époque édouardienne

TRACY CHEVALIER : Prodigieuses créatures

Traduit par Anouk Neuhoff
Après avoir lu le magnifique roman de Thomas Hardy "Jude l'obscur" pendant mes vacances j'ai lu le dernier roman de Tracy Chevalier. Je ne suis pas aussi enthousiaste ! Donc mon avis est en demi-teinte. Le sujet est pour tant original, l'histoire de ses deux femmes de condition sociale différente à tout point de vue.
En 1810, l'histoire se déroule à Lyme Régis dans le Dorset, Mary Anning découvre ses premiers fossiles et c'est elle qui se passionne pour les " Prodigieuses créatures". Mary est d'origine très modeste, voir pauvre elle vit avec sa mère et son frère. Quand elle était bébé Mary a reçu la foudre. " La foudre avait tué la femme qui me serrait dans ses bras, et aussi les deux filles qui se tenaient à côté, mais j'avais survécu. Il paraît que j'étais une enfant silencieuse et maladive avant l'orage, et que c'est en grandissant que je suis devenue pleine de vigueur t d'entrain."
Très jeune elle a découvre un ichthyosaure, un cousin du crocodile. Contrairement à Elisabeth Philpot, vieille fille issus d'un milieu social aisé et érudit, originaire de Londres. Elle s'intéresse elle aussi aux fossiles et plus particulièrement aux poissons. Mary est une femme livre en opposition à Élisabeth, prisonnière des convenance de son milieu. Toutes les deux vont passer de longues heures sur la plage pour trouver des fossiles.
Ces deux femmes vont devoir ce battre face à la communauté scientifique masculine.
Une des originalité du roman c'est qu'il est question de la création du monde et la remise en cause. Car à cette époque l'on croyait dur comme fer à un monde crée par Dieu, et les fossiles que découvre ses jeunes filles sont des créatures dérangeantes et pas admises.
" Dieu dit : "Que les eaux produisent en abondance des animaux vivants, et que des oiseaux volent sur la Terre ver l'étendue du Ciel." Dieu créa les grands poissons, et tous les animaux vivants qui se meuvent et que les eaux produisirent en abondance selon leur espèce ; il créa aussi tout oiseau ailé selon son espèce."Pour conclure, je dirai que c'est un roman qui possède selon moi d'excellents ingrédients mais la mayonnaise ne prend pas. L'écriture de Tracy Chevalier est pourtant belle et fine. Mais, je n'ai pas été aussi enthousiaste que certaines mais ce roman est à deux voix celle de Mary Anning et celle d'Élisabeth Philpot. Par exemple, un chapitre avec la voix d'Élisabeth et repris par Mary sous un autre angle, sentiment de répétitions et cela m' a gêné dans ma lecture voir agacée. L'ambiance m'a fait penser aller savoir pourquoi à la Leçon de Piano de Jane Campion. Et, je verrais bien ce roman adapté au cinéma et réalisé par elle d'ailleurs !


PS du 18 Août 2011 : Lors de mon séjour en Gaspésie il y a quelques années, Puis je suis allée à Miguasha le centre des fossiles.
Publié par Malice à 20:12 6 commentaires:
Libellés : Amitié

FRED UHLMAN : L'ami retrouvé


Traduit par Léo Lack

Livre lu adolescente. Puis il y a très peu, j'ai assisté à une conférence autour de l'amitié, et ce livre a été cité. La personne qui animait cette conférence a évoqué ce roman avec beaucoup d'émotion, cela ma permis de constater que mon souvenir de ce livre était très fort dans ma mémoire. J'en avais presque les larmes aux yeux. Et, au final j'ai eu très envie de rentrer à nouveau dans ce court roman.
" Jusqu'à son arrivée, j'avais été sans ami. Il n'y avait pas, dans ma classe, un seul garçon qui répondit à mon romanesque idéal de l'amitié, pas un seul que que j'admirais réellement, pour qui j'aurais volontiers donné ma vie et qui eût compris mon exigence d'une confiance, d'une abnégation et d'un loyalisme absolus."
L'histoire se passe en Allemagne dans les années 30, Hans rencontre Conrad. Ils vont devenir amis mais tous les séparent un grand contraste entre les deux garçons. Une grande admiration entre les deux jeunes adolescents est présente. Hans doute de son amitié avec Conrad c'est très bien montré de la par de Fred Ulhman, avec une grande finesse. J'ai apprécié toutes les questions concernant la monté du nazisme en Allemagne surtout en ce qui concerne Hans.
" Ainsi se passaient les jours et les mois sans que rien ne troublât notre amitié. Hors de notre cercle magique venaient des rumeurs de perturbations politiques, mais le foyer d'agitation en était éloigné : il se trouvait à Berlin, où, signalait-on, des conflits éclataient entre nazis et communistes."Il est juif et que va t-il se passer , comment va basculer son pays Allemagne dans l'horreur. C'est une histoire assez cruelle et poignante, sur l'amitié mais aussi sur la famille.
Mon émotion d'adolescente est bien intacte c'est vraiment un livre superbe. C'est plus un récit qu'un roman d'ailleurs comme le souligne bien Arthur Koestler, il a raison aussi de souligner le côté musical du roman.


Un très grand livre assez court qui se lire très facilement mais qu'elle force. Un livre renversant ! Il se rapproche de " l'inconnu à cette adresse" de Kressman Taylor
© L'enfant au gilet rouge de Cézane
reproduction de ce tableaux dans la chambre de Hans.
Publié par Malice à 13:13 5 commentaires:
Libellés : Amitié

MARCELLE SAUVAGEOT : LAISSEZ-MOI

Voilà, qui s'endormait dans ma bibliothèque depuis un petit moment. Puis pour les fêtes, ce livre à été rééditer avec une préface signé Elsa Zylberstein. Vu chez Leiloona, et cela m'a donné l'opportunité de le ressortir.
C'est un livre qui se lit facilement d'une traite surtout quand on est en vacances. C'est un court texte, proche du récit, l'auteur va mourir et elle met ses tripes sur table en s'adressant à son dernier amour. Elle lui écrit une lettre en fait qu'il ne recevra jamais. " Vous n'usez plus du mot amour : c'est amitié que vous dites ; mais ce nouveau mot recouvre les mêmes choses ; c'est bien de l'amour que vous demandez mais de l'amour qui se satisfasse de sa seule existence, qui ne soit plus que bonté et renoncement."
Il est question d'amitié, d'amour, il la trahie pour une autre et c'est tragique, voir très cruel. Marcelle Sauvageot écrit d'un sanatorium à Hauteville dans l'Ain, elle a la tuberculose. Elle a attrapé cette maladie, l'hiver 1929, elle écrit ce texte à la fin de l'année 1930. Elle est décédé en 1934, le 3 janvier de cette maladie.
" Savez-vous ce que c'est que l'amitié ? Croyez-vous que ce soit un sentiment plus tiède que l'on peut éviter de se rendre ? L'amitié, je crois que c'est de l'amour plus fort et plus exclusif ... mais moins "tapageur. ""
Elle a été l'ami de René Crevel (lié au surréaliste) et de Jean Mouton, elle les a connu tous les deux à la Sorbonne. J'aime beaucoup ce passage concernant la légende japonaise, il a attiré mon attention.
" Une légende japonaise, je crois, prétend qu'à la naissance la lune attache par un ruban rouge le pied d'une future femme. Pendant la vie le ruban est invisible, mais les deux êtres se cherchent et, s'ils se trouvent, le bonheur pour eux est sur terre. Il en est qui ne se trouve pas ; alors leur est inquiète et ils meurent tristes : pour eux le bonheur commencera seulement dans l'autre monde : ils verront à qui le ruban rouge les attache. Je ne sais si je trouverai en ce monde le ruban rouge qui m'attache ; je crois que cette légende est comme toutes les légendes, une consolation poétique." Un livre poignant tout simplement ! À découvrir à lire.
Publié par Malice à 17:10 9 commentaires:
Libellés : Amitié

UNE AMITIÉ D'AUTREFOIS

Une amitié forte elle prend naissance au Lycée Lakanal à Paris, ils ont dix-sept ans en 1903
Jacques Rivière, jeune homme d'origine de la Gironde, il deviendra le directeur de la prestigieuse NRF en 1919, fondé par Gide qu'il admire.
Alain- Fournier, l'auteur du roman culte et du très beau Grand Meaulnes, jeune homme d'une grande sensibilité à fleur de peau que j'apprécie beaucoup, il vient du Berry. Il est plus sensible à la poésie en particulier celle de Francis James Jacques Rivière est un passionné d' opéras. Ils sont de tempérament différents mais cela n'empêchent pas de s'apprécier. "Nous ne pouvons l'un à l'autre nous faire que des reproches. Nous ne nous sommes attachés que par nos différences, que parce que nous complétions avec exactitude,et ces différences nous passons notre temps à ne pouvoir nous les tolérer. "
dans leurs différences. Cette correspondance est un tableaux vivant d'une époque associée à leur vie personnelle. Ils ont soif de culture : littérature, art, musique et de l'amour pour Paris. Cette correspondance est structurée ebn chapitre regroupé par thèmes. Chapitre intitulé : Angleterre, Alain-Fournier (AF) nous livre sa passion pour ce pays, son charme, passion pour Dickens que Jacques Rivière (JR) ne partage pas ainsi que la conception du roman. Très jeune AF veut écrire un roman plutôt que de la poésie. " Écrire des histoire et n'écrire que des histoires. Commencer avec une maison, finir avec une autre en passant par des champs, des rues ou des bateaux, mais n'avoir que ça d'acquis au début et ne marcher qu'avec ça. "
JR sa conception du roman : " Je veux dire que la forme du roman me déplaît , car les trois quarts du roman consistant à transposer des des sentiments personnels, des idées , des visions particulières en les groupant différemment, en leur donnant une signification nouvelle, en les attribuant à des personnages imaginaires qui diffèrent par hypothèse du sujet réel de ces sentiments, idées visions."En compagnie de JR et de A-F nous découvrons un mouvement important du début du XXème siècle le Symbolisme avec pour chef de file Stéphane Mallarmé. Grâce à Gabriel Frizeau (un riche amateur d'art bordelais qui fit connaître Odilon Redon, Gaugin et André Lhote) initie à l'art JR. Passion tous les deux que je partage pour Debussy et en particulier Pelléas et Melissande. " Que Debussy est grand ! " Mon dieu ! comme c'est vrais. JR. Admiration pour Claudel, dramaturge catholique . Pour J.R " Oh ! mon ami, cela est vrai que c' est plus grand que Dante." surtout car pour A-F " En gros, ce ne sera pas un de mes maîtres". Gide est une grande figure littéraire qui marque les deux jeunes gens, aussi.
Ils font connaissance avec Gide car invités dans sa maison de Montmorency et sa délicieuse demeure de Cuverville en Normandie. Gide apprécie l’intelligence de Jacques Rivière et il sera plus réservé face à Alain-Fournier. A-F a été en contact avec Charles Peguy, écrivain qu'il affectionne. A-F , J.R sont des admirateurs de Rimbaud. D'ailleurs J.R pour la NRF, il écrira de longues études.
J.R se marie avec Isabelle la sœur d'A-F. J.R ayant perdu très jeune sa mère trouve un réconfort dans la famille Fournier, il considère sa belle-mère comme étant une mère. Le fait que J.R soit marié et pas A-F cela créer une distance entre les deux. A- F à cause de Claudel entre autre il va se convertir au catholicisme et effectuer un pèlerinage à Lourde.
Ce tableaux de Dante Gabriele Rosseti : Beata Beatrix a inspiré A-F pour le personnage d'Yvonne de Galais " Regard immensément bleu comme les madones de Botticelli, immensément loin et hautain comme les femmes de Dante Gabriele, immensément confiant et faible et bleu comme la Vie de Watts."
Alain-Fournier est un passionné de la peinture préraphaélite depuis son séjour en Angleterre.
Ces échanges sont émouvants. Des pages magnifiques de lyrisme, pour un monde qui s'en va petit à petit. C'est vraiment une très belle amitié d'autrefois comme l'évoque le titre de cette prodigieuse correspondance. À noté la préface bienveillante signée Alain Rivère ( fils de Jacques Rivière et d'Isabelle (la sœur d'Alain-Fournier) il a bien raison car cette amitié est magnifique et extraordinaire car cela n'existe plus des amitiés comme celle-ci  (quoique avec les blogs aujourd'hui nous pouvons échanger avec plaisir sur des passions communes) !


Publié par Malice à 17:57 4 commentaires:
Libellés : ALAIN-FOURNIER, Amitié, ART, Musique, RIVIÈRE JACQUES

ROSAMUND HADEN : l'église des pas perdus



Traduction par Judith Roze
Lecture dans le cadre de l'opération Livre de Poche

C'est une histoire d'amitié entre deux femmes Catherine King alias Katie, blanche, son amie Maria Dlamini noire. Les deux femmes ont été élevées ensemble, dans une ferme à Hebron, le père de Catherine en était le propriétaire et la mère de Maria, la cuisinière noire.La vie les a séparées, Catherine est parti en Angleterre avec sa mère et sa sœur Lilly mais Maria est restée à la ferme. Vingt ans plus tard, la ferme a été achetée par un couple, Tom et Isobel Fyncham. Catherine reviendra en Afrique du Sud et retournera sur les pas de son enfance. Dès son retour elle a un coup de foudre pour Tom Fyncham un homme terriblement séduisant. Hendrik un jeune garçon de l'âge de Katie est fou amoureux d'elle, il fera tout pour la séduire mais cela sera un cuisant échec.
Leurs pas se dirigent très souvent vers l'église, et la rivière, les deux se trouvent sur le terrain de la ferme.
Un suspense implacable dans L’Église des pas perdus, les personnages sont flamboyants . Un excellent premier roman, un grand plaisir de lecture, je rapprocherai ce livre à la pluie de Kristy Gunn, car j'ai retrouvé les mêmes sensations torrides poisseuses là aussi importance de l'eau la rivière, la chaleur qui rend les corps moites qui colle à la peau, l'alcool . Les personnages boivent pour oublier ou pour combattre l'ennui.
En toile de fond il est question de l'Aparthied, Rosamund Haden jongle entre le passé et le présent. L'écriture est très cinématographique (mais cela ne ferait pas pour autant un excellent film), chaque scène est visualisée par le lecteur.

Importance de la musique la Rumba d'Edmundo Ros, colle très bien à l'atmosphère mystérieuse, torride qui règne dans ce roman p145 "" Mettons de la musique. J'ai un disque" Et elle alla chercher Edmundo Ros et son orchestre. Elles étaient rien que toutes les deux. Elle pouvaient danser. Catherine se récria en voyant le visage rayonnant d' Edmundo Ros sur la pochette. "Je connais ce disque. Je dansais là-dessus pendant la guerre. Tiens, je vais te montrer les pas. La rumba, la samba. "Elle prit Maria par la taille. "Je fais l'homme. Tu n'as qu'à me suivre.""



Publié par Malice à 09:29 7 commentaires:
Libellés : Amitié

TRUMAN CAPOTE : PETIT DÉJEUNER CHEZ TIFFANY



Première lecture au début de l'année
Je ne quitte pas Marilyn et Michel Schneider en lisant ce livre de Truman Capot. Ref au Magasine littéraire et à la conférence de Michel Schneider à la BNF : "ça va passer" est l'intitulé de son portrait de Capote, la souffrance, l'alcool, la maladie, les drogues.
Truman Capote a rencontré Marilyn en 1950 lorsque qu'elle tournait Asphalt Jungle de John Huston.
Ils étaient très complices. Ils buvaient des anges blancs ensemble.
Dans le personnage d'Holly Golightly similitude entre Marilyne et Capote. D'ailleurs à l'écran se devait être Marilyn (souligné par sa passion pour les diamants) et non Audrey Hepburn dans le rôle de Holly Golightly.
Holly modèle actrice, la prostitution, elle oublie souvent ses clés prétexte pour déranger ses voisins. Clin d'œil à Marilyn et le complexe de Truman avec le cinéma : "je ne serais jamais une star de cinéma""Être une star et posséder une forte personnalités on pourrait croire que ça marche ensemble." Marilyn et Holly ne possèdent rien, et appartient à personne "On s'est rencontrés près de la rivière, un jour, mais nous ne nous appartenons pas."
Malheureusement, je n'ai pas été réceptif à ce livre. Quand j'avais vu le film cela remonte à un moment déjà, j'avais été attiré pour le film son ambiance sa fraîcheur , j'ai eu le sentiment d'être off et pas in, et accrocher à l'histoire. De ce faite ma critique est un peu tronquée, elle n'est pas tellement sur le livre mais plutôt autour. Par contre je n'ai lu que la nouvelle (qui est plutôt un court roman) intitulée Petit Déjeuner chez Tiffany. Je pense lire les autres peut-être plus tard. En tout cas la personnalité de Capote est troublante et fascinante à la fois voir le film du même nom qui fut une bonne surprise
cinématographique de l'année 2006.


Deuxième lecture après avoir vu le film. J'avais vu le film il y a longtemps et j'ai été complètement réceptive enchanté. Malgrès tout le livre et le film sont très différent. Cela ne se passe pas à la même époque le film : les années 60. On retrouve l'ambiance et la patte de Blake Edwards. Et, selon moi c'est grâce à ce film qu'Audrey Hepburn est devenue une icône. Le chat est un personnage important du livre comme dans le film.
"J'appris aussi qu'elle jouait de la guitare. Les jours où le soleil tapait dur, elle se lavait la tête, et elle et le chat, un matou, écaille et tigré, s'installaient ensemble sur l'échelle d'incendie pendant que ses cheveux séchaient au son son de la guitare."Holly est à la recherche d'un père d'une protection paternelle. Le narrateur est un jeune écrivain, c'est Truman Capote le protecteur d'Holly dont il est amoureux de ce pauvre petit chat perdu et en manque d'affection. Le jeudi elle va à Sing Sing rendre visite à Sally Tomato un prisonnier, un représentant de la maffia.
L'endroit favoris d'Holly c'est d'aller sur la 5 ème avenue à New York de rêver devant les vitrines de Tiffany's, et prendre son petit déjeuner.
Bon et bien autant j'ai pris un énorme plaisir à revoir le film autant la relecture du livre je ne sais pas si c'est du à la traduction un peu vieillote signée Germaine Beaumont mais je n'ai pas été très enthousiaste.
Là seul chose qui m'est plu c'est de voir les liens avec le film.
J'aime beaucoup se passage que l'on retrouve aussi dans le film: " Holly choisit un masque et le colla sur la figure. Elle en choisit un autre et le colla sur la mienne. Puis elle me prit la main et nous sortîmes ensemble. Ce fut aussi simple que cela. Dehors, nous courûmes le long de quelques pâtés d'immeubles, pour rendre, j'imagine, l'aventure plus dramatique".
Lou a lu le livre en version original et je pense que cela doit donner une note autre plus enlevée.
Publié par Malice à 05:08 1 commentaire:
Libellés : Amitié, New York
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