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vendredi 2 janvier 2009

ROSAMUND HADEN : l'église des pas perdus



Traduction par Judith Roze
Lecture dans le cadre de l'opération Livre de Poche

C'est une histoire d'amitié entre deux femmes Catherine King alias Katie, blanche, son amie Maria Dlamini noire. Les deux femmes ont été élevées ensemble, dans une ferme à Hebron, le père de Catherine en était le propriétaire et la mère de Maria, la cuisinière noire.La vie les a séparées, Catherine est parti en Angleterre avec sa mère et sa sœur Lilly mais Maria est restée à la ferme. Vingt ans plus tard, la ferme a été achetée par un couple, Tom et Isobel Fyncham. Catherine reviendra en Afrique du Sud et retournera sur les pas de son enfance. Dès son retour elle a un coup de foudre pour Tom Fyncham un homme terriblement séduisant. Hendrik un jeune garçon de l'âge de Katie est fou amoureux d'elle, il fera tout pour la séduire mais cela sera un cuisant échec.
Leurs pas se dirigent très souvent vers l'église, et la rivière, les deux se trouvent sur le terrain de la ferme.
Un suspense implacable dans L’Église des pas perdus, les personnages sont flamboyants . Un excellent premier roman, un grand plaisir de lecture, je rapprocherai ce livre à la pluie de Kristy Gunn, car j'ai retrouvé les mêmes sensations torrides poisseuses là aussi importance de l'eau la rivière, la chaleur qui rend les corps moites qui colle à la peau, l'alcool . Les personnages boivent pour oublier ou pour combattre l'ennui.
En toile de fond il est question de l'Aparthied, Rosamund Haden jongle entre le passé et le présent. L'écriture est très cinématographique (mais cela ne ferait pas pour autant un excellent film), chaque scène est visualisée par le lecteur.

Importance de la musique la Rumba d'Edmundo Ros, colle très bien à l'atmosphère mystérieuse, torride qui règne dans ce roman p145 "" Mettons de la musique. J'ai un disque" Et elle alla chercher Edmundo Ros et son orchestre. Elles étaient rien que toutes les deux. Elle pouvaient danser. Catherine se récria en voyant le visage rayonnant d' Edmundo Ros sur la pochette. "Je connais ce disque. Je dansais là-dessus pendant la guerre. Tiens, je vais te montrer les pas. La rumba, la samba. "Elle prit Maria par la taille. "Je fais l'homme. Tu n'as qu'à me suivre.""



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