Pages

jeudi 24 juillet 2008

SIRI HUSTVEDT : Élégie pour un Américain

Traduit par Christine Le Bœuf

Au mois de juin en compagnie de Lou, j'ai assisté à une séance de dédicace à la librairie l'arbre à lettre. Donc, ce livre est dédicacé de Siri Hustvedt, le premier que je lis d'elle.
De quoi parle t-il ! et bien de la famille, de ses origines.
Dans une Amérique traumatisée par les événements du 11 septembre, dans un milieu New-Yorkais aisé d'intellectuels.
Ce livre : " Conjuguant la mémoire de l'immigration et le thème du secret de famille, et affrontant, entre ombre et lumière, les ambiguïtés de toute transmission, et la difficulté pour tout individu de réinventer sa vie" extrait de la quatrième de couverture
Je vais décevoir Lou car cette lecture est une déception, et oui !!!!!
Pas de fluidité dans le récit, trop d'histoires, trop patchwork, , je m'explique :
1- L'histoire d'Erik , psychologue et de sa sœur Inga (philosophe) viennent de perdre leur père qui a laissé un secret, ombres, la mère Marit et la fille d'Inga, Sonia marqué par le 11 septembre. 2- Erik, divorcé qui est en collocation avec la belle jamaïquaines Miranda, sa petite fille Egg et Lane le père d'Egg et photographe fou. 3 - Inga est le problème avec Max : écrivain, scénariste décédé.
4- Sonia et ses angoisses du à son adolescente et à la perte de son père.
5- L'histoire des patients d'Erik qui ont besoin d'un psy dans cette Amérique marquée par le 11 septembre.
Et donc je ne me suis pas totalement attachée à un personnage.
C'est dommage j'ai bien aimé malgré tout concernant cette douce ambiance de roman très américain, mais je n'ai pas été totalement concise. Le problème selon moi de ce roman est la structure. Cela manque de chapitres, ou de parties, j'aurai bien vu une première partie concernant la mort du père de Erik et Inga, avec l'évocation du passé. Cette partie devrait être touchante puisque Siri Hustvedt introduit les écrits de son père, pour moi cela tombe à plat. Et, j'aurai bien vu, une deuxième partie , celle concernant la mort de Max, le célèbre écrivain, le père de Sonia évocation du présent de cette Amérique chaotique.
Puis, trop de thèmes évoqués : celui de la mémoire, des rêves, il est question de la réalité (tout dire tout savoir en ce qui concerne l'écrivain et sa vie), d'ailleurs il y a un passage qui ma marqué concernant la réalité/réflexion qui est d'une grande justesse et très bien vue : p69 " En même temps, réalité est devenu en Amérique synonyme d'ignoble et de sordide. Nous pratiquons le culte de l'histoire vraie, de la confession intégrale, de la téléréalité, des gens réels dans leur vie réelle, les mariages de célébrités, leurs divorces, leurs vices, l'humiliation offerte en spectacle- notre versions des des pendaisons en public."
Le thème du miroir est présent avec le personnage de Lane (photographe) intéressant, mais pas approfondi à mon goût !!!!.
Mais j'ai envie de lire des livres de son mari Paul Auster que je ne connais pas bien.
Enregistrer un commentaire