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mercredi 6 mars 2013

EMMANUEL CARRÈRE : D' autres vies que la mienne

En 2004, Emmanuel Carrère est au Sri Lanka au moment du Tsunami. 
 " Un instant plus tôt la mer était étale, un instant plus tard c'était un mur aussi haut q'un gratte-ciel  et qui tombait sur lui."Il se trouve en compagnie de sa fiancée Hélène et de leurs fils Jean Baptiste et Rodrigue.  Hélène et Emmanuel font la connaissance d'un couple de français Jérôme et Delphine. Ils viennent d'apprendre qu'ils ont perdu  leur petite fille Juliette. 

En rentrant à Paris, ils apprennent que Juliette, la sœur d'Hélène, mère de trois petites filles, est en train de mourir d’un cancer. Elle était juge d'instruction  à Vienne "un grand juge" dira son ami Etienne Rigal handicapé.

 " Le lendemain, au petit déjeuner, elle (Hélène dont il est question) a ri, vraiment ri, et m'a dit : je te trouve drôle. Tu es le seul type que je connaisse capable de penser que l'amitié de deux juges boiteux et cancéreux qui épluchent des dossiers de surendettement au tribunal d'instance de Vienne, c'est un sujet en or. En plus, ils ne couchent pas ensemble et, à la fin, elle meurt. J'ai bien résumé ? C'est ça, l'histoire  ? "


Les histoires s'emboîtent comme des poupées russes.  Emmanuel Carrère s'est complètement approprié l'histoire d'autres personnes qu'ils ne connaît pas pratiquement.  Il fait un lien avec ses autres romans. Un livre saisissant, bouleversant,  et qu'il se lit en apnée. Comme il le dit très bien ses récits son un guide sur "le dur et difficile métier de vivre", sur la fragilité de nos vies. Une belle et enrichissante lecture moi qui n'avait pas tellement aimé son "Roman Russe". 

8 commentaires:

sylire a dit…

Comme toi j'ai beaucoup aimé ce livre, je n'avais pas non plus vraiment aimé "un roman russe".

Kathel a dit…

Ah oui, une très belle lecture !

Sous Les galets a dit…

Moi j'avais bien aimé son "roman russe", et celui là me fait de l'oeil depuis un moment...

Malice a dit…

@ à toutes : Oui une lecture forte et très intéressante mais qui donne le cafard tout de même. Mais Emmanuel Carrère aborde des sujets durs avec les mots appropriés .

Cécile Qd9 a dit…

Un grand livre en effet : tu l'as récupéré lors du dernier DLE je suppose ? Heureuse que tu l'ai aimé

Malice a dit…

Oui j'ai bien pensé à toi en le lisant ! C'est exact c'est le livre que j'ai récupéré lors du dernier DLE en petit comité et j'ai beaucoup apprécié cette lecture !

Valérie a dit…

Comme toi, je n'avais pas aimé Un roman russe. Heureusement que j'ai tout de même décidé de relire l'auteur car ce livre-ci est mon livre de chevet.

Philisine Cave a dit…

J'ai largement préféré la seconde partie par rapport à la première, où l'auteur me semble plus en retrait pour mon plus grand bonheur.