Ce roman s'ouvre sur la fin de l'époque victorienne, le 19 juin 1895. À l'aube du XXième siècle, une époque de changement de renouveaux, d'avenir. A. S Byatt nous présente une génération perdue confrontée à un monde nouveau. Olive Wellwood, issue d'un milieu simple ouvrier.tElle écrit des livres pour enfants et les victoriens vouent un culte à l'enfance. À chaque fois qu'un enfant naît elle lui dédie un conte, un livre relié d'une couleur différente. " Chacune était écrite dans un livre séparé, décorée à la main avec des papiers collés et des motifs de couleur." Le monde des conte des contes de fée, le Pays des Elfes tient sa place avec une préférence pour le mystère de la forêt dans les contes de Grimm. Olive écrit pour fuir la réalité, en quelque sorte pour oublier d'où elle vient . Elle vit dans un monde imaginaire comme ses propres enfants : Tom, Dorothy, Phyllis, Hedda, Florian. Sa sœur Violet se charge de les élever mais elle est aussi la maîtresse de Humphry. C'est un roman qui pose la question d'où venons nous ? Qui sont réellement nos mères ? " Violet répétait souvent qu'elle était leur "vraie mère". "
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| John Singer Sargent |
" Les hommes et les femmes de l'Âge d'or, écrit Hésiode, vécurent dans un printemps éternel, durant des centaines d'années ; ils avaient le don de jouvence, et se nourrissaient de baies sauvages et de miel ainsi que des glands tombés d'un chêne majestueux. À l'âge d'argent sur lequel on a moins écrit, on restait enfant pendant cent ans, sans grandir avant de subitement vieillir et mourir."
Mais comment ils peuvent grandir si leurs parents se comportent comme des enfants. Les adultes de ce romans sont la plupart des intellectuels bohèmes, aux idées socialistes utopiques. Durant l'âge d'argent que les enfants qui deviennent les personnages principaux du roman d'A.S Byatt. Ce sont eux que l’on suit, dans l’affirmation de leurs caractères et leurs décisions. Les parents sont statiques, ils restent dans leur cottage. Les enfants, eux grandissant, partent pour l’université, ou l’Allemagne, ils décide de leur avenir. Ils sont en mouvement, ils quittent le nid douillet de la maison familiale le "home" chez aux anglais.
Voilà un roman, d'une grande richesse, très intéressant car A.S Byatt fait un parallèle avec notre époque. C'est un roman très documenté et magnifiquement bien construit aussi. Je me suis vraiment régalée à la lecture de ce gros pavée, un véritable bouillon de culture concernant l'art mais aussi pour les réflexions sur la vie et nos mœurs de notre époque.
En même temps c'est un roman longuet pas loin de 700 pages, il manque d'un souffle , pour être véritablement emporté dans l'histoire de ce roman à travers les générations. Mais l'écriture est d'une très grande générosité.
"Au XIX ième siècle, dans lequel je me trouve à présent, l'enfant attire particulièrement les écrivains . Je relève une foule d'immenses petits personnages : Oliver Twist, Alice, Jane Eyre enfant, Cathy et Heatcliff dans leurs tendres années, Mary Lennox, Dickon et Colin, Cedric Erroll Little Nell ... Certains parviennent à grandir mais n'oublient jamais que leur histoire a commencé il y a des années." "Les victoriens vouent un culte à l'enfance."
(Source Rodrigo Fresan : Les Jardins de Kensington traduit par Isabelle Gugnon

tu étais très inspirée pour ce résumé là ! bravo, je retiens que ce roman laisse une belle part à l'art, j'aurais aimé vivre à cette époque ! ou du moins y faire un saut
RépondreSupprimerTrès beau billet! L'an passé, j'ai entendu l'auteure dans une entrevue d'une heure qui parlait de ce livre et je l'ai tout de suite lu. J'ai été vraiment emballée. Comme toi, j'ai trouvé que ça s’essoufflait un peu à un moment donné, mais c'est reparti ensuite. Je me suis promis de continuer à lire cette auteure.
RépondreSupprimerJ'étais bien tentée à la sortie du livre en anglais mais on m'a tellement dit que c'Était ardu que j'ai pris peur... Tu me donnes envie d'essayer, par contre.
RépondreSupprimerComme tu t'en doutes, j'ai très envie de lire ce livre. J'ai juste un peu peur de l'épaisseur et tu as trouvé qu'il manquait un peu de rythme...j'hésite du coup !
RépondreSupprimertrès beau billet :) tu ne veux pas l'ajouter au challenge victorien ?
RépondreSupprimer@ Wic : Comment ne pas l'être c'est un roman très dense où effectivement l'art (nouveau ou Art Craft) tient une place importante. Moi en ce qui concerne l'époque qui est décrite y faire un saut je ne sais pas trop car elle est guère mieux que celle d'aujourd'hui. C'est tout l'art du romancier de rendre une époque passionnante, de l'embellir pour la rendre romanesque ;-)
RépondreSupprimer@Mélodie : Merci oui nous avons le même point de vue concernant ce roman où il manque un petit quelque chose pour qu'il soit parfait et donne un très grand roman .
Karine :) : Ce n'est pas un livre ardu (qu'est ce que l'on entend par là d'ailleur), il est certain qu'il ne se passe pas grand chose, c'est plutôt un livre qui tourne autours des idées sur l'art, la littérature les contes en particulier, l'écriture, les idées nouvelles, les rapports entre parents et enfants. Oui je trouve que c'est un livre qui devrait te plaire, il est certain que le côté pavé peut faire peur.
@ Titine : Oui, j'ai pensé à toi en lisant ce roman car il parle de l'art entre autre. Il est certain que ce roman manque un peu de rythme mais en même tant cela ne gâche absolument pas le plaisir de lecture.
@Aymeline : Merci l'ajouter au challenge oui pourquoi pas si cela te fait plaisir !
Je n'ai rien lu de cette auteur, mais ton billet me donne bien envie de partir à sa rencontre...
RépondreSupprimerJ'ai très envie de découvrir cette auteure avec ce roman qui t'a enthousiasmé, de plus j'aime beaucoup le bijou de la couverture.
RépondreSupprimerEffectivement c'est un très bel article qui donne fort envie de découvrir ce roman aux multiples facettes, riche en thèmes et sources d'inspiration... J'ai noté précieusement ton conseil, nul doute que je le lirai ! J'aime beaucoup l'illustration représentant des enfants et des lanternes magiques, de qui est-ce ?
RépondreSupprimer@ Céline : C'est une belle rencontre !
RépondreSupprimer@ éléa : Oui le bijou de la couverture est superbe !
@ Lou : Ah ! Oui un roman d'une grande richesse, j'apprécie énormément ce genre de roman.
Alors, oui j'ai cru avoir mis une légende, merci j'ai rectifier et je viens de mettre le nom du peintre ;-)