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HENRY JAMES : Les Bostoniennes

Traduction de Jeanne Collin-Lemercier

"Quand je jette un regard sur le monde et que je vois ce que les hommes en ont fait, je ne peux m'empêcher de me dire : "Si c'était les femmes qui avaient mis le monde dans cet état, je me demande ce que les hommes penseraient."Quand je vois la misère affreuse de l'humanité, quand je pense à la souffrance qui à toute heure, à tout instant étreint le monde, je me dis : "Si c'est là tout ce qu'ils sont capables de faire par eux-même, ils feraient mieux de nous laisser leur montrer ce que nous femmes savons faire."Nous ne réussirions jamais à faire plus mal qu'eux, qu'en pensez-vous ?"
 Ce roman féminisme se déroule entre Boston et New York à la fin du XIX ième siècle. Olive Chancellor est une féministe convaincue.  Olive est sous le charme de la jeune Verena Tarrant, fille d'un guérisseur. Vérena est douée elle pour parler en publique avec beaucoup de charme.  " Je ne suis qu'une simple jeune fille, une petite Américaine de rien du tout, je n'ai pas beaucoup d'expérience, naturellement, et je ne connais pas grand chose de la vie."
Olive va  s'approprie ce talent brut et éduque, forme et instruit Verena pour la mission à laquelle elle la destine: être la porte-parole des féministes. Olive va invité  un lointain cousin , Basil Ransom, sudiste et conservateur à une réunion de suffragette où la jeune Verena est présente .  Pour la première fois, elle se trouve dans l'obligation de faire un discours très éloquent. Son auditoire est émerveillé par cette jeune fille pure et innocente. 
Il est immédiatement  sous le charme de Verena aussi. Il est un jeune et intelligent avocat du Mississippi, il est venu s'établir à New York pour exercer son métier d'avocat. 

C'est un roman sur le combat féministe face au masculin oppressant. C'est une lutte entre Olive, la bostonienne et son cousin le conservateur du sud. Verena est tiraillée entre les sentiments naturels, ceux de l'amour et les sentiments imposés ceux des idées sur le féminisme. Ce gros roman de James est d'une incroyable modernité !




James Ivory a réalisé une adaptation de ce roman d'Henry James, très réussit et fidèle au roman. 
Interprétation : 
Christopher Reeve : Basil Ransome
Vanessa Redgrave : Olive Chancellor
Madeleine Potter : Verena Tarrant




HENRY JAMES : L'élève

Traduction de Paul Hermann

"C'était un garçon cosmopolite, perspicace, maigre et pâle, qui n'était pas encore épanoui, aimait la gymnastique intellectuelle et avait également remarqué plus de choses, concernant le comportement humain qu'on aurait pu le supposer. Il conservait néanmoins une chambre remplie de superstitions, où il brisait chaque jour un douzaine de jouet."
C'est en 1891 paraît L'Élève. Pemberton.  Un jeune homme intelligent tout droit sortie d'Oxford, est engagé, par la famille Moreen comme précepteur du jeune Morgan.  "Morgan Moreen avait quelque chose de maladif, sans être pour autant ce qu'on appelle un enfant fragile; son air intelligent(mais bien sûr, Pemberton n'aurait pas aimé le voir stupide) faisait craindre qu'il ne fut guère aimable, sa grande bouche et ses grandes oreilles empêchant  qu'on le trouve beau." Ses parents sont  des américains aventuriers installés à Nice . Morgan est le petit dernier de la famille. "Mon cher ami, vous êtes littéralement en guenilles" lui lançait Pemberton sur un ton d'ironique reproche." Ses sœurs sont en quête de maris riches. Morgan ne se sent pas à sa place dans cette  famille fascinée par le paraître.  Il ne peut pas les abandonner car il est malade et sans argentPemberton s'attache  à Morgan mais il n'est pas payés. Cela est un véritable problème. Il ne sait pas comment s'y prendre pour en parler à Mrs Moreen.  Le paraître est très important pour les maître de Pemberton, ils aiment voyager Paris, Venise et aiment être à la mode, c'est bien plus important . Il est question de chantage entre le précepteur et ses maître. Il en était de même avec la nourrice bien aimée de Morgane :  Zénobie.
" Quand il essayait de se représenter cette aube naissante qu'est l'enfance, cherchant comment s'en occuper au mieux, il comprenait qu'elle était toujours changeante, que l'ignorance, au moment où il la pointait du doigt se parait déjà des couleurs du savoir et qu'on ne pouvait rien trouver qu'à un moment donné un enfant intelligent ne connût pas. Il lui semblait en savoir trop pour se représenter la simplicité de Morgan , et pas assez pour le tirer de sa confusion."
Pemberton se prépare à emmener Morgan avec lui. Mais l'adolescent est condamné et pressent sa mort prochaine. Il est frappé par une crise cardiaque avant d'avoir pu connaître le bonheur avec son jeune maître et ami.
Henry James s'intéresse beaucoup à l'enfance  voir dans Ce que savait Maisie, mais aussi dans la Tour d'écrou. Les enfants sont des êtres innocents pervertis par les adultes. Le monde des adultes est d'une très grande cruauté et d'une grande violence.  Dans cet longue nouvelle, Henry James explore la relation ambigüe entre Morgan Moreen et Pemberton.
Dans cette longue nouvelle, le thème de l'argent tient sa place, les Moreen vivent au dessus de leur moyen, qu'est ce que Pemberton va être payé ? 








MICHIEL HEYNS : La dactylographe de Mr James

Rentrée littéraire 2012

Theodora Bosanquet,
Traduit par Françoise Adestain

En 1907, Henry James engage une nouvelle secrétaire. Theodora Bosanquet, qui demeura à son service jusqu’à la mort de l’écrivain. 
"Miss Petherbridge qui affirma dès le premier jour à son troupeau frissonnant de futur dactylographes : 
" Nous les femmes, nous avons appris à nos dépens que nous sommes des citoyens de seconde zone dans un Monde d'Homme. Il est de notre devoir d'acquérir les qualification donnant accès à ce monde.""
Morton Fullerton
Ce roman se déroule dans la petite ville de Rye : la vie à Lamb House de 1907 à 1916.  Frieda Wroth est la dactylographe  et la secrétaire du Maître. C'est dans cette demeure feutrée que Frieda rencontre le séduisant journaliste Morton Fullerton.  Elle va être en contact avec lui grâce au spiritisme, elle se met à la machine à écrire et elle pense très fortement à lui. Henry James reçoit la visite dans sa maison de Rye : son frère et sa famille. 
Henry James a été un grand ami d'Edith Wharton, qu'il surnomme l'Ange de la dévastation, et qui entre Paris et l'Amérique parcourt la campagne anglaise à toute vitesse dans sa voiture.J'ai trouvé ce roman audacieux, original comme idée, la mythique Remington est un personnage qui a toute sa place dans ce roman où tout tourne autour de l'écriture. "La machine était l'instrument parfait pour capturer ces idées, et, peu à peu, elle parvint à noter des phrases entières : il lui fallait seulement vider son esprit de toute pensée étrangère, et attendre que l'engourdissement succède au tremblement de ses mains ; puis ses doigts, posés sur les touches, commençaient à exécuter les injonctions de l'autre esprit qu'elle identifiait désormais à Mr Fullerton."
Dans ce roman est présent l'univers d'Henry James la confrontation entre la vieille Europe et le nouveau monde l'Amérique. 
Tout de même je n'ai pas été totalement séduit par ce roman. Pas de personnage  véritablement attachant, trop long roman qui se traîne etc... 


Mrs Pankhurst

Ce roman "La dactylographie de Mr James" se déroule au début du XXième siècle à l'époque des manifestations des suffragettes qui veulent améliorer la condition des femmes.  Frieda à Rye assiste à quelques réunions féministes : " Pendant ces promenades, Miss James (la nièce d'Henry James qui est américaine), exprimant son admiration pour ce qu'elle appelait la situation indépendante de Frieda, aimait discuter de la Condition des Femmes. Elle avait vu une manifestation de suffragettes devant le Parlement le lendemain de son arrivée  à Londres  et s'en déclarait très impressionnée encore que ses commentaires ne fussent pas dénués d'ambivalence. "Il paraît qu'elles étaient cent mille, et que certaines d'entre elle se sont dirigées vers Downing Street et ont lancé des pierres  sur les fenêtres du Premier ministre. Une vingtaine a été arrêtée et envoyée à la prison Holloway. C'est un comportement exagéré, évidemment, en Amérique les femmes ont de meilleures manières. "




Il y a quelque temps j'ai vu ce très beau film concernant la condition des femmes en Angleterre : "Les suffragette".
En Angleterre, au début du XXe siècle, Maud, une jeune femme élégante, mariée et mère de famille décide de s'engager auprès du groupe de militantes féministes britanniques appelé « Les suffragettes », un mouvement radical qui lutte pour obtenir le droit de vote des femmes au Royaume-Uni. Face aux réactions agressives du gouvernement envers les diverses manifestations pacifiques, Les suffragettes, dirigées par la célèbre Emmeline Pankhurst, sont prêtes à recourir à la violence et à risquer leur travail, leur famille et leur vie pour porter leur message... Un très bon film que j'ai beaucoup apprécié. 

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COLM TOIBIN : LE MAÎTRE

Traduit par Anna Gibson

Il y a quelque temps j'ai lu "Auteur ! Auteur !" de David Lodge. Et, autour de moi on m'a vivement conseillé la version de Colm Toibin."A un moment, je me suis aperçu qu'un certain Henry James me trottait dans la tête et j'ai eu envie d'ajouter un peu de fiction à la vie de ce grand homme. "
En 1895, à Londres, Henry James présente sa pièce Guy Domville. C'est un échec retentissant (le paradoxe tout de même c'est que Henry James est ou plus tôt à été souvent adapté au théâtre par exemple je pense aux " papiers d'Aspern" et "la Bête dans la Jungle"). Hué par le public, blessé, il se réfugie en Irlande. Henry James vient après son frère William, entre Henry et Alice il y a Bob et Wilky. La famille James voyage énormément entre l'Amérique et l'Europe. Ils ont reçu une éducation libérale, leur père était un ami d'Emerson et de Carlyle et de Thackeray.
Colm Toibin en tant qu'écrivain homosexuel mais en avant l'homosexualité d'Henry James. D'ailleurs, Colm Toibin décrit une scène intime entre Henry James et Olivier Wendell Homes Jr (juriste). " Il ne fut donc pas surpris quand Holmes se retourna et vint se lover son corps contre le sien, une main contre son dos et l'autre sur son épaule." Il n'empêche qu'Henry James était très ami avec de nombreuses femmes . En premier sa sœur Alice, sa cousine Minny, puis complice avec Constance Fenimore, aussi intime avec Lady Louisa Wosley. Le procès d'Oscar Wilde l'affecte beaucoup tout comme la mort de sa sœur décédé en 1892 d'un cancer . Il est très complice avec sa cousine Minny Temple décédé en 1870 emporté par la tuberculose. Il est très touché par, le suicide de son amie, la romancière Constance Fenimore quelques années après la mort de sa sœur Alice en 1894. Ils étaient tous les deux extrêmement complices. La mort rode autour d'Henry James. "En sortant de la gare, il mesura soudain combien sa vie était redevenu calme après le désastre de sa pièce."Biographie littéraire audacieuse, bouleversant hommage au grand écrivain. Colm Toibin a inventé certain passage pour rendre souligner l'aspect romanesque de la vie d'Henry James.


Personnellement, j'ai préféré le Henry James de David Lodge que j'ai trouvé très attachant, beaucoup plus proche de l'image que j'ai d'Henry James, contrairement à celui de Colm Toibin. Il est certain que "Le maître" est un roman très documenté et fouillé, mais remplit de longueur. C'est un roman autobiographique qui manque à mes yeux une âme ! C'est tout de même un sacré paradoxe pour un auteur comme Henry James qui explore l'âme humaine dans ses romans et nouvelles.


Dans l'excellent essais de David Lodge "Dans les coulisses du roman" (il faut dire que j'ai une grande tendresse pour cet écrivain que je trouve remarquable à mes yeux ! J'aime aussi bien ses romans que ses essais) Le premier chapitre est intitulé "L'année Henry James ou l'importance décisive du calendrier : l'histoire d'un roman". Son roman autobiographique "Auteur ! Auteur !" a sa sortie était en compétition avec le roman de Colm Toibin : "Le maître".

HENRY JAMES : Les papiers d'Aspern

Traduction Jean Pavans


 " Très souvent, avant de m'endormir, je parcours , au lit (c'est une mauvaise habitude, mais je l'avoue), de la grande poésie. Dans neuf cas sur dix, c'est un volume de Jeffrey Aspern."
Dans un palazzo de Venise, à moitié en ruine,  un jeune critique,  s'introduit dans l'intimité de de Juliana Bordereau l'ancienne maîtresse de Jeffrey Aspern. Il est un admirateur du grand poète disparu, il essaye de se procurer des lettres d'amour et de nombreux manuscrits inédits. entre Miss Borderau et Jeffrey Aspern, célèbre poète anglais. Il nous raconte ses démarches  pour obtenir ces papiers cachés chez les demoiselles Bordereau. Il fait la cour à Tita, la nièce de Juliana. 
C'est un court roman  ou longue nouvelle envoûtant, ambiance mystérieuse l'écriture comme toujours chez Henry James et magnifique concernant la psychologie  des personnages, les silences et les on dit, les secrets, tout se joue sur la séduction . Henry James décrit le monde d'hier, les liens qui se tissaient entre Juliana et Jeffrey Aspern et le présent la recherche du temps passé, l'importance de ses papiers d'une grande valeur. 
"Les papiers d'Aspern" ont été adapté pour le théâtre.  Je trouve que le contenu de cette longue nouvelle est très actuelle nous vivons une époque où l'on désire tout savoir sur une célébrité qu'elle soit artiste ou écrivain. 

HENRY JAMES : Daisy Miller

Traduit par Michel Pétris

"C'était une très belle matinée d'été et, quelle que soit la façon dont le jeune Américain regardait les choses elles avaient dû lui paraître charmante." 

C'est un portrait de femme que nous fait Henry James. Elle est jeune, riche et c'est une belle américaine, elle est indépendante. "- Elle s'appelle Daisy Miller ! s'écria l'enfant. Mais ce n'est pas son vrai nom, ce n'est pas son nom sur ses cartes." C'est une femme entourée d'une cour d'adorateurs et elle est aussi bien mystérieuse, elle parait très seul et perdue. "- La fille se promène seule avec ses étrangers . Quant à ce passe ensuite, il faut que tu te renseigne ailleurs."Elle choque la vieille société européenne qui lui ferme les portes. Elle retrouve Winterbourne (un jeune américain) en Italie à Rome, elle l'avait rencontré à Vevey en Suisse. Elle est accompagnée de Giovanelli, un jeune mondain. C'est une femme désinvolte. Winterbournene croit plus à son innocence. C'est son point de vue que nous donne Henry James et non celui de la femme. "Elle n'a pas le droit de se promener ici avec deux hommes." C'est une femme qui choc "- Tout ce qui ne se fait pas ici. Flirter avec le premier homme qu'elle ramasse ; s'installer dans les coins avec de mystérieux italiens ; danser toute une soirée avec le même cavaliers ; recevoir des visites à onze heures du soir." Bien sûr la fin est tragique. Daisy Miller est une œuvre de jeunesse d'Henry James où les sentiments sont brûlants.  À la lecture j'ai  penser à Portrait de femme

HENRY JAMES : Les Européens

Livre lu il y a fort longtemps après le tour d'écrou.Mais je ne m'en souviens plus trop alors une relecture s'est imposée  !

Traduit par Denise Van Moppès

Deux mondes se côtoient d'un côté les Européens et de l'autre les Américains, et le contraste entre les deux est saisissant. Eugénie , baronne Münter et son frère quittent l'Europe pour la Nouvelle Angleterre. Là, il font connaissance de leurs riches cousins extrêmement puritains les Wentworth, ces deux Européen vont troubler amener la vie à cette famille austère. Eugénia a trente trois ans, elle est une femme sophistiquée. Elle aime jouer du piano et elle espère qu'une chose c'est que ces cousins soient riches. Elle souhaiterai se remarier. Félix tombera amoureux dès sa première rencontre avec Gertrude. Ils forment tous les deux un couple frais. Henry James la décrit à merveille :" Elle choisit un volume à portée de sa main, un tome des Mille et Une Nuit qu'elle emporta sur le perron où elle s'assit et l'ouvrit sur ses genoux. Là, elle lut durant un quart d'heure l'histoire des amours du Prince Camaralzaman et de la Princesse Badoura. À la fin, levant les yeux, elle vit, lui sembla-t-il, le Prince Camaralzaman lui-même debout devant elle. Un joli jeune homme lui faisait un profond salut, un magnifique salut comme elle n'en avait jamais vu." 
Félix est un artiste, bohème il veut faire le portrait de tous les Wentworth. Eugénie est une baronne intrigante et théâtral. Ce roman repose sur l'opposition entre des américains simples et naïfs et des européens dépravés. C'est aussi opposition entre le nouveau monde l'innocence de l'Amérique face à la vieille Europe. Beaucoup d'humour, de légèreté dans ce roman d'Henry James.


Les Européens fait parti de ses premiers romans, quand il la écrit il avait trente cinq ans. 
Je le conseillerai pour découvrir Henry James. Les dialogues sont nombreux, le ton est enlevé, ce roman contient beaucoup du marivaudage. C'est un roman plus facile à lire par rapport à ses gros romans je pense en particulier à Portrait de femme ou Que savait Maisie.

Personnellement ce n'est pas mon roman d'Henry James que je préfère.

Voir chez Cléanthe 
James Ivory a adapté ce roman de James au cinéma.
C'est une adaptation assez fidèle au roman. C'est bien interprété et l'époque est très bien respecté.
Un très beau film de James Ivory !

DAVID LODGE : L'AUTEUR ! L'AUTEUR !




Traduit par Suzanne V. Mayoux


" Les cris " L'auteur ! L'auteur !" étaient d'abord venus du poulailler, puis ils avaient été repris avec conviction par les amis d'Henry à l'orchestre et dans les loges, mais c'était pour des motifs entièrement différents que les deux groupes voulaient qu'il se montre. Les applaudissement continuaient. Les cris devinrent plus insistants : "L'au-teur ! L'au-teur !""

L'auteur ! L'auteur ! de David Lodge est un livre très originale, car ce n'est pas une biographie classique mais un roman, un vrais roman. est l'occasion de rêvé pour Lodge d'évoquer la scène londonienne (son présente Ellen Terry la grande actrice du théâtre de l'époque ainsi que sa sœur Marion qui a joué dans Guy de Domeville l'unique pièce d'Henry James) . Le soir de la première de sa pièce, Henry James a un tract fou et décide d'aller voir le Maris Idéal d Oscar Wilde auteur à succès très apprécié par les londoniens. Ceci dit il va connaître de sérieux problème pour outrage aux bonnes mœurs. Tous les amis d'H. James sont là pour soutenir cette pièce. Lors de la première de sa pièce, au poulailler sifflement et brouhaha. ( ma rappelé cette description du théâtre vu par Arthur Symons /Arnaud Desplechin dans Esther Khan. En particulier quand Esther va au théâtre pour la première fois et qu'elle se trouve au poulailler). " Beaucoup d'entre eux étaient des amis d'Henry James, trop nombreux peut-être pour son bien. Peut-être les gens du poulailler ont cru qu'à l'orchestre la classe supérieure faisait la claque alors ils ont décidé de la contrer en produisant du vacarme." Par la même occasion David Lodge en profite pour rendre assez longuement hommage à cet écrivain, George du Maurier et de la relation tendre et amicale avec Henry James (J'avais lu l'année dernière Peter Ibbertson). Son roman Trilby est devenu un best-seller. Henry James en est presque jaloux. Sylvia, la fille de George du Maurier épousera un avocat nommé Arthur Llewelyn Davies. Par la même occasion l'ombre de James Matthew Barrie plane sur ce délicieux roman de David Lodge. " Mrs James et sa fille s'autorisent à sortir de temps à autre pour se détendre. Un soir, elles vont voir Peter Pan au Duke of York. Cette pièce que Mrs James n'a jamais vue excite sa curiosité, et Peggy estime, en son for intérieur, que c'est à peu près le seul spectacle du West End qui ne risque pas d'ennuyer, d'offense ou de choquer sa mère. De fait, Alice en est enchantée et en parle avec enthousiasme à Edmund Gosse lorsqu'il vient le lendemain prendre des nouvelles d'Henry."
Il est question d'amitié avec Constance FenimoreWoolson, elle était la petite nièce de Fenimore Cooper. Elle écrit aussi et elle amoureuse de Venise et de l'Italie, et elle finira sa vie tragiquement. C'est à Venise qu'Henry James finit d'achever son roman Portrait de femme, c' est aussi le décor de sa nouvelle intitulée " Papiers d'Aspern". Il souligne la pratique de l'homosexualité à l'époque victorienne John Addington Symonds a écrit un texte intitulé "Un problème d'éthique moderne". " Certes, une accolade entre amis pour se dire bonjour ou au revoir était tout à fait naturelle et il déplorait le glacial préjugé anglo-saxon contre ce genre de preuves d'affection - ou d'amour, pourquoi ne pas parler d'amour ? - entre hommes."
La première guerre mondiale vient tout juste de commencer en 1915, avant de mourir, Henry James se fait naturaliser britannique, il a reçu l'ordre du mérite.
Le résulta est touchant, beaucoup de sensibilité dans ce roman. J'ai eu le sentiment que David Lodge l'a écrit avec son cœur. J'ai aimé le ton et l'humour léger et absolument ennuyeux ou pesant. Ce roman m'a donné très envie de me replongé dans l'œuvre passionnante de James. Son souhait était de devenir le Balzac anglo-américain.
Durant ma lecture j'ai beaucoup pensée à mon amie à qui je dédie ce modeste billet ! Car sur ces Roses de Décembre l'on peut voir les images tirées du roman de David Lodge. Tout d'abord la maison de George du Maurier et sa tombe et celle de son fils et de sa fille Sylvia avec son mari et ses enfants à Hampstead.


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George Du Maurier était proche de James Matthew Barrie, mais aussi de Lewis Carroll.

"Le 31 octobre 1967, il envoie à l'écrivain Georges Du Maurier la traduction française d'Alice en le priant de bien vouloir la relire." ( Source Lewis Carroll édition Bouquin)

HENRY JAMES : PORTRAIT DE FEMME


Traduit par Claude Bonnafont

Isabel Archer est l'héroïne de ce roman d'Henry James. Elle est originaire d'Albany, New York, elle est orpheline sans le sou et elle est aussi très naïve et c'est une ingénue, mais cela n'empêche pas qu'elle est très intelligente et orgueilleuse. En 1872, Mrs Touchett l'a invité dans sa propriété près de Londres, à Gardencourt. Là, elle fait la connaissance de son cousin Ralph Touchett, et de leur voisin Lord Warburton. Ce dernier est sous le charme d' Isabel, il demande sa main en mariage. Isabel refuse car elle désir prendre son destin en main et envie aussi de connaître l'Europe avant de se marier. Son cousin Ralph Touchett qui est sérieusement malade, apprécie la compagnie de la jeune fille et l'observe avec intérêt ainsi que son amie Henrietta. Caspar Godwood, un jeune bostonien, un américain, la suivit jusqu'en Angleterre, il est épris, fou amoureux aussi d'Isabel. Mais, elle ne désire pas faire sa vie avec lui. Isabel fait la connaissance de Mme Merle, la jeune fille est pleine d'admiration pour elle. En compagnie de sa tante elle se rend à Florence où Mme Merle présente Isabel à un autre Américain Mr Osmond. "Ce Gilbert Osmond vit en Italie; c'est tout ce que l'on peut en dire ou en faire. Excessivement intelligent, il était fait pour se distinguer mais, comme je l'ai dit, on a épuisé le sujet quand on a dit : c'est Mr Osmond qui vit tout bêtement en Italie. Pas de carrière, pas de situation pas de fortune, pas de passé, pas d'avenir. "" Mais il a une fille, une délicieuse petite fille, et il parle d'elle. Il l'adore, et si la paternité pouvait être une carrière, il y figurerait au nombre des meilleurs. " C'est un original et excentrique et un grand amateur d'art. Lui et Mme Merle forme un couple manipulateur envers Isabel. Madame Merle fait penser à une sorcière. Une fois qu'Isabel a beaucoup voyagé, elle a observé le monde et accepte d'épouser Osmond. En acceptant de faire sa vie avec Osmond, elle plonge dans un univers trouble mélange du bien et du mal. Son mariage semble être un échec total.

Je trouve très touchant, et même troublant cette jeune fille Pansy qui a reçu une éducation dans un couvent à Rome , qui est orpheline de mère. Non, bien sûr elle est présenté comme cela au début du roman. En faite, elle est l'union d'Osmond et de Madame Merle. Sa mère la maîtresse d'Osmond se mêle du mariage de sa fille pour assurer le destin de son enfant illégitime. Pansy a quinze ans, elle a quitté le couvent à Rome, elle vit seule à Florence avec son père. Elle est d'une grande douceur, innocente et puérile. Elle est en pleine admiration pour Isabel qui sera sa futur belle-mère. "Papa a laissé ses instructions pour tout. Je me couche très tôt. Quand le soleil s'en va de ce côté, je vais au jardin. Papa a donné des ordres très sévères pour que je ne sois pas brûlée par le soleil. " En grandissant, elle se transforme en une élégante fée, elle est amoureuse d'un jeune homme M. Rosier, mais son père ne l'accepte pas refuse. "à dix-neuf ans Pansy est devenu une jeune fille mais elle n'en remplit pas réellement le rôle ; elle est à présent très jolie mais manque de façon déplorable de style, qualité si vivement appréciée chez les femmes ;" Il veut la voir marier avec un aristocrate, Edward Rosier malheureusement n'a pas assez d'argent et il n'en ait pas un ! Madame Merle aura son mot à dire, son père la voit très bien avec Lord Warburton, il est aussi manipulateur avec sa femme qu'avec sa fille, en un mot c'est un odieux personnage qui fait froid dans le dos. J'aime aussi une certaine tendresse pour Raph, le pauvre homme, il est très malade est fou d'amour en secret pour sa cousine Isabel, elle ne le voit pas, il en est même très malheureux. "Ralph souhaitait qu'elle ne se mariât jamais - voilà ce que cela voulait dire - parce que le spectacle de ses aventures de célibataire le distrayait." Osmond n'aime guère Raph. C'est pourtant, Raph qui a tout fait au chevet de son père mourant pour qu' Isabel puisse avoir un bel héritage et réaliser son destin. Elle se trouve à la tête de 70 000 livres.Le grand thème de ce roman est la question du mariage, la tante d'Isabel, voit d'un très mauvais œil l'union entre Isabel et Mr Osmond, surtout que cette union est manipulé par Madame Merle. Elle fut la maîtresse d'Osmond. Il ne possède rien c'est au crochet d'Isabel qu'il va vivre et en profiter. Ce qui est très mal vu ! " - Pourquoi vous mariez-vous ? Dieu seul le sait ! Généralement, les gens se marient pour la même raison qu'ils associent : pour fonder une maison. Mais, dans votre association, c'est vous qui apporterez tout."

Henry James applique dans ce roman sa technique du point de vue. Tout le roman est écrit via le regard d'Isabel, une femme libre qui n'en fait qu'à sa tête, malheureusement elle se trompe par orgueil tout simplement. J'ai pris un grand plaisir à lire ce roman très romanesque bien construit, accompagné de son humour léger. J'ai trouvé ce roman très dense, une écriture sublime, je ne sais si j'ai tout compris, c'est un roman remplit de retenu riche et dense. J'ai trouvé ce roman par un certain côté très moderne en ce qui concerne la place de la femme et le rapport au mariage, nuancé bien sûr.

Le film m'a fois est assez fidèle au livre ! Ce n'est pas je trouve, enfin je pense le plus réussis de Jane Campion. Mais cela reste un très beau film avec une très belle esthétique très agréable à regarder. Bien que je trouve vers la fin, un peu bizarre, un peu larmoyant. Un film avec une star Nicole Kidman sentiment un peu hollywoodien. Mais cela n'empêche pas quelques jolies scène dont celle que j'affectionne en Italie, à Rome c'est celle du jeux avec l'ombrelle entre Isabel et Osmond. Comment ne pas penser aux Liaisons dangereuse de Laclos en voyant ce film.



HENRY JAMES : L'Image dans le tapis

Traduit par Fabrice Hugot
"Il s'agissait en sommes de traquer les arabesques de l'image dans le tapis et de reproduire avec chacune de ses nuances."
Un jeune critique littéraire vient d'écrire un papier pour le journal le Middle sur le grand écrivain Hugh Vereker.
Notre jeune critique est invité par Lady Jane qui reçoit chez elle à Bridges, l' écrivain Vereke. Une longue discussion a eut lieu entre les deux hommes. L'auteur a découvert l'article du critique et il lui conseil de relire toute son œuvre qui renferme un secret.
Il se cache soit disant un secret dans l'œuvre de cet écrivain. Où se cache ce fameux motif dans le tapis ? L' œuvre d'un auteur et son secret c'est la même chose. Il y a un secret dans l'œuvre de l'auteur.
Est ce que le secret existe ? Qu'est ce le secret d'une vie n'est ce pas tout simplement la mort ?
Une nouvelle autour du mystère de la création, elle est construite par Henry James comme un roman policier, avec une pointe d'humour british . Les rapports complexe entre le critique et l'auteur sont au centre de cette nouvelle.

HENRY JAMES : Dans la cage


© Fernand Khnopff - Je trouve que l'univers de ce peintre se marie bien avec l'ambiance d'Henry James

Traduit par Diane de Margerie et François-Xavier Jaujard

À Londres, une jeune femme (elle n'a pas de nom, elle est comme anonyme) , travaille dans un bureau de poste. Donc comme le signal le titre cette femme est en cage, enfermée, vie monotone. Elle a besoin d'évasion, elle observe ces clients et leur inventent une vie, il y a entre autre la mystérieuse cliente qui se nomme Mary ou Cissy " Mary était très belle, la plus belle femme, se dit-elle aussitôt, qu'elle eût jamais vue - mais peut-être n'était-elle que Cissy. Peut-être n'était-elle à la fois Mary et Cissy ?" mais, elle est aussi Junon et Lady Bradeen. Ces quatre noms appartiennent à la même personne, alors qu'elle la jeune fille n'en possède aucun. "elle était extraordinairement douée pour déceler les indices." Cissy se rend à la poste avec son amant Everard, il est capitaine, mais aussi "il était William. Pour d'autres, peut-être par allusion à son teint, il était "Œillet rose". Le thème de l'identité est au centre de cette nouvelle.
La folie s'empare de la jeune fille "À mesure que passaient les semaines, elle vivait de plus en plus dans le monde des effluves et des visions, et sentait des intuitions devenir de plus en plus aiguës et profondes." l'étouffement aussi.
Mme Jordan, cette femme qui cherche à s’introduire dans la haute société en se chargeant de la décoration florale des réceptions mondaines. Mais la jeune fille est aussi en contact avec des gens du monde des gens chics comme dit James "- Je me demande si vous avez "affaire" à eux autant que moi ! Leurs liaisons, leurs rendez-vous, leurs projets, leurs manigances, leurs secrets et leurs vices - tout cela, j'en suis témoin. " Toutes les deux sont animées par une puissance créatrice et d'imagination concernant les aristocrates.
Fascination pour des personnes issu d'un milieu différent du sien. Une nouvelle remarquable du point de vu psychologique, d'une grande finesse, et le style de James est de la même veine. Remarquable l'écriture de James, il est arrivée à entrée dans la peau de cette jeune fille, avec tact. Une nouvelle ou un court roman presque magistral, est édité avec l'autel des morts.

HENRY JAMES : L'autel des morts



Traduit par Diane de Margerie et François-Xavier Jaujard

Sur les conseils de mon amie la rose de décembre ! J'ai lu cette magnifique nouvelle intitulée : L'autel des morts d'Henry James.

Mon amie est comme moi une immense admiratrice de François Truffaut, elle connaît bien mieux que moi son film" la Chambre Verte" (vu il y a très longtemps). Un film de Truffaut, peu connu, il faut bien reconnaître dans la veine de l'intime. Et c'est vraiment grâce à elle, que je dois cette lecture. En allant sur ce site , j'ai pu remarquer qu'en effet Truffaut pour son film la Chambre verte s'est servit entre autre de cette nouvelle d'Henry James dont il était un grand admirateur. Dans la Correspondance (p446/447), Truffaut écrit à son scénariste Jean Gruault et lui donne quelques consignes. Dans un premier temps Truffaut pense intitulé son film " L'autel des morts. Puis, au cour de l'élaboration du scénario , François Truffaut et son scénariste s'inspire d'autres nouvelles d'Henry James dont les Amis des amis et La Bête dans la jungle.
La raison pour laquelle Truffaut fut séduit par ce projet est le suivant " car on ne vit pas seulement avec les vivants, mais aussi avec tous ceux qui ont compté dans notre vie." Comme cela est vrais je partage complètement cette idée.
L'histoire de cette nouvelle, c'est celle de Georges Stransom, cinquante cinq ans, il célèbre comme il se doit la mort de Mary Antrim enterrée dans la banlieue de Londres. Elle a été sa fiancée. Il est hanté par la mort. " Chaque homme possédait ses morts, et chaque homme disposait pour s'acquitter de cette charité des vastes ressources de l'âme." Donc il a pris la décision de leur rendre hommage en érigeant une chapelle un autel à la mémoire de ses amis défunts" Hommage à ceux qu'il appelle "les Autres", recueillement envers les personnes aimées est remplit de mystère (secret). " Il reconnaissait chaque cierge, et jusqu'à la couleur de sa flamme, et même si on les avait interverti, il les eût encore reconnus." Un jour, il rencontre à son autel une jeune femme
dont il tombe amoureux. Son fiancé était Acton Hague, le meilleur ami de Georges Stransom, il est décédé. Une querelle violente a séparée Hague et Stransom. Les cierges allumées, la flamme pour faire renaître les personnes aimées. " Mes morts sont ceux qui moururent en ma possession. Ils sont à moi dans la mort parce qu'ils étaient à moi dans la vie."Le fait que cette femme ait aimé son pire ennemi, entraîne Georges Stranson dans la folie et le doute.
J'ai apprécié cette nouvelle, elle est courte certes, mais sous ses allures toutes simples se dégage une force brûlante et hallucinante, qui donne un autre éclairage sur le texte. L'écriture d'Henry James est magnifique, simple en surface et plus complexe en quel en à l'air et de ce faite je ne suis pas sûr d'avoir tout saisi le sens, sa dimension, toute sa richesse. Avec un regard très personnel je ferais un rapprochement avec Pedro Paramo de Rulfo. L'approche de la mort par Rulfo et James est bien sûr très différente, l'un est d'origine latine, hispanique et l'autre est américain, anglo-saxon. Mais, au final le rapport à la mort me semble t-il est le même les morts sont vivants et les vivants sont morts. Là dans la nouvelle de James, Stransom est emporté par la folie (la mort), et c'est à travers les flammes que sa fiancée revit revient à lui (la vie). Voilà je ne sais ce que vaut mon interprétation mais c'est ainsi que je l'aperçois. C'est amusant car en me penchant sur la préparation de son film " La Chambre Verte" Truffaut questionnera son ami japonais Koichi Yamada, où il est exacte que chez les orientaux le culte des morts est encore autre chose.

© Illustration Fernand Khnopff
Voir ici une excellente analyse de la nouvelle


Un film très personnel de Truffaut, il a découvert la nouvelle de James grâce à la traductrice Diane de Margerie avec la dédicace suivante : " Pour François Truffaut, cet Autel des morts. La nouvelle de James que je préfère. Celles dont James a écrit qu'il ne se souvenait plus de l'époque où il ne l'avait pas " portée" en lui" (source François Truffaut au travail de Carole Le Berre)

Le film de Truffaut la chambre verte n'a pas marché en salle, sujet audacieux voir difficile. La raison me semble t -il est que nous occidentaux, malgré la religion (chrétienne pour la plus part) nous acceptons mal la mort. À savoir l'apprivoiser nous ait difficile, voir faire peur.

HENRY JAMES : Une vie à Londres

Traduction par Jean Pavans

- Vous pouvez croire ce que vous voulez ; mais j'aimerai que vous montriez un peu moins vos sentiments dans vos yeux. On dirait ceux d'une pauvre veuve avec quinze enfants. Quand j'étais jeune, je m'arrangeais pour avoir l'air heureuse en tout circonstance ; et je suis sûre que j'en avais l'air."

L'importance chez les anglais de l'apparence surtout en société ne jamais se plaindre surtout pas "Never explain, never complain" c'est bien connu ! Confrontation entre une Amérique pure et innocente et une Europe raffinée fascinante mais dépravée.
Laura Wing est une jeune américaine, elle est recueillie par sa soeur aînée Selina, mariée à un riche gentleman londonien, Lionel Berrington. Selina a tout pour être heureuse: un mari, deux enfants, une magnifique maison, une vie bien remplie etc ... Tout oppose ces deux femmes , Laura est sérieuse alors que Sélina est libertine.
Laura décèle des failles dans ce bonheur idyllique. Laura et Lionel Berrington sont rarement ensemble. Ils mènent leur vie chacun de leur côté, ils sont indépendant l'un de l'autre . Laura découvre que Selina a une liaison avec un autre homme. Et je vous laisse découvrir la suite ...
Deux passages clés de ce roman, la visite dans le musée situé dans une partie éloignée de Londres, qu'effectue Laura en compagnie d' un jeune américain en visite en Angleterre. Et le passage à l'opéra, on se montre le théâtre est à la fois sur la scène et dans la salle. Donc, la structure de ce court roman ma fait penser à une pièce de théâtre et en particulier à Marivaux. Henri James est le peintre d'une société où des scandales. Il a vécu à Londres à partir de 1878.

Livre lu par Lou

Ce n'est pas le premier livre lu de cet auteur auparavant j'ai lu Tour d'écrou et les Ambassadeurs bien avant la création de mon blog.