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vendredi 4 décembre 2009

HENRY JAMES : Dans la cage


© Fernand Khnopff - Je trouve que l'univers de ce peintre se marie bien avec l'ambiance d'Henry James

Traduit par Diane de Margerie et François-Xavier Jaujard

À Londres, une jeune femme (elle n'a pas de nom, elle est comme anonyme) , travaille dans un bureau de poste. Donc comme le signal le titre cette femme est en cage, enfermée, vie monotone. Elle a besoin d'évasion, elle observe ces clients et leur inventent une vie, il y a entre autre la mystérieuse cliente qui se nomme Mary ou Cissy " Mary était très belle, la plus belle femme, se dit-elle aussitôt, qu'elle eût jamais vue - mais peut-être n'était-elle que Cissy. Peut-être n'était-elle à la fois Mary et Cissy ?" mais, elle est aussi Junon et Lady Bradeen. Ces quatre noms appartiennent à la même personne, alors qu'elle la jeune fille n'en possède aucun. "elle était extraordinairement douée pour déceler les indices." Cissy se rend à la poste avec son amant Everard, il est capitaine, mais aussi "il était William. Pour d'autres, peut-être par allusion à son teint, il était "Œillet rose". Le thème de l'identité est au centre de cette nouvelle.
La folie s'empare de la jeune fille "À mesure que passaient les semaines, elle vivait de plus en plus dans le monde des effluves et des visions, et sentait des intuitions devenir de plus en plus aiguës et profondes." l'étouffement aussi.
Mme Jordan, cette femme qui cherche à s’introduire dans la haute société en se chargeant de la décoration florale des réceptions mondaines. Mais la jeune fille est aussi en contact avec des gens du monde des gens chics comme dit James "- Je me demande si vous avez "affaire" à eux autant que moi ! Leurs liaisons, leurs rendez-vous, leurs projets, leurs manigances, leurs secrets et leurs vices - tout cela, j'en suis témoin. " Toutes les deux sont animées par une puissance créatrice et d'imagination concernant les aristocrates.
Fascination pour des personnes issu d'un milieu différent du sien. Une nouvelle remarquable du point de vu psychologique, d'une grande finesse, et le style de James est de la même veine. Remarquable l'écriture de James, il est arrivée à entrée dans la peau de cette jeune fille, avec tact. Une nouvelle ou un court roman presque magistral, est édité avec l'autel des morts.

3 commentaires:

Titine a dit…

Je ne connais pas cette nouvelle de Henry James dont j'admire le travail. Tu me donnes vraiment envie de la lire, je la note!

Dominique a dit…

J'aime beaucoup Henry James, cette nouvelle fait elle partie d'un recueil ou est ce une parution indépendante ?

Malice a dit…

@ Titine : Cela ne m'étonne pas, Henry James a écrit de nombreuses nouvelles (me semble t-il !)
@ Dominique : Comme je l'indique à la fin de mon billet cette nouvelle est à la suite de l'Autel des morts (mis lien) édition stock !