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KAREN BLIXEN : Les rêveurs

Après ma déception du roman de j'ai eu envie de lire un conte de Karen Blixen intitulé : Les rêveurs tiré des"sept contes gothiques". Première publication des Contes Gothique sous le pseudonyme masculin d'Isak Dinesen publié en 1934  en anglais et ensuite publié l'année suivante en danois. 

Traduction France Gleizal révisée par Colette Marie Huet

Sur un bateau, trois hommes discutent. Un anglais Lincoln Forsner  se confie. Il raconte à ses compagnons une étrange histoire qui lui est arrivé. il a aimé une femme Olalla, travaillant dans une maison close à Rome.   C'est une femme étrange, plein de mystère car elle n'a pas d'ombre. 
 " N'as-tu pas remarqué, carissimo, dit-elle que je n'ai pas d'ombre ? Je l'ai vendue au diable un jour , pour avoir la paix, pour m'amuser un peu. Ta pénétration habituelle devrait te permettre de comprendre sans peine que cet individu est tout simplement mon ombre , avec laquelle je n'ai plus rien de commun. Le diable la laisse parfois se promener ; alors, comprends-tu , elle essaie de revenir se coucher à mes pieds , comme elle avait coutume de le faire ."
À la même époque, il fait la connaissance d'un homme juif du nom de Marcus Cocoza. " j'avais le certitude que c'était la vue du vieux Juif qui avait mis Olalla en fuite. Sorcier, diable ou esprit malin, il tenait d'une manière ou d'une autre cette belle femme en son pouvoir."
 Lincoln est fou d'amour pour Olalla,  il était prêt à tout abandonner mais elle s’est enfuie.  
Il part à sa recherche à travers l’Europe. Un soir dans un hôtel en Suisse, il rencontre un vieil ami à lui, Pilote.Ce dernier est également à la recherche d’une femme. Il va conter son histoire à notre héros et les détails que donne l’ami ne laissent pas de doute, ils ont aimé la même femme, mais celle-ci avait changé d’identité.  " Ce n'étais pas le juif qu'elle fuyait c'était moi." Le juif Marcus Cocoza raconte qui est Pellegrina Leoni. Cette femme était une cantatrice d’exception qui a perdu sa voix dans l’incendie d’un théâtre à Milan. Depuis sa vie n’est plus qu’une succession d’identités, elle passe son temps à se réinventer envoutant les hommes sur son passage. " Comme nous nous étions rencontrés à Venise et que je m'appelle Marcus, elle se prétendait ma lionne. C'est bien ce qu'elle était : une lionne ailée. Du monde entier, j'étais seul à la connaître. " " Malgré sa vive intelligence, elle était, en effet , une incorrigible Don Quichotte femme." La femme au centre de ce récit est une magicienne, une déesse douée du don de métamorphose, mais tellement malheureuse qu'elle n'est plus qu'une carcasse sans âme et sans coeur. Une sorte de zombie sous la plus belle des apparences.

Dans ce conte, le lecteur fait la connaissance d'un personnage énigmatique de l'univers de Karen Blixen Pellegrina Leoni."Une vision s'imposa à Karen.Un visage. il était délicat , émouvant et superbe, deux lacs sombres pour les yeux. Le visage de Pellegrina. Pellegrina Leoni l'obsédait depuis bien des nuits. Le jour, Karen tenait de lui donner chair, à sa table de travail. " (Baronne Blixen Dominique de Saint Pern)
L'écriture de Karen Blixen est  complexe mais elle a l'avantage de nous faire réfléchir. Le lecteur doit faire un effort pour s'approprier l'histoire. 
" La complexité des histoires d'amour que conte Karen Blixen tien précisément à ce qu'elle semble dans un premier temps adhérer aux stéréotype de l'amour parfait des rois et des princesses, à l'exaltation des vies hors du communs, des destins extraordinaires. "(Geneviève Brisac La marche du cavalier)



KAREN BLIXEN : Saison à Copenhague et les Perles

© James Tissot
 Traduit par Solange de la La Baume

"Ainsi le beau sexe ouvrait la saison à la ville et, pendant trois mois, Copenhague mettait de côté sa culotte noire pour revêtir sa robe de bal." À Copenhague, la saison mondaine commence au Nouvel An pour s'achever en avril.
Pendant ces quelques mois, ce ne sont que réceptions et bals où les jeunes gens dansent et rient. Mais pour Ib Angel, éperdument amoureux de sa cousine, la ravissante Adélaïde, ce n'est que souffrance et désespoir.
Dans la première partie du conte, Karen Blixen nous décrit l'ambiance des mondanités, avec un certain sens de l'humour,  au Danemark, et dans la seconde partie il est question d'une histoire d'amour entre Ib et sa cousine Adélaïde. Une magnifique et bouleversante histoire d'amour très tragique. Cette nouvelle à  l'allure de conte  a un style  élégant et d'une grande poésie. 



© james abbott mcneill whistler
Les Perles 

Un couple passe son voyage de noces en Norvège.  Jensine est déçu par son mari, elle le trouve décevant
"La veille du départ, Alexandre et Jensine se rendirent en carriole dans un village à six heures de voiture du petit port où ils devaient s'embarquer. Ils étaient partis avant le déjeuner, et quand Jensine, en s'asseyant à table , ôta son chapeau, le collier de perles se prit dans son bracelet et se cassa ; toutes les perles tombèrent par terre comme si la jeune femme avait versé un flot de larmes."
Elle case son collier de perles, un cordonnier diabolique la répare, voilà que son collier est plus lourd, il a changé. Elle fait la connaissance d'un écrivain nommé Ibsen, la vie est étrange. 
Le symbole mystérieux d'un collier qui a une perle de trop.
Un très joli conte et  assez mystérieux

OSCAR WILDE : L'enfant de l'étoile

 
Traduit par  Brigitte Giffard - Illustration Catherine Beaumont lu dans la collection Larousse (classiques juniors)
En plein hiver par un temps glacial, deux bûcherons très pauvres rentrent d'une journée de travail particulièrement pénible. En rentrant chez eux, ils voient une étoile s'écraser, ils pensent trouver fortune. À leur grande surprise, ils découvrent un bébé dans la forêt  enveloppé dans un manteau d'or, autour du cou il porte un collier d'ambre. Un des bûcheron le  ramène chez lui où il parvient à convaincre sa femme de l'élever malgré leur pauvreté. En grandissant, l'enfant de l'étoile devient particulièrement beau, mais aussi  orgueilleux et cruel. " Mais sa beauté le rendit mauvais ; il devient fier, cruel et égoïste." Il est même méchant avec les autres et même avec les animaux. Comme Narcisse il est amoureux de sa beauté. "Il était épris de lui-même, et, en été, quand les vents étaient calmes, il s'allongeait au bord du puits, dans le verger du prêtre, et contemplait au fond de l'eau la merveille de son visage, riant  du plaisir qu'il avait d'être beau." Un jour, une mendiante s'arrête dans le village l'enfant de l'étoile s'apprête à lui jeter des pierres quand le bûcheron qui l'a recueilli intervient. La mendiante confie alors à ce dernier être la mère de cet enfant odieux. Lorsqu'il l'apprend, l'enfant de l'étoile se sent humilié, et la chasse.  " Je pensais être l'enfant d'une étoile et non celui d'une mendiante, comme tu le dis." À cause de sa méchanceté  il se transforme en un être hideux.  Il est meurtri par les remords, il part à la recherche de sa mère, durant trois ans , il subit les humiliations de ceux qui croisent son chemin, qui refusent de le renseigner et de l'aider. Un jour complètement désespéré, il se trouve nez à nez avec un petit lièvre prit dans un piège, l'enfant de l'étoile fait une bonne action et le délivre.  Il est à la recherche d'une pièce d'or blanc, jaune et rouge. Le lièvre son compagnon l'aide à trouver les pièces.   " Il y a trois pièces d'or dans un bois, à côté de la porte de ce cette ville de Giaours ; l'une est en or blanc, une autre en or jaune, et l'or de la troisième est rouge. Aujourd'hui tu me rapporteras la pièce en or blanc et, si tu ne me la rapportes pas, je te battrai de cent coups de bâtons." À chaque fois qu'il trouve une pièce il la remet à un pauvre lépreux car il a pitié de lui. 

C'est un roman qui parle de l'injustice : " L'injustice a présidé au partage du monde et rien n'est distribué de manière équitable, sinon le chagrin." mais aussi du bien et du mal. Ce conte de fée d'Oscar Wilde est très cruel comme l'ai la plupart des contes. Il s'adresse avant tous aux enfants. Il évoque les origines d'où l'on vient. L'enfant de l'étoile n'est pas un enfant comme les autres (par le faite j'ai trouvé à la lecture un rapprochement avec Peter Pan, lui sait aussi où il est né dans le Jardin de Kensington), il sait qu'il est né d'une étoile, il se sait différent. Dans ce conte l'on rencontre de méchantes fées qui volent à leur naissance des bébés pour les remplacer par leurs propres enfants. Pour écrire ce conte nous dit la préface Oscar Wilde s'est inspiré de la Bible. La naissance de Jésus annoncé par une étoile. En tout cas, c'est un conte sublime, il se rapproche pour ma part des contes russe. C'est un conte merveilleux et splendide très agréable à lire.

AMOS OZ : Soudain dans la forêt profonde




 Traduit par Sylvie Cohen

L'histoire, se passe dans un village au bout du monde, triste et gris, encerclé par des forêts épaisses et sombres. Personne ne veut se souvenir des animaux ni évoquer la vie d'avant. Seule Emanuela, l'institutrice du village, tente d'enseigner aux élèves à quoi ressemblaient ces animaux disparus. " Le petit Nimi fut le seul qui se prit à rêver d'animaux à cause des histoires de l'institutrice." Les enfants se moquent de lui, alors Nimi part dans la forêt " Il reparut au bout de trois semaines, amaigri, sale, égratigné et contusionné de partout, mais hennissant d'allégresse. " Le voilà que l'on le nomme
"Nimi le poulain " enfant moitié sauvage, moitié solitaire. Almon le pêcheur sculpte des animaux qu'il offre aux enfants, il a connu lui aussi comme l'institutrice les animaux. Personne ne va dans la forêt, mais deux enfants , Matti et Maya, décident alors d'élucider le mystère et s'aventurent dans la forêt en dépit de l'interdit... fascination de l'interdit, c'est leur grand rêve. Nehi est le démon de la forêt qui a emmené un beau jour les animaux. Tout le monde a peur de Nehi.
Ce court texte ressemble à un conte, à la naissance du monde, un texte biblique. J'ai beaucoup aimé l'écriture d'Amoz Oz et en particulier de l'émerveillement que dégage ce conte. Je suis entièrement d'accord avec la présentation de la quatrième de couverture concernant ceci : "Un conte pour enfant et adulte. Au carrefour de la tradition biblique, du folklore yiddish et du conte européen, il nous offre une magnifique parabole sur la tolérance. " Oui !!!!!
À sa sortie, de nombreux lecteurs ont trouvé que l'histoire était simpliste et qu'elle s'adressait uniquement à des enfants, et ces mêmes lecteurs ne comprenaient pas pourquoi ce conte était publié en littérature général et non littérature jeunesse dans un premier temps entre autre. Personnellement il se trouve que je lis énormément de contes jeunesses et je ne vois pas en quoi les contes que je lis son simpliste parce qu'il s'adresse avant tout à des enfants. Il y a plusieurs degrés d'interprétation, il y a le regard que l'on porte sur un conte. Il est normal que le regard que je porte sur un conte ne soit pas le même qu'un enfant.
La forêt est très présente dans la plus part des contes qui ont peuplé notre enfance. Dans la culture russe, la forêt joue un grand rôle dans le très célèbre conte Baba Yaga. Durant ma lecture, j'ai pensé à Aharon Appelfeld pour qui la forêt a joué un rôle très important dans sa vie durant son enfance.




HANS CHRISTIAN ANDERSEN : L'elfe de la rose



Traduit par Régis Boyer

"Dans les jardins enchantés d'Andersen, les fleurs et les animaux parlent aux enfants, fées, elfes et lutins essaient de vivre en harmonie. Mais derrière l'aimable façade du conte de fées se dissimule souvent une satire mordante de la société et de ses travers."

Ces dix contes évoquent le printemps avec ses fleurs : les roses, les iris, mais aussi l'hiver, perce neige, le froid, le givre. Avec Andersen, personnellement en lisant ces contes je ne vois pas les fleurs de la même façon. Je suis enchantée voir émerveillée par la beauté de l'écriture fine remplit de poésie de merveilleux. Ces contes sont des textes magnifiques de toute beauté. La construction de ses contes et subtile et la noirceur, la cruauté n'est pas loin, car le monde est cruel !




Andersen possède l'enfance en lui c'est l'une des raison pour lesquelles il écrit pour les enfants et sur les enfants (certains contes particulièrement).
C'est le cas avec le très jolie conte : Les fleurs de la petite Ida. Ida s'est Ida Thiele (voir le tableau Christen Købke: Ida Thiele, a Child, 1832). Ce conte est paru en 1835.
Les Fleurs de la petite Ida


Une petite fille aime les fleurs, pour elle les fleurs sont des êtres vivant, elles possèdent le don de vivre et non de mourir. Elles doivent danser avec grâce et élégance surtout. En un mot, ses fleurs sont des fées, elles appartiennent à un monde féerique.

" - Nous te remercions grandement, mais nous ne pouvons pas vivre si longtemps, demain nous serons tout à fait mortes ; mais dis à la petite Ida qu'elle nous enterre dans le jardin, à l'endroit où repose le canari, et nous repousserons en été et nous serons beaucoup plus belles."

La pâquerette est un conte très printanier. Mais personne ne l'aime cette pauvre fleur ! Heureusement un gentil oiseau s'approche de la pâquerette : " Le petit oiseau dansa autour d'elle en chantant : "Oh ! comme cette herbe est douce ! et voyez, la gentille fleur avec de l'or dans le cœur et de l'argent sur sa robe !" Il faut dire aussi que la tache jaune de la pâquerette ressemblait à de l'or, et que les petits pétales tout autour brillaient d'une blancheur solaire."


Le jardin de Paradis
Encore un conte merveilleux, une histoire de vent. Un conte remplit d'invention, aérien d'une grande légèreté, d'exotisme aussi. Comme tout les contes de ce recueil, la mort rode est là, c'est la fin !

L'elfe de la rose


Un très beau conte aussi cruel plus encore que tous les autres. Il ressemble une à une fable ou il est question de justice et de vengeance. " Alors survint un autre homme, sombre et fâché, c'était le méchant frère de la belle jeune fille. Il sortit un très grand couteau acéré et tandis que l'autre embrassait la rose, le méchant le tua, lui trancha la tête et l'enterra avec le corps dans la terre Ce conte me fait penser je ne sais pas si c'est vraiment exact car il est question d'une rose au Petit Prince de Saint- Exupèry. Je trouve un air de famille entre l'elfe et le Petit Prince et sa rose, puis ces deux contes sont remplis de tristesse d'une certaine mélancolie.

" Ses larmes salées tombaient sur le rameau de jasmin, et, de jour en jour, plus elle pâlissait, plus le rameau prospérait et verdissait, il sortait bourgeon sur bourgeon, de petits boutons blancs surgirent, qui devinrent des fleurs, et elle les embrassait mais le méchant frère sacrait en demandant si elle était devenue folle !"


La fée du sureau

Un très joli conte, un petit garçon est malade, sa maman, lui prépare une infusion de sureau bien chaud. Un vieil homme ( ne serait ce pas Andersen en personne) vient lui raconter un conte où il est question de sureau (l'arbre à fée).

"- Ce n'était pas un conte, dit la fée du sureau, mais il va venir ! C'est justement dans la réalité que poussent les contes les plus merveilleux."

L'escargot et le rosier, le perce-neige, Ce qui arriva au chardon, le jardinier et ses maîtres
"Perce-neige, dupe de l'hiver, plaisanterie et facéties, et pourtant le premier, l'unique, le poète danois dans la fraîcheur de la jeunesse. Eh oui ! sois une marque dans ce livre, petit per-neige ! Ta place, ici a un sens."Voir ici pour en savoir un peu plus concernant Hans Christian Andersen et .
J'aime beaucoup les illustrations de
Cicely Mary Barker tout simplement car elles se marient très bien avec l'univers hautement poétique d'Andersen.

ROBERT WALSER : L'institut Benjamenta


Traduit par Marthe Robert (spécialiste de Grimm) et elle est l'auteur d'une introduction sur l'auteur et son œuvre.

Robert Walser, écrivain suisse de langue allemande, fut admiré de son vivant par Franz Kafka, Robert Musil, Walter Benjamin et Thomas Mann. Il me semble que cette histoire est plus ou moins autobiographique de la vie de l'auteur Robert Walser.
""Pendant un certain temps, dit-il, on m'a considéré ici comme un fou et l'on disait tout haut quand je passais sous nos arcades : sa place est l'asile d'aliénés.""
" Souhaitant au fond de lui-même être reconnu, et non pas jugé, Robert Walser en vient à voir une atteinte intolérable dans tout jugement, qu'il exprime un conseil ou un avis bienveillant, voire une admiration sincère et spontanée."
Marthe Robert dans la préface de ce roman ou conte, souligne un rapprochement avec Kleist qui fut aussi un incompris.
C'est l'histoire de Jacob Von Gunte, issu d'une vieille famille, rentre dans un pensionnat le seul mot d'autre est d'obéir et l'ennui est là. Le but de cet institut est d'entrée dans la vie active. Mais c'est un immense paradoxe il manque des enseignants, alors la fille du directeur Mademoiselle Lise Benjamenta s'occupe de l'enseignement. Dans cet établissement règne la pauvreté, l'ambiance et strict voir austère. La référence aux contes tient une place très importante dans ce roman. Le directeur "M.Benjamenta est un colosse et nous autres élèves, nous sommes des nains à côté de ce géant toujours un peu grincheux." en particulier ceux de Grimm on pense aux nains de Blanche Neige là concernant le nettoyage de l'établissement " Ces jours-là, nous rappelons les gnomes des contes qui comme on le sait faisaient les gros travaux et tous les ouvrages pénibles en vertu d'une surnaturelle bonté de cœur. " mais Lise fait penser à Blanche-Neige qui est à la recherche de son prince charmant, peut-être, mais une chose est sûr c'est une fée possédant une baguette. La vie dehors, elle est colorée et féerique " Je sors souvent, et une fois dans la rue, j'ai l'impression de vivre un conte de fées."
" Les hommes, les hommes, rien que les hommes. Oui, je le ressens vivement : j'aime les hommes. Leurs folies et leurs soudains mouvement d'irritation me sont plus chers et plus précieux que les plus délicates merveilles de la nature"


Beaucoup de poésie dans ce roman, mais surtout de l'austérité et de l'absurde aussi. Roman étonnant pour son époque, publié en 1909 est d’un style limpide et vif. Au final, ce roman est déroutant, mon ressenti est le suivant : dès la lecture des premières pages, j'ai eu un aperçu de l'écriture de Robert Walser, est exigeante, forte et intéressante mais pas forcément facile d'accès surtout quand on ne connaît pas très bien, voir familière avec l'œuvre de Kafka !