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samedi 17 janvier 2015

DORIS LESSING : Victoria et les Staveney

Traduit par Philippe Giraudon

Une petite fille noire oubliée dans une cour de récréation après une journée d'école. « Avec son pantalon marron foncé et sa veste noire, elle n'était qu'une tache plus sombre dans l'obscurité tourmentée de la cour où le vent se levait. » 
Et, ce soir-là, elle est terrifiée, elle se sent seul et démunie. L'histoire de Victoria se déroule à Londres aujourd'hui. Victoria est orpheline, pauvre, noire, et invisible en plus. La famille Staveney par un concours de circonstances, recueille la petite fille le temps d'une nuit. Victoria n'en croit pas ses yeux qu'un logement ne se limite pas à une seule pièce. Et c'est fascinée par cette maison si claire et si grande qu'elle reprend sa vie d'avant, long cauchemar. Elle doit soigner sa tante, manquer l'école donc, manquer la possibilité qu'elle avait de s'en sortir. Et lorsque, hypnotisée par cette maison si inaccessible située à dix minutes de chez elle. Elle retrouve Thomas, avec qui elle a une brève liaison, ils ont eu ensemble une petite fille, Marie, qui ne connaît pas son père. Victoria travaille, se marie avec Sam, un musicien noir qu'elle aime profondément, ils ont un petit garçon. Le bonheur ne dure pas pour Victoria.  Sam se tue dans un accident de voiture. Alors Victoria songe à retrouver Thomas et à lui présenter sa fille. De fait, les parents de Thomas, comédiens aux idées progressistes et au cœur généreux, accueillent la petite Marie à bras ouverts.

L'écriture de Doris Lessing est simple et limpide, elle coule de source comme son histoire.

J' ai été très sensible à cet histoire de Victoria. Doris Lessing démontre très bien dans ce court roman la différence de classe social celle de Victoria et celle des Staveney.