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ELIZABETH L.BANKS : Dans la peau d'une domestique anglaise

et autre immersions d'une journaliste américaine
dans le Londres victorien

Mario Pasa (Préfacier)

Hélène Hinfray (Traducteur)
Hélène Colombeau-Amblard (Traducteur)

"Jeune femme éduquée et distinguée, obligée de gagner sa vie et ne trouvant pas d'autre emploi, cherche une des situations ci-dessus. Ne prétend pas être traité autrement qu'une servante. Accepte de porter bonnet et tablier, mais préférait ne pas partager son lit. Entièrement fiable et compétente. Références. Ville ou campagne. Salaire 14 livres. Adresse : ..."
En 1892, une jeune Américaine du nom d'Elizabeth L. Banks débarque à Londres avec l'espoir de percer dans le journalisme. Convaincue que les Anglaises doivent prendre modèle sur ses compatriotes pour obtenir plus de liberté, elle décide de dénoncer les conditions de travail des femmes les plus modestes, mais aussi de briser les préjugés de tous bords. Elle qui ne sait pas coudre un bouton se fait alors passer pour domestique, balayeuse de rue, bouquetière puis blanchisseuse.

Un ouvrage passionnant concernant les petits métiers dans cette Angleterre victorienne.





VALERIE MARTIN : MARY REILLY


Ce roman a été adapté par Stephen Frears il y a quelques années. J'en garde un souvenir excellent avec Julia Roberts dans le rôle de Mary Reilly  et John Malkovich.
« Mary Reilly » est, en plus d’une réinterprétation, un beau portrait de femme. Il n’y a pas de personnage féminin important dans le roman de Stevenson. La science, la médecine sont une affaire d’hommes. Ici, c’est la voix d’une femme du peuple, fragile, maltraitée par la vie que l’on entend. Une femme qui, grâce à l’attention que lui porte le docteur, réussit à s’épanouir, à écrire un journal, a créer un jardin. « Je me disais que la vie me deviendrait insupportable si je perdais ce sentiment de sécurité que j’avais toujours éprouvé dans cette maison, avec ce Maître, qui s’était occupé de moi et m’avait parlé, qui m’accordait une valeur que personne d’autre ne me reconnaissait. » 
La jeune Mary Reilly  dans son enfance a été maltraité par son père alcoolique.  Elle a réussit à se faire embaucher  Dr Jekyll.
 Mary se plie à ses demandes malgré sa peur. Intriguée et fascinée par le docteur, elle espionne ses moindres faits et gestes et s’inquiète en raison des longues expériences qu’il pratique dans son laboratoire. Jekyll y passe de plus en plus de temps s’épuisant à la tâche. Et c’est pour cela qu’il engage un nouvel assistant : Mr Hyde. Ce dernier effraie Mary lorsqu’elle le croise. Il est répugnant et provocateur, il est tout l’opposé du Dr Jekyll et il semble totalement dominer ce dernier. Mary écrit  dans son journal son quotidien de femme de chambre. Le roman décrit bien également les relations entre domestiques ainsi que le quotidien de ceux-ci. "Et comme nous étions à table elle déclara que nous avions bien de la chance d'être ainsi au chaud et à l'abri par un si mauvais temps dans cette belle maison avec ce bon maître, et Mr Poole fut d'accord, rapportant des histoires  malheureuses, qu'il avait lues dans les journaux, de serviteurs maltraités, mal payés, mal logé et qui travaillaient jusqu'à leur complet épuisement, et il y en avait partout dans Londres, semblait-il, et il se demandait comment ils supportaient çà."
Un excellent roman victorien très agréable à lire, voir passionnant. Un grand plaisir de lecture même si le rythme en début de roman est un peu lent. 

VITA SACKVILLE WEST : PEPITA

Traduit par Emmanuel Lossowsky

"Sa beauté, sa générosité , et de façon plus générale, sa réputation faisait le sujet de toutes les conversations."
Lionel Sackville-West
Pepita, est la grand-mère de l'auteur: danseuse espagnole d'origine modeste. Vita a toujours eut beaucoup d'admiration pour cette grand-mère hors norme.  Elle est née en 1830 à Malaga. "Dés qu'elle sut marcher Pepita apprit la danse à l'école de flamenco proche de chez elle." Elle rencontre un danseur expérimenté Juan Antonio Gabriel de la Oliva avec qui elle va se marier. Mais trois mois après son mari est infidèle, il vont se séparer.  " On ne pouvait attendre de quelqu'un comme Pepita qu'elle fût la femme d'une seule passion , j'aurais préféré la dépeindre de façon plus romantique, du début à la fin de sa vie, mais une telle image n'aurait été qu'à moitié vraie. " Elle rencontre à Paris, en 1852, un jeune diplomate anglais, Lionel Sackville-West.   Il reconnut la paternité des cinq enfants illégitimes de Pépita :  trois filles et deux garçons. Victoria (la mère de Vita  ) fut baptisée Victoria Josefa Dolores Catalina.  
Pepita meurt en 1871. Victoria fut envoyée dans un couvent parisien avec ses soeurs, Flora et Amalia. Victoria est mise en pension à l'âge de onze ans et n'en sorti qu'à l'âge de dix-huit ans. Victoria s'en va rejoindre son père à Washington, où il est ministre d'Angleterre, où elle tient sa maison, organise les réceptions.
Wictoria Sackville -West

Victoria épouse son cousin germain, qui s'appelle aussi Lionel Sackville-West et se trouve être l'héritier de Knole (une des plus grande demeure historique d'Angleterre) en 1890. Un homme compta beaucoup dans la vie de Victoria est Sir John Murray Scott alias Seery, il fut son confident jusqu'à sa mort en 1912. Tous les deux parlaient à la fois en français et en anglais. Il avait hérité de Bagatelle.  
Sir John Murray Scott alias Seery
Pepita ayant été mariée une première fois mais pas divorcé officiellement, elle ne pouvait pas avoir épousé le père de ses enfants. 
Nigel Nicolson,  fils de Vita, a raconté ce secret de famille dans Portrait d'un mariage . "Une famille appartenant à la plus haute société édouardienne se querellait publiquement au sujet d'un héritage - celui de l'une des maison et d'une somme d'argent importante - et tout cela parce qu'un jeune diplomate , tombé amoureux d'une danseuse espagnole, soixante ans plus tôt, et en avait fait sa maîtresse. Et pour couronner le tout, la nouvelle Lady Sackville se voyait obligée de réfuter la déposition de son frère et de se déclarer ouvertement, et même avec emphase, une bâtarde , tout comme les autres enfants de son père. "
Knole
Mais Pepita est une reconstitution, et toute la première partie s'appuie sur les témoignages espagnols: on y voit Catalina, la gitane, la mère de Pepita, profiter inconsidérément des succès de sa fille sur les scènes européennes.

Pepita est une véritable saga familiale dans laquelle se mêlent le mode des gitans et celui de l'aristocratie britanique, le besoin de reconnaissance de paternité. L'histoire de Pépita est très ancré dans son époque Victorienne. 

OSCAR WILDE : En Amérique

Traducteur : François Dupuigrenet Desroussilles

Cet ouvrage " Oscar Wilde en Amérique est à lire avant d'aller voir l'exposition qui lui est consacré à Paris au Petit Palais. 
" Je suis charmé par la beauté des Américaines. Elle possèdent une certaine délicatesse de galbe qui surpasse celui des anglais. Et puis il y a un charme particulier dans cette courbe-ci."
En 1882 un jeune poète fait sensation en Amérique : il s’appelle Oscar Wilde et n’a encore publié aucun de ses grands livres. Il débarque telle une star, il se fait remarquer en disant à la douane : "Je n'ai rien à déclarer, si ce n'est mon génie." Avant lui, Charles Dickens avait lui aussi donné des conférences aux Etats Unis.  Pourtant, de New York à Atlanta et de San Francisco à Montréal, il reçoit un accueil de rock star d’aujourd’hui, ovationné par des foules de disciples qui agitent des fleurs de lys et de tournesol en signe d’allégeance à la « renaissance des arts » qu’il prône en héraut de l’esthétisme, à la fois philosophie de la modernité et programme pratique pour le renouveau du design."- Eh bien répliqua M.Wilde , l'esthétisme est la recherche des signes du beau. C'est la science par laquelle les hommes vont en quête de la correspondance qui existe dans les arts. Il s'agit, pour être plus exact, de la recherche du secret de la vie.
Il compare l'art en Angleterre et en Amérique. Il a une préférence pour l'ouest des Etats-Unis : la Californie, San Francisco que pour l'est. 

 Dans ce livre est regroupé quatre-vingt-dix-huit  entretiens et article qu’Oscar Wilde a donné  à des journaux américains, constituent un témoignage exceptionnel sur le grand mouvement intellectuel que fut l’esthétisme. L'intitulé de ce livre aurait pu être "Le lys et le tournesol". Il est très souvent allusion à ces deux fleurs si cher au grand écrivain. 
Oscar Wilde était doué pour les bons mots, j'aime beaucoup quand il dit : 

" Les deux plus belles choses au monde sont le sourire d'une femme  et le mouvement de l'eau." ainsi que " Aimer la vie, c'est aimer la beauté"


THOMAS HARDY : Loin de la foule déchaîné

 Traduction de Thierry Gillybœuf

"En outre, la position qu'occupait Bathsheba, maîtresse absolue d'une ferme et d'une maison, était nouvelle et la nouveauté de cette situation ne s'était pas encore dissipée."
Bathsheba est une héroïne intelligente et indépendante, elle gère une ferme d’une main suffisamment ferme pour être prise au sérieux, ce qui n’est pas un petit exploit dans l’Angleterre rurale du XIXe siècle. Pourtant, elle va se laisser mener par la vanité dans sa vie amoureuse,  sa vision du mariage est assez atypique. Elle hérite à vingt ans d’un beau domaine, qu’elle dirige seule. Quand un incendie se déclare dans sa propriété,  Gabriel Oak, apporte une aide précieuse pour sauver ses récoltes. Elle lui procure un emploi. Gabriel Oak est berger à Norcombe.
 Il possède quelques moutons et espère prospérer afin de devenir propriétaire de sa propre ferme. Gabriel Oak représente l'homme idéal proche de la nature, calme et  honnête. Il a beaucoup de sympathie pour Bathsheba. C'est un personnage très touchant et attachant, un magnifique personnage.
 Boldwood fait aussi la cour à Bathsheba, un célibataire de quarante ans " Pour Boldwood, les femmes étaient des créatures étranges plutôt qu'un complément nécessaire, des comètes d'aspect, de mouvement et de durée incertains, qu'il ne s'était jamais donné la peine d'étudier, ignorant si leurs orbites étaient géométrique, immuables et soumises à des lois, telles qu'elle paraissaient l'être au premier coup d'œil." Il brouille les pistes avec Bathsheba. 
Le sergent Troy se montre bien peu attaché au milieu agricole. Il est joueur, versatile, inconsistant, personnage horripilant. Trois hommes font la cour à la belle Bathsheba, tous les trois sont issus d'un milieu  social différent. Qui des trois va se marier avec la belle Bathsheba ? Ce roman tourne autour du mariage. 
 Bathsheba est une femme moderne, indépendante. Elle a beaucoup de fierté. En tant que lectrice, je me suis pas beaucoup attachée à elle, j'ai une nette préférence pour Liddy que je trouve charmante.  La campagne est magnifiquement présente, elle est traité comme un personnage


C'est un Thomas Hardy beaucoup moins sombre par rapport à Tess et Jude. L'ambiance est toujours aussi champêtre, l'histoire se déroule dans le Dorchester qui est le Wessex dans ces romans. C'est un roman lumineux accompagné d'une fin magnifique. 
C'est le premier grand roman de Thomas Hardy, mais pour moi il est en dessous de ses deux chef-d'œuvres  qui sont Jude et Tess.  Les références à la Bible sont toujours présente, la plus évidente celle du berger et de ses moutons. Loin de la foule déchaîné est très shakespearien dans sa structure romanesque tout comme ses autres grands romans. 
Le roman graphique de  Posy Simmonds Tamara Drewe  s'inspire de ce roman de Thomas Hardy. 


J'ai vu aussi l'adaptation cinématographique. J'étais curieuse  de voir et mon avis est mitigé. Oui, le réalisateur a su être très fidèle à l'univers de Thomas Hardy. Mais, j'ai trouvé que les acteurs manquait de charisme, que le film en lui même manquait de souffle et de passion. C'est un film qui se laisse bien regarder malgré tout !


Thomas Hardy vu par Virginia Woolf dans Essais Choisis 

"Ce moment vint, parfait et absolu, avec Loin de la foule déchaînée. Le sujet était bon ; la méthode était la bonne ; le poète et l'homme de la campagne, l'homme sensible, l'homme austère et méditatif, l'érudit, tous contribuèrent à produire un livre, qui peu importent les modes, à toute sa place parmi les grand roman anglais. "

"Les falaises de craie, ponctuées de tumulus et de cabanes de bergers, se dressent contre le ciel, lisses comme les vagues, mais aussi massives et éternelles ; s'évanouissant en rouleaux infinis, mais abritant aussi dans leur plis de paisibles villages d'où, le jour, montent de fragiles volutes de fumée et dont on voit le soir luire les lumière dans l'obscurité profonde."

" La nature est généreuse magnifique et luxuriante; pas encore maléfique, elle reste la Mère des hommes laborieux." " C'est avec Oak, Troy, Bathsheba et Fanny que les hommes et les femmes de ses romans prennent toute leur ampleur. "



NELL LEYSHON : La couleur du lait

Traduit par Karine Lalechère
C'est le premier roman traduit en français de l’écrivain anglaise Nell Leyshon. 

«ceci est mon livre et je l’écris de ma propre main. écrire prend du temps, il faut tracer chaque mot lettre par lettre sur la page et quand c’est fini il faut encore vérifier qu’ils sont bien choisis. et pourquoi. souvent une histoire se passe plus vite qu’il ne faut de temps pour l’écrire. pourtant je dois me hâter car il ne me reste pas beaucoup de temps.»
En  1831,  dans la campagne anglaise du Dorset, Mary, une jeune fille de quinze ans. Elle est simple, franche et lucide. Elle grandit entre  un père brutal, une mère insensible et sévère une vie de misère.  Mary est une adolescente touchante de générosité. «on fait une sacrée paire tous les deux. quatre jambes et seulement une qui marche comme il faut. on a ri et je me suis levée.» Elle raconte comment, un été, sa vie a basculé lorsqu'on l'a envoyée travailler chez le pasteur Graham, afin de servir et tenir compagnie à son épouse, femme fragile et pleine de douceur.
Elle apprend avec elle la bienveillance, et découvre avec le pasteur les richesses de la lecture et de l'écriture. Elle va se servir de cet apprentissage qui lui servira a écrire son histoire . 
Nulle majuscule, une ponctuation aléatoire, des phrases courtes et d’une grande humilité, la Couleur du lait est le récit écrit mot à mot par Mary elle-même, avec ses formules à l’emporte-pièce, ses hésitations, mais surtout une obstination admirable. «il y a une chose qu’il ne faut pas oublier. j’écris ces mots de ma main en l’an de grâce mille huit cent trente et un et j’en suis fière. vous comprendrez pourquoi. je m’étais promis de tout vous raconter, mais je ne l’ai pas fait. j’ai menti.»  La Couleur du lait se déroule en quatre temps, celui du rythme de la nature. Ce un roman qui pour son ambiance  me fait penser aux romans de Thomas Hardy, mais aussi à un roman anglais Sarn de Marry Webb.

CHARLES PALLISER : LE QUINCONCE Tome 1


L'héritage de John Huffam


Traduction Gérard Piloquet

"Sur une plaque était gravé un dessin que je reconnus pour l'avoir plus d'une fois vu sur la vaisselle sur les couverts : une rose à quatre pétales. Mais ici, cinq de ces roses étaient rassemblées pour composer un motif où quatre d'entre elles étaient disposées aux coins d'un carré, et la cinquième en son centre. "
Dans l'Angleterre du début du XIXème siècle, le petit John Huffam vit en compagnie de sa mère  dans un village perdu. Chaque fois que l'enfant demande qui est son père, sa mère élude la question.  John souhaite pourtant connaître ses origines, son identité. 
" Orpheline. Encore un mot fort intéressant. J'enviais la petite fille de pouvoir se parer de ce qualificatif-là. Mais l'idée me vint à l'esprit que moi aussi j'étais à mi-chemin d'être orphelin."  A l'occasion d'une rencontre avec une gamine de son âge, Henrietta, fille des châtelains de l'endroit, il croit comprendre que sa mère et lui, pauvres parmi les pauvres mais attachés au maintien d'une improbable dignité, sont mystérieusement apparentés aux propriétaires du vaste domaine voisin: Hougham, lieu de sinistre réputation s'il en est.
 John consacrer sa vie à découvrir un secret de famille. John et sa mère part trouver refuge à Londres. Nous sommes en plein dans les secrets de famille, dans une ambiance très mystérieuse et opaque de l'Angleterre victorienne.Toute cette saga à la Dickens tourne autour du chiffre cinq. Un très beau récit initiatique, pour ma part j'ai très envie de me plonger dans la suite !



DICKENS CHARLES : LE CARILLON


Conte de gobelins sur certaines cloches qui sonnèrent le départ d'une année passée et l'arrivée d'une année nouvelle
Traduction Francis Ledoux

Ce conte se déroule à Londres, où un pauvre vieil homme, Tobie Veck, père d'une douce et aimable jeune fille, Margot. Elle est fiancée à  Richard un forgeron, elle souhaite se marier avec lui le Jour de l'An. La venue de deux fonctionnaires et leur façon de considérer les pauvres gens, sèment le doute dans l'esprit de Tobie. Il  finit par se sentir mauvais . 
" La voix du temps, dit le fantôme, crie à l'homme "Avance!". Le Temps est destiné à son avancement, à son progrès ; il doit servir à accroître sa valeur, à acquérir plus de bonheur, une vie meilleure ; il est fait pour la marche en avant de l'homme vers de ce but dont il a connaissance, qu'il a en vue, et fut étalé dès le commencement du Temps et de l'homme."
Mais l'esprit du carillon saura lui montrer l'avenir sordide qu'il se prépare s'il persiste à se sentir comme un bon à rien et lui redonnera une dignité humaine par le respect et l'estime de soi-même. Ou comment l'estime de soi permet de surmonter les difficultés de la vie. Pour Dickens les pauvres ont  le droit à la vie et à la dignité. Un très beau passage très touchant, celui de la rencontre entre Toby Veck et Will Fern, autour de l'entraide et de la bonté. 
Dans " Le carillon",  le  froid et l'humidité  sont présent dans ce Londres victorien.
"Le Carillon" est un appel à la charité. Ce n'est pas véritablement un conte de Noël mais plutôt du nouvel an. Un très beau conte, très attachant. Ce conte contient des passages  d'invention poétique, où la fantasmagorie des ténèbres londoniennes est présente. 
Le Carillon est un très beau conte de Charles Dickens. 

Merci Lou de me l'avoir offert !!!!!



    CHARLES DICKENS par Jean-Pierre OHL




    C’est un écrivain qui sait faire rire et pleurer

    "À douze ans, il colle des étiquettes sur des boîtes de cirage dans un entrepôt sordide au bord de la Tamise. À vingt-quatre, il publie Pickwick et devient le romancier le plus célèbre de son temps. Malgré cette ascension extraordinaire, Charles Dickens (1812-1870) n'oublia jamais "les temps difficiles" 
    Il est né le 7 février 1812 sous l'époque de la Régence, la révolution industrielle pointe son nez. Il a une santé fragile, il souffre de violente quinte de toux, il est un enfant chétif et solitaire. Charles à de la sympathie envers son père mais il est très dure avec sa mère. John Dickens est emprisonné pour dettes à la prison de la Marchalsea (tout comme William Doritt). Charles a douze ans, il va travailler à la fabrique de cirage chez Warren's Blacking. Adulte Charles Dickens prend une revanche sur son enfance et il se consacre à son travail d'écrivain de manière acharnée pour s’élever socialement et sortir de la misère qu'il a connu enfant.
    © Catherine Hogarth la femme de ses 10 enfant
     Daniel Maclise (peintre) est l'ami
     de Charles Dickens:
     un dandy romantique

    Il réussit malgré tout à devenir clerc puis journaliste. Il écrit des chroniques publiées en volume en 1835, ce sont « Les esquisses de Boz ». Mais le succès arrive en 1836 avec la publication en feuilleton « Des papiers posthumes du Pickwick Club ». C’est un triomphe absolu et chaque publication est attendue par des millions de spectateurs. La même année Charles Dickens épouse Catherine Hogarth qui lui donnera dix enfants. Sa première femme est Catherine Hogarth, mais Mary la sœur de Catherine est sous le charme de Charles Dickens, et c'est réciproque pour lui elle est "la créature la plus douce et la plus pure qui ait jamais répandu sa lumière sur la terre." Elle est décédée d'une crise cardiaque dans les bras de Charles. Toute sa vie, elle va le hanter, le poursuivre tel un fantôme. 
     Dickens va connaître le succès. Mais il connaîtra  des hauts et des bas. La séparation avec sa femme Catherine fait  scandale, il entreprend une liaison avec une jeune actrice Ellen Ternan. Quant il la rencontre, il vient de terminer la Petite Dorrit.  Il va faire sa connaissance  en tournée quand il décide de monter avec son ami Wilkie Collins " Glacial Abîme". Sa liaison avec cette actrice sera très secrète. 

    Charles Dickens est l'auteur des chefs-d’œuvre des classique de  la littérature anglaise : « Oliver Twist », « David Copperfield », « Le conte de Noël », « De grandes espérances », « L’ami commun ». Et surtout, Dickens est l’homme d’une seule ville : Londres, dont il connait bien chaque rue aussi bien de jour que de nuit. Il  est à la fois écrivain, journaliste, imitateur, acteur de théâtre et même hypnotiseur.
      Je n'ai pas été véritablement séduite  par cette biographie de Jean -Pierre Ohl, elle n'a pas su me captiver. J'ai lu aussi la biographie de Marie-Aude Murail très enlevée. 



    The invisible Woman


    Le célèbre écrivain Charles Dickens a eu à l'âge de 45 ans une histoire d'amour méconnue avec Nelly (Ellen)Ternan, une jeune actrice de 18 ans. Cette liaison adultère durera treize années, jusqu'à la mort de Dickens.

    Réalisation : Ralph Fiennes
    Scénario : d'après le roman de Claire Tomalin : The invisible woman : the story of Nelly Ternan and Charles Dickens
    Ralph Fiennes : Charles Dickens
    Felicity Jones : Nelly Ternan
    Michelle Fairley : Caroline Graves
    Kristin Scott Thomas : Frances Ternan
    Tom Hollander : Wilkie Collins
    Perdita Weeks : Maria Ternan
    Tom Burke : Mr. George Wharton Robinson
    Joanna Scanlan : Catherine Dickens



    Après la mort de Charles Dickens, elle se marie, sans rien révéler de son passé et après s'être rajeunie d'au moins dix ans, avec un diplômé de l'université de Cambridge,  avec le révérend George Wharton Robinson. En collaboration avec son époux, elle est   maîtresse d'école à Margate.  Elle a eu deux enfants. 
    La famille Ternan est liée au théâtre : la grand-mère maternelle a été actrice et les parents sont eux-mêmes des acteurs relativement bien cotés ; la mère d'Ellen, Frances Jarman, se retrouve assez souvent à l'affiche. Son père est  comédien aussi, après sa mort. Les quatre femmes la mère et les trois filles ne peuvent compter que sur leur talent pour survivre, ce qu'elles réussissent tant bien que mal, à une époque où, à moins qu'on n'accède à une grande renommée, les cachets restent modestes et surtout, la société juge les actrices à peine mieux qu'elle ne le fait des prostituées. Ellen et sa sœur Maria en font d'ailleurs l'expérience en octobre 1858, trois après leur rencontre avec Dickens,un policier les arrête près de leur théâtre et entend les poursuivre pour prostitution.

    C'est un   film bouleversant. sur une histoire d'amour interdit aussi pudique que les moeurs et les convenances de l'Angleterre victorienne. Ralph Fiennes interprète un Dickens très convaincant. C'est un film a la fois sombre et pétillant. 

    OSCAR WILDE : deux biographies

    Durant l'été, j'ai lu deux biographies passionnante d'Oscar Wilde, tout d'abord celle de Daniel Salvatore Schiffer et ensuite celle de Danielle Guérin-Rose. Il va faire de sa vie une œuvre d'art. "Un soir que ses amis lui demandent ce qu'il veut faire de sa vie, Wilde répond : " Je ne serai certes pas un professeur desséché d'Oxford. Je serai poète, écrivain, dramaturge. D'une façon ou d'une autre, je serai célèbre, et si je ne suis pas célèbre, j'aurai une notoriété"


    Oscar Wilde par Daniel Salvatore Schiffer

     " Je suis celte et non pas anglais". 

    Esthète flamboyant, orateur brillant, Oscar Wilde (1854-1900)  .Il est né un 16 octobre 1854  à Dublin. Il est issue de la vieille bourgeoisie irlandaise et protestante.
    Il participe de son vivant et avec ardeur à l'édification de son mythe. Dandy sulfureux, l'auteur du Portrait de Dorian Gray fait partie de ces êtres d'exception qui, par la densité de leur existence et la modernité de leur oeuvre, restent longtemps après leur mort nos contemporains. Dramaturge à succès mais poète maudit, condamné à deux ans de prison pour délit d'homosexualité lors d'un procès à scandale, il mourut dans la misère. Cette biographie de  Daniel Salvatore Schiffer retrace le destin tragique et brillant d'Oscar Wilde. En tant que

     spécialiste d'esthétique, Daniel Salvatore Schiffer est bien placé pour évoquer la vie d'Oscar Wilde, parfaite icône du dandysme. Une biographie excellente qui donne furieusement envie de lire tout Oscar Wilde. 


    "Les gens ont trouvé que ce n'était pas bien de ma part d'avoir invité à dîner les mauvais éléments de ma vie et d'avoir pris plaisir à leur compagnie. Mais ces êtres, sous l'angle où l'artiste en moi les approchait, étaient riches de suggestions et de stimulations délicieuses. C'était festoyer avec des panthères. "



    Wilde Qui suis-je  ? de Danielle Guérin-Rose

    Danielle Guérin-Rose  est  co-présidente de la Société Oscar Wilde . 

    Elle connait très bien ce cher Oscar. 
    Elle signe là une très belle biographie sensible et magnifiquement illustrée. Certains passages sont très bien racontés entre autre la rencontre entre Oscar Wilde et Bosie poignant. Puis la construction de la biographie est aussi originale par thématique. 


    Ces deux biographies sont deux ouvrages incontournables si l'on s'intéresse à Oscar Wilde homme fascinant et complexe !


    OSCAR WILDE : DE PROFUNDIS

    Le titre " De Profundis" est dérivé du Psaume CXXX, il témoigne de l'inspiration religieuse de Wilde. 
    "Des profondeurs, je t'appelle, Yahvé ; Seigneur, entends ma voix ! Que tes oreilles soient attentives à ma voix suppliante !"



    Traduit par Léo Lack
    Texte autobiographique


    Le 25 mai 1895, Oscar Wilde, dramaturge admiré du Tout-Londres et amant de lord Alfred Douglas, est condamné à deux ans de travaux forcés pour " outrage aux mœurs ".
    C'est à la prison de Pentonville, on amène Wilde, Oscar, âge : 41 ans ; situation de famille : marié, deux enfants ; profession : écrivain.
     Il obtient enfin du directeur de la prison de Reading l'autorisation d'écrire. 
    En 1897, c’est depuis sa geôle qu' Oscar Wilde écrit « De Profundis », une longue lettre adressée à son jeune amant Lord Alfred Douglas. 


    " Dans cette lettre où il me faut parler de ta vie et de la mienne , du passé et de l'avenir, des choses douces changées en amertume et des choses amères qui pourraient être changées en joie, je ne doute pas que maints passages blesseront au vif ta vanité."Des reproches accumulés adressés à Lord Alfred Douglas dans la première partie. Il lui adresse ces quatre vérités, non pour le blesser mais pour mieux lui pardonner.
    Puis ensuite, Oscar évoque les moments joyeux, de bonheur en compagnie de Bosie. " Le souvenir de notre amitié est l'ombre qui chemine ici près de moi, qui semble ne jamais me quitter, qui m'éveille la nuit pour me redire sans cesse la même histoire jusqu'à ce que la fastidieuse répétition chasse le sommeil jusqu'à l'aube."
    " Oui, je sais que tu m'aimais. Quelle qu'ait été ta conduite envers moi, j'ai toujours senti qu'au fond du cœur tu m'aimais vraiment."
    " Ta haine pour ton père atteignait une mesure telle qu'elle surpassait, anéantissait et éclipsait ton amour pour moi""La haine aveugle l'homme".
    Dans la dernière partie,  il fait le point sur sa vie, il est question de philosophie, il évoque la religion, de l'art et du pardon.  Pour Oscar Wilde, le christ est le plus grand des artistes. Pour lui, le catholicisme est "la plus romanesque" de toutes  les religions. Il va d'ailleurs se convertir, il va devenir catholique, il ira même à Rome rencontrer le pape.
    "Je faisais de l'art une philosophie et de la philosophie un art. Je transformais l'esprit des homme et la couleur des choses ; il n'était rien de ce que je disais ou faisais ont on ne s'émerveillât. Je pris l'ar théâtral , la forme la plus objective que connaisse l'art, pour en faire un mode d'expression aussi personnel que le poème lyrique ou le sonnet, tout en élargissant son domaine et en enrichissant sa caractéristique."
    Il apprend alors qu'il est en prison la mort de sa mère. Il rend hommage à Adela Shuster "la dame de Wimbledon". Elle était la fille d'un riche banquier. Elle était l'amie d'Oscar, elle fut bouleversée par son sort, elle lui fait un chèque de 1000£. Oscar Wilde lui rend un vibrant hommage dans "De Profundis". "Mais la douleur est l'ultime symbole et dans la vie et dans l'art."
    De Profundis est une lettre de confession émouvante d'un homme blessé, accablé par la douleur et la honte. L'auteur se met à nu dans ce témoignage poignant constellé de références littéraires et historiques. On découvre la personnalité riche, complexe et brillante de l'auteur. La longue lettre qu'il rédige alors à l'intention de Douglas, à qui il reproche de l'avoir abandonné, il n'est jamais venu le voir et n'a jamais écrit également. 
    Ce texte est le bilan d'une vie.
     C'est, un texte magnifique et fascinant, poignant et bouleversant de sincérité... et très émouvant, voir déchirant. 


    Marquis de Queensberry

    Né le 20 juillet 1844 à Florence et mort le 31 janvier 1900 à Londres. John Sholto Douglas , neuvième marquis de Queensberry, est un noble écossais, connu pour avoir donné son nom aux « règles du Marquis de Queensberry » qui formèrent la base de la boxe anglaise moderne.  C'était un homme extrêmement violent, envers sa famille. Il est un grand amateur de femme, de chasse et de chevaux. 


    Il a joué un rôle important  dans la « chute » d' Oscar Wilde à travers des accusations d'homosexualité.



    Lord Alfred Douglas



    Lord Alfred Douglas

    né dans le Worcestershire le 22 octobre 1870 et mort dans le Sussex de l'Ouest le 20 mars 1945, est un poète anglais.Bosie (signifiant en anglais « joli garçon » ou « adorable garçon ») par sa famille et ses amis, il devient célèbre pour sa relation avec Oscar Wilde, qu'il a rencontré à la fin de l'été 1891 chez lui. Les deux hommes ont seize ans d'écart.

    Il porte une haine envers son père dont il est le troisième fils. Ses parents vont se séparer. Quand, il est étudiant à Oxford, il est victime d'un chantage lié à une affaire homosexuelle et il demandera à Oscar Wilde de l'aider.
    En 1902, il se marie avec Olive Custance. La même année, il a un fils, prénommé Raymond. Mais Olive le quitte en 1913 et Raymond, psychiquement malade, est interné dans un hôpital psychiatrique en 1927.
    Il traduit en anglais les Protocoles des sages de Sion, un texte antisémite, en 1919. En 1923, il est mis en prison et condamné aux travaux forcés pour calomnie envers Winston Churchill, qu'il accusait de participer à une conspiration juive1. Lors de son incarcération, il écrit un texte intitulé In Excelsis, en allusion au De Profundis d'Oscar Wilde, qu'il avait pourtant renié en 1918.
    Il meurt le 20 mars 1945 d'une insuffisance cardiaque à Lancing, dans le Sussex de l'Ouest.


    Robert Sherard
    Né le 3 Décembre 1861 mort à 1830 Janvier 1943. Il  était un écrivain et journaliste . Il était un ami, et le premier biographe, d' Oscar Wilde. Il était l'arrière petit fils de Wordworth. Robert Sherard et Oscar Wilde était deux tempéraments différents et ils n'ont jamais eu de liaisons amoureuses mais uniquement d'amitiés. 
    " En Wilde, il a trouvé son grand homme, le "plus merveilleux être humain" qu'il lui fût donné de rencontrer. Jusqu'au bout, il appartiendra à la petite troupe d'amis fidèles sur qui Wilde pourra toujours compter."(bio Danielle Guérin-Rose)


    Rober Ross (Robbie)
    Oscar Wilde a fait sa connaissance en 1886. Il est le cadet de cinq enfants, il a sillonné l' Europe avec sa mère. Il sera le premier amant d'Oscar. En 1888, il est admis à Cambridge. Il devient journaliste et critique d'art. Bien qu'homosexuel, sa relation avec Oscar Wilde sera platonique . Robbie sera toujours un fidèle compagnon et un ami dévoué. Après la mort d'Oscar Wilde, il est son exécuteur  littéraire. Et à sa sortie de prison, c'est à Robbie qu'Oscar lui remet la longue lettre adressée à Bosie. Et c'est bien plus tard cette lettre sera connu sous le nom de De Profondis. Elle ne sera publiée, partiellement, que cinq ans après sa mort.


    Au mois de juin au Centre Culturel Irlandais, j'ai assisté à une représentation de "De Profundis". Représentation qui s'est déroulé dans la chapelle du Centre Culturel, en compagnie de Laurent. Quel merveilleux décor qui s'harmonisait magnifiquement avec cette pièce.

    La Mise en scène est de Marjolaine Humbert par la Compagnie du Cadran avec Christophe Truchi.

    ELIZABETH GASKELL : CRANFORD


    © Alice Théaudière
    Traduit par Béatrice Vierne

    Cranford est un village de femmes célibataires ou veuves.  La narratrice, Miss Mary Smith, est une jeune femme célibataire, elle
    © Alice Théaudière
    rend visite aux  soeurs Jenkyns Deborah et Matty. 
    " Miss Mathilda Jenkyns (qui voulait bien répondre au nom de Miss Matty derrière le dos de sa sœur) m'écrivait d'excellentes lettres, débordant de bonté et de bavardages"

    Les deux sœurs sont de tempéraments tout à fait opposés. Mathilda est douce, bonne, généreuse tant dis que Deborah est strict et austère.  
    Nombreux sont les personnages cocasses. Elizabeth Gaskell dépeint avec précision un monde  de simples femmes célibataires ou veuves de la société respectable de Cranford. 

    Mon avis est le suivant j'ai une net préférence pour la confession du Docteur Harrison. Car à Cranford on s'y ennuie un peu à la longue. Il n'y a pas d'intrigue à proprement parler c'est une suite de chronique de la vie de Cranford







    Cranford 

    295 min – 5 épisodes

    Réalisé par Simon Curtis, scénario de Heidi Thomas

    D’après 3 romans d’Elizabeth Gaskell: Cranford, Lady Ludlow et Mr Harrison’s confessions

    Avec Judy Dench (Miss Matty Jenkyns), Eileen Atkins (Miss Deborah Jenkyns), Lisa Dillon (Mary Smith), Simon Woods (Dr Harrison), Imelda Staunton (Miss Pole), Philip Glenister (Mr Carter), Francesca Annis (Lady Ludlow), Julia Sawalha (Jessie)


    En 1842 à Cranford, village du Cheschire, la vie s’écoule de manière immuable en fonction de leurs règles sociales.
    Pour les célibataires Deborah Jenkyns,  et Matty, sa sœur généreuse et discrète, la ville est un lieu d’intrigues : un nouveau médecin séduisant, Frank Harrison, arrive de Londres avec de nouvelles méthodes et peu d’expérience.
    Cranford a aussi ses secrets qui se révèlent peu à peu : Matty retrouve son amour de jeunesse, l’intendant de Lady Ludlow prend sous son aile un jeune vagabond, mais surtout, la ligne de chemin de fer menace la tranquillité des habitants.
    Dans l'ensemble, c'est une très bonne série qu'offre la BBC, j'ai eu un immense plaisir à la visionner, même si c'est un peu larmoyant parfois !.


    Mais, j'ai  tout de même une critique à faire (selon moi ) !. J'aime bien les passages qui font référence à Cranford et les confessions de Mr Harisson . La douceur est présente à Cranford avec ses joies et ses peine. Le jeune Docteur Harisson et Sophie sont à croquer. Par contre je n'aime  les passages en référence à Lady Ludlow, je les trouve agressifs, désagréable et froide. La preuve est dans l'affrontement qu'elle a avec son  son intendant M. Carter. Ce dernier voudrait donner une éducation au jeune et pauvre Harry Gregson. Lady Ludlow s’y oppose car elle pense que chacun doit rester à sa place. M. Carter est très progressiste et très humaniste face à l’aristocratique Lady. C'est un homme bon, il a du cœur, c'est une âme charitable. 

    ELIZABETH GASKELL : Les confessions de Mr Harrison

    Traduit par Béatrice Vierne

    " Tout le monde s'esclaffa. Les gens de Duncombe raffolent des plaisanteries touchant au mariage, qui sont si aisées à comprendre."
    Mr Harrison est un jeune médecin. Il s'installe à Duncombe, un  lieu sympathique dans la campagne anglaise.

    "Ducombe revendique le nom de bourg, mais pour ma part, je dirais que c'est un village."
     il est convié à travailler auprès d'un vieil ami médecin proche de la retraite. Mr Harrison un jeune homme célibataire, le soir de son arrivée Mrs. Munton, Miss Tomkinson, Mrs. Bullock veulent rencontré ce charmant jeune médecin. Dans ce village, les commérages vont de bon train. 
    " Sans doute y verrez-vous une curieuse statistique, mais sachez qu'à Duncombe sur six propriétaires d'un certain rang, quels qu'il soient, cinq sont des femmes. Nous avons ici abondance de veuves et de vieilles demoiselles."
    Dès son arrivée il est bien accueillit, puis petit à petit  il va être l’objet de toutes les convoitises. Alors qu’il s’éprend de la fille du Pasteur, de nombreuses femmes de Duncombe vont s’autoproclamer « sa fiancée », le plongeant dans une situation extrêmement délicate.
    " Voilà le charme des petits bourgs ; tout le monde y compatit aux mêmes événements."

    Le Happy End est digne d'un conte de fée !!!!
    Ce roman est un petit bijou d'humour, délicieux. Une lecture  anglaise très agréable !