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lundi 24 décembre 2012

COLM TOIBIN : LE MAÎTRE

Traduit par Anna Gibson

Il y a quelque temps j'ai lu "Auteur ! Auteur !" de David Lodge. Et, autour de moi on m'a vivement conseillé la version de Colm Toibin."A un moment, je me suis aperçu qu'un certain Henry James me trottait dans la tête et j'ai eu envie d'ajouter un peu de fiction à la vie de ce grand homme. "
En 1895, à Londres, Henry James présente sa pièce Guy Domville. C'est un échec retentissant (le paradoxe tout de même c'est que Henry James est ou plus tôt à été souvent adapté au théâtre par exemple je pense aux " papiers d'Aspern" et "la Bête dans la Jungle"). Hué par le public, blessé, il se réfugie en Irlande. Henry James vient après son frère William, entre Henry et Alice il y a Bob et Wilky. La famille James voyage énormément entre l'Amérique et l'Europe. Ils ont reçu une éducation libérale, leur père était un ami d'Emerson et de Carlyle et de Thackeray.
Colm Toibin en tant qu'écrivain homosexuel mais en avant l'homosexualité d'Henry James. D'ailleurs, Colm Toibin décrit une scène intime entre Henry James et Olivier Wendell Homes Jr (juriste). " Il ne fut donc pas surpris quand Holmes se retourna et vint se lover son corps contre le sien, une main contre son dos et l'autre sur son épaule." Il n'empêche qu'Henry James était très ami avec de nombreuses femmes . En premier sa sœur Alice, sa cousine Minny, puis complice avec Constance Fenimore, aussi intime avec Lady Louisa Wosley. Le procès d'Oscar Wilde l'affecte beaucoup tout comme la mort de sa sœur décédé en 1892 d'un cancer . Il est très complice avec sa cousine Minny Temple décédé en 1870 emporté par la tuberculose. Il est très touché par, le suicide de son amie, la romancière Constance Fenimore quelques années après la mort de sa sœur Alice en 1894. Ils étaient tous les deux extrêmement complices. La mort rode autour d'Henry James. "En sortant de la gare, il mesura soudain combien sa vie était redevenu calme après le désastre de sa pièce."Biographie littéraire audacieuse, bouleversant hommage au grand écrivain. Colm Toibin a inventé certain passage pour rendre souligner l'aspect romanesque de la vie d'Henry James.


Personnellement, j'ai préféré le Henry James de David Lodge que j'ai trouvé très attachant, beaucoup plus proche de l'image que j'ai d'Henry James, contrairement à celui de Colm Toibin. Il est certain que "Le maître" est un roman très documenté et fouillé, mais remplit de longueur. C'est un roman autobiographique qui manque à mes yeux une âme ! C'est tout de même un sacré paradoxe pour un auteur comme Henry James qui explore l'âme humaine dans ses romans et nouvelles.


Dans l'excellent essais de David Lodge "Dans les coulisses du roman" (il faut dire que j'ai une grande tendresse pour cet écrivain que je trouve remarquable à mes yeux ! J'aime aussi bien ses romans que ses essais) Le premier chapitre est intitulé "L'année Henry James ou l'importance décisive du calendrier : l'histoire d'un roman". Son roman autobiographique "Auteur ! Auteur !" a sa sortie était en compétition avec le roman de Colm Toibin : "Le maître".

2 commentaires:

Céline a dit…

Autant le début de ton billet me donnait envie, autant la suite me fait plus hésiter ... A tenter, peut-être...

Malice a dit…

Oui, je n'ai pas été totalement voir pas du tout séduite ! C'est certain mais bon je pense que c'est tout de même un excellent roman-biographique !