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mardi 10 novembre 2009

MARIE SIZUN : La Femme de l'Allemand

Il a reçu le Grand Prix des lectrice Elle 2008
Le prix du Télégramme

J'ai lu il y a pas longtemps son premier roman le Père de la petite. Dès les premières pages, très vite nous sommes, nous lecteurs embarqués dans l'histoire de cette mère et sa fille. En 1947, à Paris, rue Saint Antoine, une mère, Fanny dessinatrice, vit seule avec sa fille Marion ou Funny. Fanny est une femme malade " Étrange maladie, en vérité qui allait et venait, disparaissait, reparaissait avec ses sommets et ses rémissions""Une maladie qui faisait honte. Une maladie qui faisait peur. " Le père de Marion est allemand, décédé, sentiment étrange chez Marion, il n'a pas d'autre nom, c'est une personne abstraite pour elle, me semble t-il ? Mystérieux, tout cela. "Elle t'a dit aussi qu'il était allemand, ton père, mais qu'il ne faut en parler, ma chérie. À personne. C'est un secret."
Fanny a dix-huit ans en 1943, elle fait la connaissance de l'Allemand,
Marion est née à Tour. Tante Elisa, la sœur de sa grand-mère, vient de temps en temps s'occuper de la mère et de sa fille.
La mère et la fille vont souvent au cinéma, distraction oublie de la grisaille du quotidien ! Visite chez les grands parents Maud et Henri avenue de Suffren toute seule sans sa mère avec la tante Elisa. Tristesse car ces grands parents sont fâchés avec leur fille, leur seul enfant qu'ils le restent, à causse justement de cet homme allemand que Fanny a connu durant la guerre. Entre eux la liaison au goût d'interdit fut à la fois sulfureuse et naïve. Marion grandit auprès de sa mère malade, folle au regard des autres, mais il faut reconnaitre qu'elle sombre de plus en plus dans la folie, sa fille ne reconnait plus sa mère, elle lui fait même peur ! Marion a non seulement la peur au ventre que l'on connaisse ses origines allemandes et aussi que sa mère n'est pas normal. Une écriture a couper le souffle, une claque un roman magnifique ainsi que l'écriture, un roman poignant que l'on a du mal à le lâcher. Un énorme coup de cœur pour ce livre !
Dans le cadre d'une rencontre que Sylire a eut l'occasion de rencontré Marie Sizun qui rêverait voir son livre adapter au cinéma, cela n'est pas étonnant du tout, l'écriture est tellement vivante, vibrante, intense, en un mot l'écriture est très cinématographique oui cela serait fort intéressant !

À noter, j'ai lu il n'y a pas très longtemps Personne de Gwennaëlle Aubry (relation fille/père) (Prix Fémina 2009) et celui là concernant (la relation fille /mère) ces deux livres très différents par ailleurs, ils abordent tous les deux un regard sur la maladie : la psychose maniaco-dépressive, d'une façon toute à fait remarquable !
" Pourtant, dans le discours à mi-voix qu'il tient à la tante, un mot attire ton attention, un nom, le nom d'une maladie, la maladie de Fanny, sans doute, un joli nom, sonore et singulier, qui revient à plusieurs reprises : un nom en ose et en ive compliqué ; il t'échappe, mais voilà qu'il revient, tu le saisis au vol : psychose maniaco-dépréssive."

15 commentaires:

Béné a dit…

pas franchement hilarant ce livre pourtant j'ai beaucoup aimé sa lecture.

sylire a dit…

Je suis ravie que tu aies aimé. Il te reste deux livres de Marie Sizun à découvrir, très bons aussi.

Mango a dit…

Je viens de noter ces deux livres que tu signales sur cette maladie, tous les deux récompensés par un prix, c'est curieux! Je vais essayer de trouver le temps pour en lire au moins un!

Aifelle a dit…

C'est une lecture qui ne peut pas laisser indifférent et le "ton" de Marie Sizun est vraiment très attachant. J'ai envie de lire aussi celui de Gwenaëlle Aubry.

keisha a dit…

Liliba le fait voyager, chouette alors je vais le lire bientôt!

Hambreellie a dit…

C'est Sylire qui m'a conseillé de lire ce livre lors de notre rencontre avec Maud Lethielleux alors je vais me laisser tenter et découvrir cette Marie Sizun !!!

Stephie a dit…

Il me fait super envie mais je devoir patienter encore un peu

Malice a dit…

@Béné : C'est exact ! c'est un livre d'une telle force que en tant que lecteur on est scié ! Quoi lire après ? Vraiment j'en ai eu le souffle coupé !
@ Sylire : Aimé le mot est faible comme je le dis à Béné c'est un livre époustouflant je pense que je les lirai les deux livres suivant !
@ Mango : Curieux oui si l'on veut. La force de ses deux livres c'est qu'il parle de l'intime, de la douleur, du vécu avec un style une voix différente mais forte !
@Aifelle : Entièrement d'accord ;-)
Le livre de G Aubry est différent mais c'est un livre qui secoue enfin qui m'a secoué !
@ Keisha : Oui, il est certain, c'est vraiment les blogs de lecture qui ont fait connaitre cet auteur et tant mieux !
@ Hambreellie : Oui c'est d'ailleurs Sylire la première qui a parlé de Marie Sizun avec une immense admiration tout à fait justifiée.
@ Stephie : C'est vraiment un livre à lire à découvrir !

Alex a dit…

Bon, vu ton avis, je ne vois pas pourquoi je ne découvrirais pas l'écriture de cet auteur ! ;)
Je peux en choisir un les yeux fermés, donc ? :)

Leiloona a dit…

C'est Leiloona le message précédent ! :$

liliba a dit…

Ben tiens, je pensais avoir déjà mis un commentaire sur ce billet, mais je ne le vois pas... bizarre !

Juste pour dire que ce livre a été un gros coup de coeur et m'a fait sangloter comme une dingue. J'ai adoré, mais c'est dur !

Je me réjouis de faire ta connaissance jeudi 26 !!!

chiffonnette a dit…

J'ai vraiment beaucoup, beaucoup aimé ce roman. Le style, la force avec laquelle elle raconte cette relation mère-fille me reste encore en mémoire!

Theoma a dit…

Je viens de l'acheter ! YES !

Malice a dit…

@Leiloona : Oui je pense !
@ Liliba : Ah! oui, le 26 sera bien !
C'est dur oh ! oui mais qu'elle vérité qui sort de ce livre qu'elle force hallucinante. Un gros cœur oui aucun doute pour moi aussi;-)
@ Théoma : C'est vraiment un auteur à découvrir ;-)

La Nymphette a dit…

La composante historique ("femme de bosch") n'est-elle pas trop présente? La peinture d'une mère maniaco-dépressive me tenterait bien dans ce cas! Je viens juste de finir "Le village de l'allemand" et n'ai aucune envie de me replonger dans les horreurs de la Guerre!