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dimanche 1 novembre 2009

BORIS VIAN : L'ARRACHE-CŒUR


© Photo moi - Criel sur mer été 2009

Hommage à Boris Vian - Né le 10 mars 1920
C'est un homme fragile du cœur : rhumatisme cardiaque. Il s'intéresse au jazz dans les année 1936/1939, il commence à jouer de la trompette. En 1941, il se marie avec Michelle Léglise , il rentre dans un orchestre de jazz amateur, il est un jeune papa en 1942, il a un fils nommé Patrick. À la sortie de la guerre il fait la connaissance de Simone de Beauvoir, Jean-Paul Sartre, d'Albert Camus. Il sera au centre et à la naissance du Saint-Germain-des-Prés légendaire. Il commence à écrire l'Écume des jours et l'Automne à Pékin. Il joue de la trompette au fameux Club Tabou. En 1948, une fille est née Carole, publication de l'Herbe rouge en 1950. Il rencontre une jeune danseuse suisse Ursula Kübler. 1953 publication de l'Arrache-Cœur, il devient le voisin de Jacques Prévert en s'installant à la Cité Véron dans le 18ème arrondissement de Paris. En 1954, il se remarie, la musique tient une aussi grand de place que l'écriture de ses livres. Il est décédé le 23 juin 1959
Avant-propos de l'arrache-Cœur signé Raymond Quenau s'est extra, une grande touche d'humour tout en finesse. J' ai lu Boris Vian, adolescente j'ai du lire l'Écume des jours mais je m'en souviens plus trop là seul chose dont je me souviens bien c'est mon père qui m'a encouragé à le lire !

Jacquemort est psychiatre, Clémentine, la femme d'Angel est sur le point d'accoucher. Elle met au monde trois garçons : des trumeaux (comme dit Boris Vian), Noël et Joël et Citroën, se dernier se trouve à part. Angel, le père est rejeté par sa femme qui a mal accepté la grossesse. Après l'accouchement, Jacquemort va s'installer chez eux.Il commander des lits pour les nouveau-nés, à la demande de Clémentine. Clémentine ne supporte plus son mari Angel. Celui-ci s'ennuie et sur les conseils de Jacquemort il construit un bateau. Au fur et à mesure que les enfants grandissent, l'amour de leur mère pour eux va s'intensifier. Clémentine devient une mère poule. Elle me fait penser à Pétronille la maman de l'album de Claude Ponti "Pétronille et ses 120 petits". Clémentine est le portrait type de la mère abusive, qui enferme ses enfants dans une cage pour les protéger du dehors.
" Leur éducation. Je tremble à la pensée de les envoyer à l'école du village. Bien entendu, il ne serait pas question qu'ils y aillent tout seuls." p153. La question qui est soulevé par Clémentine concerne l'éducation des enfants, problème que Vian a vécu avec sa première femme Michelle.
L'écriture de Boris Vian est un délice et en plus il a le bon goût d'être un admirateur d 'Alice aux pays des merveilles du grand Lewis Carroll. L'univers de se roman est très surréaliste, étrange parfois proche de Raymond Queneau dont il fut l'ami.


9 commentaires:

denis a dit…

j'adore aussi Queneau né au HAvre comme moi (peut-etre un rapprochemetn de coeur et non d'arrache coeur)
Vian est fascinant aussi par son audace
j'ai lu pour le challenge le loup garou à découvrir
bon dimanche
Denis

Mango a dit…

J'aime plutôt bien cet auteur, mais si, en plus, il aimait aussi "Alice...", alors c'est encore mieux! :)

DViolante a dit…

Je ne suis pas très fan de Boris Vian, je n'ai pas pu finir l'Ecume des jours. Par contre j'aime beaucoup ses chansons (ah, le Déserteur !!)et les romans noirs qu'il a écrit sous le pseudo de Vernon Sullivan...
Et j'ai été scotchée par ta photo, car autrefois nous avions un petit bout de terrain à Criel(à la limite de Mesnilval) où nous allions en vacances... Ta photo m'a rappellé de bons souvenirs...

Saraswati a dit…

enfin une fan de Vian...on n'est pas nombreuses pour ce blogoclub..ou alors on a bien choisi ;o)

Leiloona a dit…

Je le lirai, c'est sûr, mais ce portrait d'une mère abusive me fait clairement peur ! Je repousserai sans doute ma lecture de quelques mois. ;)

sylire a dit…

Je pense avoir tenté de lire Vian à l'adolescence mais curieusement je n'en garde aucun souvenir. Je suis contente d'avoir réparé cette lacune. C'est vraiment un auteur qu'il faut avoir lu.

jumy a dit…

j'ai bien envie de découvrir ce livre....je suis sûre que cette mère envahissante va me plaire....et va me rappeler des souvenirs!!!!

Titine a dit…

Les avis sont très différents sur ce livre, il a l'air effectivement très surréaliste. Ce qui est chouette chez Vian c'est que tout le monde peut y trouver son bonheur tant ses écrits sont divers.

Malice a dit…

@ Denis : Merci pour ce touchant commentaire, j'ai très envie de continuer ma découverte de Vian.
@ Mango : Oui, "Alice" a beaucoup marqué la littérature ;-)
@ Dviolante: Criel j'ai découvert cet endroit cet été magnifique. Et j'ai trouvé que l'ambiance de cet photo se mariait bien avec l'ambiance du livre !
@ Saraswati : Oui, il faut reconnaitre que l'univers de Vian est tout de même très particulier on adhère ou pas. Moi enfant j'avais beaucoup aimé les contes du chat perché de Marcel Aymé (je compte relire d'ailleurs), je crois que mon amour pour des univers un peu décalé (si je peux dire) à son importance plus que l'admiration pour Lewis Carroll ;-)
@ Leiloona : Il est vrais que l'image de la mère exclusive qui veut surprotéger ses enfants peut horrifier, je peux le comprendre !
Mais en même tant il y a une part de vrais, de tellement réelle aussi une belle réflexion sur qu'est ce qu'une mère ?
@ Sylire : Oui, je pense qu'en effet c'est tout de même un auteur qui fait parti de nos patrimoine.
Ses chansons sont plus accessible à un grand public. Tout comme Raymond Quenaud dont il fut l'ami.
@Jumy : Peut-être !
@ Titine : Surréaliste oui évidement puisque toute son œuvre est pétrie, vient du mouvement surréaliste. Et les surréaliste avait une immense admiration pour Alice de Lewis Carroll. Il fesait parti du mouvement Oulipo aussi grand amateur de jeu de mot.