Pages

samedi 14 novembre 2009

GILBERT SINOUÉ : La Dame à la lampe



Une Vie de Florence Nightingale


C'est grâce à Lou que j'ai eut envie de mieux connaitre qui est Florence Nightingale

Elle se nomme ainsi "la Dame à la lampe" parce qu'on la voyait parcourir la nuit les hôpitaux militaires, éclairée d'une lampe de pétrole. " La première fois que je l'ai aperçue, il faisait nuit. Il régnait un froid glacial. Je grelottais. J'ai vu se déplacer cette silhouette de femme, partiellement éclairée, auréolée d'une lueur jaunâtre. On eût dit une apparition. Dans l'instant, j'ai pensé que je rêvais. Que pouvait faire une femme, ici en pleine nuit ? Elle tenait sa lampe à hauteur du visage et se déplaçait lentement, inspectant chaque lit ou grabat. Elle s'arrêtait de temps à autre, posait sa lampe à même le sol, et s'agenouillait auprès d'un blessé."p189

Florence Nightingale est issue d'une riche famille Britanique , née le 12 mai 1820 "À sa naissance, Florence porte donc déjà en elle les gènes de la dissidence, de la tolérance religieuse (particulièrement envers les catholiques),et une admiration non déguisée pour des hommes non conformistes, des partisans de l'indépendance de l'Amèrique, des admirateurs de la Révolution française ou des défenseurs de l'émancipation des Noirs." Très jeune elle s'intéressa au plus démuni , elle est douée pour les langues, elle est trilingue : anglais, italien, allemand et comme toutes les jeunes filles de bonne famille elle chante et joue du piano agréablement. Elle a tout fait pour moderniser le métier d'infirmière, pour elle l'homme ne doit pas être traité dans les soins comme un animal. Elle a donné les les lettre de noblesse au métier d'infirmière : "Qu'était une infirmière avant Miss Florence ? Rien ou si peu. La lie de la société, des ivrognes qui avaient la réputation d'empester le gin à trois pas, des êtres issus des milieux les plus défavorisés et qui par conséquent, ployaient sous le poids de leur infortune. Être infirmière n'était ni une carrière ni une profession ; c'était une besogne dégradante, bonne pour les femmes de bas étage, vulgaires et souvent immorales, des laissées-pour-compte. Ce n'était pas une occupation digne d'une jeune fille "bien". Des femmes "trop âgées, trop fragile, trop souvent ivres et voleuses et trop laides pour pratiquer un autre métier."Elle se rapproche de la religion catholique et cela fut très mal vu, c'est une femme très pieuse, elle se créait un personnage assez ambiguë je trouve. Elle est partie en 1854, pour la guerre de Crimée, accompagnée d'infirmières triées sur le volet. Elle a mis en place l'importance de l'hygiène, fait tout en sorte que les soldats soient bien nourris et mangent équilibrer et aussi qu'ils soient tous traité de la même sorte aussi bien pauvre que riche, cela fut son combat devant la misère et les conditions déplorables qu'elle a vu et vécu.
" J'ai vu mes enfants (pour elle ces soldats étaient ses enfants qu'elle chérissait en leur donnant un peur d'amour, d'affection) enveloppés dans des couvertures sales, dans de vieux pantalons déchirés, je les ai vus manger de la viande salée crue, malades pour des raisons qui auraient pu être évitées, abandonnés sur leur grabat, et je en peux l'oublier." À son retour de la guerre de Crimée, le 7 aout 1857, elle devient aussi célèbre que la reine Victoria dans son pays, elle est une véritable héroïne.

Embley Park se trouve dans le Hampshire, à l'origine c'était une propriété qui appartientenait à son père, elle y fera un hôpital. Elle fonde en 1860 à Londres la première véritable école d’infirmières, la Nightingale Training School for Nurses. "Dans le Hampshire. Un domaine immense. Près de 3700 acres ! Dans cet endroit paradisiaque, on peut imaginer que Florence a tout pour être heureuse, et cependant elle ne l'est pas. Elle vit comme un oiseau en cage."




Je n'ai pas été véritablement séduite par ce livre de Gilbert Sinoué en ce qui concerne sa structure à la Sherlock Homes, "comme un roman digne de Sherlock Holmes" par la présentation car beaucoup de répétitions et puis ce s'essouffle vers la fin. Au final c'est un portrait gris qui manque de vivacité à mes yeux, car je pense que Florence Nightingale est un personnage historique qui mérite mieux.

3 commentaires:

Gambadou a dit…

pourtant son histoire est intéressante....

Lou a dit…

J'ai bien aimé la forme, par contre j'ai trouvé qu'en dehors de la guerre de Crimée, tout ce qui concernait le caractère de Nightingale était un peu survolé, ce qui est peut-être un peu dommage. En même temps, comme ce livre m'intéressait en particulier pour sa description du métier d'infirmière et des pratiques dans les hôpitaux au XIXe, ça ne m'a pas trop gênée. Le personnage est intéressant, bien que moyennement sympathique... mais pour le comprendre il faudrait développer plus que ne le fait Sinoué dans sa biographie romancée.

Malice a dit…

@ Gambadou : Oui le personnage de la Dame à la lampe est vraiment intéressante mais elle n'est pas mis en valeur par l'auteur Gilbert Sinoué . J'ai trouvé cela dommage. Au final y reste pas grand chose de cette lecture. Décevant !
@ Lou : La forme est une bonne idée de départ, mais cela ne suit pas la route, j'ai trouvé. C'est une lecture en demi teinte mais merci pour cette découverte en tout cas, c'est déjà beaucoup ;-)