Pages

jeudi 19 juin 2008

GUSTAVE FLAUBERT : Un cœur simple

Après avoir lu le Perroquet de Flaubert !
Voici mon billet sur un cœur simple, il me semble que j'avais lu ce livre il y a très longtemps mais je m'en souvenais plus trop de l'histoire.
Gustave Flaubert a écrit "Un cœur simple" pour Georges Sand avec qui il a eut une correspondance passionnée.
J'aime beaucoup le style qui est très fluide qui glisse, en un mot une écriture très agréable et plaisante.
L'histoire se passe en Normandie, à Pont l'Évêque au XIXe siècle. Une femme Félicité, une fille simple de la campagne, a été déçu par son premier amour, avec Théodore, un fiancé brutal. Elle rentre à dix-huit ans au service de madame Aubain et elle sera une servante fidèle.
"Pour cent francs par an, elle faisait la cuisine et le ménage, cousait, lavait, repassait, savait brider un cheval, engraisser les volailles, battre le beurre, et resta fidèle à sa maîtresse, - qui n'était pas une personne agréable"
Elle est très dévouée envers les autres jusqu'à leur mort même à son Perroquet Loulou. Elle s'occupe des enfants de sa maîtresse Paul et Virginie. Mais, la fille a de nombreux problèmes de santé.
" Virginie, dès les premiers jours, se sentit moins faible, résultat du changement d'air et de l'action des bains. Elle les prenait en chemise à défaut d'un costume ; et sa bonne la rhabillait dans une cabine de douanier qui servait aux baigneurs."
Paul partira au collège à Caen. Félicité s'occupera de l'éducation religieuse de Virginie. Puis, elle partira chez les Ursulines à Honfleur pour poursuivre son éducation. Elle meurt très jeune, Félicité en sera très affectée ainsi que sa mère madame Aubain. Félicité sera dévouée à son neveu Victor marin qui partira à la Havanne.
" À cause des cigares, elle imaginait la Havane un pays où l'on ne fait pas autre chose que fumer, et Victor circulait parmi les nègres dans un nuage de tabac."
Ce fait amènera une note exotique au récit une ouverture sur une destination lointaine. Cela fait écho aux nombreux voyages que faisait Flaubert avec son ami photographe Maxime Du Camp. Malheureusement, il reviendra pas, il a été atteint par la fièvre jaune.
Mme de Larsonnière offre à madame Aubain un perroquet, il fera le bonheur de Félicité. " Il occupait depuis longtemps l'imagination de Félicité, car il venait d'Amérique, et ce mot lui rappelait Victor, si bien qu'elle s'en informait auprès du nègre."
Loulou le perroquet sera sa consolation son compagnon qui parle, qui la distrait et égaye ses journée, bien qu'il soit mal mené par les uns et les autres. Félicité devient sourde. Puis un matin de grand froid, Loulou décéda , Félicité sera d'une grande tristesse qu'elle elle le fera empailler à sa mort.
" Un matin du terrible hiver de 1837, qu'elle l'avait mis devant la cheminée, à cause du froid, elle le trouva mort, au milieu de sa cage, la tête en bas, et les ongles dans les fils de fer. Une congestion l'avait tué, sans doute ? Elle crut à un empoisonnement par le persil; et , malgré l'absence de toutes preuves, ses soupçons portèrent sur Fabu. Elle pleura tellement que sa maîtresse lui dit : - "Et bien ! faites-le empailler!".
A la mort de sa maîtresse, Félicité resta dans la maison invendue, elle attrape une pneumnie. Elle devient très croyante. Pendant, que Félicité agonise dans une ultime vision le Saint-Esprit lui apparaît sous l'aspect d'un gigantesque perroquet.
La fin du conte est magnifique, une ouverture sur la vie, l'au-delà, c'est très beau. Félicité est un personnage très attachant. L'ambiance du livre fait penser à l'univers des tableaux d'Eugène Bourdin . Les plages normandes du XIX e siècle.


Enregistrer un commentaire