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vendredi 6 mars 2009

DIDIER DECOIN : Est ce ainsi que les femmes meurent ?


Mercredi 4 mars, j’étais invité pour un petit déjeuner très chic aux Deux Magots (un des café célèbre de Saint Germain des Prés)
avec l'auteur Didier Decoin pour son livre Est ce ainsi que les femmes meurent ? rendez-vous organisé par la société de presse InMédiatic.
Une rencontre très chaleureuse en compagnie de l'auteur, de l'éditeur Olivier Nora , et du directeur Commercial de chez Grasset.

J'ai apprécié de retrouver Lily que j'avais déjà eu l'occasion de rencontrer. L’auteur Didier Decoin baigne depuis qu’il est tout petit dans un univers de polars et de cinéma (les films de Capra et de Lubisch) puisque son père était le réalisateur Henri Decoin.
Ce livre il la écrit pour la collection que dirige Jérôme Béglé “Ceci n’est pas un fait divers”. C’est une carte blanche proposé à un romancier de s’approprier un fait-divers. Didier Decoin après avoir cherché longtemps, il est tombé sur l’histoire atroce de Kitty Genovese dans le New York des années 60. Là, l’auteur en grand passionné de New-York a craqué, fascination pour l’histoire, l’héroïne puis ce personnage féminin de Kitty se retrouve souvent dans ses livres, nous a t-il dit.
L'assassina de Kitty Genovese , a été signalée par un entrefilet dans le journal du lendemain : « Une habitante du quartier meurt poignardée devant chez elle. » Un soir de mars 1964, dans le quartier de Queens à New York. Kitty Genovese , c’est une jeune femme de trente ans italo-américaine de la middle class. Elle travaille dans un bar qu'elle dirige. Son meurtrier Winston Moseley est un loup garou, un bon père de famille, un employé modèle, noir. C’est un , un être complètement fou, un schizophrène, la nuit il a besoin de tuer avec acharnement ses victimes.Cela fait peur : " C'était aussi l'année où il était sortie des usines Chevrolet la Corvair blanche qui allait devenir sa voiture de chasse. Celle à bord de laquelle Moseley, la nuit, cherchait, repérait et suivait une proie à sa convenance. C'est -à -dire une femme qui ne se défendrait pas. Il n'aimait pas que ses victimes se débattent. Il n'aimait pas les victimes vivantes, ni même agonisantes. Au contraire de tant d'autres tueurs, il n'éprouvait aucune excitation à sentir une vie devenir filante et puis s'en aller."Les témoins : ils sont trente huit, ils n’ont fait que regarder, l’indifférence . Mais le lecteur ,il aurait fait quoi lui ? Un témoin appelle sa copine, une fille , une jeune maman descend Kitty n’est pas morte seule une chaleur humaine est là près d’elle.
"- D'après le rapport des flics, ils étaient trente-huit. Trente huit témoins, hommes et femmes, à assister pendant plus d'une demi-heure au martyre de Kitty Genovese. Bien au chaud derrière leur fenêtres. "
Le narrateur Nathan Koschel, un narrateur inopiné, un habitant du quartier, écrivain d'occasion, et absent la nuit du crime. 
L’auteur a su rendre dans ce roman l’univers urbain de New York. L'écriture très cinématographique, pour une éventuelle adaptation au cinéma peut-être ? Cela ne m'a pas empêchée de ressentir un malaise, un dégoût à la lecture de ce livre, exactement le même ressenti que pour Américan Psycho. Ces histoires de meurtres en série me font froid dans le dos ! Un passage qui m'a complètement soulevé le cœur, c'est à propos du meurtre d' Annie Mae qui a eu lieu deux semaine avant Kitty, la description est épouvantable et sans pitié pour le lecteur.
C'est le premier livre de Didier Decoin que je lis, mais j'ai très envie de lire d'autre livre de lui comme "Henri ou Henry, le roman de mon père" sur son père le réalisateur Henri Decoin. 
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