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mardi 5 juin 2012

NICOLAS KURTOVITCH : Good night friend

J'ai découvert cet auteur avec ce titre Autour d'Uluru, le récit se situait en Australie. Good night friend se passe en Nouvelle Calédonie."- Tu vois, le soir, à Port-Vila, tu marches dans la ville, tu croises des gens, des Blancs ou des Kanaks. Ils disent tous : Good night. Ils te disent  : Good night friend. Des mecs qui croisent un inconnu, qu'ils ne connaissent pas, qui n'est pas comme eux et qui lui disent  : Good night friend ! C'est pas rien." Le titre Good night friend est une parole bienveillante.  La construction de ce roman fait penser à une tragédie antique, proche d'un roman policier pour l'ambianceLe père de Léa a tué, il se trouve en prison. Sa fille cherche son nom, sa propre identité.  " Camille sait que le nom dans la société kanake est la terre, il est Une terre. Sans un nom véritable le lien est rompu. Avoir le nom, être le nom, c'est comme être la terre." Père cherche a rétablir le lien avec la famille. Léa se lance à la recherchede Moueaou dans les squats et dans les brousses où pullulent une faune dangereuse et où elle vivra une aventure douloureuse. Manuel il est à sa recherche aussi. L'importance de la fraternité, ils sont tous frères et sœurs. "La famille, le clan est lourd parfois." L'amitié est forte entre eux tout comme  la rencontre de l'autre avec soi-même aussi. Moueaou est le prénom, le nom et la terre, lui il a trouvé sa terre il a trouvé sa place dans le monde. " - Je suis de cette vallée, précisément et uniquement de cette vallée. Je voulais que tu saches où je vis et quelle terre j'appartiens désormais. Et tu peux le voir, elle n'est pas bien grande. Mon clan et mon lieu ne sont que cette vallée."
 Les narrateurs sont multiples, c'est assez déconcertant d'ailleurs pour le lecteur. 
Impression un roman déstabilisant hypnotisant au final très intéressant pour son ouverture culturelle. 

4 commentaires:

Wictoria a dit…

c'est tout à fait le style des romans que l'on trouve ici d'ailleurs : cette pression particulière de l'environnement, des destins, la recherche continuelle de "l'être" (les auteurs calédoniens écrivent pratiquement tous autour du même sujet je trouve mais c'est vrai que cela est une manière de se faire connaître leur vie et leur interrogations

Malice a dit…

Oui, j'ai trouvé ce roman très enrichissant concernant les interrogations. Et déstabilisant car ne correspond pas à la littérature que l'on lit habituellement. Sentiment d'être perdu dans la forêt des mots.

Margotte a dit…

C'est drôle, je viens de terminer un livre de cet auteur pourtant peu courant sous nos latitudes... Il s'agissait d'"Autour d'Uluru, ballade"....

Malice a dit…

Effectivement Margotte et je l'ai lu ce texte grâce à ma chère Wic qui me l'a offert à Noël. Wic vit en Nouvelle Calédonnie. Et ce roman là je l'ai acheté au Salon du livre de Paris !
http://livresdemalice.blogspot.fr/2012/03/nicolas-kurtovitch-autour-uluru.html