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jeudi 31 juillet 2014

JEAN-MICHEL GUENASSIA: Le club des incorrigibles optimistes


Prix : Goncourt des Lycéen 2009

Durant mes vacances je me suis plongée dans ce pavé ! 

Michel Marini a douze ans en 1959. C'était l'époque du rock'n'roll et de la guerre d'Algérie. Lui, il était photographe amateur, lecteur compulsif et joueur de baby-foot au Balto de Denfert-Rochereau. Dans l'arrière-salle du bistrot, il a rencontré Tibor, Léonid, Sasha, Imré et les autres. Ces hommes avaient tous passé le Rideau de fer pour sauver leur vie. Ils avaient abandonné leurs amours, leur famille, leurs idéaux et tout ce qu'ils étaient. Ils s'étaient tous retrouvés à Paris dans ce club d'échecs d'arrière-salle que fréquentaient aussi Kessel et Sartre. Cette rencontre bouleversa définitivement la vie de Michel. Parce qu'ils étaient tous d'incorrigibles optimistes.

"Longtemps, j’ai vécu dans l’ignorance la plus totale de l’histoire de ma famille. Tout était parfait ou presque dans le meilleur des mondes. On ne raconte pas aux enfants ce qui s’est passé avant eux ? D’abord ils sont trop petits pour comprendre, ensuite ils sont trop grands pour écouter, puis ils n’ont plus le temps, après c’est trop tard. C’est le propre de la vie de famille. On vit côte à côte comme si on se connaissait mais on ignore tous des uns et des autres. On espère des miracles de notre consanguinité : des harmonies impossibles, des confidences absolues, des fusions viscérales. On se contente des mensonges rassurants de notre parenté."

Roman de génération, reconstitution minutieuse d'une époque, celle des année 60. 
C'est un roman passionnant concernant  sa dimension historique. C'est un roman dense, un regard sur une époque. Michel est un amoureux des livres et de la photographie aussi, c'est un personnage très attachant. 

Une analyse de ce roman très original voir chez Litterama

3 commentaires:

Eline a dit…

j'ai bien aimé ce livre aussi.

Anis a dit…

Oui, j'ai beaucoup aimé et cela m'a fait plaisir que mon analyse un peu décalée fasse réagir Jean-Michel Guénassia. J'espère que tu passes un bel été.

Malice a dit…

@ Anis : Merci, oui je passe un très bel été !