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lundi 15 août 2011

TRACY CHEVALIER : Prodigieuses créatures

Traduit par Anouk Neuhoff
Après avoir lu le magnifique roman de Thomas Hardy "Jude l'obscur" pendant mes vacances j'ai lu le dernier roman de Tracy Chevalier. Je ne suis pas aussi enthousiaste ! Donc mon avis est en demi-teinte. Le sujet est pour tant original, l'histoire de ses deux femmes de condition sociale différente à tout point de vue.
En 1810, l'histoire se déroule à Lyme Régis dans le Dorset, Mary Anning découvre ses premiers fossiles et c'est elle qui se passionne pour les " Prodigieuses créatures". Mary est d'origine très modeste, voir pauvre elle vit avec sa mère et son frère. Quand elle était bébé Mary a reçu la foudre. " La foudre avait tué la femme qui me serrait dans ses bras, et aussi les deux filles qui se tenaient à côté, mais j'avais survécu. Il paraît que j'étais une enfant silencieuse et maladive avant l'orage, et que c'est en grandissant que je suis devenue pleine de vigueur t d'entrain."
Très jeune elle a découvre un ichthyosaure, un cousin du crocodile. Contrairement à Elisabeth Philpot, vieille fille issus d'un milieu social aisé et érudit, originaire de Londres. Elle s'intéresse elle aussi aux fossiles et plus particulièrement aux poissons. Mary est une femme livre en opposition à Élisabeth, prisonnière des convenance de son milieu. Toutes les deux vont passer de longues heures sur la plage pour trouver des fossiles.
Ces deux femmes vont devoir ce battre face à la communauté scientifique masculine.
Une des originalité du roman c'est qu'il est question de la création du monde et la remise en cause. Car à cette époque l'on croyait dur comme fer à un monde crée par Dieu, et les fossiles que découvre ses jeunes filles sont des créatures dérangeantes et pas admises.
" Dieu dit : "Que les eaux produisent en abondance des animaux vivants, et que des oiseaux volent sur la Terre ver l'étendue du Ciel." Dieu créa les grands poissons, et tous les animaux vivants qui se meuvent et que les eaux produisirent en abondance selon leur espèce ; il créa aussi tout oiseau ailé selon son espèce."Pour conclure, je dirai que c'est un roman qui possède selon moi d'excellents ingrédients mais la mayonnaise ne prend pas. L'écriture de Tracy Chevalier est pourtant belle et fine. Mais, je n'ai pas été aussi enthousiaste que certaines mais ce roman est à deux voix celle de Mary Anning et celle d'Élisabeth Philpot. Par exemple, un chapitre avec la voix d'Élisabeth et repris par Mary sous un autre angle, sentiment de répétitions et cela m' a gêné dans ma lecture voir agacée. L'ambiance m'a fait penser aller savoir pourquoi à la Leçon de Piano de Jane Campion. Et, je verrais bien ce roman adapté au cinéma et réalisé par elle d'ailleurs !


PS du 18 Août 2011 : Lors de mon séjour en Gaspésie il y a quelques années, Puis je suis allée à Miguasha le centre des fossiles.
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