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mardi 18 février 2014

E.M FORSTER : MONTERIANO

Traduit par Charles Mauron de 1954, il était ami avec Forster
 Le  premier roman de Forster a été  publié en 1905.

 " Aimez les Italiens, comprenez-les  : car les gens, là-bas, sont plus merveilleux que leur terre."
Le roman s'ouvre sur un départ en train  à la gare à Charing Cross de Lilia, une jeune veuve mère d'une petite fille Irma. Elle  est heureuse de partie et de découvrir un pays nouveau. Elle désire reprendre goût à la vie. Elle part en compagnie  de Miss Caroline Abbot pour conquérir l'Italie.  Puis, un jour, arrive une lettre de Monteriano disant que Lilia  avait l'intention de se marier avec un italien Gino, fils d'un dentiste. Philippe son beau-frère part pour Monteriano ramener à la raison Lilia, jeune femme de trente trois ans insouciante. Elle se trouve bien mariée à ce bel italien. les événements font que la vie à Monteriano avec Gino n'est pas simple. Et le ton devient plus sombre. Lilia va donner un fils à Gino, mais hélas la mort viendra la chercher. La belle famille de Lilia les Herriton voudront récupérer le bébé pour lui donner une éducation anglaise. Là, nous avons droit à une scène très cocasse et enlevée à l'opéra où l'on joue Lucia di Lammermoor de Donizetti. En tant que lectrice, j'ai pensé que Lilia était l'héroïne du roman et bien non. Caroline Abbot et Philippe sont très attachés à la beauté de Monteriano. Dans ce roman, deux cultures s'affrontent, la société anglaise étriquée face à la société italienne plus bruyante, plus ensoleillée. Mais c'est roman où tout tourne autour des enfants d'abord, il y a Irma, la pauvre orpheline et puis il y a ce bébé mi-anglais et mi-italien dont le destin ne s'annonce pas glorieux, voir dramatique.  J'ai été sensible à cette écriture romanesque et par le climat tragique qui se dégage de ce roman.
Endymion tableau de Girodet
 Cette lecture m'a enthousiasmée, ce roman de Forster est poignant, en un mot superbe. Ce premier roman de Forster annonce la suite.

Complément voir sur Babelio.


5 commentaires:

In Cold Blog a dit…

C'est tout à fait ça : on trouve dans ce roman tous les thèmes chers à Forster qui seront développés dans ses romans suivants.

Dominique a dit…

un livre que j'ai beaucoup aimé, j'avais tellement aimé Retour à Howards end et une fenêtre sur l'Arno que je craignais la déception mais non ce fut un vrai plaisir

Malice a dit…

@ ICB : Oui entièrement d'accord avec toi ;-)
@ Dominique : Oui, moi aussi j'aime beaucoup cet auteur, je l'ai lu les yeux fermés. Je ne connaissais rien de ce roman à part qu'il se passe en Italie.
Et ce fut au final une lecture délicieuse, je suis véritablement fan de l'écriture de Forster.

Karine:) a dit…

Ooooh, je ne le connaissais pas, celui-là! Du coup, il me le faut!

Malice a dit…

Karine oui si tu te passionne pour l'écriture de Forster il ne faut pas passer à côté de son premier roman !