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dimanche 30 mars 2008

AHARON APPELFELD : TSILI


Il est né en Bucovine en 1932, déporté à l’âge de 8 ans dans un camp dont il s’échappa en se cachant dans les forêts ukrainiennes avant de débarquer en Palestine en 1946. J'ai assisté à un colloques durant le Salon du livre : " La shoah dans la littérature contemporaine israélienne" . Très émouvant avec la présence du grand Aharon Appelfed, a l'âge de huit ans il se trouve dans un camp de la mort. Ce qui ma touchée et ébranlée c'est la façon dont il en parle c'est à dire que son visage s'éclaircit, comme pour s'excuser en disant qu'il n'était qu'un enfant et que tout cela fut très enfantin. Aharon Appelfed est connu pour être le romancier sur la Shoah et pour être un immense écrivain !
Traduction d'Arlette Pierrot
C'est le premier livre que je lis de cet auteur mais sûrement pas le dernier.

Le livre s'ouvre sur la petite Tsili Krauss douze ans et sa famille en 1942, ils vivent dans un petit village d'Europe centrale. Elle se retrouve seule a garder la maison. Elle s'enfuit dans la forêt, elle se réfugie chez une femme paumée Catherine, puis chez d'autres paysans . Puis, la haine anti-juive Tsili est complètement perdu et quand on lui pose la question :
- Qui est tu ? son seul repère c'est sa mère - La fille de Maria ! répondit Tsili. Le fait qu'elle soit la fille de Maria est un sésame de reconnaissance. Cela revient plusieurs fois dans le roman.
Elle se nourrit de fruits sauvages, elle mendie puis elle rencontre Marek un homme marié qui s'est évadé d'un camp. Et une complicité va naître entre eux, un soutient énorme.
Dans sa forme, dans la lecture je trouve que le début ce lit très bien, la lecture est rapide car beaucoup de dialogue. Puis plus on arrive vers la fin, l'émotion devient très grande et la lecture devient moins rapide car c'est plus douloureuse , intense surtout qu'elle est abandonnée par Marek et elle se trouve nez à nez avec des prisonniers qui se sont évadées. Ils ont du mal à comprendre d'où vient Tsili, si elle ne vient pas du camp " Tsili craignait le secret de leurs visages plus que les ténèbres de la nuit."Ses repères sont complètement perdus.
-Où étais-tu pendant la guerre ? demanda Tsili.
- Pourquoi cette question ? Avec tout le monde bien entendu. Tu ne vois pas ? dit-il en tendant le bras. (Son matricule , bleu sombre, était tatou sur la peau).L'espoir s'est partir en Palestine, c'est la seule solution, pour la création d'un état qui sera Israël une terre où les juifs seront accueillis. Puisque l'Europe ne veut plus d'eux, beaucoup ont pris la fuite en Amérique comme l'aurait rêvé Marek : -Si j'avais fait ma médecine, je ne serais pas ici, mais en Amérique !Un livre très attachant bouleversant pas très facile d'en parler ou de bien en parler.


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