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vendredi 28 mars 2008

DARINA AL-JOUNDI : LE JOUR OÙ NINA SIMONE A CESSÉ DE CHANTER

Les libraires de la Litote ont vu la pièce tirée de ce livre elles en parlent ici. Oui, à l'origine c'est avant tout une pièce qui a fait l'évènement au Festival d'Avignon.
Un livre qui secoue ! la vie est présente malgré la guerre.
Magnifique !!!! C'est en la voyant dans l'émission du Bateau livre sur France 5 que j'ai eu envie d'acheter ce livre (au Salon du Livre justement), tellement je fus sous le charme. Et, je ne regrette absolument pas.
Darina Al-Joundi comédienne libanaise depuis l'âge de huit ans.
Avec l'auteur Mohamed Kacimi, elle a couché sur le papier sa vie au Liban. Toute l'histoire du Liban contemporain fait partie de la vie de Darina née le 25 février 1968 à Beyrouth.
Le père de Darina, syrien journaliste écrivain a voulu faire de ses filles des femmes libres.
"- Mes filles, regardez comme ils sont prosternés, vous, vous ne donnerez jamais votre cul au ciel. Aux hommes tant que vous voulez, mais pas au bon Dieu. Vous avez le droit de sortir, de perdre votre virginité, de tomber en ceintes, mais, je le répète, je ne veux voir personne prier ou jeûner chez moi."
Et lui même aimait la liberté et pour son enterrement il ne voulait pas du Coran mais Save me de Nina Simone. Cela est osé dans une société où l'on ne rigole pas avec la religion. La religion tient une place importante puisqu'elle détermine son appartenance sociale. A Beyrouth, n'appartenir à aucun clan religieux, ne pas rentrer dans le rang des bonnes épouses, rire et danser pour résister aux bombes et aux visages défigurés n'est pas permis est mal vu.
"Il n'a jamais eu de Dieu, mon père. Il m'a fait jurer : "Ma fille, fais gaffe à ce que ces chiens ne mettent pas du Coran le jour de ma mort. Ma fille, je t'en prie, je voudrais du jazz à ma mort, et même du hip hop , mais surtout pas du Coran . "Je veux bien lui mettre Nina Simone, Miles Davis Fairouz, et même Mireille Mathieu mais pas de Coran."
L'ambiance de ce livre va à cent à l'heure, c'est très rock&roll s'est le moins que l'on puisse dire. La haine de la guerre civile qui n'en finit pas, durant dix-sept ans.
Mais c'est un livre merveilleux, remplit de vie, de force de rage de vivre surtout étonnant.
D'ailleurs, j'aime énormément la photo de couverture cette femme magnifique qui nous livre sa jeunesse son sourire et le mouvement est dans de ses cheveux, c'est le mouvement qu'elle a voulu donner à sa vie. Enfin ! c'est comme cela que je le vois.

Livre lu par Naina

6 commentaires:

Karine a dit…

Ca semble bien différent de ce qui est normalement relaté! Du coup, devine quoi? Je suis bien tentée!!!

Florinette a dit…

Très bel article, je ressens encore toute ton émotion à travers ces lignes et comme Karine tu m'as donné envie d'en savoir plus !

sylire a dit…

Tout pareil que Florinette. je retiens le titre et la couverture (faciles tous deux à retenir !)

Malice a dit…

@Karine : oui c'est vrais en tant de guerre c'est plutôt gris et la on essaye de résister de mettre de la couleur de VIVRE car il faut bien savoir résister pour tenir.
et @ Florinette et Sylire : Je suis ravie de vous donner envie de lire ce livre. Je complète mon billet.

Anonyme a dit…

Moi aussi le l'ai vue au Bateau Livre et j'ai eu très envie de la lire, mais j'attendrai sagement le poche. Françoise.

Nina a dit…

J'aime bien ton article, je le mets en lien sur mon blog.