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jeudi 20 mars 2008

AMOS OZ - Une Histoire d'amour et de ténèbres

Traduction de ce livre par : Sylvie Cohen

Je me souviens très bien quand j'ai lu ce livre c'est fin août 2005. D'ailleurs, le quotidien Libération à publier en 2005 à la même époque un très beau papier signé d'Amos Oz "Préserver le rêve des Israéliens laïcs". A cette époque , les israéliens devaient évacuer la bande de Gaza. Le chef d'Orchestre Daniel Barenboim a réuni des musiciens israéliens, égyptien et syriens "West-Easten Divan Orchestra "pour un très beau concert en direction de la Paix. Très émouvant, et c'est dans  ce conteste que j'ai lu ce livre magnifique.

coeur_022Un livre pas facile à lire, je me souviens que je suis revenue en arrière je l'ai lu de façon très concentré. Car ce livre nous apprend l'histoire d'un peuple d'un pays, mais c'est l'histoire de la littérature. Et dans tout cela Amos Oz nous parle de lui de sa famille. C'est un livre qui prend du temps une fois lu et bien on est instruit ! On reçoit une grande leçon d'histoire de culture magistrale au niveau littéraire et historique. J'ai eu un gros coup de cœur pour ce livre Magnifique ! - Poignant !- Sublime, un livre très attachant aussi, un Petit Chef Œuvre selon moi, bouleversant où la vie d'un peuple et la vérité d'un grand homme de lettres se confondent. C'est le livre qui la fait connaître au grand public, et c'est son œuvre majeure.
De 1918 à1948, l'Israël est sous un mandat Britannique. L’enfance d’Amos à Jérusalem et Tel Aviv est la ville où habitent ses tantes du côté de sa mère. Le jeune Amos entretien une grande Amitié intellectuel avec Agnon et le jeune Amos. Samuel Joseph Agnon, juif polonais exilé en Palestine, Prix Nobel en 1966 il est auteur de À la fleur de l'âge (livre acheté au Salon du Livre en 2008).

Durant son enfance règne une ambiance à la Tchekhov, référence à la littérature russe Tolstoï et Dostoïevski. Grand père paternel Alexandre originaire d’Odessa sa grand mère Shlomit la grand-mère à passer, la moitié de sa vie à désinfecter son nouveau quotidien: «Le Levant est infesté de microbes» était devenu sa nouvelle devise. Elle prenait trois bains bouillant pour se débarrasser des microbes. En prenant des bains trop bouillant, c'était une maladie et elle en est morte. Mais comme le dit Amos OZ : "Comedie ou tragédie". Sa grand-mère Shlomit issue de Vilna, elle a immigré à Jérusalem en 1933.
Les grands parent d’Amos ainsi que son père et son frère ont vécu à Vilna avant d’arriver à Jérusalem en 1933. Ils durent quitter Odessa à cause des combats sanglants entre « blanc » et « rouge »
Son grand père avait du mal à se familiariser avec l’hébreu nostalgie d’Odessa et de la Russie. Ses grands-parents sont des rêveurs, ils rêvent d'une Europe idéale. Mais l'Europe ne veut pas d'eux, donc l'Europe s'est durant cette époque c'est Israël : Jérusalem, mais dans leurs têtes non l'Europe s'est dans leur imaginaire : la Nostalgia des grands parents d’Amos
Les grands parents d’Amos fréquente l’intelligensia russe Bialik, Tchernichovsky : poètes, IL Perz : dramaturge. Sa mère trouve refuge dans les livres de Tourgueniev et de Tchekhov c'est un personnage très touchant mais qui n'a pas pu se faire à cette vie d'immigré et elle a mis fin à ses jours.
Amos Oz a grandi dans le quartier de Kerem Avraham, à Jérusalem, une ville où l'on croise des savants et des artistes, de riches négociants, des musiciens, des érudits, des écrivains. «Des années plus tard, j'appris que la Jérusalem mandataire des années 1920, 1930, 1940 était une ville extraordinairement civilisée», dit-il à propos d'une époque où, sans même s'en étonner, le jeune Amos baignera dans une ambiance tout droit sortie de Tchekhov ou de Tolstoï.

Dans sa thébaïde d'Arad, aux confins du désert du Néguev, un écrivain rêve et médite. C'est le magicien Oz, qui danse sur la proue d'une œuvre éblouissante, légère comme une cantate, toute vibrante des sagesses enfouies dans les sables.

Mais dans le destin d'Amos Oz, il y a également les kibboutz - où il partit travailler à 17 ans - et ce goût de la fraternité qui le poussera à devenir le chef de file de l'intelligentsia de son pays: en Israël, le fondateur du mouvement La Paix. Un livre riche en émotions donc bien particulier.

(commentaire rédigé à partir de notes prisent au moment de ma lecture de l'époque) J'ai envie de rajouter que la photo de couverture rajoute à l'émotion. Elle est superbe, émouvante surtout sa mère était une femme sublime qu'elle tragédie au sein de cette famille qui semble si paisible heureuse. Et bien Non !!!!!

Lire aussi chez Cathe, Sylire, Pierre Assouline , Anne Sophie parle de Mon Michaël

6 commentaires:

Gambadou a dit…

Je viens de le noter suite au post de Sylire. J'aime beaucoup ces romans qui me permettent d'apprendre une partie de l'Histoire

amanda a dit…

je viens dacheter son dernier roman. je ne connais pas cet auteur et j'ai très envie de le découvrir

Bellesahi a dit…

Je n'ai jamais lu cet auteur non plus. J'ai noté son nom.

sylire a dit…

J'étais un peu découragée quand j'ai commencé ma lecture et ton mail m'a encouragé. C'est pour cela que j'ai précisé comme toi qu'il n'était pas d'abord facile. Il vaut mieux le savoir.

Joelle a dit…

Comme Gambadou, je viens de le noter chez Sylire ! Et j'ai aussi noté qu'il ne fallait pas se décourager au début !

Malice a dit…

@ Gambadou : Et! bien oui celui ci c'est le cas.
@ Amanda : Personnellement je pense que C'EST LE LIVRE pour découvrir Amos Oz. Son dernier n'est pas forcément son meilleur.
@ Bellesahi : Un auteur à lire ;-) vraiment.
@ Sylire : Oui, cela aurait été dommage n'abandonner ce livre et donc c'est bien de le faire savoir.
@ Joelle : tu as tout compris ;-)