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vendredi 11 mars 2011

IMRE KERTÉSZ : KADDISH POUR L'ENFANT QUI NE NAÎTRA PAS

Prix Nobel de littérature en 2002.
à Budapest en 1929, dans une famille juive modeste. Il se sent de trop. Il a une enfance malheureuse en Hongrie. La judéité il la considère comme une faute même des années après la Shoah. Il est déporté à Auschwitz en 1944 à l'âge de quatorze ans et demi, cette expérience douloureuse le marque profondément et nourrit toute son œuvre.Il est rescapé d’Auschwitz. À la libération en 1945 , il travaille comme journaliste à Budapest jusqu'en 1951. Il va s'engager dans l'armé pendant deux ans, il se consacre à l'écriture tout en étant traducteur de l'allemand comme Canetti, Roth, Schnitzler, Nietzche, Freud, Wittegenstein.
Il écrira des comédie musicale cela peut étonné car son univers en tant romancier n'est pas forcément très gaie. En plus il trouve notre existence sur terre intolérable. Il faut dire qu'il a eut une vie difficile après les camps il a connu la dictature de son pays, il a beaucoup souffert.
« Pour une œuvre qui dresse l'expérience fragile de l'individu contre l'arbitraire barbare de l'histoire ».

KADDISH POUR L'ENFANT QUI NE NAÎTRA PAS
Traduit par Natalia Zarembe-Huzsvai et Charles Zaremba

Ce long monologue s'ouvre sur un cri « Non ! » qui revient tout au long du récit, comme une litanie, pour ouvrir chaque nouveau paragraphe, pour rythmer le livre par l’exclamation et le refus d’avoir un enfant.
Le Kaddish est une prière juive, non des morts, comme la tradition juive le voudrait, mais de celui qui n’a pas été.
Il se trouve confronté à la génération des juifs qui n'ont pas vécu la Shoah, dont l'identité juive leur pèse, elle est un fardeau.
Il rencontre une femme juive, sa future épouse
Imre Kertész s'adresse à l'enfant qui n'a pas eu. Il analyse son enfance les raisons d'un refus de paternité. Mais, cet enfant il le devine, l'imagine, il est dans son imaginaire.
" Auschwitz ne s'explique pas " répété plusieurs fois
Le choix de ne pas avoir un enfant et écrire c'est pas compatible, l'écriture est plus important pour lui. Il a été très marqué par Austchwitz. Sa femme juive, son enfance et son adolescence, est née après Auschwitz. " Ses parents avaient été à Auschwitz, je connaissais même son père, un homme grand, chauve qui gardait un visage prudemment aigre en présence d'étrangers mais donnait libre cours à son amertume avec ses proches amis ou sa famille, quand à sa mère, elle l'avait perdue très jeune."Les parents d'Irme Kertész ont divorcé, c'est le père qui avait la garde de son fils. Il a mis dans un internat.
" Les matins de pluie, les lundis matin pluvieux, lorsque mon père me ramenait à l'internat pour la semaine." Ce texte pose la question Qu'est ce être père ? surtout pour le jeune Imre qui n'a pas reçu d'affection de la part de son père.
C'est un long monologue intérieur concernant la complexité de la vie. C'est écrit d'un bloc, les phrases sont longues, peu de respiration. Un livre pas facile à lire et assez complexe, c'est une plongée en apnée dans une vision de la vie assez lourde et sombre marqué par l'horreur d'Auschwitz, sous un aspect très complexe.
Je ne sais si j'ai tout compris de ce texte admirable et puissant, en tout cas j'ai eu le sentiment d'avoir reçu une claque littéraire tout simplement.
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