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vendredi 27 février 2009

JOHN FANTE : Mon chien Stupide


Traduit par Brice Matthieussent

Je possède ce livre depuis un petit moment, c'est grâce à Jacques Poulin,un de mes auteurs québécois préférés. Il a une affection pour les romans de John Fante. Donc, je me suis dit que c'est un auteur à découvrir, et j'ai acheté ce livre. Entre temps , j'ai découvert que Lily l'avait lu ainsi que Vanessa. Elles m'ont données envie de lire ce roman d'un auteur américain que je ne connais pas du tout.
Mais dont je lirai d'autres livres de lui en particulier "Demande à la poussière".

Sur la côte ouest des États Unis en Californie, Henry Molisse, écrivain raté travaille pour la télévision ou le cinéma en écrivant des scénarios. Lui et sa femme Harriet se trouve un soir nez à nez avec un chien ou un ours, qui sera adopté par la famille, mais plus précisément par les enfants. "Il s'agissait bel et bien d'un chien, un très gros chien au poil fourni, marron et noir,doté d'une tête massive et d'un court museau noir aplati, une tête mélancolique à la sombre gueule d'un ours."
Il portera le nom de Stupide mais pas tellement en faite !
Henry et Harriet forment une famille assez barge à mon sens, les enfants sont insupportables. Harriet, femme au foyer qui fait tout pour son fils, la dissertation. Elle fait le ménage la cuisine
Henry dont les origines sont italiennes comme John Fante, l'auteur ne rêve qu'une seule chose de partir seul en Italie de tout quitter pour le pays de ses origines. Ce chien aussi le ramène à son enfance : "J'aimais ce chien . Quand j'étais enfant dans le Colorado, je restais souvent assis avec mon chien pour regarder les étoiles. Stupide était l'enfance ressuscité, il ramenait les pages de mon catéchisme"C'est un livre très intéressant sur la société américaine, accepter l'autre (entre autre ici la communauté noire). Mais il est question de la famille et la relation avec les enfants c'est tout de même le grand thème qui se dégage du roman de John Fante. Les grandes questions c'est quoi être parents ? c'est comme c'est quoi être adulte ? J'ai le sentiment à la lecture que les parents Henry et Harriet sont comme démunis face à leur progéniture. Les enfants quittent tour à tour le nid familial,
Le chapitre clé pour moi c'est le chapitre 17, car il se dégage une grande émotion du à la communication entre un père et un fils qui se parlent comme si c'était la première fois, c'est claire les choses sont dites noire sur blanc. La mère, Harriet est anglo-saxonne, protestante, en bonne puritaine elle voit sont fils Dominic avec une jeune fille blanche de bonne famille. Mais lui n'a absolument pas envie de faire sa vie avec Linda Erickson, son choix et sur une noire.
J'ai trouvé le style enlevé avec une écriture très cinématographique, un film se déroule sous nos yeux. Mon chien stupide est un court roman certes, mais c'est un livre comme je les aime bien qui fait réfléchir sur la vie de famille. Un livre remplit d'humour assez noir. Ah ! le passage avec le plat de lasagnes est assez savoureux.
Un autre passage intéressant : "Merci pour l'avoir engendré sans lui demander la permission. Merci pour l'avoir fait entrer de force dans un monde de guerre, de haine et de fanatisme. Merci pour l'avoir accompagné la porte d'écoles qui enseignaient la tricherie, le mensonge, les préjugés et les cruautés en tous genres. Merci pour l'avoir assommé d'un Dieu auquel il n'avait jamais cru, de la seule et unique Eglise - que toutes les autres soient damnées"


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