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dimanche 23 octobre 2011

JOSEPH O'CONNOR : MUSE

Rentrée littéraire 2011

Traduit par Carine Chichereau



Le roman de Joseph O'Connor commence à Londres, en 1952. Molly, une femme pauvre de soixante cinq ans se réveille un matin du 27 octobre 1952, ses souvenirs resurgissent, tout au long de la journée, l'époque où elle était la muse de John Millington Synge. Molly Allgood, dite Maire O’Neill (son nom de scène), a été la Muse du dramaturge irlandais John Millington Synge , il écrivait pour elle. Elle a une sœur Sally O'Neill Voilà comme il est décrit. Elle travaille à l'Abbaye et lors de leur rencontre elle est une apprentie comédienne. C'est Lady Augusta  Gregory qui a présenté Molly, dix neuf ans, a Synge, trente sept ans. Lady Gregory et William Butler Yeats en 1899 ont fondé l'Abbey Theatre, le théâtre de Dublin c'est une institution, elle date du 27 décembre 1904. Molly s'était une femme belle, libre, irlandaise catholique et exigeante. John Millington Synge était irlandais protestant, il était le vilain petit canard de sa famille, il est mort jeune à trente huit ans. Il est issu d'une famille aisée
C'est en 1907, il crée " Le Baladin du monde occidental' au théâtre Abbaye, cette pièce le rend fou. Molly est sa muse et Synge est son Pygmalion. Une histoire d'amour fou va naître entre eux durant les deux dernières années de sa vie. Leur histoire d'amour fut clandestine, très mal vu et surtout par sa mère . "Elle comprend qu'il s'est querellé avec Mère pour des raisons politiques, mais celle-ci à souligné, avec bien sûr une véhémence toute biblique, que les paysans de leurs terres payaient pour sa liberté d'écrire, aussi n'a t-il guère les moyens d'adopter des postures révolutionnaires."


  L'on ne sait pratiquement rien concernant les relations entre Molly et John Millington. Joseph O'Connor a du faire appel a son talent de romancier pour imaginer une histoire d'amour. J'ai beaucoup aimé le chapitre où Joseph O'Connor a inventé une mini-scène théâtral quand Molly dîne avec la mère et la grand-mère de Synge. C'est la confrontation de deux univers bourgeois d'un côté et rural de l'autre c'est un passage assez cocasse. Le titre original est "Ghost Light" "Superstition ancienne parmi les gens de théâtre. Quand la salle est déserte, une lampe doit toujours demeurer allumée pour que les fantômes puissent jouer leur propre pièce."Mon avis concernant ce roman est mitigé. J'ai trouvé intéressant d'évoquer cette rencontre véritable entre Molly et Synge, d'évoquer en toile de fond l'histoire de l'Irlande, ses mœurs, la religion la confrontation entre les catholiques et les protestants. Mais le mélange présent et passé ne rend pas la lecture fluide.


6 commentaires:

Jules a dit…

Il est sur la table de nuit! Un emprunt, je devrais le lire bientôt même si ton billet me refroidit un peu... J'ai un peu de difficulté à me concentrer ces temps-ci!

leiloona a dit…

Je crois que tu es la première à ne pas avoir un avis dithyrambique sur ce livre ! ;) Je l'ai dans ma PAL, je le lirai très prochainement, je verrai bien. En tout cs, il me tente drôlement ! ;)

Kathel a dit…

J'avoue ne pas avoir accroché à ce roman, pour différentes raisons... je n'ai pas réussi à m'attacher aux personnages, et ai préféré la période de la vieillesse de Molly plutôt que sa jeunesse avec Synge.

sylire a dit…

Je n'ai pas accrochéno plus au point que j'ai carrément abandonné la lecture en cours de route.

Malice a dit…

@ Jules : Ah ! Alors cela risque d'être difficile, je pense ;-)
@ Leiloona : Oui, c'est vrais que mon avis est mitigé un livre intéressant sur le fond mais la forme, le ton du roman sont assez particulier.
@ Khatel : Je n'ai pas trouvé les personnages inintéressant. Et bien moi c'est le contraire je trouve la période du passé plus intéressante que le présent à Londres. J'ai apprécié la partie culturelle, irlandaise, la création de l'abbaye théâtre.
@ Sylire : Oui je comprends que l'on est abandonné ce roman. Je trouve cela même plus sincère que celle qui sont dithyrambiques sur le roman d'ailleurs.
Pour ma pas je me situe au milieu pas détesté mais pas un grand enthousiasme non plus ;-)

valou a dit…

j'avais aimé ce roman, ce mélange entre présent et passé était passé tout seul en ce qui me concerne, mon hic tenait principalement aux horaires tardives de lecture, qui faisaient qu'une fois sur deux, je m'assoupissais...mais ça n'a pas entaché ma lecture...