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mardi 20 décembre 2011

GEORGE CUKOR : MY FAIR LADY

Londres, au début du XXe siècle. Eliza Doolittle, une pauvre fleuriste de violette à l'accent cockney. HenryHiggins un éminent linguiste est attiré par l'accent d'Eliza. Les leçons commencent, pour qu'elle puisse parler correctement un anglais aristocrate mais sans autre résultat dans un premier temps que celui d'exaspérer l'élève en question jusqu'à ce qu'une nuit, vers quatre heures du matin, le miracle se produise et qu'Eliza parvienne à prononcer correctement la phrase fatidique :
" The rain in Spain stays mainly in the plain". 
Elle tombe amoureuse de son pygmalion.
Higgins et Pickering l'emmènent aux courses d'Ascot, dans la loge que possède la riche mère du professeur. Mais l'expérience tourne à la catastrophe lorsque Eliza laisse échapper dans un excès d'enthousiasme un retentissant
 « Magne-toi le cul ! » 

à l'adresse du cheval , schoking comment une femme bien sous tout rapport peut-être aussi vulgaire ! le seul qui ne le soit pas c'est du jeune Freddy.
J'adore ce célèbre passage, il est magnifiquement mis en valeur grâce à Georges Curkor. Il est d'un grand raffinement et d'élégance.
Ils se rend au bal de l'ambassade où Eliza trompe tout le monde, elle est resplendissante.
De retour chez le professeur, lui et Pickering se renvoient la réussite du projet, néglige de féliciter Eliza .
Dans le film de Cukor, Audrey Hepburn est une charmante et ravissante Eliza Doolittle. Elle est à croquer. J'aime beaucoup les chansons de Fréderick Loewe, elles ont beaucoup de charme, de légèreté et de gravité. C'est le professeur Higgins qui incarne Pygmalion. Higgins n a pas besoin d amour. Il se passionne pour les différences de classes et choisit la vendeuse de fleurs Eliza comme modèle. Grâce à une meilleure prononciation, le professeur pense en faire une dame de la société. l'essai réussit mais Eliza s émancipe et prend sa revanche sur Higgins. Bernard Shaw fut « le chef de fil du commando qui nettoyait les débarras de l ère victorienne » dixit John Priestley. l'ironie et l humour de l auteur sont proverbiaux et l aspect pédagogique de la pièce n a pas perdu son charme. Plusieurs films ont été tournés à partir de Pygmalion, le premier, réalisé par Anthony Asquith et Leslie Howard, fut pour Shaw l occasion de remanier le texte de la pièce. Bernard Shaw était un mysogine et la fin du film n'a rien avoir avec celle de la pièce.C'est aussi une très belle mise en accusation de la société britannique où l'accent suffit à gagner le respect des couches fortunées et où la division en classes sociales ne correspond nullement au mérite. J'ai vu plusieurs fois ce film pour lequel j'ai une immense tendresse. J'ai lu la pièce de Bernard Shaw Pygmalion, il y a assez longtemps.

5 commentaires:

Joelle a dit…

J'avais vu ce film quand j'étais jeune et j'avais adoré ... il faut dire que je suis une fan de comédies musicales et que là, l'histoire est passionnante et les acteurs excellents !

Lou a dit…

ça y est tu m'as donné follement envie de le voir... sais-tu que je ne savais même pas quel était le sujet même s'il faisait partie des grands classiques que je me promettais de regarder ?:)

Dominique a dit…

Celle là aussi j'aimerai bien la voir "en vrai "

Malice a dit…

@ Joelle : Oui tout à fait !
@ Lou : Tant mieux ;-)
@ Dominique : Vu " en vrai" l'année dernière au Châtelet un bonheur ;-) !

Eeguab a dit…

Bien joli bijou de la comédie musicale et Audrey...