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dimanche 18 décembre 2011

DELPHINE DE VIGAN : Rien ne s'oppose à la nuit

Rentrée littéraire 2011 - LV de la part de Leiloona

" Lucile y apparaît de profil, elle porte un pull à col roulé noir, tient une cigarette dans sa mains gauche, elle semble regarder quelqu'un ou quelque chose, mais probablement ne regarde rien, son sourire est d'une obscure douceur."  
C'est une histoire de famille et ses secrets comme il y en a beaucoup. Delphine de Vigan a voulu à travers ce roman évoquer sa famille avec ses failles, ses joies et ses peines, c'est une enquête au cœur de la mémoire familiale.   Lucille est issue d'une famille nombreuse.  Nombreux sont les suicides dans son entourage, un sentiment de malédiction plane autour de Lucille. Elle même mettra fin à ses jours.   Delphine de Vigan a raison l'on peut s'interroger sur la psychogénéalogie , aux phénomènes de répétition transmis d'une génération.
" J'ignore comment ces choses (l'inceste, les enfants morts, le suicide, la folie) se transmettent."

" J'ai pensé qu'être adulte ne prémunissait pas de la peine vers laquelle j'avançais, que ce n'était pas plus facile qu'avant, quand nous étions enfants, qu'on avait beau grandir et faire son chemin et construire sa vie et sa famille, il n'y a rien à faire, on venait de là , de cette femme ; sa douleur ne nous serait jamais étrangère." 

De Delphine de Vigan j'avais lu il y a quelque temps son roman "No et Moi" que je n'avais pas trouvé terrible.  Puis, quand le livre de Delphine de Vigan est sortie et que l'on a commencé à en parler dans les médias, je me suis dit que le sujet de ce roman ( c'est plutôt un récit d'ailleurs puisque Delphine de Vigan dans sa démarche d'écrivain souhaite être au plus près de la réalité, puis son livre n'a rien de romanesque, tient surtout de l'enquête proche à un récit de vie) pouvait être pour moi l'occasion d'avoir un autre regard sur son travail d'écrivain . Et bien, personnellement, mon regard "Rien ne s'oppose à la nuit" est plutôt mitigé, je dois dire que dans un premier temps, j'ai apprécié la partie où elle évoque sa mère enfant, j'ai trouvé intéressant car nous avons là une cartographie d'une époque. Cette partie m'a tenue en haleine. D'une façon générale, le point positif " Rien ne s'oppose à la nuit" nous permet nous lecteur de poser un regard sur notre famille.
Il se trouve que j'ai lu plusieurs roman qui évoque la maladie de Lucie. Il y a tout d'abord le roman de Gérard Garouste, à plusieurs reprise d'ailleurs elle évoque ce livre. En lisant " Rien ne s'oppose à la nuit" j'ai pensé au livre de Gwenaëlle Aubry " Personne" autour de son père qui est atteint de la même maladie que Lucile (la psychose maniaco-dépressive) trouble bipolaire. J'avais trouvé audacieux l'approche de Gwenaelle Aubry (sous forme d'abécédaire). Là concernant Delphine de Vigan, elle  nous fait part de ses questionnements face à la création de son roman, comment évoquer sa propre mémoire familiale. Là,  je n'ai pas aimé le ton de l'écrivain Delphine de Vigan, son écriture je n'ai pas été touché. Puis, j'ai lu le livre de Marie Sizun" la femme de l'allemand" sur le même thème et j'avais préféré.

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