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mardi 20 mars 2007

SYLVIE GERMAIN : MAGNUS


Théme de l'identité, sur la vie d'un homme sans nom. C'est aussi un roman initiatique, j'aime beaucoup ce genre, car il pose plein de question existentiel qui sommes nous ?
Franz-Georg est un petit garçon . Il a pour seul compagnon, un petit ourson en peluche : Magnus. À la mort de sa mère adoptive, Thea Dunkeltal, il devient Adam. Il sera hébergé par son oncle en Angleterre. Il grandira avec le lourd mystère que ses parents ont emporté avec eux. Adulte, il décide de partir au Mexique pour percer les secrets familiaux, une révélations. Il décidera désormais que son prénom est Magnus. Il a au Mexique une insolation et du délire fiévreux qui suit, sort la révélation de son origine incertaine. Il sait que sa mère est partie lors du bombardement de Hambourg. "L'histoire de ce petit garçon, non pas sourd-muet mais vierge de tout souvenir".
Il recherche toute sa vie quelle est son identité mais il cherche aussi à fuir ce destin. Il est à chaque fois rattrapé au coin de la rue, dans un bar où il retrouve par hasard la trace de son père adoptif, un brillant chanteur de lieds mais aussi et surtout, un médecin nazi qui exerça son monstrueux talent dans les camps.
La fin du roman se termine dans un coin du Morvan, passage paisible Magnus rempli de mysticisme.
Ce livre est construit tel un puzzle, chaque mot semble avoir son propre rôle dans l'intrigue!
Très beau roman ! j'ai adoré ce livre magnifique , très belle écriture, j'aime beaucoup. J'aime aussi la discrétion de cette romancière. Construction du livre est très original.
"Écrire c'est descendre dans la fosse du souffleur pour apprendre à écouter la langue respirer là où elle se tait, entre les mots, autour des mots parfois au cœur des mots."
C'est un livre riche en informations culturelles sur l'Allemagne. Il donne envie d'écouter les lieds de Schubert, poème de Paul Celan, référence importante au livre de Juan Rulfo "Pedro Paramo", à W.G Sebald, à Martin Luther King, poème de Thomas Hardy de Supervielle, au Roi Lear de Shakespeare.

1 commentaire:

Bénédicte a dit…

J'ai beaucoup aimé ce récit plein de rebondissements et la construction du roman si adaptée au thème de la quête d'identité