dimanche 1 juin 2014

Anne Brontë : The tenant of Wildfell Hall

" Elle s'appelle Mrs Graham et porte le deuil, non pas les grands voiles de veuve, mais un deuil plus simple ; elles disent qu'elle est très jeune , qu'elle n'a pas plus de vingt-cinq à vingt-six ans et est très réservée."  Helen Graham, une jeune veuve mystérieuse, arrive à Wildfell Hall, un manoir délabré, avec son fils Arthur. Gilbert Markham (le narrateur), un fermier prospère promit à Eliza Millward, la fille du pasteur . Nombreuses sont les rumeurs qui courent sur Mrs Graham, cette jeune femme bien mystérieuse. Helen est rejetée de tout le monde. Gilbert Marckham a de l'affection pour cette femme secrète. Car qui est elle vraiment, il ne le sait pas  ? Quel est le drame qu'elle lui cache ? Et pourquoi son voisin, Frederick Lawrence, veille-t-il si jalousement sur elle ?
Helen tient un journal intime et elle le fait lire à Gilbert Marckham. En lisant ce journal, il comprend mieux le comportement sauvage et secret d'Helen. Le personnage d'Helen est très touchant, en tant que lectrice on comprend ses faits et gestes, sa fuite. Tellement son mari fut odieux avec elle.  La première partie est très mystérieuse et agréable à lire. La deuxième, je l'ai trouvée longue, répétitive. Mais dans l'ensemble c'est un très beau roman victorien.  Par moment, j'ai pensé à du Jane Austen surtout quand il est question du mariage. Car à cette époque il était très mal vu de quitté son mari, il est difficile d'échapper à un mari violent. 
"-Peut-être ne sont ils pas non plus les prétendants rêvés, peut-être aurais-tu plus de regrets d'avoir épousé l'un d'eux, que d'être la femme de Mr Oldfield. Lorsque je te conseille de ne pas te marier sans amour, cela ne veut pas dire que l'amour seul suffit ... il y a bien d'autres questions à envisager . Garde ton cœur et ta main le plus longtemps possible, ne les donne pas sans réfléchir. Si tu ne trouves jamais le mari idéal, console-toi en te disant que si les joies du célibat ne sont pas nombreuses, les douleurs du moins n'en sont jamais insupportables. Il est possible que ta vie de femme mariée soit plus heureuse que ta vie de jeune fille, mais bien souvent c'est le contraire qui se produit."

Ce roman très peu connu des sœurs Brontë a connu plusieurs titres et traductions. C'est la raison pour laquelle pour mon billet j'ai garder le titre en anglais. Ce roman est connu sous plusieurs titre : 
La recluse de Wildfell Hall (édition Phébus) traduit par Guillaume Villeneuve
La Dame du manoir de Wildfell (édition Archipoche) traduction de Denise et Henry Fagne
La châtelaine de Wildfell Hall (édition Bouquin) traduction de Henriette Guex-Rolle

Il se trouve que j'ai commencé ma lecture avec l'édition Archipoche et je l'ai fini avec celle des éditions Bouquin. Pourquoi ? Et bien simplement parce que la traduction est meilleurs a mon goût, elle me semble plus soignée.
Voir le billet ici du journal de George qui est du même avis que moi sauf qu'elle a lu dans la version Phébus que je ne connais pas qui est peut-être bien la meilleur des trois !

 C'est le second roman d'Anne Brontë, il a été publié en 1848,  c'est une analyse sans concession la place des femmes dans la société victorienne. Il est considéré comme l’un des tout premiers romans féministes.  Ce roman  méconnu a  de nombreux liens avec Les hauts de Hurlevent  de sa sœur Emily.  Les thèmes de alcoolisme, violence masculine corruption de l'enfance sont très présent dans le roman d'Anne. 
C'est le second roman de la cadette des soeurs Brontë,  il a été publié sous le pseudonyme de Acton Bell. Les trois soeurs avaient en effet envoyé leurs manuscrits aux éditeurs sous des pseudonymes masculins pour avoir plus de chance d'être publiées.




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