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mardi 15 janvier 2013

NABOKOV : LOLITA




La première lecture de Lolita fut dans la traduction d' E.H Kahane, et ma deuxième lecture aussi. Ma première lecture est lointaine, je me souviens plus trop de mes impressions de lecture. En tout cas, je crois que je fus à la fois séduite et troublée. Lolita à sa sortie fit scandale, et c'est Raymond Quenaud qui a fait découvrir Lolita en France. 

Humbert Humbert (un poète raté de quarante ans) fait sa confession qui l'a amené jusqu'à la folie. Il attend le procès de son meurtre, il a tué Clare Quilty (le génial Peter Seller dans le film de Kubrick). 
Il a loué une chambre pour l'été à une veuve excentrique Charlotte Haze. Il tombe assez rapidement sous le charme de Lolita,  un jeu de séduction s'installe entre eux. . Il épouse la mère (la grosse Haze comme il la nomme) uniquement pour être proche de Lolita, une fille sensuelle et provocatrice sous le regard d'Humbert Humbert. 

Après le décès de Charlotte Haze, il va être le tuteur de Dolores et elle devra l'appeler "Papa". "Oh, oui, je devais la surveiller de près, ma lolita, cette petite Lo languide. En dépit de son physique encore enfantin, elle irradiait un éclat étrangement sensuel (en raison, peut- être, de ses exercices amoureux journaliers) qui plongeait garagistes et garçons d'hôtels, estivants, ruffians en voiture de luxe et marlous marrons au bord des piscines azurines, dans des transes libidineuses qui eussent chatouillé ma vanité si ma jalousie n'avait été tellement exacerbé." Leur relation doit rester secrète. Il voue un amour exclusif à Lolita il est envoûté par son charme et sa jeunesse.






 Les rapports sont tendus entre eux, et pour calmer le jeux Humbert fait du chantage en lui disant ceci : " Ma Chère Dolorès, je veux te préserver de toutes les horreurs qui guettent les petites filles dans les impasses et les caves à charbon - et comme tu le sais hélas trop bien, ma gentille, au fond des bois de myrtilles dans le bleu de l'été. Je resterai ton tuteur malgré vents et marées, et si tu es sage, j'espère que le tribunal légitimera bientôt cet état de fait."
Mais, voilà Lolita grandit et les garçons commence à tourner autour ! Humbert en est jaloux, il est très possessif. Pour la scolarité de Lolita, ils vont emménagé à Beardsley, Lolita va s'épanouir et grandir en faisant du théâtre. Humbert Humbert est un personnage à la fois attachant et odieux, un véritable pervers. Il décrit le monde qui l'entoure, ces nymphettes désirées si tendrement. C'est à travers son regard que Lolita est une perverse, alors que c'est une adolescente tout à fait normal. La deuxième partie ressemble à un road movie,  ils vont dans de motels en motels sordides.  . Lolita se retrouve seule, elle est orpheline sa mère est décédée dans un accident pendant son camp d'été. Lolita (Dolorès, la douleur) est une charmante enfant adolescente qui petit à petit devient un petit animal en cage. Il est certain que la fin du voyage que se soit pour Lolita ou Humbert se terminent très mal. Lolita est une épopée tragico-amoureuse.



C'est un roman troublant, le style est très fin et sensuel, il ne manque pas d'humour non plus. J'ai adoré cette relecture, il faut reconnaître que c'est magnifiquement écrit. C'est tout simplement véritablement un très grand roman, l'on peut dire que c'est un chef d'œuvre. Un grand plaisir de lecture même si la deuxième partie (il faut bien le reconnaître) fut un peu laborieuse à lire. 
Lolita est un roman qui me fait penser à un conte d'ailleurs Nabokov dit lui même : : « tous les grands romans sont d’abord des contes de fées. » Concernant la moral Nabokov dit ceci : « (…) Lolita ne contient aucune leçon morale. À mes yeux, un roman n'existe que dans la mesure où il suscite en moi ce que j'appellerai crûment une volupté esthétique, à savoir un état d'esprit qui rejoint (…) d'autres états d'esprit dans lesquels l'art – c'est-à-dire la curiosité, la tendresse, la charité, l'extase – constitue la norme. de tels livres sont rares. Tous les autres ne sont que des fadaises de circonstance. »
Après ma relecture s'est avec un très grand plaisir que j'ai revu le film de Kubrick, et Nabokov lui même a signé le scénario. 


© Les photos sont tiré du film de Kubrick, un film magnifique à voir absolument !!!!!

12 commentaires:

Lystig a dit…

un livre étrange...
je ne connais pas ce film... ni le plus récent !

Arieste a dit…

Je ne connais pas du tout les adaptations, il faudra que je voie ça :)

Wictoria a dit…

lire le livre, voir le film, heureusement que nous sommes en début d'année 2013 cela laisse le temps !

Valeriane a dit…

Je n'ai vu que la version d'Adrian Lyne, avec le beau Jeremy Irons (enfin à l'époque). Durant ma lecture, je ne pouvais m'empêcher de revoir les visages de ce film. (Il faut que je vois la version de Kubrick depuis mille ans). Je l'avais déjà lu en 98 (euh c'est depuis lors qu'il faut que je vois le Kubrick). Je l'avais érigé au panthéon de mes lectures.
Aujourd'hui, je suis revenue avec plaisir dans ce livre... totalement malsain, mais vraiment bien écrit.
Au plaisir de LC avec toi!

Noukette a dit…

edboolu 1082J'avais adoré le roman à l'époque... mais je ne me rappelle avoir vu le film !

Malice a dit…

@ Lystig : étrange non je n'éi pas vraiment trouvé mais troublant oui !
@Arieste : Le film de Kubrick est grandiose, je le conseil, il est vraiment à voir ! Concernant celui d'Adrian Lyne je ne l'ai pas vu.
@ Valeriane : Malsain, je n'ai pas trouvé, mais il est certain que Humbert Humbert est un malade, pervers et obsédé par Lolita. Je n'aimerai pas être à sa place !!!
@Noukette : Le film de Kubrick est à voir absolument !!!!

Lou a dit…

Tu me donnes envie de découvrir le roman et les adaptations (j'adore les photos et le fait de se dire que Nabokov a participé à la première adaptation n'est pas un petit détail). Le roman, c'est bien sûr une envie de longue date mais j'ai toujours un peu hésité car mon père qui est un grand lecteur a ce roman en horreur.

Anis a dit…

Je n'ai pas aimé Lolita, et ce n'est pas pour des questions morales. Nabokov, en outre, était un personnage profondément misogyne. Lorsque je l'ai lu, plus jeune, tout le monde criait au génie devant cette œuvre et il était de bon ton d'aimer. On prouvait ainsi qu'on était "libéré". Je suis donc à chaque fois la voix discordante.

Malice a dit…

@ Lou : J'en connais qu'une adaptation au cinéma celle de Kubrick qui je pense est supérieur à celle d'Adrian Lyne. La version de Kubrick je pourrais te passer le DVD je suis sûr (enfin j'espère qu'il te plaira). Et puis à défaut de lire le livre tu aura une idée de l'œuvre avec le film de Kubrick. Bref !!! Oui (tu me fais rire) car je me souviens très bien que tu m'avais dis que ton père n'aimait pas Lolita ! Et ton père a pourtant bien un cerveau, un cœur, une âme ;-):)
@ Anis : Je peux comprendre tout à fait ton point de vue surtout quand l'on a lu la marche du cavalier de Geneviève Brisac. Et ton avis est très cohérent vis à vis de la littérature féminine que tu défends !



Lou a dit…

Alice, je serais ravie de voir l'adaptation... et je vais je pense me lancer dans cette lecture (que j'aimerais bien faire en anglais) cette année. Oui je confirme on peut avoir un cerveau, un coeur, une âme et ne pas aimer Nabokov (même si je dois avouer que malgré un amour commun pour la lecture mon père et moi avons certaines divergences quant aux auteurs qui nous font vibrer le plus :))

Cécile Qd9 a dit…

un grand livre et un grand film même si, dans le même registre, je préfère Baby Doll.

Malice a dit…

Ah ! Oui tu as raison Cécile et le film de Kazan pas mal non mon plus aussi ;-) Merci pour l'information !