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jeudi 17 janvier 2013

IAN MCEWAN : Sur la plage de Chesil

Traduit par France Camus-Pichon

C'est vraiment grâce à Lou que je peux lire ce roman. Cela faisait un moment que j'avais envie de lire ce roman, j'hésitais beaucoup pour la simple et bonne raison j'avais détesté "Samedi". 
«Ils étaient jeunes, instruits, tous les deux vierges avant leur nuit de noces, et ils vivaient en des temps où parler de ses problèmes sexuels était manifestement impossible…» 
Le soir de leur mariage, Edward Mayhew et Florence Ponting se retrouvent enfin seuls dans la vieille auberge du Dorset où ils sont venus passer leur lune de miel. Mais en 1962, dans l'Angleterre d'avant la révolution sexuelle, les jeunes gens n'avaient pas de rapports sexuels avant le mariage. C'est un roman d'une grande sensibilité à fleur de beau, il est  construit autour de cette nuit de noce. Ian Mc Ewan je trouve a trouvé les mots justes pour évoquer le ressenti de ces deux jeunes personnes : leurs doutes, leurs angoisses ... " Le fait de tomber amoureux lui révélait combien elle était bizarre, enfermée dans ses préoccupation quotidienne. Chaque fois qu'Edward lui demandait : " Comment tu te sens ?", ou bien : "A quoi tu penses ? ", elle avait toujours du mal à répondre."
Ian McEwan décrit un portrait de famille des deux jeunes gens. Ils sont issu d'un milieu social complètement opposé. Elle est violoniste dans le Quatuor Ennismore,  elle appartient à une famille aisée ; lui, issu d’une famille plus modeste, il vient de terminer ses études d’histoire et préfère le rock à la musique classique. Florence est une jeune femme sensible et délicate, un très beau personnage à mes yeux. Ils ont des rêves de vie complètement opposés, tous les deux ont tout de même peur de l'avenir et de s'engager bien qu'ils se soient mariés. Edward a très envie de fondé une famille alors que Florence pas du tout elle est complètement tétanisé. Pour elle une seule chose compte la musique classique et son quatuor. 
L'écriture de se court roman est très cinématographique est très agréable mais en même temps le ton est froid et distant. Un film se déroule sous nos yeux. Personnellement, j'ai un avis mitigé pour ce roman, il me laisse un peu sur ma faim, peut-être à cause de la fin véritable  du roman,  ce n'est pas un coup de cœur. Je ne regrette pas ma lecture cela dit. Mon avis rejoint celui de Dasola
De Ian McEwan j'avais beaucoup aimé Expiation (j'en garde un excellent souvenir) et j'avais été mitigé avec le Jardin de ciment

4 commentaires:

dasola a dit…

Bonjour Malice, merci pour le lien. On est du même avis. En revanche Expiation est un chef d'oeuvre (l'adaptation ciné n'a m'a paru à la hauteur) et son dernier lu: Solaire est assez savoureux. Bonne journée et merci.

Lou a dit…

J'ai aimé cette distance en fait, l'approche un peu chirurgicale et détachée d'une tragédie personnelle. J'aurais aimé que tu aies un coup de coeur comme moi mais je me réjouis de voir que ta lecture a quand même été agréable.

Malika a dit…

J'ai adoré ce roman, tout comme j'ai adoré Expiation !
C'est un roman très particulier qui m'avait totalement bluffé à l'époque.

Malice a dit…

@Dasola : Merci pour le conseil ! Je note Solaire ;-)
@ Lou : J'ai apprécié sans plus. Mais l'on sent bien l'ambiance très anglaise qui se dégage dans l'écriture.
@Malika : Merci pour ton témoignage.