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dimanche 20 janvier 2013

NABOKOV & JANE AUSTEN dans La marche du cavalier

Je viens de lire Lolita de Nabokov et je suis en entrain de lire Emma de Jane Austen.
" La marche du cavalier" de Geneviève Brisac  est une remarque de Nabokov  à l'origine." J'ai des préjugés contre toutes les femmes écrivains. Elles appartiennent à une autre catégorie." Nabokov s'est senti obligé de s'intéresser à Jane Austen pour une conférence à Cornell University en 1951. Il dit : "Merci de votre suggestion. Je n'aime pas Jane  ; en fait j'ai des préjugés ..."  et le plus terrible " Elle n'est pas très excitante, je n'aime ni la porcelaine ni les arts mineurs, dit-il, et Jane a autant de charme qu'une araignée. " Quel homme misogyne, n'est ce pas ?! Il est certain que Nabokov est un écrivain talentueux, mais il n'a pas sa langue dans sa poche envers la gente féminine. Il est peut-être un écrivain de génie " Que dit notre grand homme ? Il salue l'intelligence, il souligne la puissance ironique de Jane Austen, il décrit "le pinceau délicat sur un petit morceau d'ivoire."Il reconnait que Jane Austen avait du talent Geneviève Brisac le souligne : " Nabokov perçoit une méthode dans cette écriture subtile, paradoxale, tendue, aigüe  et légère. Il est bluffé." Malgré tout cela il est n'est pas complètement convaincu tout simplement parce que Jane Austen est une femme, donc des préjugés. Amusant de pensée que le plus célèbre des romans de Jane Austen est Orgueil et Préjugé. Nabokov est un grand écrivain, il est certain mais très orgueilleux !

Et "la marche du cavalier" En complément voir l'article suivant sur Exigence : Littérature.
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