Nouvelle tiré du recueil intitulé Anecdotes du destin (1958)
nouvelle lu dans l'édition Quarto Karen Blixen : Les Contes
Traduit par Alain Gnaedig
Le Festin de Babette démarre comme un conte "Il y a en Norvège un long fjord étroit... Deux sœurs vivaient dans une de ces petites maisons jaunes, il y a soixante cinq ans". Martine et Philippa, les deux sœurs ont été élevées par un père pasteur luthérien. Après sa mort, elles mènent une vie austère. Le temps passe, le temps s'écoule à un rythme lent. " Les talents et la fermeté de Babette furent également reconnu en dehors de la maison jaune" Babette se plie avec douceur à leurs règles jusqu'au jour où gagnant à la loterie une petite fortune celle décide d'offrir, un dîner français à l'occasion du centenaire de l'anniversaire de leur père pasteur. Babette a été cuisinière au Café anglais à Paris. Amusant surtout dans le film de voir les regards des sœurs comme effrayées (de voir la tortue et les cailles), voir terrorisées (cauchemar) par la préparation des plats par Babette.
Oui car pour eux c'est tout nouveaux ce repas, la communauté austère de Berlevaag n'a pas l'habitude de goûter à la bonne chair et de boire de grand vin. Ils ne connaissent pas le plaisir de la table.
Pour cette occasion les sœurs ont invité le général Löwenhielm, ancien prétendant de Martine. "Trente ans plus tôt, le général Löwenhielm avait vu le visage de Martine sous une lueur identique, lorsqu'ils s'étaient séparés." Mais au cour du repas, le vin aidant les langues se délient, ce moment de convivialité réunis tout le monde, c'est le repas de la réconciliation grâce au talent et à la générosité de Babette. J'aime le ton féerique du conte qui plane tout au long de cette nouvelle plein de générosité touchante.
Le film de Gabriel Axel est fidéle à la nouvelle de Karen Blixen. J'avais vu ce film à sa sortie en 1987 et j'avais été sous le charme mais je n'avait pas eu l'occasion de lire cette nouvelle magique ! Le film est véritablement charmant et le conte de Karen Blixen est tout simplement merveilleux.
Voir en complément le billet de Mango

Comme toi, cette nouvelle m'a touchée profondément. Je me suis souvent demandée pourquoi. Peut-être le don de ce qu'il y a de précieux en soi, ce mouvement vers la vie, est-il une fête. Tout ce qui va vers la vie et l'accroît est une apothéose. Peut-être est-cela qui m'a touchée. J'ai mis tous tes billets en lien et je me ferai un plaisir de touts les lire tranquillement petite à petit. J'ai pris à la bibli, le roman célèbre de Jean Rhys, La prisonnière des Sargasses, et j'ai plein de livres, Grace paley Sylvia Townsend et. Nous pourrons partager toutes nos découvertes, c'est chouette. Et avec une marraine comme Geneviève Brisac, c'est encore plus chouette. je suis en train de lire son premier roman "Les filles" et je vais essayer de lire les autres dans l'ordre chronologique. A bientôt ! Et merci.
RépondreSupprimerOui je suis entièrement d'accord avec toi ! C'est un très beau texte en effet il est tourné vers la vie et le partage, c'est pour cela qu'il est lumineux.
RépondreSupprimerje n'ai pas lu le livre mais je garde un souvenir ébloui du film.
RépondreSupprimer@ Cécile oui le film est sublime assez fidèle à la nouvelle aussi d'ailleurs !
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