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vendredi 10 août 2007

SYLVAIN TRUDEL : Le Souffle de l'Harmattan


En 1985 il entreprit des études en biologie à l'Université de Montréal. Il a mis en route un projet de coopération devant se dérouler au Mali, en Afrique de l'Ouest, au cours de l'été 1986. Au cours de la préparation du projet , il a lu plusieurs livres sur l'Afrique. Ces lectures l'ont aidés pour la création d'Habéké Axoum.





Le Souffle de l'Harmattan
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Première lecture au édition 15 - août 2006

Thème l'imaginaire mais le réel est présent il rattrape le rêve. Roman sur l’amitié, l’enfance, et l’identité.
Ce livre est un véritable petit bijou très poétique et très triste à la fois, cruel aussi par certain côté.
C'est un livre sur la fin de l’enfance, aller à la recherche de l'enfance perdue.
Je l'ai acheté dans sa première édition. L'année dernière, quand je suis allée au Québec.

L’histoire de deux enfants adoptés “ un poupon tout fait d’avance” (jolie expression qui n'est pas dans la deuxième version au Allusif) Hugues et Habéké.
Entre eux se nouent une amitié très solide. Habéké
Habéké avait la parole facile car en Afrique, tout se transmet par la bouche grâce à des experts qui savent tout des contes et des légendes. Ce sont les griots. ) est à la recherche de ses racines et il essaye de les mettre en pratique. Il rêve de retrouver son grand-père avec Hugues, d’exil en Afrique.
L’Afrique est très présente dans le livre déjà par le titre le “le souffle de l’Harmattan”. Mais le dure monde des adultes et l’hypocrisie gâchent leurs rêves. L'amour est associé à la perte de l'enfance, l'amour d'Hugue pour Odile. Le style est absolument délicieux, poétique, j’ai beaucoup aimé le charme que dégage ce roman. La fin de ce roman délicieux est un choc qui laisse le lecteur sans voix.

2ème lecture dans l'édition des Allusifs en août 2007

Ce livre a été admirablement bien accueillit par la presse. Il a été réédité quelques années plus tard aux éditions les Allusifs. Je me rends compte que ces deux versions sont presque deux livres différents.
L'histoire est la même mais le contenu divers. La 1ere version me semble plus juste, plus spontanée puis les chapitres sont plus courts. La deuxième version est plus travaillée, certaines jolies expressions ont disparu.
Les origines de Hugues ne sont pas évoquées dans la première version .
Là, j'ai pu apprendre qu'il avait des origines chinoise, c'est pourquoi il a des yeux bridés. "Je me disais que mes petits yeux de père inconnu venaient peut-être de Chine, comme le jade, et moi aussi par la même route de la soie."
Habéké est très attaché à son identité africaine avec les us et coutumes.
Sylvain Trudel a travers ce livre rend un hommage à l'Afrique (pays très présent dans ce livre plus encore dans cette version.)
L'identité est plus soulignée (sur lignée) dans cette deuxième version) importance de savoir d'où l'on vient. Nous retrouvons ce thème chez J. Poulin. Il faut dire que c'est un des grands thèmes de la littérature québécoise.
Gustave Désuet (invention de Sylvain Trudel car en faisant des recherches sur internet je n'ai rien vu comme information sur ce poète). Le petit Hugue a une adoration pour ce poète on le comprend.
"Conjugaison du passé décomposé"
"J'union soviétique
Tu états-Unis
Ils tiers-monde
Nous bourgeoisons
Vous dormez
Ils meurent"

Nos deux héros sont amis avec Odile. Hugue a des sentiments amoureux pour Odile.
Puis j'aime beaucoup aussi l'engagement des enfants d'écrire à Soljenitsyne en Suisse, l'envie de l'exil.
"Le lendemain, j'ai raconté la vie mouvementée d'Alexandre Soljenitsyne à Habéké qui n'en croyait pas ses yeux. Quand je lui ai fait part de mon idée d'écrire à cet homme pour le questionner sur les possibilités de vie en exil, Habéké a eu un regain d'espoir dans son être et ça lui a fait mal à la peau."

C'est un livre très fort, à découvrir et à lire, avec beaucoup de gravité la question de la mort est présente dans ce livre.

4 commentaires:

Katell Bouali a dit…

Je note. J'espère que la BCA (la bibli départementale qui possède un fond très riche) l'aura car les auteurs canadiens et québecois ne courent pas les rayons :-(

papillon a dit…

J'avais beaucoup , beaucoup aimé ce roman également. J'aime bien comme Sylvain Trudel joue avec la langage. Et c'est intéressant de savoir qu'il existe deux versions légèrement différentes...

anjelica a dit…

Bonjour Malice et bonne semaine.

beatrix a dit…

coucou Alice je retrouve ton blog avec plaisir et je me régale en lisant tous tes articles..à bientôt.et bonne journée à toi.