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samedi 23 août 2008

MARIE DESPLECHIN : L'album Vert & Le Sac à main


Souvenirs de famille, attachement. J'ai découvert cet ouvrage grâce à Gilda. A travers se livre on comprend l'attachement très fort que Marie Desplechin entretient avec la photo, évocation très réussit dans son livre La photo justement.

Là, il est question de photos de famille. Le plaisir que Marie a eu jeune à développer et tirer des photos dans le laboratoire de son lycée. Je partage tout à fait avec elle cette passion. Moi aussi j'ai passé des heures dans la chambre noire d'un club photo, c'est magique de voir la photo surgir sous nos yeux.Puis aussi comme elle j'ai une passion pour les photos de famille. J'en possède de ma grand mère maternelle et elles me son précieuses car elle constitue la mémoire familiale.
Évocation de souvenirs d'enfance, passage tendre, doux, délicat. Un très bel hommage que Marie Desplechin fait à sa grand-mère maternel via cet album. Elle évoque aussi son attachement à la Belgique.
Passage des hortensia est amusant : "elle chérit les hortensias qui poussent dans le fond du jardin. Des gros hortensias roses et bleus qu'elle nourrit d'ardoises et que je n'aime pas du tout.""Des années plus tard, quand je me suis rendue en Bretagne, quand j'ai aimé la Bretagne, j'ai aimé les hortensias à mon tour, leur grosses têtes mélancoliques et bêtes, leurs feuilles épaisses et lourdes."
J'ai trouvé très juste le chapitre concernant les processions, l'évolution, le rapport à la religion qu'entretenait nos grands parents et aujourd'hui. Évocation du temps qui passent, le monde change, les saisons, les mois." Vient mai, qui est le mois de Marie. Devant la vierge de bois qui niche sur l'étagère de la cuisine, ma mère renouvelle tous les jours un petit bouquet." Chez Colette, écho concernant le mois de mai :" Le premier mai, comme mes camarade de catéchisme, je couchai le lilas, la camomille et la rose devant l'autel de la Vierge, et je revis fière de montrer un "bouquet béni"


J'ai trouvé ce récit personnel très touchant car il fait écho en nous à notre enfance à nos souvenirs, à notre relation avec des membres de notre famille, à des lieux
aussi qui ont marqué notre enfance. Ce livre est accompagné de photo de famille. J'ai aimé la dernière phrase de se roman, lien avec son livre "le sac à main". " ....une femme seule dans un tableau flamand, songeuse et portant avec elle ses rêves enfermés dans un sac."



Le Sac à main
illustration Eric Lambé

Petit éditeur belge Estuaire : livre en forme de carnet remarquable au touché très agréable. J'ai aimé la construction de ce livre, très original tout comme la Photo. C'est un exercice de style, un petit livre original comme l'est la Photo. Le sac à main contient l'intime des femmes. Et, dans ce livre l'intimité de Dorothé.
Quand Lars regarde le sac à main de sa femme il devient un espion , il fouille son intimité. Il décide d'acheter un sac, pour essayer de comprendre l'importance du sac à main chez une femme et en particulier sa femme. L'idée de ce livre est à la fois toute simple et très bien vue. L'histoire du rouge à lèvres au début est très belle car en effet il est le reflet d'une personne. Cette phrase ouvre le livre et le ferme. " Alors, il faut que tu m'écoutes, et que tu n'oublies pas de m'aimer. Je commence. Un bâton de rouge à lèvre..."



Dans ces deux livres, l'important s'est le contenu, car ils détiennent une histoire, il raconte une histoire. C'est la force de ces deux livres.

Dans le petit livre gratuit édité par l'école des loisirs "Mon écrivain préféré Marie Desplechin "par Sophie Chérer évocation de la famille de Marie et aussi du " Le sac à main". D'ailleurs je dois souligner que ce portrait de Marie Desplechin est magnifique de justesse et très complet.

1 commentaire:

Michel a dit…

Malheureusement ce petit éditeur est malade, car ces livres étaient très beaux et agréables à lire ! ;-((