mercredi 18 mai 2016

MIREILLE HAVET : Journal 1918 -1919

Ce journal débute  à Paris, la nuit du 30 octobre en 1918, elle a vingt ans. Elle  est très marqué par la mort de son ami Guillaume Apolinaire, d'une autre figure moins connu Jean Le Roy, qu'elle a connu très jeune. 
Elle était la petite poyétesse d'Apollinaire. Elle est ébranlée aussi par la fin d'un monde, d'une époque qui s'en va.  Elle commence à se plonger doucement dans les drogues illicites. Il se dégage de ce journal une ambiance mélancolique, une certaine tristesse. Mireille Havet était lesbienne donc elle évoque dans son journal tout son amour pour les femmes, l'amour sensuel sans censure. Elle vit un grand amour avec Edna Nicoll . "J'ai la haine de l'homme ! ""Les homme quelle cochonnerie" " Je m'habille le plus possible en jeune homme, je leur baise les mains à chaque fois que je peux, c'est idiot ! Je ne peux rien !"
L'écriture est  très poétique sublime, élégante, fiévreuse et très agréable à lire .  " A force d'exigence et de retombements, de projets et de défaites froides comme l'averse qui donne la fièvre dont on crève à vingt ans, je n'attends plus rien que moi-même, ma belle petite âme que parachèvent et paraffinent chaque jour la vie parisienne et son fouet à neuf queues. Je suis un jouet entre les mains, les lèvres des foules, où mon nom, ma petite identité qui aspirait au lyrisme est balancée comme un numéro de foire, une attraction vernie qui ne coûte pas cher. Je suis une barque haletante et fracassée sur la mer sans étoile, où nous naviguons de compagnonnage avec les lames mauvaises, lourdes comme l'huile, et les petits poissons changeant qui se cachent dans la lune selon les marées. Hélas ! ..." le 11 janvier 1919.
 Ce passage se trouve être la quatrième de couverture et elle résume parfaitement le ton de ce premier tome publié par Claire Paulhan concernant Mireille Havet. Elle décrit très bien la fin d'une époque, ce monde peuplé de fantôme ! " La guerre est morte, comme nos âmes.."


Natalie Barney figure incontournable du lesbianisme parisien. Elle est une américaine née en 1876 et décédé en 1972, elle repose au cimetière de Passy. Elle est une véritable don Juan féminin. Elle s'installe à Paris en 1909 au 20 rue Jacob . De 1910 à 1970, elle y tint un salon où elle reçut de nombreux écrivains. Elle fut nommée par Rémy Gourmont l'Amazone. Elle est "Flossie"dans Claudine à l'école de Colette. Mireille Havet retrouve souvent Colette au soirée de Natalie Barney au temple de l'amitié au 20 rue Jacob






Elle évoque Romaine Brooks, elle aurait aimé avoir une liaison avec elle. Mais Romaine Brooks a été aimé par Natalie Barney à partir de 1917. Cette relation va durer cinquante ans. De son vrais nom Béatrice Romaine Goddard née en 1874-1970. Elle est américaine. 
Elle a été l'éléve de Whisler. Elle fut accueillit à Paris par la princesse de Polignac. Elle entretien des relations amoureuse avec la nièce d'Oscar Wilde Dolly Wilde et la danseuse Ida Rubinstein. 
Elle aimait porter comme de nombreuses lesbiennes le pantalon  la plus célèbre a mes yeux : Mathilde de Morny 








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