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dimanche 9 août 2015

Olivier Frébourg : Gaston et Gustave


"Un livre c'est l'orgueil ; un enfant, l'innocence. Ou vice versa . Je ne suis plus dans le déchirement  entre l'art et la paternité. Avoir des enfant est la seule façon de se réconcilier avec le monde de souhaiter l'apaisement. "


Olivier et Camille sont déjà parent  ; et voilà qu’elle attend des jumeaux.  Le premier, Gaston, est immédiatement transféré à l’hôpital de Rouen, c'est un très grand prématuré. Le second, Arthur, ne survit pas. 

"Gaston, c'est mon fils. Gustave est le "patron" des écrivains. Il refusa d'être père pour écrire Madame Bovary ou L'Education sentimentale. "

" Comme Gustave Flaubert, j'ai un frère médecin. J'ai quarante et un ans. Qu'avait-il écrit le "patron", en 1862 ? Où était-il ?"
 Pour Flaubert ses enfants, c'est ses livres, à quarante et un ans il vient d'achever Salammbô. Il s'occupe beaucoup de sa nièce adoré Caroline. 
"Quais de Seine, rive droite. Le pont Flaubert est en construction. Parking du CHU Charles-Nicolle au pied de la colline Sainte-Catherine, à l'extrémité de la ville. Je passe devant la statue de Flaubert. " La figure imposante," gardien du temple de la littérature" de Flaubert veille sur la vie et la mort de Gaston. 


La littérature a permis de donné à un sens à la vie du narrateur qui a été bouleversé par la mort de son enfant, Arthur. Un roman passionnant, touchant, terriblement attachant, l'écriture est poignante. Mais, j'ai été un peu déçu par la fin, cela n'a absolument pas gâché mon plaisir de lecture.  Un très beau roman écrit par un un grand amoureux de Flaubert, tout comme Julian Barnes et son " Perroquet de Flaubert"
En complément une très belle interview de l'auteur

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"Quand ses amis viennent le voir Jumièges est une des excursions favorites de Gustave."

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