" Quant à moi, je ne pouvais pas bouger, j'étais comme frappé au cœur. Passionné et capable seulement de saisir les choses d'une manière passionnée, dans l'élan fougueux de tous mes sens, je venais pour la première de me sentir conquis par un maître , par un homme ; je venais de subir l'ascendant d'une puissance devant laquelle c'était un devoir absolu et une volupté de s'incliner."
Zweig avec "La confusion des sentiments" aborde la question de l'homosexualité. Le narrateur est sous le charme, idolâtre son maître un spécialiste du théâtre élisabéthain. Jusqu’où peut conduire une passion pour un travail intellectuel, qu’y a-t-il chez ce vieil homme et son étrange épouse que le jeune homme ne voit pas ? L'écriture comme toujours chez Zweig est magnifiquement ciselée. Une nouvelle vertigineuse et prenante qui se lit lentement, il faut dire qu'il règne un climat de suspens et de tension qui donne la chair de poule.
Sigmund Freud a salué la finesse et la vérité avec laquelle l'auteur restitue le trouble d'une passion et le malaise qu'elle engendre chez celui qui en est l'objet.

Un auteur que j'aime !
RépondreSupprimer