Pages

dimanche 12 octobre 2014

ANTONINE MAILLET : Pointe aux Coques

 Voici un roman qui est très loin de l'actualité littéraire. 

" Ce paradis perdu, c'est d'abord l'enfance, qui est à l'origine des grands paysages. "L'enfance est le puits de l'être "disait Gaston Bachelard. "
C'est son premier roman publié en 1958, c'est un roman d'amour pour son père et son pays, pour la mémoire et la vie d'un peuple acadien. " L' Acadie, ce pays que tout un peuple garde en sa mémoire et dans son cœur, pour l'habiter encore, revit déjà dans les saisons, les événements et les personnages de Point-aux-Coques. Ce monde acadiens-ces morceaux de pays que retrace depuis quinze ans Antonine Maillet - se révèle ici tout entier, à l'état brut, dans une lumière crue qui s'étale comme la mer nourricière"
 Mademoiselle Cormier,  une institutrice  fait vivre des personnages émouvants, des femmes, des enfants, des pêcheurs ; tout un monde avec ses amours, ses fêtes et ses tragédies. Pointe-aux-Coques est le pays de son père. Le Grand Dan est l'oncle du père de l'institutrice s'est un pêcheur de quatre-vingts ans, il représente le passé. Tandis que Jean lui est l'homme de l'avenir. Ces deux personnages font revivre le père de Mademoiselle Cornier absent. La jeune fille va tomber amoureuse de Jean. 
© Alice Théaudière

" En fait le vrai personnage, le lieu premier de ce roman d'Antonine Maillet, c'est peut-être la mer. Car le pays acadien n'est pas seulement cette terre désolée d'où l'on déracina son son peuple mais aussi cette mer-mémoire toujours recommencée, comme un berceau de la survie et de la continuité."

Antonine Maillet est née  le 10 mai 1929 à Bouctouche, au Nouveau-Brunswick. Elle a cinq sœurs et trois frères. Sa mère est une Cormier, et c'est une Mme Cormier qui est la narratrice de son premier roman, Pointe-aux-Coques.


J'ai eu envie de lire ce roman car j'ai été au Festival América à Vincenne et j'ai assisté à une passionnante une conférence au sujet de l'Acadie. 
Il fut question du grand dérangement : " Plus de deux siècles sur les côtes canadiennes ; et là-bas en Bretagne avant la fondation de la colonie. Sans compter cet exil , ce fameux dérangement  de 1755, cette grande aventure. Les Acadiens avaient connu de quoi, à travers leur histoire, se rentrer tourner la mer dans les veines."

2 commentaires:

miriam a dit…

mon préféré :: la sagouine et dans la Sagouine le passage sur les bancs d'église

Malice a dit…

Je n'en doute pas c'est le titre le plus connu d'Antonine Maillet ! C'est le titre qui lui colle à la peau ;-)