Augustus Leopold Egg - il est question de ce tableau dans l'ouvrage de Kate Summerscale
Traduit par Eric Chédaille |
" Durant ce moi où elle rencontra Edward Lane, Isabella fit un voyage jusqu'au littoral de la mer du Nord et, assise sur la grève, se prit à méditer ses nombreuses imperfections."Lady Drysdale tient l’équivalent d’un salon où elle reçoit les intellectuels de l’époque, Isabella aime ce lieux où l'on parle littérature et poésie. Edward et Isabella échangent sur les idées nouvelles et sur la perte de leur foi religieuse.
"Isabella et Edward parlaient poésie tout en gardant un œil sur les enfants, occupés à jouer dans les rochers ou sur le sable." Elle s’éprend d'Edward avec passion. Elle évoque cette passion dans un journal intime. Elle ne s'entend pas avec son mari et ses trois fils étant son seul réconfort. Isabella est une femme émotive et dépressive, ambitieuse et anxieuse. Elle fait la connaissance de George Combe un pionnier de la phrénologie en Grande Bretagne. Il devient pour elle une personne importante, un père de substitution
| George Combe |
En 1855, alors que sa relation avec Lane s’est de nouveau distendue, elle tombe malade, probablement de la diphtérie. L’entendant marmonner des noms d’hommes dans son délire, Henry ouvre son journal pour y découvrir la détestation qu’elle lui voue et l’amour qu’elle porte à Lane. Dès qu’elle est rétablie, il lui annonce son intention d’engager une procédure de divorce. Henri Robinson dérobe a sa femme son journal, mais aussi essais, lettres, billets et poèmes." Comme beaucoup de femmes du dix-neuvième siècle, Isabella se servait de son journal comme d’un lieu où confesser sa faiblesse, sa tristesse et ses péchés. Elle y sondait sa conduite et ses pensées, se colletait avec ses erreurs et tâchait de se tracer un chemin menant à la vertu."
| John Duke Coleridge (petit neveu du poète) avocat d'Isabelle Robinson |

Un ouvrage passionnant : "La déchéance de Mrs Robinson", je me suis régalée. C'est un véritable voyage dans le temps que nous propose Kate Summescale en plus, il est instructif et passionnant. Elle évoque les avancées des recherches scientifiques de l'époque ( phrénologie, hydrothérapie, les théories de Darwin). J'ai véritablement apprécié cet ouvrage après avoir lu le roman d'Anne Brontë : La locataire de Wildfell Hall. Helen Huntington, l'héroïne d'Anne Brontë, tient aussi un journal intime.
J'ai aussi été passionnée par l'aspect scientifique, juridique et la condition des femmes ! J'aime beaucoup Summerscale !
RépondreSupprimerDe Kate Summerscale, j'ai beaucoup aimé "L'affaire de Road Hill House" ! Je note donc celui-ci qui me semble tout aussi prometteur...
RépondreSupprimerje l 'ai noté (forcément) et comme tu as aimé je suis certaine d'adorer aussi!!! ^^
RépondreSupprimerC'est un récit très intéressant, j'ai découvert l'auteure du même coup.
RépondreSupprimerTu es plus enthousiaste que moi. J'ai trouvé ça intéressant mais pas passionnant... j'ai trouvé le style déroutant, en fait. Merci pour la photo du tableau. J'étais justement curieuse!
RépondreSupprimerJ'ai été beaucoup moins captivée par celui-ci, j'ai nettement préféré le premier. Mais il est néanmoins très instructif sur la position des femmes à l'époque victorienne.
RépondreSupprimer@ maggie : Un gros coup de cœur pour cet ouvrage particulièrement. Mais il est certain que Summerscale a du talent !
RépondreSupprimer@ BlueGrey : Je suis peut-être passé à côté de " L'affaire de Road Hill House", mais ce titre en effet prometteur !
@ Lamousmé : Oh ! Oui je pense, cela serait étonnant ;-)
@ Soie : Oui, un récit c'est plutôt un essai/roman comme cela que je le perçois !
Karine :) Ah, oui j'ai été très enthousiaste !
@ Titine : Oh! oui en effet très intéressant à concernant la position des femmes à l'époque victorienne.