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lundi 23 juin 2014

KATE SUMMERSCALE : La déchéance de Mrs Robinson



Augustus Leopold Egg - il est question de ce tableau dans l'ouvrage de Kate Summerscale

Journal intime d'une dame de l'époque victorienne
Traduit par Eric Chédaille
En 1844, après un premier mariage désastreux. Isabella, jeune femme de bonne famille, mère d’un enfant en bas âge, épouse un  industriel Henry Robinson. Le couple a deux enfants, s’installe à Edimbourg. Isabella y fait la connaissance d’Edward Lane, jeune homme de dix ans son cadet. 
" Durant ce moi où elle rencontra Edward Lane, Isabella fit un voyage jusqu'au littoral de la mer du  Nord et, assise sur la grève, se prit à méditer ses nombreuses imperfections."Lady Drysdale tient l’équivalent d’un salon où elle reçoit les intellectuels de l’époque, Isabella aime ce lieux où l'on parle littérature et poésie. Edward et Isabella échangent sur les idées nouvelles et sur la perte de leur foi religieuse.
"Isabella et Edward parlaient poésie tout en gardant un œil sur les enfants, occupés à jouer dans les rochers ou sur le sable." Elle s’éprend d'Edward avec passion. Elle évoque cette passion dans un journal intime. Elle ne s'entend pas avec son mari et ses trois fils étant son seul réconfort. Isabella est une femme émotive et dépressive, ambitieuse et anxieuse. Elle fait la connaissance de George Combe un pionnier de la phrénologie en Grande Bretagne. Il devient pour elle une personne importante, un père de substitution
George Combe
En 1854, à Moor Park, où le Dr Edward Lane propose la cure hydrothérapique à ses patients, ils finissent par échanger étreintes et baisers.
 En 1855, alors que sa relation avec Lane s’est de nouveau distendue, elle tombe malade, probablement de la diphtérie. L’entendant marmonner des noms d’hommes dans son délire, Henry ouvre son journal pour y découvrir la détestation qu’elle lui voue  et l’amour qu’elle porte à Lane. Dès qu’elle est rétablie, il lui annonce son intention d’engager une procédure de divorce. Henri Robinson dérobe a sa femme son journal, mais aussi essais, lettres, billets et poèmes.Comme beaucoup de femmes du dix-neuvième siècle, Isabella se servait de son journal comme d’un lieu où confesser sa faiblesse, sa tristesse et ses péchés. Elle y sondait sa conduite et ses pensées, se colletait avec ses erreurs et tâchait de se tracer un chemin menant à la vertu."
John Duke Coleridge (petit neveu du poète)
avocat d'Isabelle Robinson
La deuxième partie concerne le déroulement du procès. Cette deuxième partie ressemble plus à un essais, alors que la première  est plus romanesque. La deuxième partie aborde un fait de société qui fait scandale à la fin du XIXième siècle le divorce, la condition des femmes à cette époque. " Le nombre de journaux intimes publiés chaque année double dans les années 1820 pour atteindre, dix ans plus tard, un pic qui se maintint jusqu'au milieu du siècle. "


Un ouvrage passionnant : "La déchéance de Mrs Robinson", je me suis régalée. C'est un véritable  voyage dans le temps que nous propose Kate Summescale en plus, il est  instructif et passionnant. Elle évoque les avancées des recherches scientifiques de l'époque ( phrénologie, hydrothérapie, les théories de Darwin). J'ai véritablement apprécié cet ouvrage après avoir  lu le roman d'Anne Brontë : La locataire de Wildfell Hall. Helen Huntington, l'héroïne d'Anne Brontë, tient aussi un journal intime.

7 commentaires:

maggie a dit…

J'ai aussi été passionnée par l'aspect scientifique, juridique et la condition des femmes ! J'aime beaucoup Summerscale !

BlueGrey a dit…

De Kate Summerscale, j'ai beaucoup aimé "L'affaire de Road Hill House" ! Je note donc celui-ci qui me semble tout aussi prometteur...

Lamousmé a dit…

je l 'ai noté (forcément) et comme tu as aimé je suis certaine d'adorer aussi!!! ^^

Soie a dit…

C'est un récit très intéressant, j'ai découvert l'auteure du même coup.

Karine:) a dit…

Tu es plus enthousiaste que moi. J'ai trouvé ça intéressant mais pas passionnant... j'ai trouvé le style déroutant, en fait. Merci pour la photo du tableau. J'étais justement curieuse!

Titine a dit…

J'ai été beaucoup moins captivée par celui-ci, j'ai nettement préféré le premier. Mais il est néanmoins très instructif sur la position des femmes à l'époque victorienne.

Malice a dit…

@ maggie : Un gros coup de cœur pour cet ouvrage particulièrement. Mais il est certain que Summerscale a du talent !
@ BlueGrey : Je suis peut-être passé à côté de " L'affaire de Road Hill House", mais ce titre en effet prometteur !
@ Lamousmé : Oh ! Oui je pense, cela serait étonnant ;-)
@ Soie : Oui, un récit c'est plutôt un essai/roman comme cela que je le perçois !
Karine :) Ah, oui j'ai été très enthousiaste !
@ Titine : Oh! oui en effet très intéressant à concernant la position des femmes à l'époque victorienne.