Le livre est commencé à Morzine (Haute-Savoie) en février 1946, continué à Paris, achevé début juillet à Verrières-le-Buisson, chez les Vilmorin.
Comme Opium, La Difficulté d’être est un livre de cure, cure de repos après le calvaire enduré pendant le tournage de La Belle et la Bête, durant lequel Cocteau souffre notamment de plusieurs maladies de peau. Avec La Diffilculté d’être se découvre un homme qui, mieux que beaucoup de ses contemporains, a éprouvé le sens du tragique. Confessions, anecdotes, réflexions sur les choses de la vie ordinaire, confidences sur l’époque, témoignages : autant de tableaux superbes qui composent les variations, à la fois graves et légères, d’une âme vagabonde.
Il rend hommage à ses amis Raymond Radiguet, Marcel Proust, Guillaume Appolinaire, sous forme de portraits. Il évoque Jacque Maritain, il a joué un rôle dans sa conversion au catholisime. Il parle à plusieurs reprise de sa rencontre avec les ballets russe de Serge Diaghilev, Nijinsky. Jean Cocteau dresse un portrait de Satie assez cocasse. " Pendant plusieurs années Erik Satie vient le matin , 10 rue d'Anjou, s'assoir dans ma chambre. Il conservait son manteau(où il n'eût pas toléré la moindre tache) ses gants, son chapeau, incliné jusqu'au binocle, son parapluie à la main. De sa main libre il abritait sa bouche sinueuse quand il parlait ou riait. Il venait d'Arcueil à pied. Il y habitait une petite chambre où après sa mort, sous une montagne de poussière, on retrouva toutes les lettres de ses amis. Il n'en avait ouvert aucune."
Jean Cocteau durant sa vie a été marqué par deux grandes figures imposantes qui sont celle de Picasso et de Stravinsky. La difficulté d'être est un très beau texte de Jean Cocteau.
Il s'est magnifiquement parlé de sa personne son être, il emploie les mots justes qui sonnent à merveille. Mais aussi tout un monde, tout une époque évolue sous nos yeux.
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